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L'avenir de l'Azawad est aussi lié à la maitrise de la communication.
vendredi 8 novembre 2013
par Masin
La semaine qui vient de s’écouler était très riche en informations. Et en leçons également. L’assassinat de deux journalistes de RFI près de Kidal a déchaîné des médias incapables de remplir leur rôle, celui d’informer, contre les Kel Tamacheq (Touaregs). Certains les accusent d’avoir « trahi » la France et d’être impliqués dans ce meurtre, d’autres leur reprochent d’avoir revendiqué un Etat, affirmant qu’ils n’en ont pas droit. De quel droit ce peuple peut être empêché de disposer de lui-même et de s’émanciper dans un Etat sur un territoire historique qui lui appartient depuis la nuit des temps ? Ce même territoire, pour rappel, a été charcuté par la France, condamnant les Kel Tamacheq à l’écartèlement entre plusieurs « Etats ». Ces créatures funestes de la France coloniale n’avaient jamais cessé d’écraser les Kel Tamacheq dont les territoires sont toujours colonisés.

Autre signe de cette campagne hostile aux Kel Tamacheq, très significatif, est le passage sous silence par les médias des déclarations du MNLA sur l’affaire de l’assassinat. Personne ne voulait les entendre. Décidemment, personne n’a intérêt. Pourquoi faire puisque les coupables sont déjà désignés : des « Touaregs » qu’il faudra encore mater à tout prix. La solution selon eux est d’envoyer plus de militaires français à Kidal et, pourquoi pas, des forces maliennes dans cette ville dont les habitants, notamment les femmes, refusent de plier à Bamako. Le but de tout ça est de soumettre le dernier bastion de la résistance avec le soutien de la France et recoloniser l’Azawad.

Le MNLA est bien sûr le grand perdant de cette nouvelle bataille menée sur le champ des médias et aussi sur le terrain. Son alliance, récemment, avec deux autres mouvements proches des groupes djihadistes, notamment d’Ansar-Dine, pour la création d’un front commun, le place dans une très mauvaise posture. Faire confiance aux autorités maliennes et croire en leur volonté de trouver une issue pacifique à la crise est une erreur stratégique. On ne peut ni faire confiance, ni négocier avec le régime de Bamako.

Le sang versé par les combattants Kel Tamacheq, morts au combat contre l’armée malienne et les groupes terroristes ne doit pas être vain. Si certains cadres du MNLA ont choisi de « négocier », une grande partie de la population Kel Tamacheq s’accroche à l’idée de l’indépendance. Le statut de la ville de Kidal en est la preuve. L’indépendance est inéluctable. Elle est d’une nécessité vitale. La survie du peuple Kel Tamacheq dépendra de l’issue des événements en cours. Ils lui sont malheureusement défavorables pour le moment. Ceci dit, il n’est pas trop tard pour renverser la tendance, surtout en communiquant mieux et bien malgré la faiblesse des moyens.

C’est la guerre de la communication qu’il faut désormais entamer et remporter. Et tout le peuple amazigh doit s’y mettre.


L. Azergui

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