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La monarchie marocaine s'acharne sur les détenus d'Imider
samedi 3 septembre 2016
par Masin
Les autorités marocaines viennent, une fois de plus, d’user d’arbitraire à l’égard des militants de la cause d’Imider.



Comme si leur privation injuste de liberté ne lui suffisait pas, la monarchie marocaine continue de s’acharner sur les détenus politiques de la cause d’Imider. Pour rappel, les habitants d’Imider ont entamé depuis déjà cinq ans un sit-in pacifique à Alebban contre la SMI (Société de métallurgie d’Imider), une holding filiale du groupe SNI/ONA propriété de la famille royale marocaine, pour exiger des emplois et le respect de l’environnement.

Accusés de "menace à l’ordre et à la sécurité de l’institution" dans laquelle ils sont incarcérés à Imtghren (Errachidia), les détenus Omar Hourane et Mustafa Faska, qui avaient entamé une grève de la faim pour dénoncer leurs conditions de détention, ont été transférés respectivement aux prisons de Khénifra et de Zagora. Ils sont ainsi éloignés de leurs domiciles.

Ces détenus ont été également privés de droit de visite. Le 11 août dernier, l’administration de la prison d’Imtghren a empêché les familles de trois détenus à savoir Omar Moujane, Omar Hourane et Mustapha Faska de les rencontrer, arguant qu’ils ne voulaient pas sortir de leurs cellules alors qu’ils n’ont pas été convoqués à rejoindre la salle des visites, précise le Mouvement sur la voie de 96 dans un communiqué daté du 16 août 2016.

Le détenu Omar Moujane a été également transféré à la prison Toulal 1, à Meknès. Ibrahim El Hamdaoui a été, de son côté, transféré à la prison de Tata. Seuls les détenus Ouberka Hamid et Samad Madri sont encore à la prison d’Imtghren.

Ces décisions visent à casser l’élan de solidarité entre les détenus qui entament depuis leur incarcération injuste des actions conjointes, dont des grèves de la faim, pour exiger leur libération. Cette mesure a pour but également d’épuiser les familles des détenus dont les enfants sont incarcérés à plusieurs centaines de kilomètres de leurs domiciles.

Pour rappel, Omar Moujane, Brahim El Hamdaoui et Samad Madri ont été arrêtés arbitrairement en mars 2014 et condamnés à deux ans de prison. Ils seront libérés en ce moins de septembre.
Les détenus Hamid Ouberka et Ichou Hamdan arrêtés en décembre 2013, seront libérés en décembre 2017. Mustafa Faska et Omar Hourane, arrêtés le samedi 26 décembre 2014 par la gendarmerie à Tinghir, ont été condamnés jeudi 29 janvier 2015 par un tribunal d’Ouarzazat à une peine de trois ans de prison ferme chacun.

A. Azergui


- Lire également : "Imider : quatre ans de lutte et de résistance..."

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