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Rachid Aliche : un précurseur de la néolittérature amazighe...
1953-2008
vendredi 21 mars 2008
par Masin
Nous publions ci-après un article de Dahbia Abrous, consacré à à l’œuvre de Rachid Aliche, paru dans le Tome 1 du Dictionnaire biographique de la Kabylie (DBK).
Œuvre scientifique, le DBK est également une œuvre de mémoire qui se veut "un hommage rendu aux précurseurs, aux innombrables anonymes, aux créateurs, grands ou petits, aux défenseurs d’une culture, aux porte-parole, connus ou oubliés, d’une région qui ne veut pas mourir, qui ne veut pas se dissoudre dans le giron unificateur de l’Etat-nation." Et Rachid Aliche fait partie de ces acteurs à qui le DBK a rendu hommage dès son premier numéro, paru en 2001.



Rachid Aliche

Ecrivain de langue berbère, romancier, né le 7 avril 1953 à Taguemount-Azzouz (Aït-Mahmoud), Rachid Aliche est aussi producteur d’émissions [1] culturelles à la Chaîne II (chaîne kabyle de la radiodiffusion algérienne) ; mais c’est sa contribution à la littérature écrite kabyle qui est la plus marquante.

Rachid Aliche a poursuivi des études supérieures plutôt éclectiques : il est titulaire d’un Diplôme d’études supérieures de physique de l’Université d’Alger, d’un DEUG Lettres obtenu à Lyon-II, université où il a également suivi des enseignements de linguistique africaine, de sémiologie et d’ethnologie. Il a aussi suivi des cours d’allemand (Certificat de l’Institut Goethe d’Alger).

Il est l’auteur de deux romans : Asfel (1981) et Faffa (1986). Son apport à la néolittérature kabyle est décisif puisque Asfel, son premier roman, signe l’acte de naissance du genre romanesque en kabyle. L’appropriation de ce genre est une étape charnière dans les mutations qui traversent le champ de la littérature kabyle, depuis maintenant un demi-siècle, c’est-à-dire depuis les premiers écrits de Belaïd Aït-Ali*.

Le genre romanesque introduit des données nouvelles dans la thématique, la structure narrative et dans le rapport à la langue.

Les deux romans d’Aliche, en particulier Asfel, portent l’empreinte du travail de pionnier : écriture par endroits laborieuse, langue malmenée bien que jalousement préservée, mais ils sont aussi porteurs d’une thématique originale qui, tout en gardant un solide ancrage dans la symbolique du monde berbère, ouvre sur l’universel. Ce sont tous les deux des romans de l’éclatement et de la quête d’identité.

Asfel est le roman de l’éclatement dans lequel la quête prend une dimension obsessionnelle. Cette cassure, qui mène le héros jusqu’aux confins du délire et de la folie, est à l’image de l’éclatement que vit le pays : Tamazγa. Cette situation est très bien rendue par la métaphore de l’amphore brisée, donc incapable de contenir son eau. Pour rassembler les morceaux (iceqfan), la quête dépasse de loin la Kabylie et va rejoindre Tahert (Tiaret), Γadames (Ghadamès), Tuggurt (Touggourt) etc. Cette quête est symbolisée par la poursuite effrénée, débridée, d’une image féminine (nettat : "elle"), objet d’amour, innommé et inaccessible. On notera, ici, une ressemblance frappante avec Nedjma de Kateb Yacine : thème de la quête éperdue, incarnation de l’Algérie pour Kateb, de la berbérité pour Aliche, dans un personnage féminin (Nedjma, Nettat), complexe et inaccessible.

Dans ce roman d’Aliche, l’imbrication entre le mythe et l’Histoire est aussi d’une grande richesse et d’une grande densité. Du point de vue de sa structure, Asfel s’apparenterait au type de roman dit "moderne" : rupture avec la linéarité, complexité du rapport au temps, absence d’intrigue.

Ces grands traits esquissés dans Asfel sont repris sous une autre forme et affinés dans Faffa. Faffa est le roman de l’unité impossible. Le héros, Aamar, émigré en France (Faffa est un dérivé expressif péjoratif de Fransa), connaît avec les siens le déchirement de l’exil ; déchirement qui peut aller jusqu’à la schizophrénie. Dans cet itinéraire d’aliénation (Aamar, sorti de la référence à sa Kabylie natale, n’est plus qu’une chose, taγawsa) et d’éclatement, le héros n’est pas seulement "fendu" en deux mais en trois ; trois personnages se le disputent : ilemzi (le jeune homme), aderwic (le fou) et amγar azemni (le vieux sage).

Ce déchirement insurmontable se solde par un suicide : Aamar, pour sceller l’unité et réconcilier les trois personnages qui s’affrontent en lui, s’abîme dans la Méditerranée lors d’une traversée qui doit le ramener en Algérie. La réconciliation entre les trois personnages est rendue par une image très significative : celle de goûter au plat commun [2] ; le partage de nourriture était un acte sacré, qui a toujours scellé la conclusion d’un accord, l’aboutissement de tractations ou la réconciliation.

Dans ce roman qui tisse sa trame sur les conditions de vie en émigration (surtout celle des hommes partis seuls), l’écriture est plus classique, les personnages sont "campés" et nommés et le récit, dont il faut reconstruire le puzzle, est éclaté en plusieurs tableaux.

Le noyau d’images et de symboles qui font Asfel revient, obsessionnellement, dans Faffa (fafa, dont seul l’aoriste intensif yettfafa est employé, signifie "penser continuellement à, rêver", Dallet, p. 187). On peut relever les plus récurrentes :
- le contenant qui se brise et qui ne peut donc plus contenir son eau : une amphore dans Asfel, une outre dans Faffa.
- l’image de la noyade et de l’eau qui mange ; l’expression yečča-t wasif ("la rivière l’a mangé") signifie une disparition sans espoir de retour ; on sait aussi que la Méditerranée - l’histoire de l’émigration l’aura prouvé - est particulièrement "mangeuse d’hommes".
- l’image del’amγar azemni ("le vieux sage"), image récurrente dans les contes, est le symbole de tajaddit : legs précieux des ancêtres qui assure l’enracinement et peut servir de bouclier contre l’éclatement.
- le symbole de l’asfel, le sacrifice rituel. Dans le premier roman, qui en porte le titre, il sert de rituel d’expulsion pour contrer la "malédiction" de l’Histoire qui frappe la berbérité. Dans le second roman - mêlé à timecret, sacrifice communautaire de bœufs destiné à ouvrir l’année agricole -, il sert de rituel d’initiation à la vie d’homme.

La voie ouverte par Aliche dans le champ de la néo-littérature sera empruntée par d’autres écrivains kabyles car d’autres romans ont vu le jour après Asfel. Asfel serait alors non plus un rituel d’expulsion mais un rituel propitiatoire, qui semble annoncer une bonne récolte.

Dahbia Abrous

L’œuvre de Rachid Aliche :

- Asfel, Éditions Fédérop, Mussidan, 1981, 139p.
- Faffa, Éditions Fédérop, Mussidan, 1986, 143 p. (réédité à Alger en 1990).
- "Tasinfunit, taceqquft umezgun", théâtre, Awal, 1988, p. 73-81.
- Manuel d’initiation à Tamazight (lecture et conversation) destiné à l’enfance.

+ Nouvelles et textes de critique littéraire régulièrement publiés dans la presse algérienne, notamment : La Nouvelle République, Liberté...

En préparation (en 2001)
- Une cassette audio + 1 livret des textes chantés à but didactique.
- Un recueil de textes (issus de l’émission enfantine) destiné à l’enfance.

Bibliographie
- ABROUS (Dahbla) : La production romanesque en kabyle : une expérience de passage à l’écrit, mémoire de DEA, Université de Provence, 1989 (sous la direction de Salem Chaker).
- ABROUS (Dahbia) : Asfel (compte rendu du roman). Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée, 44, 1987, p. 150.
- CHAKER (Salem) : Compte rendu de Asfel, Revue de l’Occident musulman et de la Méditerranée, 44, 1987, p. 117.

Extrait de "Hommes et Femmes de Kabylie", Dictionnaire Biographique de la Kabylie, Tome 1, sous la direction de Salem Chaker, Edisud, Aix-en-Provence, 2001.

[|Hommes et Femmes de Kabylie
Dictionnaire Biographique de la Kabylie |]

Notes

[1Il a produit en fait plusieurs émissions : à partir de 1990, une émission de langue et civilisation amazighe ainsi qu’une émission enfantine (chant, jeux, animation, expression, littérature) ; depuis 1998, une émission hebdomadaire sur la civilisation et la culture méditerranéennes.

[2Aḥeqq tagella d lemleḥ, dit-on encore aujourd’hui pour prêter serment : "au nom de la nourriture et du sel partagés".

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9 Messages

  • Les palestiniens entravent l’enseignement de TAMAZIGHT en kabylie 24 mars 2008 03:17, par kabyle judeo-chrétien

    Les palestiniens entravent l’enseignement de TAMAZIGHT en kabylie

    ENTRAVES À L’ENSEIGNEMENT DE LA LANGUE AMAZIGHE Quand les palestiniens s’y mettent Entre autres incongruités émaillant l’enseignement de la langue amazighe, celle de son caractère facultatif, ouvrant ainsi une brèche à des esprits bien inspirés pour mettre leur grain de sable dans la machine de réhabilitation de cette langue millénaire. Et le dernier et bel exemple de la négation de cette langue, est celui donné par un père de famille d’origine palestinienne établie depuis des années dans notre pays. Cette famille réside à Aïn-El-Hammam, dans la wilaya de Tizi-Ouzou et parle comme les gens de cette belle et rebelle région montagneuse, la langue amazighe dans sa variante locale kabyle. L’un des enfants de cette honorable famille palestinienne, une fille, est scolarisé au collège Amar Ath-Cheikh de cette localité et étudie comme tous ses camarades de la classe de première année de l’établissement, la langue amazighe et y obtient même de très bons résultats, selon les témoignages de son professeur. Et tout semblait aller pour le mieux jusqu’au moment où l’ambassade de l’Etat palestinien dans notre pays où l’honorable père de famille est fonctionnaire, met son grain de sel, certainement animée par le sentiment de la négation de l’autre, en n’admettant pas que l’un de ses nombreux ressortissants en Algérie et dont beaucoup d’entre eux portent même la nationalité algérienne, étudie la langue du quotidien de la région qui l’a vu naître et adopté. Comme si cela pouvait constituer une atteinte à la souveraineté de l’Etat palestinien, foulant au pied, au passage, celle de notre pays. Et le plus dramatique dans cette affaire est que la direction de l’éducation de Tizi-Ouzou, d’habitude peu ou du tout encline à réagir à une interpellation qui nécessite urgence, a répondu illico presto à la démarche de la représentation diplomatique de l’Etat frère palestinien. Le directeur du collège Amar Ath-Cheikh est aussitôt instruit par son supérieur hiérarchique de wilaya par le biais de la correspondance portant n° 14/08 datée du 24 du mois de février écoulé, consécutivement à celle de l’ambassade de Palestine portant le n°336/2008, pour dispenser la jeune élève de l’enseignement de la langue amazighe. Ce cas de figure n’a pas été sans susciter la réaction virulente de l’association des enseignants de la langue amazighe au niveau de la wilaya de Tizi- Ouzou qui l’ont greffé à leur plateforme de revendications, qui a fait l’objet de deux sit-in devant le siège de la direction de l’éducation de Tizi-Ouzou. Vous vous rendez compte de la manière avec laquelle cette instruction a atterri sur le bureau du directeur du collège alors que les circulaires du ministère de la tutelle concernant la gestion de l’enseignement de tamazight ne sont jamais transmises à qui de droit. Pis, elles ne sont toujours pas appliquées, déclare Mhenna Boudinar, président de ladite association avant de lâcher sentencieux : voilà à quoi rime l’enseignement de tamazight après 13 ans de son entrée dans le système scolaire et près de cinq ans de son introduction dans la Constitution en tant que langue nationale. Cependant, notre interlocuteur affirme avoir mis fin à cette aberration au bout de la longue entrevue (près de trois heures) qu’il a eue en compagnie de ses pairs de l’association, avec le Directeur de l’éducation. Ce dernier aurait pris l’engagement solennel de rectifier le tir en annulant purement et simplement l’instruction portant dispense de ladite élève des cours de la langue amazighe et ce, dès le lendemain, en sus, bien entendu, de l’engagement tout aussi solennel de régler l’ensemble des points figurant dans leur plate-forme de revendications. source courrier d’algerie

    • Bonjour,
      Comment est il possible, à partir d’un seul cas soulevé ici sans le renforcer par des arguments, en faire une généralité comme le titre de l’article le montre ? Il me semble que vous mettez en cause beaucoup de monde, pour pas dire tout un peuple, à partir d’un seul exemple. Ce n’est pas très objectif, et ça dessert la cause.

      Un fils d’immigré, originaire de El Ancer(jijel), Basse Kabylie

      • Je suis tout à fait d’accord avec toi, ce n’est vraiment pas les palestiniens qui entravent l’enseignement en Algérie mais l’état amazighophe algérien.

        Je crois que le plus grave dans cette affaire, c’est l’intervention de l’ambassade de Palestine.

        Il faut s’avoir que cet enseignement (uniquement comme une matière) n’est pas encore obligatoire, alors que même l’éducation physique l’est. Il faut également savoir, comme l’a dit S. Chemakh un enseignant de Tamazight à l’université de Tizi-ouzou, dans un entretien avec le journal Azar, que l’écrasante majorité des arabophones algériens qui travaillent à Oued Aissi (Beaulieu de Tizi) a demandé à l a direction de l’éducation de la wilaya de faire dispenser leurs enfant de l’enseignement de cette matière.

        La langue Tamazight est langue nationale. Donc, en principe elle devrait obligatoire au moins dans les zones amazighophones, dans un premier temps. Des pays où des langues régionales n’ont pas ce statut dans la constitution ont plus de droit.

        Au pays de Galles le Gallois est la langue d’enseignement (pas uniquement une matière enseignée) et en Bretagne en pratique l’immersion jusqu’à l’âge de 6 ans et puis l’enseignement est bilingue .
        Voir cette vidéo :

        http://www.dailymotion.com/video/x4rdis_divesite-linguistique_news

        Tu vois bien qu’en Algérie, on est très loin du compte. La langue autochtone de l’Algérie est menacée tout simplement de disparition. Ce n’est pas du catastrophisme mas la dure réalité.

        • Cette information n’est nullement confirmée, car l’enseignement est facultatif même pour les enfants kabyles (a part les situations d’alphabétisation, destinée généralement aux adultes, on trouve cette situation nulle part dans le monde) . L’ennemi de Tamazight est bien le gouvernement algérien. On peut le remarquer dans la stagnation voir la réduction du nombre d’enseignants, dans les difficultés que rencontrent les enseignants pour exercer leur métier (volume horaire, problème de documents pédagogiques, tracasseries de tout ordres etc), la création d’un « problème de notation », la télévision de Tamazight qui n’arrive à voir le jour, alors que le projet existe depuis des années. Bref tout est provisoire dans Tamazight. Le pouvoir joue le temps pour dégoûter les défenseurs de notre langue (il faut être stupide pour ne pas le voir), par crainte de pouvoir tout remettre en cause, pour l’instant. Il applique méthodiquement la politique des petits pas. Pour l’instant ça lui réussi même s’il y a des résistances de la part des enseignants.
    • Les palestiniens entravent l’enseignement de TAMAZIGHT en kabylie 25 mars 2008 04:08, par Rachid Alliche était l’un des meilleurs
      « on a perdu les meilleurs ». Lounes Matoub
    • Projet d’arabisation des villages de kabylie ! 25 mars 2008 21:41, par Yidir

      Les Arabes sont plus malins que les prétendus Amzighs que nous sommes. Sous le prétexte de « Lutte contre l’analphabétisme », le pouvoir terroriste amazighophobe vient de mettre d’arabisation nos mères et nos sœurs en kabylie.

      http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=53330&ed=MTc2OQ==

      Ps : Je ne suis pas contre ce projet, évidement, mais il faut qu’il soit fait en Kabyle.
      Et puis nos mères et nos sœurs sont peut être « analphabète » en Arabe en Français mais sûrement pas en kabyle.

      Il faut faire circuler cette information.

      http://www.depechedekabylie.com/rub.php?id=4&ed=MTc1MA==

    • azul fellawen . awal deg tutlayt ye sâa azal a muqran deg sebrez n t’qhawsiwin n tudert n yal ass, deg t’muqhli ta maynutt , deg sedrem n t’ meckkukal ye sâawasên a snefli ed w’a gmmu n ta kti zaddigen.âawas ye kkad seg yir ta muqhli i ne ttak i y’iman-nneqh ,am zun matci d’i mdanen i ne lla,ne mgared qhef wiyâd,ne hêqar nedzah iman-nneqh am tickki ne qhunfa .awal y’ugar iles,iles tugarit ta kti. maca, ta kti zaddigen id ye kkan seg ta lqayt n y’idles a leggâd A maziqh. llan seg nneqh kra te ddun akken uffan ,llan wiyâd te ddun akken te ddun w iyâd u llan daqhen widen i te ddun akken bqhan nutni . anwa i d-a brid ay a brid ?tuttriwin matci yiwet, segg w’acu id ye kka w’aya, ahat seg yir ta musni n umezruy .win i yi hêmlen hêmlaqht,ma d’win i yi kêrhen qhunzaqht.ihi ta neflit ed ttin i ta sarutt n t’waqhit i deg newhêl .ilaq fellaqh a ne tixar iw smejgger n i rggazen ed ti lawin i qedcen seg ul zeddigen qhef idles ed tutlayt A maziqh. widen id ye frurin seg nneqh u i ttaken ta yett iw canggu âarab- ineslam amezruy ur i te ttu yiwen. widen y’ugin TA maziqht matci d’i falistinen,d’izdayriyen n muradiya. d’at y’i tran qhef tuyat,widen i s-degdegen ta murt ed w’a qhref alarmi i bedel udem yuqhal am min ye mmuten ye dderen.ta falistinit te muzeqh...!awal innu a neggaru ad ye zzi qher i sertiyen nneqh,wiggi ye ttazalen qhef ukkersi amcum.isertiyen ye tcan segg yiwet n t’baqit akkwed widen ye ggulen fellaqh ar d’aqh s’negren akken ye bqhu y’illi. tâakuwmt fellawen tars ass makken t’farnem a brid a sertit, t’fernemt acku ne lla sdefir n wen.iw assaggi d’acu id bwim d’a maynut i t’maziqht walu walu walu.... ta guni ,utci ed t bezniz.akka ,maca A mezruy ur i te ttu yiwen.
    • Les palestiniens entravent l’enseignement de TAMAZIGHT en kabylie 31 mars 2008 03:24, par kabyle judeo-chretien

      le film de Geerts wilders,FITNA ,dénonçant la doctrine guerriere mahometane,l’islam ici :

      http://www.afrique-du-nord.com/article.php3?id_article=1120#forum6435

      Et pendant ce temps la francarabie impose à la france d’ accueillir des immams algeriens pour islamiser ces banlieues !!!!!