<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> TAMAZGHA https://tamazgha.fr/ fr SPIP - www.spip.net TAMAZGHA http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L144xH63/logo-site-f2488.png?1769647094 https://tamazgha.fr/ 63 144 Arte invente le Kabylistan http://tamazgha.fr/Arte-invente-le-Kabylistan.html http://tamazgha.fr/Arte-invente-le-Kabylistan.html 2022-02-25T10:40:36Z text/html fr Masin Kabylie Alger kabyle <p>À Alger, Ralf, attaché à l'ambassade d'Allemagne, vit une liaison avec une juge d'instruction algérienne. Clandestine, leur histoire est compromise lorsqu'ils sont amenés à travailler sur le même dossier : l'enlèvement d'un vendeur d'armes allemand à Alger. Le rapt intervient alors que les deux pays s'apprêtaient à conclure une vente d'armes. Tandis que la négociation vacille, des opposants au régime à Berlin ou dans le maquis kabyle complotent. <br class='autobr' /> A première vue, ce n'est qu'une série de (…)</p> - <a href="http://tamazgha.fr/-Actualite-.html" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://tamazgha.fr/+-Nouveau-mot,7-+.html" rel="tag">Kabylie</a>, <a href="http://tamazgha.fr/+-Alger-+.html" rel="tag">Alger</a>, <a href="http://tamazgha.fr/+-kabyle-+.html" rel="tag">kabyle</a> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton4921-57a4c.jpg?1769653434' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>À Alger, Ralf, attaché à l'ambassade d'Allemagne, vit une liaison avec une juge d'instruction algérienne. Clandestine, leur histoire est compromise lorsqu'ils sont amenés à travailler sur le même dossier : l'enlèvement d'un vendeur d'armes allemand à Alger. Le rapt intervient alors que les deux pays s'apprêtaient à conclure une vente d'armes. Tandis que la négociation vacille, des opposants au régime à Berlin ou dans le maquis kabyle complotent.</p></div> <div class='rss_texte'><br> <div class='spip_document_5772 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len="17" data-legende-lenx="" > <figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH287/arte-dz-confidentiel-311b2.jpg?1769653434' width='500' height='287' alt='' /> <figcaption class='spip_doc_legende'> <div class='spip_doc_descriptif '>Capture d'écran </div> </figcaption></figure> </div> <p><br> A première vue, ce n'est qu'une série de plus traitant du domaine de l'espionnage, du terrorisme et des guerres secrètes entre services de renseignements. Sauf que dans cette série de quatre épisodes intitulée "Alger Confidentiel", produite par ARTE et une chaîne publique allemande ZDF, les terroristes sont kabyles.</p> <p>C'est au début du deuxième épisode qu'on distingue un drapeau amazigh sur le mur d'une planque dans laquelle les deux allemands enlevés ont été séquestrés et torturés par un groupe de jeunes terroristes qui rêvent de mener une "révolution propre" pour renverser le régime. Une deuxième cellule de cette organisation est active en Allemagne. Elle a pour mission de détourner les camions chargés d'armes vendus par l'Allemagne au régime d'Alger. La cellule projette d'acheminer ces armes dans le maquis kabyle. Bienvenue au Kabylistan.<br class='autobr' /> Cette cellule est manipulée par une aile de l'armée algérienne qui mène une guerre contre un clan adverse pour l'accession au pouvoir et qui se sert de réseaux terroristes pour éliminer les rivaux.</p> <p>Dans toute cette série tournée au Maroc, aucun mot en kabyle n'a été prononcé. Les jeunes présumés terroristes parlent en arabe algérois. Parmi les membres de cette cellule terroriste, une femme voilée, armée, déterminée, portant une robe kabyle. Elle n'arrête pas de vociférer en arabe, menaçant de mort les deux otages.<br class='autobr' /> Quelle est l'idéologie de cette cellule kabyle prête à déclencher une guerre pour renverser le régime ? Elle n'est ni islamiste jihadiste, ni d'extrême gauche, ni d'extrême droite. Rien dans son discours ne trahit son orientation idéologique. Elle est une bande d'idéalistes certes mais fanatique, dont les membres désirent en découdre avec le régime.</p> <p>Ce qui interpelle dans cette série c'est le choix de Kabyles comme terroristes. Pourquoi l'usage du drapeau amazigh, cet emblème brandi dans tous les Imazighen ? La série laisse-t-elle penser qu'il est l'emblème d'un groupe terroriste ? Et surtout pourquoi la Kabylie ?<br class='autobr' /> Pourquoi en ce moment alors que le régime d'Alger a classé le MAK comme organisation terroriste et que des dizaines de militants amazighs pacifistes et des journalistes sont arrêtés et jetés en prison pour terrorisme ?<br class='autobr' /> C'est la Kabylie qui avait souffert et souffre toujours du terrorisme étatique et des groupes armés jihadistes que l'armée a créés et manipulés.</p> <p>La série, qui sent l'antikabylisme primaire, apporte de l'eau au moulin du régime algérien qui tente de diaboliser la Kabylie et les mouvements indépendantistes et autonomistes kabyles qu'Alger tente de discréditer et d'éradiquer en les qualifiant de « terroristes ».</p> <p>Cette série renforce dans les esprits cette idée que les Kabyles sont de méchants terroristes.<br class='autobr' /> Autant dire que cette série contribue à la stigmatisation de la Kabylie. Elle peut induire en erreur les téléspectateurs les moins avisés. Et ils sont très nombreux.<br class='autobr' /> Nous reviendrons prochainement sur cette affaire.</p> <p><strong> <i>Aksil AZERGUI.</i> </strong></p></div> HRW dénonce l'arbitraire de l'Etat algérien http://tamazgha.fr/HRW-denonce-l-arbitraire-de-l-Etat.html http://tamazgha.fr/HRW-denonce-l-arbitraire-de-l-Etat.html 2022-02-23T21:22:32Z text/html fr Masin Kabylie Mouloudj HRW <p>"Les autorités algériennes devraient remettre immédiatement en liberté les défenseurs des droits humains, les activistes de la société civile, les personnalités d'opposition, les journalistes et toutes les autres personnes emprisonnées arbitrairement pour avoir exercé pacifiquement leur droit aux libertés d'expression et de réunion" a déclaré Human Rights Watch (HRW) dans une communication datée du 21 février 2022. <br class='autobr' /> Dans son communiqué, HRW note que certains de ces détenus "font l'objet (…)</p> - <a href="http://tamazgha.fr/-Actualite-.html" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://tamazgha.fr/+-Nouveau-mot,7-+.html" rel="tag">Kabylie</a>, <a href="http://tamazgha.fr/+-Mouloudj-+.html" rel="tag">Mouloudj</a>, <a href="http://tamazgha.fr/+-HRW-+.html" rel="tag">HRW</a> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton4920-21182.jpg?1769653859' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>"Les autorités algériennes devraient remettre immédiatement en liberté les défenseurs des droits humains, les activistes de la société civile, les personnalités d'opposition, les journalistes et toutes les autres personnes emprisonnées arbitrairement pour avoir exercé pacifiquement leur droit aux libertés d'expression et de réunion" a déclaré <i>Human Rights Watch</i> (HRW) dans une communication datée du 21 février 2022.</p></div> <div class='rss_texte'><br> <div class='spip_document_5771 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len="17" data-legende-lenx="" > <figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH369/mouloudj-c4e1f.jpg?1769653859' width='500' height='369' alt='' /> <figcaption class='spip_doc_legende'> <div class='spip_doc_descriptif '>Mohand Mouloudj </div> </figcaption></figure> </div> <br> <p>Dans son communiqué, HRW note que certains de ces détenus "font l'objet d'accusations de terrorisme sur la base d'une définition de ce terme si vaste que cela en devient arbitraire". En effet, cinq mécanismes du <i>Haut conseil des droits de l'Homme</i> des <i>Nations unies</i> ont adressé une communication, le 27 décembre 2021, aux autorités algériennes pour leur faire part notamment de leurs préoccupations quant à la compatibilité de la législation antiterroriste du régime algérien avec le droit international. C'est le cas par exemple de la définition de terrorisme selon les nouvelles dispositions du Code pénal introduites par l'Ordonnance n° 21-08 (30 mai 2021). C'est le cas également de l'instauration de la liste nationale des personnes et entités terroristes ou encore la création de la Commission chargée de ladite liste.<span class="spip_note_ref"> [<a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="voir notre article du 3 janvier 2022 : http://tamazgha.fr/L-ONU-fait-tomber-le-m" id="nh1">1</a>]</span></p> <p>Pour Eric Goldstein, directeur par intérim de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à <i>Human Rights Watch</i>, "Empiler des chefs d'accusation douteux de ‘terrorisme' et des inculpations vagues comme ‘atteinte à l'unité nationale' ne peut occulter le fait qu'il s'agit en réalité de réduire au silence les voix critiques d'un mouvement pacifique". <br class='autobr' /> Si le <i>Comité national pour la libération des détenus</i> (CNLD) estime à au moins 280 les personnes qui "sont actuellement emprisonnées pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions", la <i>Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme</i> (LADDH), de son côté, selon HRW, "a estimé que le nombre de personnes en détention était de 330, le 5 février 2022".<br class='autobr' /> HRW évoque dans sa communication les détenus qui ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur détention qu'ils estiment arbitraire. Ils seraient une quarantaine à la prison d'El Harrach où ils sont en détention préventive et attendent leur procès depuis des mois. Plus d'une vingtaine parmi eux auraient été transférés à la prison de Saïd Abid à Bouira et à celle de Berrouaghia. Parmi ces grévistes, Hassan Bouras, journaliste et membre de la <i>Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme</i>, arrêté le 6 septembre 2021, accusé d'"atteinte à l'unité nationale", "outrage à corps constitués" et "promotion d'informations mensongères", d'"adhésion à une organisation terroriste", "apologie du terrorisme" et "complot contre la sûreté de l'État". Les autorités algériennes se sont appuyées sur ses publications sur le réseau social <i>Facebook</i> pour formuler cette série d'accusations. <br class='autobr' /> Même si HRW ne l'a pas évoqué, un autre journaliste également croupit dans les prisons algériennes depuis le 12 septembre 2021. Mohand Mouloudj, originaire de Tifilkout en Kabylie, a été accusé de "diffusion de fausses informations portant atteinte à l'unité nationale" et d'"appartenance à un groupe terroriste". Il lui aurait été reproché d'avoir communiqué avec Ferhat Mehenni, président du <i>Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie</i> (MAK), classé par l'Etat algérien comme organisation terroriste depuis le 18 mai 2021<span class="spip_note_ref"> [<a href="#nb2" class="spip_note" rel="appendix" title="https://www.elwatan.com/a-la-une/haut-conseil-de-securite-le-mak-et-rachad-class" id="nh2">2</a>]</span>. M. Mouloudj exerce au sein du quotidien <i>Liberté</i>, un journal qui semble mal porter son nom puisqu'il a comme l'air d'avoir lâcher son journaliste. En effet, non seulement ce journal n'a pas soutenu ni défendu le journaliste, mais le site <i><a href="https://www.ancrage.org/le-salaire-du-journaliste-mohamed-mouloudj-na-plus-ete-verse-depuis-son-incarceration-lavant-garde/" class="spip_out" rel="external">Ancrage</a></i> rapporte que des proches du journaliste affirment que "le salaire de ce dernier n'a plus été versé depuis son incarcération" : c'est le directeur de publication de <i>Liberté</i>, Abrous Outoudert, en même temps actionnaire majoritaire du journal, qui aurait ainsi, au mépris de la "Loi" et de l'éthique, pris cette décision. Ce qui fait conclure aux proches du journaliste que "l'employeur condamne ainsi son journaliste avant que la justice ne se prononce sur le fond".</p> <p><i>Human Rights Watch</i> note que pour poursuivre des militants, des journalistes et des défenseurs des droits humains, les autorités algériennes ont eu recours à l'article 87 bis du Code pénal qu'elles ont amendé le 21 juin 2021 par ordonnance élargissant la définition de la notion de "terrorisme" contenue justement dans le dit article. Une définition initiale considérée par HRW déjà "exagérément large". Dans cette nouvelle définition algérienne, dénoncée déjà par cinq mécanismes des droits de l'Homme dans une communication adressée aux autorités algériennes le 27 décembre 2021<span class="spip_note_ref"> [<a href="#nb3" class="spip_note" rel="appendix" title="La communication des Experts onusiens adressée aux autorités algériennes : (…)" id="nh3">3</a>]</span>, il est considéré comme acte terroriste « toute action ayant pour objet d'œuvrer ou inciter, par quelque moyen que ce soit, à accéder au pouvoir ou à changer le système de gouvernance par des moyens non constitutionnels ou de porter atteinte à l'intégrité du territoire national ou d'inciter à le faire, par quelque moyen que ce soit ». Autant dire que tout opposant est considéré terroriste par la mafia au pouvoir à Alger. Même les Experts des Nations unies qui se sont adressés aux autorités algériennes le 27 décembre 2021 estiment que la formule "moyens non constitutionnels" pourrait avoir un impact nuisible sur les libertés d'expression, d'association et de réunion pacifique.</p> <p>Dans sa communication, HRW revient également sur la suspension temporaire des activités du <i>Parti socialiste des travailleurs</i> (PST) et la fermeture de ses locaux à Alger ordonnées par le <i>Conseil d'État</i> le 20 janvier 2022. D'autres partis politiques, notamment le RCD et le MDS, seraient dans le viseur des autorités algériennes, selon l'organisation de défense des droits de l'Homme qui affirme que tous les partis et organisations visées par les autorités algériennes sont membres du <i>Pacte de l'alternative démocratique</i> (PAD), une alliance qui s'est formée en juin 2019.</p> <p>S'il ne s'agit pas de minimiser l'action de HRW qui reste à saluer dans la mesure où elle dénonce l'arbitraire de l'État algérien dont sont victimes des militants pacifiques, quelles que soient leurs idées et convictions, cependant il convient de noter une erreur d'appréciation lorsque HRW parle d'une majorité des détenus qui seraient du HIRAK et qui font partie d'organisations proches de ce mouvement. HRW ne semble pas être très bien informée de la véritable situation qui sévit notamment en Kabylie sur laquelle l'État algérien s'acharne depuis plusieurs mois et en particulier depuis l'été 2021 lorsque les Kabyles étaient livrés à eux-mêmes face à une propagation intense du Covid avant de faire face aux incendies qui ont ravagé le pays kabyle – il est de l'avis de la majorité des Kabyles que des agents du gouvernement algérien seraient responsables du départ de nombre de ces incendies – avant que les autorités algériennes intensifient les arrestations à travers tout le pays kabyle sous prétexte de terrorisme et d'atteinte aux intérêts suprêmes de l'État algérien. Il est donc établi que dans la réalité, l'écrasante majorité des détenus sont issus de Kabylie et font partie d'organisations kabylistes, notamment le MAK que les autorités algériennes ont abusivement et arbitrairement classé comme mouvement terroriste. Aussi, aux côtés des cas cités par HRW, plusieurs autres cas auraient pu être cités. C'est le cas de la militante des droits de l'Homme Kamira Naït Sid, des militants responsables de mouvements politiques comme Bouaziz Aït Chebib, Hamou Boumédiène, Belaïd Amar Khoudja, Boussad Becha ou encore Hocine Azem. Et que dire de Lounes Hamzi qui croupit en prison depuis octobre 2020. A l'époque déjà, alors que le Code pénal n'a pas été encore amendé, il lui a été reproché l'“atteinte à l'unité nationale” et l'“organisation et structuration d'un mouvement de rébellion”. Cette approximation dans l'appréciation des membres de HRW est peut-être aussi due simplement à des raisons objectives ?! Ont-ils été informés de la situation en Kabylie ? Ont-ils reçu des éléments d'information au sujet de tous ces Kabyles arbitrairement arrêtés par le régime algérien ? Il est à craindre que la réponse est NON.<br class='autobr' /> La communication des experts des Nations unies adressée aux autorités algériennes le 27 décembre 2021 n'avait, elle aussi, pas évoqué les détenus de Kabylie. C'est pourquoi la militance kabyle, notamment ceux parmi elle qui s'activent pour défendre les détenus kabyles, doit revoir sa stratégie de communication notamment avec les instances internationales des droits de l'Homme ainsi que les organisations de défense des droits de manière générale.</p> <p><strong> <i>Masin Ferkal.</i> </strong></p> <p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> <a href="https://www.hrw.org/fr/news/2022/02/21/algerie-trois-ans-apres-le-debut-du-mouvement-du-hirak-la-repression-se-durcit" class="spip_out" rel="external">Lire l'article de HRW</a></p></div> <hr /> <div class='rss_notes'><div id="nb1"> <p><span class="spip_note_ref">[<a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix">1</a>] </span>voir notre article du 3 janvier 2022 : <a href="http://tamazgha.fr/L-ONU-fait-tomber-le-masque-de-l.html">http://tamazgha.fr/L-ONU-fait-tomber-le-masque-de-l.html</a></p> </div><div id="nb2"> <p><span class="spip_note_ref">[<a href="#nh2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="appendix">2</a>] </span><a href="https://www.elwatan.com/a-la-une/haut-conseil-de-securite-le-mak-et-rachad-classes-organisations-terroristes-19-05-2021" class="spip_out" rel="external">https://www.elwatan.com/a-la-une/haut-conseil-de-securite-le-mak-et-rachad-classes-organisations-terroristes-19-05-2021</a></p> </div><div id="nb3"> <p><span class="spip_note_ref">[<a href="#nh3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="appendix">3</a>] </span>La communication des Experts onusiens adressée aux autorités algériennes : <a href="http://tamazgha.fr/IMG/pdf/communication_ohchr-dz.pdf">http://tamazgha.fr/IMG/pdf/communication_ohchr-dz.pdf</a></p> </div></div> Cours du soir de kabyle à Paris... http://tamazgha.fr/L-Inalco-propose-des-cours-du-soir.html http://tamazgha.fr/L-Inalco-propose-des-cours-du-soir.html 2016-07-11T00:57:57Z text/html fr Masin Kabylie kabyle <p>L'Inalco propose des cours du soir de kabyle pour toutes celles et tous ceux qui souhaiteraient s'initier à cette langue ou encore améliorer leurs connaissances. Les cours sont destinés aux adultes, notamment salariés. <br class='autobr' /> Le niveau 1, destiné aux grands débutants : personnes n'ayant jamais appris et pratiqué la langue. <br class='autobr' /> Le but de la formation est de permettre aux apprenants d'acquérir les structures de base de la langue, de reconnaître et utiliser le vocabulaire et les expressions les plus (…)</p> - <a href="http://tamazgha.fr/-Actualite-.html" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://tamazgha.fr/+-Nouveau-mot,7-+.html" rel="tag">Kabylie</a>, <a href="http://tamazgha.fr/+-kabyle-+.html" rel="tag">kabyle</a> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH78/arton4331-1dad0.jpg?1769653901' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='78' alt="" /> <div class='rss_texte'><p>L'Inalco propose des <a href="hhttp://www.inalco.fr/formations/formation-continue/apprendre-langue/cours-soir" class="spip_out">cours du soir de kabyle</a> pour toutes celles et tous ceux qui souhaiteraient s'initier à cette langue ou encore améliorer leurs connaissances. Les cours sont destinés aux adultes, notamment salariés.<br> <br> Le niveau 1, destiné aux grands débutants : personnes n'ayant jamais appris et pratiqué la langue. <br> Le but de la formation est de permettre aux apprenants d'acquérir les structures de base de la langue, de reconnaître et utiliser le vocabulaire et les expressions les plus courants et communiquer à l'oral dans des situations simples de la vie quotidienne. <br> <br> Le niveau 2 est destiné aux personnes qui comprennent plus ou moins bien la langue kabyle ainsi qu'à celles et ceux qui ont suivi le niveau 1. L'objectif de la formation est de permettre aux apprenants l'amélioration de leurs connaissances en kabyle mais surtout d'acquérir les bases nécessaires pour l'écriture et la lecture en kabyle. Elle leur permettra également de s'exprimer dans des conversations de la vie courante avec des locuteurs natifs<br> <br> <a href="http://www.inalco.fr/formations/formation-continue/apprendre-langue/cours-soir" class="spip_out" rel="external">Pour avoir des informations sur l'inscription, cliquer ici</a><br> <br></p> <div class='spip_document_4682 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH338/cours-kabyle-e49c3.jpg?1769653531' width='500' height='338' alt='' /> </figure> </div> <p><br> Pour davantage d'information, contacter le service de formation continue de l'Inalco :<br></p> <center> Pôle des langues & civilisations (PLC)<br> 65, rue des Grands Moulins - 75013 Paris.<br> Bureaux : 2.01 et 2.02.<br> <br> Métro : <strong>Bibliothèque François Mitterrand</strong> (Ligne 14 et RER C).<br> <br> <p>horaires d'ouverture <br> du lundi au jeudi : 9h30-18h30<br> vendredi : : 9h30-18h00.<br> <br></p> <p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> <i>Tél :</i> 01 81 70 11 49 / 01 81 70 11 47<br> <br></p> <p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> <i>E-mail :</i> <strong>formation.continue@inalco.fr</strong></p> <center><h2 class="spip">Les inscriptions pour l'année universitaire 2016-2017 sont ouvertes. Les cours débuteront en octobre 2016. </h2></center></div> Tamazight dans la constitution algérienne : un leurre ! http://tamazgha.fr/Tamazight-dans-la-constitution.html http://tamazgha.fr/Tamazight-dans-la-constitution.html 2016-02-15T22:20:45Z text/html fr Masin Kabylie Chaker <p>L'Etat algérien vient d'adopter dans sa nouvelle constitution le caractère officiel de "Tamazight". Les positions et points de vue sont divers et variés à ce sujet. Est-ce une avancée pour la langue berbère ? Est-ce une de ces manipulations politiques auxquelles le régime d'Alger s'adonne habituellement, notamment lorsqu'il s'agit de la question berbère ? <br class='autobr' /> Nous publions ci-après une analyse de Salem Chaker qui décortique le texte constitutionnel algérien notamment dans ses passages (…)</p> - <a href="http://tamazgha.fr/-Actualite-.html" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://tamazgha.fr/+-Nouveau-mot,7-+.html" rel="tag">Kabylie</a>, <a href="http://tamazgha.fr/+-Chaker-+.html" rel="tag">Chaker</a> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH77/arton4291-263ec.jpg?1769653923' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='77' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>L'Etat algérien vient d'adopter dans sa nouvelle constitution le caractère officiel de "Tamazight". Les positions et points de vue sont divers et variés à ce sujet. Est-ce une avancée pour la langue berbère ? Est-ce une de ces manipulations politiques auxquelles le régime d'Alger s'adonne habituellement, notamment lorsqu'il s'agit de la question berbère ?<br> Nous publions ci-après une analyse de Salem Chaker qui décortique le texte constitutionnel algérien notamment dans ses passages consacrés à "Tamazight", effectue un examen du contexte juridique global et passe en revue les effets concrets du prétendu caractère "national" de la langue berbère reconnu depuis 2002 par la constitution algérienne, avant de conclure en affirmant que <i>"Le corpus juridique algérien apparaît comme un assemblage composite et conjoncturel, tissé d'incohérences – mais qui ne renonce pas à son objectif stratégique : l'arabisation"</i>.<br> <br> <i>La Rédaction.</i></p></div> <div class='rss_texte'><br> <div class='spip_document_4764 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH347/chaker_0216-1f15d.jpg?1769653923' width='500' height='347' alt='' /> </figure> </div> <br> <center><h2 class="spip">L'officialisation du berbère en Algérie<br> Fictions ou réalités</h2> <p> par<br> <br> <strong>Salem CHAKER</strong><br></p> </center> <p><br> <br> Comme on pouvait le prévoir après la reconnaissance de "l'amazighe" comme seconde langue officielle par la constitution marocaine de 2011, l'Algérie vient à son tour d'accorder le statut de <i>"langue nationale et officielle"</i> à tamazight à l'occasion de la révision constitutionnelle adoptée par voie parlementaire le 7 février 2016.<br> Les termes et les conditions de cette reconnaissance dans les deux pays sont largement convergents, ce qui confirme qu'il existe bien, depuis le début années 1990, une interaction permanente entre l'Algérie et le Maroc dans la gestion de la "question berbère"<span class="spip_note_ref"> [<a href="#nb2-1" class="spip_note" rel="appendix" title="Voir mon article : "L'officialisation de Tamazight (Maroc/Algérie) : (…)" id="nh2-1">1</a>]</span>.<br> <br> Que faut-il penser de cette "officialisation" algérienne ? – Progrès, avancée significative, réorientation de la politique linguistique… ? – Ou leurre, gesticulation et manipulation politiques ?<br> On laissera les envolées lyriques sur les "avancées et les acquis" aux naïfs et aux relais officiels et officieux des pouvoirs politiques. Une réponse sérieuse suppose : 1) une analyse du texte constitutionnel, 2) un examen du contexte juridique global, 3) un examen des données factuelles, de la mise en œuvre et de l'impact concret sur le terrain. <br> <br> <br> <strong>1. Le texte de la révision constitutionnelle algérienne : une officialité étrange, contradictoire et "à venir".</strong><br> <br> L'article 3bis de la nouvelle constitution énonce : <i>"Tamazight est également langue nationale et officielle"</i>.<br> Mais l'article précédent (3) confirme : <i>"L'arabe est la langue nationale et officielle. L'arabe demeure la langue officielle de l'État."</i>.<br> L'usage de l'article défini, ("la langue", en français comme dans la version arabe) exclut toute ambigüité : l'arabe est bien la <i>seule</i> langue officielle de l'État.<br> <br> La succession de ces deux articles ne peut que plonger le lecteur dans une profonde perplexité. La notion de "langue officielle" signifie très précisément : "langue de l'État et de ses institutions". Si <i>"l'arabe demeure la langue officielle de l'État"</i>, on ne peut que se demander de quoi et où tamazight serait "langue officielle" ? La formulation est donc incohérente, au minimum sibylline.<br> On peut imaginer que le législateur a voulu signifier par là que tamazight, sans être "langue officielle de l'État", pourrait être tolérée, à côté de l'arabe, dans certaines institutions (locales ?), ou bien que les usagers pourraient l'utiliser dans leurs relations avec les institutions d'État. Mais il ne s'agit là que d'interprétations, charitables, qui essaient de donner du sens à un texte constitutionnel, sensé poser des principes clairs sur lesquels seront basés de dispositions législatives et règlementaires ultérieures...<br> <br> Mais l'incohérence est au cœur même de la nouvelle constitution. Car le préambule – dont il est dit avec force qu'il <i>"fait partie intégrante de la présente constitution"</i> – réaffirme que "l'Algérie est un pays arabe" – on précisera que la version arabe parle même de <i>"terre arabe</i> ('arḍ ɛarabî)". Voilà donc un "pays arabe" qui a pour langues nationales et officielles l'arabe et tamazight !<br> <br> Quant à la mise en œuvre de l'officialité de tamazight, la fin de l'article 3bis précise : <br> – L'Académie algérienne de langue tamazight <i>"…est chargée de réunir les conditions de promotion de tamazight en vue de concrétiser à terme, son statut de langue officielle"</i>.<br> – <i>"Les modalités d'application de cet article sont fixées par une loi organique."</i><br> <br> Ainsi, non seulement "l'officialité" de tamazight à côté de l'arabe "langue officielle de l'État" est mystérieuse, mais elle est explicitement posée comme "à venir", "à construire", "à définir ultérieurement"…<br> <br> Le parallélisme avec la démarche et la formulation de la constitution marocaine (voir son art. 5) est flagrant. Dans les deux cas, au lieu de poser, comme on l'attend d'une constitution, un principe et un champ clairs d'officialité, on annonce une "officialité à définir" par des lois organiques ultérieures.<br> On rappellera que la constitution marocaine a été promulguée le 1er juillet 2011 et que l'on attend toujours les lois organiques sensées fixer les conditions et champs d'application de l'officialité de l'amazighe dans ce pays…<br> On connaissait les "calendes grecques", le Maroc et l'Algérie ont inventé les "calendes berbères".<br> <br> <br> <strong>2. Le contexte juridique et institutionnel</strong><br> <br> Pour évaluer la portée de cette "officialisation" de tamazight, il convient aussi de la mettre en perspective dans son contexte juridique. On rappellera que tamazight était déjà "langue nationale" depuis la révision constitutionnelle de mai 2002.<br> Or cette disposition n'a eu strictement aucun effet légal ou concret depuis son adoption, il y a plus de treize ans. Bien au contraire, le corpus juridique algérien, loin d'avoir consolidé et précisé le statut de "langue nationale" du berbère, l'a vidé avec constance de toute réalité en réaffirmant à de nombreuses reprises le caractère exclusif de l'arabe dans toutes les sphères publiques :<br> − La loi 91-05 du 16 janvier 1991 portant "généralisation de la langue arabe", après avoir été suspendue pendant plusieurs années, a été confirmée et mise en application le 5 juillet 1998. Cette loi organise une répression linguistique explicite généralisée : <i>seule la langue arabe est admise dans tous les espaces officiels et publics, y compris politiques et associatifs.</i> Ce texte, <strong>toujours en vigueur</strong>, est sans doute l'une des lois linguistiques les plus répressives au monde.<br> <br> Orientation confirmée après la révision constitutionnelle de 2002 :<br> − L'ordonnance 05-07 du 23 août 2005 relative à l'enseignement privé stipule que : <i>"L'enseignement est assuré obligatoirement en langue arabe dans toutes les disciplines et à tous les niveaux d'enseignement."</i><br> − La loi 08-09 du 25 février 2008 relative au code de procédure civile et administrative énonce : <i>"Les procédures et actes judiciaires […] doivent, sous peine d'être irrecevables, être présentés en langue arabe. Les documents et pièces doivent, sous peine d'irrecevabilité, être présentés en langue arabe ou accompagnés d'une traduction officielle. Les débats et les plaidoiries s'effectuent en langue arabe"</i>.<br> …<br> <br> On peut en conclure que l'État algérien, en reconnaissant en 2002 tamazight comme "seconde langue nationale" a fait une concession formelle et symbolique à la contestation berbère kabyle ; mais pour le législateur, l'arabe est demeuré la langue exclusive des espaces institutionnels et publics. Concrètement, le statut de "langue nationale" se réduit à la reconnaissance d'une légitimité patrimoniale – <i>le berbère fait partie du patrimoine historique et culturel de l'Algérie </i>− et à la tolérance d'un enseignement facultatif là où une demande existe.<br> <br> Après cette première expérience de "reconnaissance" de 2002, on peut légitimement penser que la nouvelle "étape", l'officialité de tamazight aura exactement le même impact, c'est-à-dire aucun. Ce qu'annonce a priori expressément l'affirmation selon laquelle <i>"l'arabe demeure la langue officielle de l'État"</i>.<br> <br> <br> <strong>3. Les données du terrain</strong><br> <br> Plus pragmatiquement, on peut aussi se demander quels ont été/sont les effets concrets de ce prétendu caractère "national" de la langue berbère reconnu depuis 2002 par la constitution algérienne ? Sur ce plan, les données sont claires. Le statut "national" du berbère est totalement contredit par la mise en œuvre et les faits :<br> – "Langue nationale" (de tous les Algériens) dans la constitution, mais enseignement <i>facultatif </i> ! La contradiction est trop flagrante pour qu'il soit utile de s'y appesantir…<br> − Les quatre départements universitaires de berbère existants sont tous situés en zone berbérophone : Kabylie ou domaine chaoui.<br> − L'enseignement du berbère, dont le décret de 1995 prévoyait expressément l'extension à l'ensemble du territoire national, se limite de fait, plus de vingt ans après son lancement, aux seules régions berbérophones : selon les derniers chiffres officiels disponibles (2013), 90% des élèves et des classes sont localisés en Kabylie, le reste dans les autres régions berbérophones, principalement l'Aurès. La rétraction sur les zones berbérophones s'est même accentuée au cours des dernières années.<br> – Toujours selon les données internes du MEN algérien, cet enseignement touchait en 2013 exactement 234.690 élèves (Primaire, Collège, Lycée) sur une population totale potentiellement concernée de plus de sept millions d'enfants, soit environ 3%... <br> <br> Tout cela réduit quasiment à néant l'affirmation du caractère "national" de tamazight. <i>De facto</i>, tamazight/amazighe est bien une <i>langue minoritaire à assise régionale</i>. Réalité sociolinguistique d'évidence, que les textes et le discours officiels prétendent non seulement ignorer, mais carrément nier.<br> <br> <br></p> <h2 class="spip">Qu'en conclure ?</h2> <p> – Le corpus juridique algérien apparaît comme un assemblage composite et conjoncturel, tissé d'incohérences – mais qui ne renonce pas à son objectif stratégique : l'arabisation.<br> Ce que rappelle lourdement le préambule de la constitution : "L'Algérie [est] terre d'Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, <strong>terre arabe</strong>, pays méditerranéen et africain…". Ce postulat, qui date de l'adoption de la constitution en 1996, a été reconduit en 2002, et il est maintenu à l'occasion de la révision de 2016.<br> – La constitution n'est pas un texte de référence édictant des principes et valeurs claires dont découleraient un ensemble de dispositions législatives. C'est un texte éminemment politique et conjoncturel, dont la fonction première est de donner à chaque courant idéologique (islamistes, arabistes, berbéristes, "modernistes"…) du "grain à moudre" sous forme de satisfactions symboliques. <br> <br> – "L'officialité" de tamazight, dans un tel contexte, est évidemment un leurre, de la poudre aux yeux dont la seule fonction est de neutraliser un peu plus les élites berbères, de les couper de tout projet politique berbère en accélérant leur intégration dans un appareil d'État qui a programmé depuis longtemps leur phagocytose – au Maroc, on dirait leur "makhzénisation".<br> <br> Comme dit l'adage kabyle <i>"ur d-ittemɣay usalas deg umagraman !"</i><br> <br></p> <p><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> <a href='http://tamazgha.fr/Salem-Chaker-analyse-l.html' class="spip_in"><strong>Quelques réflexions et interrogations sur une dynamique aux incidences potentielles considérables</strong></a></p> <center> <strong>Nouvelle politique amazighe des Etats d'Afrique du nord.<br> Première partie : De la négation à la "reconnaissance" !</strong> <iframe width="420" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/NcDDHwLIlqE" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> </center></div> <hr /> <div class='rss_notes'><div id="nb2-1"> <p><span class="spip_note_ref">[<a href="#nh2-1" class="spip_note" title="Notes 2-1" rev="appendix">1</a>] </span>Voir mon article : <a href='http://tamazgha.fr/Salem-Chaker-analyse-l.html' class="spip_in">"L'officialisation de Tamazight (Maroc/Algérie) : quelques réflexions et interrogations sur une dynamique aux incidences potentielles considérables"</a>, <i>Asinag</i> (Ircam, Rabat), 8, 2013, p. 39-50.</p> </div></div> “Lexla”, nouvel album de Si Moh. Un hymne aux petites gens. http://tamazgha.fr/Lexla-nouvel-album-de-Si-Moh-Un.html http://tamazgha.fr/Lexla-nouvel-album-de-Si-Moh-Un.html 2013-11-14T21:28:46Z text/html fr Masin Kabylie <p>Le public venu nombreux au concert de Si Moh le 19 octobre 2013 au Café de la danse à Paris a pu découvrir le visage de l'artiste resté longtemps caché derrière les illustrations de ses albums. Bien des spectateurs ont été émus (pour certains jusqu'aux larmes) quand ils ont découvert la simplicité et la vulnérabilité de cette frêle silhouette déstabilisée par le trac et quelques trous de mémoire... Si Moh, non plus, n'a pas pu cacher son émotion lui qui, jusqu'ici, a toujours taquiné sa muse (…)</p> - <a href="http://tamazgha.fr/-Actualite-.html" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://tamazgha.fr/+-Nouveau-mot,7-+.html" rel="tag">Kabylie</a> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH81/arton3875-af685.jpg' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='81' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Le public venu nombreux au concert de Si Moh le 19 octobre 2013 au <i>Café de la danse</i> à Paris a pu découvrir le visage de l'artiste resté longtemps caché derrière les illustrations de ses albums. Bien des spectateurs ont été émus (pour certains jusqu'aux larmes) quand ils ont découvert la simplicité et la vulnérabilité de cette frêle silhouette déstabilisée par le trac et quelques trous de mémoire... Si Moh, non plus, n'a pas pu cacher son émotion lui qui, jusqu'ici, a toujours taquiné sa muse seul dans son échoppe... La communion de l'artiste et de son public a donné naissance à une ambiance des plus chaleureuses, les fans accompagnant la voix du chanteur. Et ce dernier les a subjugués avec un répertoire bien choisi pour la soirée. En marge du concert, le public a découvert le nouvel album intitulé <i>Lexla </i>(là où je croyais être seul) et édité en France par la jeune maison d'édition <i>Izlan</i> et par <i>Aqbu Music</i> en Kabylie. Composé de onze titres, l'album <i>Lexla</i> se veut une mosaïque de sonorités méditerranéennes : grecques dans <i>Telli-d allen-is</i> (la fille aux yeux fardés), libanaises dans <i>Ddeb </i>(La bête noire), chaabi dans <i>Yettgalla </i>(Le jureur), etc.</p></div> <div class='rss_texte'><br> <div class='spip_document_4147 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/Si_Moh_2013-52525.jpg' width='500' height='500' alt='' /> </figure> </div> <br> <p><i> <strong>La fécondité du style fabulaire</strong> </i><br> <br></p> <p>On sait, pour peu qu'on ait écouté quelques-uns de ses dix précédents albums, que Si Moh est un adepte de la fable car il sait que celle-ci est un moyen efficace de toucher les consciences sans les heurter. Dans la chanson <i>Lexla </i>(Là où je croyais être seul), il relate l'histoire d'un berger qui se croit seul dans les champs. Or, un chacal est à l'affût convoitant sa chèvre. Et ce même chacal est à son tour pisté par un chasseur. Le procédé en boucle est ici utilisé comme prétexte pour mener l'auditeur à la conclusion qu'il ne faut jamais se croire seul au monde, qu'il faut, même dans un lieu vide, envisager la possibilité qu'il soit habité... Tout l'art de Si Moh consiste ici à inventer une histoire qui mène à une morale proverbiale ancienne (citée par Père Dallet dans son dictionnaire). Dans le même registre, <i>Ddeb</i> (La bête noire), chantée dans un style libanais (méditerranéen) qui renvoie à la chanson <i>Ibawen-iw</i>, rappelle une implacable vérité : on a beau être puissant, il y a toujours plus puissant que soi... <br class='autobr' /> <i>Yettgalla</i>, chantée dans un style chaabi magistral, fait écho à plusieurs chansons du répertoire de Si Moh. Elle met en scène un personnage au <i>serment facile</i> (comme d'autres ont la critique facile...), au contraire des anciens auxquels Si Moh rend hommage dans <i>At zzman</i>. L'on saisira la finesse du poète-chanteur qui garde des zones d'ombre et laisse à ses auditeurs le soin d'en tirer leurs propres conclusions.<br> <br> <br></p> <p><i> <strong>L'art de glaner la poésie du quotidien...</strong> </i><br> <br></p> <p><i>Nadam</i> est une chanson qui met en scène un sujet en proie à l'insomnie. Mais celle-ci loin d'être un moment de peine, où d'ordinaire on se débat pour (re)trouver le sommeil, le sujet la transforme en un instant d'euphorie et de rêverie. Le motif du rêve éveillé, déjà exploré dans <i>Aṭaksi</i>, est utilisé ici pour dépeindre la bien-aimée sous des couleurs aussi belles que celles de l'arc-en-ciel... Seul le poète détient ainsi le secret de transformer l'insomnie en un instant de poésie. Dans le même esprit, <i>Agu </i>(La tête dans les nues) présente un sujet qui s'abandonne à ses flaneries, un abandon qui lui permet de mieux percevoir la beauté du monde qui l'entoure. Au centre de ces deux chansons figure la question suivante : la beauté, existe-t-elle dans l'absolu ou uniquement dans le regard de celui qui la perçoit ? <br> <br> <br></p> <p><i> <strong>Pour une sobriété heureuse </strong> </i><br> <br></p> <p><i>Ini-d aḥlil</i> (On n'y peut rien) est d'une grande sobriété musicale mais, loin de nuire à l'esthétique de la chanson, cette sobriété met en valeur la lucidité du regard que pose le poète sur le monde. La lucidité est sobre ou alors elle n'est pas lucidité. Gardons-nous de juger les autres, dit le poète, car l'esprit humain est insaisissable (<i>d abeḥri, leεqel n wemdan</i>). Et l'esprit le plus avisé ne saurait comprendre entièrement le comportement humain...<br> A l'heure où le progrès technologique avance à une vitesse vertigineuse, l'Homme s'engonce dans le matérialisme et s'évertue à vendre son âme au diable... <i>Se servir et non plus servir </i>est devenu<i> la norme </i>à tous les niveaux et dans tous les secteurs... Il faut se servir aujourd'hui, demain on ne sera peut-être plus là !... <i>An-ncum</i> (Les petites gens) est un hommage à celles et ceux qui luttent, non sans dignité, pour survivre. Loin de la cupidité des uns (qui veulent tout pour eux), elles savent se contenter de peu, de l'essentiel...<br> <br> <br></p> <p><i> <strong>La chanson continue...</strong> </i><br> <br></p> <p>Questionné un jour sur le nombre de chansons qu'il a composées, Si Moh a répondu, de manière inattendue, qu'il n'avait qu'une seule chanson et qu'elle n'était pas encore terminée... Ce propos s'applique particulièrement à la chanson d'amour qui semble n'être qu'une mais dont les facettes sont multiples : Si Moh chante la même histoire, mais jamais de la même façon. Ainsi, <i>Telli-d allen-is</i> (La fille aux yeux fardés) est un voyage musical jazzy, aux sonorités grecques, un voyage qui déroule le récit d'un amour naissant, qui s'épanouit telle une fleur qui s'ouvre à la vie, avant que le dernier couplet ne vienne briser l'élan euphorique d'une manière implacable ...<br> <br> Qu'importe l'issue du voyage, c'est le parcours qui compte et celui-ci est pavé de belles découvertes. Ainsi, l'expression <i>“taqcict seg tid d-ilulen, asmi nek sεiγ εecrin”</i>, pour ne citer qu'elle, est une manière pour le moins originale de signifier l'écart d'âge de vingt ans qui sépare les deux amoureux. <br> Les auditeurs reconnaîtront deux chansons dejà connues du répertoire de Si Moh, à savoir <i>Tikwal </i>et <i>Ay aqcic </i>mais seront agréablement surpris de les découvrir sous de nouvelles versions. Le poète-chanteur montre ainsi qu'on peut, par la variation, renouveler son ancien répertoire et ne pas succomber à la monotonie. Un bon chanteur n'est pas celui qui a bien appris la même chanson, mais celui qui peut la présenter sous un nouveau jour, de sorte que son auditeur soit tenté d'y voir une œuvre nouvelle ! <br> <i>Lexla</i> est un album où se côtoient les veines lyrique et gnomique, où les textes sont écrits dans une belle langue poétique faite de jeux de mots les plus inattendus, de tournures linguistiques les plus insoupçonnées... Bref, c'est une fête verbale à laquelle les auditeurs sont conviés. <br> Interviewé à la fin du concert, Benmohamed, dit Ben, considère que Si Moh fait revivre <i>taqbaylit</i> tant du point de vue de la langue que de celui du comportement (<a href="http://www.youtube.com/watch?v=1bFfYuGbsIo" class="spip_out" rel="external">voir la vidéo</a>). Autrement dit, il perpétue les principes de la kabylité. D'aucuns veulent réduire celle-ci aux beaux discours. Or, ces derniers ont besoin d'un contenu qui leur donne sens. Certes, par son humilité, Si Moh voudrait rester <i>ce chanteur qui compose la chanson qu'il voudrait écouter... </i>mais aux yeux de son public (témoigne Benmohamed) il fait incontestablement partie des <i>amousnaws</i> kabyles d'aujourd'hui. <br> <br> <br></p> <p><i> <strong>Amar Ameziane</strong> </i><br> <br></p> <center><strong>Ecouter la chanson An-ncumm :</strong></center> <div class="spip_document_4148 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center"> <figure class="spip_doc_inner"> <div class="audio-wrapper" style='width:400px;max-width:100%;'> <audio class="mejs mejs-4148 " data-id="b86d7574075640b9865148d656607ba9" src="IMG/mp3/11_ancum.mp3" type="audio/mpeg" preload="none" data-mejsoptions='{"iconSprite": "plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg","alwaysShowControls": true,"loop":false,"audioWidth":"100%"}' controls="controls" ></audio> </div> <div class="base64javascript1581095451697efded854979.67662844" title="PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzY3MzExOTUzJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NjczMTE5NTMnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg=="></div> </figure> </div></div> La Kabylie, expliquée par Toufiq http://tamazgha.fr/La-Kabylie-expliquee-par-Toufiq.html http://tamazgha.fr/La-Kabylie-expliquee-par-Toufiq.html 2013-08-17T21:51:31Z text/html fr Masin Kabylie DRS <p>Après la journée du 3 août, où des citoyens de Kabylie ont déjeuné en plein ramadhan sur la place Lounes Matoub, Insi s'est rendu chez le général Toufiq pour recueillir ses impressions sur cette journée historique. Insi trouve le généralissime dans son bureau, un verre de whisky à la main , à la santé des jeûneurs. A ses pieds, il y avait Ali Benhadj, attaché à sa chaise. Voici l'entretien que "Rebb n Lzzayer" a accordé à notre ami Insi. <br class='autobr' /> Insi : Azul. <br class='autobr' /> Ali Benhadj (montre ses dents) : (…)</p> - <a href="http://tamazgha.fr/-Actualite-.html" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://tamazgha.fr/+-Nouveau-mot,7-+.html" rel="tag">Kabylie</a>, <a href="http://tamazgha.fr/+-DRS-+.html" rel="tag">DRS</a> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH77/arton3827-0d52c.jpg?1769654412' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='77' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Après la journée du 3 août, où des citoyens de Kabylie ont déjeuné en plein ramadhan sur la place Lounes Matoub, Insi s'est rendu chez le général Toufiq pour recueillir ses impressions sur cette journée historique. Insi trouve le généralissime dans son bureau, un verre de whisky à la main , à la santé des jeûneurs. A ses pieds, il y avait Ali Benhadj, attaché à sa chaise. Voici l'entretien que "Rebb n Lzzayer" a accordé à notre ami Insi.</p></div> <div class='rss_texte'><br> <div class='spip_document_3990 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L349xH590/Toufik-2-6c16d.jpg?1769654412' width='349' height='590' alt='' /> </figure> </div> <p><br> <i> <strong>Insi :</strong> Azul. </i><br> <br> <i>Ali Benhadj (montre ses dents) </i> : Haw ! haw !<br> <strong>Toufiq </strong> <i>(lui donne un coup de pied)</i> : Oh là ! Chut !<br> <br> <br> <i> <strong>Insi </strong> </strong>(montre du doigt Ali Benhadj) : Que fait-il ici, lui ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Attention, chien méchant !<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Il est toujours serviable ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> A souhait ! C'est un ami fidèle. Depuis 1988, il ne nous a pas quittés.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Qu'est-ce qu'il mange ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Rien. Je l'affame exprès. Surtout quand je le lâche après les déjeûneurs.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Il est bien dressé !</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Surtout contre nos ennemis.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Et ça marche ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Oui, bien sûr.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Alors, comment as-tu vécu la journée du 3 août, mon général ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Mal. Ils m'ont pris au dépourvu.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Es-tu derrière la démonstration des salafistes ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Oui. J'ai lâché mon chien et il est parti tout droit à Tizi-Ouzou pour pisser sur la place où les mécréants kabyles ont déjeuné. <br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Il a pissé ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Oui, pour marquer le territoire. Après avoir pissé, il a senti son urine, puis il a poussé un cri sur la place comme un loup, et le lendemain nombre d'autres chiens du pays ont rappliqué pour pisser à leur tour.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Et il a accepté sans rien demander ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Il est très obéissant.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Et s'il avait refusé ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Je l'aurais renvoyé dans sa niche de Blida. <br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Il y avait des chiens venus de Kabylie ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Juste quelques bâtards qui ont l'habitude de rôder en ville. <br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Et Bouakouir, c'était toi aussi ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Oui, il m'a rendu juste un service.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> En contrepartie de quoi ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Hahahahahaha...<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Lui as-tu promis un poste de député ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Non, moins que ça.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Quoi ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Je lui ai donné juste une vieille veste en cuir.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Et l'APS ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> L'APS ne porte pas loin : elle est juste utile pour l'opinion algérienne. En revanche avec l'AFP, l'agence de notre ami Fabius, c'est le monde entier qui est intoxiqué...<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> L'AFP ! ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Ben oui, l'AFP est toujours avec nous. C'est ensemble que nous niquons les Berbères.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Tes frères.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Qui ? Les Berbères ?<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Oui.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Ils nous ont trahis pendant la guerre. Les salauds ont chassé la France. Les harkis.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Comment ça ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> N'ont-il pas trahi l'Algérie française ?<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Pour que tu deviennes indépendant.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Nous, les Algériens, n'avons rien demandé. C'est Abane et compagnie qui faisaient les zouaves. Et si nous sommes aujourd'hui au pouvoir, c'est grâce à la France et non aux Kabyles.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Je ne comprends pas.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Mais, vous les Kabyles, n'avez jamais rien compris, vous n'êtes qu'une bande de cons. Vous ne connaissez rien à la politique.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Explique-moi alors.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Est-ce que ça t'arrive d'aller en boîte de nuit à Paris ?<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Oui.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Qui trouves-tu devant la porte ?<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Des Arabes et des Blacks.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Pourquoi à ton avis ?<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Pour refouler leurs frères.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Très bien. C'est pareil, en partant d'Algérie, les Français ont fait la même chose. Ils nous ont confié la boîte et nous sommes là pour vous empêcher de danser en rond. <br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Effectivement. </i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Et pourtant ce n'est pas difficile à comprendre.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> C'est vrai.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Tête de mule, va !<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Dis-moi, et les Salafistes dans tout cela ?</i><br> <br> <i>(Ali Benhadj ouvre un œil. Toufiq lui dit : Coucher ! Et la bête se rendort)</i><br> <strong>Toufiq :</strong> T'as compris ?<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Oui.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Je vous donne un conseil d'ami. Dorénavant, ne revendiquez plus rien au pouvoir algérien. Tournez-vous vers la France. C'est la France qui vous a brisé et c'est à elle de vous réhabiliter. L'Etat français a juré de vous faire payer ce que vous lui avez fait subir pendant la guerre. Moi, je suis pour rien. Je suis un fonctionnaire français, Boutef est leur préfet d'outre-mer... Le pouvoir algérien n'est qu'un mirage. Un mirage qui trompe même vos cousins nomades Touaregs. <br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Merci, mon général.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> De rien. Aller maintenant dégage. C'est le moment d'aller balader mon chien. <br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Tu l'emmène où ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Pisser à Djamaâ Lyihoud. <br> <br> <br> <i>Sur ce, il lui dit : "Aller, debout, Alilou." Il se lève, se dirige vers la porte et le chien le suit en remuant fanatiquement sa queue. Insi quitte à son tour le bureau du généralisme et s'en va poster son entretien. </i></p></div> Des jeunes d'Akbou réagissent à la provocation islamiste... http://tamazgha.fr/Des-jeunes-d-Akbou-reagissent-a-la.html http://tamazgha.fr/Des-jeunes-d-Akbou-reagissent-a-la.html 2013-07-16T23:58:37Z text/html fr Masin Kabylie Tamazgha Akbou <p>Si la nouvelle stratégie d'islamisation à outrance de la Kabylie a commencé depuis déjà longtemps par des actions qui frôlent la vulgarité et l'obscénité - en témoigne la débauche de mosquées aux dimensions démesurées dans les modestes villages kabyles -, ce mois de juillet a vu l'affichage ostentatoire de panneaux publicitaires notamment à Bgayet, Akbou et d'autres villes de la basse Kabylie. Cet affichage n'est rien qu'une provocation à caractère prosélyte islamique. Cela a choqué nombre (…)</p> - <a href="http://tamazgha.fr/-Actualite-.html" rel="directory">Actualité</a> / <a href="http://tamazgha.fr/+-Nouveau-mot,7-+.html" rel="tag">Kabylie</a>, <a href="http://tamazgha.fr/+-Tamazgha-+.html" rel="tag">Tamazgha</a>, <a href="http://tamazgha.fr/+-Akbou-+.html" rel="tag">Akbou</a> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH74/arton3814-96175.jpg?1769653920' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='74' alt="" /> <div class='rss_texte'><p>Si la nouvelle stratégie d'islamisation à outrance de la Kabylie a commencé depuis déjà longtemps par des actions qui frôlent la vulgarité et l'obscénité - en témoigne la débauche de mosquées aux dimensions démesurées dans les modestes villages kabyles -, ce mois de juillet a vu l'affichage ostentatoire de panneaux publicitaires notamment à Bgayet, Akbou et d'autres villes de la basse Kabylie. Cet affichage n'est rien qu'une provocation à caractère prosélyte islamique. Cela a choqué nombre de citoyens de la région, au point où même certains quotidiens algériens se sont intéressés à la chose. Selon le quotidien algérien<i>El Watan </i>qui dit avoir enquêté sur la question, le commanditaire de cette compagne d'affichage est un industriel qui opère dans le domaine de l'agroalimentaire établi dans la haute vallée de la Soummam et fait travailler 160 ouvriers. Cet industriel précise, dit El Watan, qu'il s'agit d'une initiative personnelle et qu'il n'y a aucune organisation ou réseau derrière. Il se dit très affecté par les très nombreuses réactions négatives que la campagne a suscitées. L'industriel en question exploite une nouvelle limonaderie en Kabylie. Ce n'est pas sans nous rappeler le patron d'Ifri, une autre limonaderie plus ancienne, qui a financé la construction de nombre de mosquées en Kabylie.</p> <p><strong>Bravo aux jeunes d'Akbou...</strong><br> L'essentiel dans cette affaire était que dans la nuit du 15 ou 16 juillet, de braves jeunes d'Akbou avaient décidé de mettre le feu à ces panneaux provocateurs. Cet acte est à saluer et doit montrer la voie pour d'autres actions du genre afin de ralentir cette offensive islamiste qui s'abat sur la Kabylie, une offensive orchestrée par le régime algérien qui ne se contente pas de son école, de ses médias et de toutes ses pseudo-institutions culturelles et religieuses, qui usent du prosélytisme, pour laisser occuper même l'espace public afin de soumettre définitivement ces Kabyles longtemps dérangeants.</p> <p>Nos ennemis usent de tous les moyens, y compris la force, pour nous soumettre et pour pervertir la Kabylie. Est-il raisonnable de rester passif face à ces agressions ? L'histoire nous a montré que la passivité donne raison aux destructeurs. N'est-ce pas cette attitude passive face à l'obscurantisme qui s'est abattu sur l'Afrique du Nord (Tamazgha) depuis quatorze siècles qui nous a mis dans le pétrin dans lequel nous nous trouvons aujourd'hui ?! C'est pourquoi, en Kabylie et ailleurs d'ailleurs, Imazighen doivent rompre avec l'apathie qui les handicape et passer à l'offensive pour défendre leur pays et leur identités menacés. <br class='autobr' /> Encore une fois, nous tenons à saluer les jeunes d'Akbou qui ont dit à leur manière leur refus de la soumission et ont montré qu'ils sont capables de réagir à la provocation.</p> <p><strong><br class='autobr' /> <i>La Rédaction.</i> </strong></p></div> La maison de la confiture de Tizi-Ouzou http://tamazgha.fr/La-maison-de-la-confiture-de-Tizi.html http://tamazgha.fr/La-maison-de-la-confiture-de-Tizi.html 2013-04-02T08:44:17Z text/html fr Masin Kabylie Tafsut n Imazighen Tamazgha <p>A l'approche du Printemps berbère, et à l'occasion de ses vingt ans, Tamazgha a chargé INSI d'une série de rencontres en Kabylie. La première rencontre, Insi l'a effectuée avec Ould Ali El Hadi, un Berbère de souche, malgré son nom. Ould Ali El Hadi a donc reçu INSI dans ses bureaux à la Maison de la Culture de Tizi Ouzou, et voici la teneur de leur échanges. <br class='autobr' /> Insi : Alors, ça va comme tu veux ? <br class='autobr' /> OAE : Comme Jacques Lang. <br class='autobr' /> Insi : Pourquoi Jacques Lang ? <br class='autobr' /> OAE : Moi je dirige la Maison (…)</p> - <a href="http://tamazgha.fr/-Satire-et-Humour-.html" rel="directory">Satire et humour</a> / <a href="http://tamazgha.fr/+-Nouveau-mot,7-+.html" rel="tag">Kabylie</a>, <a href="http://tamazgha.fr/+-Tafsut-n-Imazighen-+.html" rel="tag">Tafsut n Imazighen</a>, <a href="http://tamazgha.fr/+-Tamazgha-+.html" rel="tag">Tamazgha</a> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton3756-cea76.jpg?1769653915' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>A l'approche du Printemps berbère, et à l'occasion de ses vingt ans, Tamazgha a chargé INSI d'une série de rencontres en Kabylie. La première rencontre, Insi l'a effectuée avec Ould Ali El Hadi, un Berbère de souche, malgré son nom. Ould Ali El Hadi a donc reçu INSI dans ses bureaux à la Maison de la Culture de Tizi Ouzou, et voici la teneur de leur échanges.</p></div> <div class='rss_texte'><br> <div class='spip_document_3832 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH320/Maison_confiture-743d4.jpg?1769653915' width='500' height='320' alt='' /> </figure> </div> <p><br> <br> <i><b>Insi : </b>Alors, ça va comme tu veux ?</i><br> <br> <b>OAE :</b> Comme Jacques Lang. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Pourquoi Jacques Lang ?</i><br> <br> <b>OAE :</b> Moi je dirige la Maison de la Culture de Tizi-Ouzou, et lui l'Institut du Monde Arabe à Paris. Lui et moi, même combat. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Je vois.</i><br> <br> <b>OAE :</b> Nous avons même un projet ensemble... <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Lequel ? </i><br> <br> <b>OAE :</b> Créer la fête de la musique arabe en Kabylie. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> A la bonheur !</i><br> <br> <b>OAE :</b> Regarde, j'ai même une chemise rose comme lui. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Dis-moi, comment as-tu eu ce poste ?</i><br> <br> <b>OAE :</b> Grâce à mon ami Ben Younes. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Comment a-t-il fait ? </i><br> <br> <b>OAE :</b> Tu sais, après que monsieur Sadi m'ait renvoyé du RCD, j'ai galéré longtemps. Puis une nuit, j'ai fait un rêve... Dans mon rêve, j'ai vu mon ami Ben Younes. Il m'a dit : "Je suis envoyé par Boutef. Si tu acceptes de vendre ton âme, je ferai de toi le responsable de la Culture dans le pays de Sadi". - J'ai dit : "Oui". <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Ensuite ?</i><br> <br> <b>OAE :</b> Le lendemain, Ben Younes m'a appelé. Incroyable. Il m'a demandé de passer chez lui à Alger. Une fois chez lui, Khalida nous a rejoints. Elle a ramené avec elle une baguette magique qui n'était en fait que la canne de Boutef. Et tu connais la suite... <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Non, je ne la connais pas.</i><br> <br> <b>OAE :</b> Ben d'un coup de baguette, elle a fait de moi le responsable de la Culture sur les terres électorales de monsieur Sadi. Une belle revanche ! <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Oui, mais tu n'as eu ni la Démocratie, ni le Rassemblement.</i><br> <br> <b>OAE :</b> Non, malheureusement. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Tu connais Boutef ? </i><br> <br> <b>OAE :</b> Non, je connais son frère Saïd, nous buvons tous les soirs ensemble un coup à l'hôtel Amraoua. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Que fait-il à Amraoua ? </i><br> <br> <b>OAE :</b> Nous lui organisons, Ben Younes et moi, les élections de 2014. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Je comprends.</i><br> <br> <b>OAE :</b> Tant mieux ! <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Sinon, pourquoi tu organises des festivals arabes et des colloques islamiques à la maison de la Culture Mouloud Mammeri ? </i><br> <br> <b>OAE :</b> D'abord ce n'est pas la maison de la culture Mouloud Mammeri, c'est ma maison et Boutef m'a dit : "La maison t'appartient, fais comme chez toi". <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> N'exagères-tu pas un peu ? </i><br> <br> <b>OAE :</b> Franchement, cette maison s'appelait avant "<i>Dar taqafa </i>de Tizi-Ouzou", le MCB de l'époque l'a rebaptisée "Mouloud Mammeri". Le MCB connaissait pourtant bien la culture officielle de l'Algérie qui était et demeure arabo-islamique ! <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Oui. </i><br> <br> <b>OAE :</b> La faute revient donc au MCB, pas à moi. Moi je travaille pour le système et j'organise ce que veut Boutef. C'est sa maison après tout. Les Kabyles n'avaient qu'à l'appeler à l'époque La Maison de la Culture El Kardaoui ou El Ghazali. Ça les aurait moins contrariés aujourd'hui ! <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> C'est vrai.</i><br> <br> <b>OAE :</b> Les Kabyles sont toujours comme ça. Même Boutef, d'après mon ami Ben Younes, ne les comprend pas. Il lui a dit une fois : "Je n'arrive pas à suivre les Kabyles. Ils ont lutté pendant la guerre pour l'Algérie arabe et islamique, et maintenant ils ne sont pas contents." Qu'ils aillent au diable ! <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> N'as-tu pas peur de dire des choses comme ça ?</i><br> <br> <b>OAE :</b> De qui ? Des Kabyles ? <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Par exemple. </i><br> <br> <b>OAE :</b> Ils sont trop occupés à s'excuser d'être des Amazighs. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Où as-tu appris à parler ainsi des Kabyles ?</i><br> <br> <b>OAE :</b> Mes amis ; Ben Younes, Ouyehya, Khalida, Hanachi,... et moi faisons une réunion chaque semaine pour étudier notre situation de "traitres" selon la <i>vox populi</i> kabyle. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Alors ?</i><br> <br> <b>OAE :</b> Alors nous trouvons des contre-attaques. Nous aiguisons nos arguments pour montrer aux Kabyles que nous ne sommes pas des traitres. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Ça marche ?</i><br> <br> <b>OAE :</b> Non. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Dans ce cas pourquoi le faites-vous ?</i><br> <br> <b>OAE :</b> Écoute ! En vérité, nous faisons plus que tout le monde pour la cause berbère. Imagine... si en 1980, Sidi Saïd<span class="spip_note_ref"> [<a href="#nb3-1" class="spip_note" rel="appendix" title="Lors de l'entretien, Ould Ali Lhadi avait parlé de Kharoubi comme Wali de (…)" id="nh3-1">1</a>]</span> qui était à l'époque wali de Tizi Ouzou, n'avait pas interdit à Mouloud Mammmeri de donner sa conférence sur la poésie kabyle ancienne…<br> <br> <br> <i><b>Insi :</b> Oui.</i> <br> <br> <br> <b> OAE : </b> Eh ben il n'y aurait pas eu de Mouvement berbère. C'est donc bien grâce à Kharoubi qu'il y a eu le printemps berbère. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Et tu veux faire comme lui ? </i><br> <br> <b>OAE :</b> Oui ! Je provoque les Kabyles pour rééditer ce mouvement, mais il n'y a rien à faire. Tu piges ? En vérité, je fais plus pour la cause berbère que les militants berbères déclarés. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Oui, mais pendant ce temps tu ouvres tes portes à tous les ennemis de la Kabylie. </i><br> <br> <b>OAE :</b> Les Kabyles n'ont qu'à venir les déloger <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Est-ce vrai qu'Ouyehya a fui le pays ? </i><br> <br> <b>OAE :</b> Il est allé tâter le terrain en Europe. Dès qu'il s'installe, il nous invitera Ben Younes, Khalida et moi pour le rejoindre. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Il fera un regroupement familiale quoi. </i><br> <br> <b>OAE :</b> Mon billet d'avion est dans la poche et l'avion de mon ami Saïd Bouteflika est toujours sur le point de décoller. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Et si les gens t'attrapent avant de quitter la Kabylie ? </i><br> <br> <b>OAE :</b> Impossible ! Au premier son de glas, El Hadi est au-dessus des djebels. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> Es-tu sûr de ton coup ? </i><br> <br> <b>OAE :</b> Aït Ahmed nous a donné l'itinéraire à suivre en cas de pépin. <br> <br> <br> <i><b>Insi : </b> T'as rien à craindre donc ? </i><br> <br> <b>OAE :</b> Non. Excuse-moi il y a mes amis de l'association islamique qui arrivent pour récupérer Fadhma N Soumer, Si Amirouche et El Mokrani, il faut que je les accueille.<br> <br> <br> <i>OAE rejoint ses invités et Insi quitte la maison de la Culture pour rentrer chez lui.</i></p></div> <hr /> <div class='rss_notes'><div id="nb3-1"> <p><span class="spip_note_ref">[<a href="#nh3-1" class="spip_note" title="Notes 3-1" rev="appendix">1</a>] </span>Lors de l'entretien, Ould Ali Lhadi avait parlé de Kharoubi comme Wali de Tizi-Ouzou en 1980. Insi n'ayant pas effectué les vérifications d'usage, il a, dans un premier temps, reproduit l'erreur de Ould Ali, mais heureusement qu'un lecteur vigilant a attiré l'attention sur cette erreur !</p> </div></div> Accès interdit

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