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	<title>TAMAZGHA </title>
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		<title>TAMAZGHA </title>
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		<title>Tinariwen ou le cri des Hommes libres...</title>
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		<dc:date>2012-01-31T00:57:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis des si&#232;cles Imazighen luttent pour se lib&#233;rer des imp&#233;rialismes qui ont programm&#233; leur disparition. Les membres de Tinariwen font partie de ceux qui, en 1990, ont pris les armes contre l'arm&#233;e de l'Etat malien. S'ils ont d&#233;pos&#233; les armes, ce n'est pas pour autant qu'ils ont renonc&#233; au combat pour la lib&#233;ration des Touaregs. Leur travail, ils le poursuivent : aujourd'hui, c'est en m&#234;lant m&#233;lodies et chants touaregs avec des instruments et rythmes modernes qu'ils produisent de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://tamazgha.fr/-Portraits-.html" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton731-9be01.jpg?1774390017' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis des si&#232;cles Imazighen luttent pour se lib&#233;rer des imp&#233;rialismes qui ont programm&#233; leur disparition. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les membres de Tinariwen font partie de ceux qui, en 1990, ont pris les armes contre l'arm&#233;e de l'Etat malien. S'ils ont d&#233;pos&#233; les armes, ce n'est pas pour autant qu'ils ont renonc&#233; au combat pour la lib&#233;ration des Touaregs. Leur travail, ils le poursuivent : aujourd'hui, c'est en m&#234;lant m&#233;lodies et chants touaregs avec des instruments et rythmes modernes qu'ils produisent de v&#233;ritables airs r&#233;volutionnaires. Leurs textes, tr&#232;s charg&#233;s, sont d'authentiques appels &#224; la r&#233;volte et au combat pour la lib&#233;ration du peuple amazigh.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Tinariwen&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; est le symbole de cette g&#233;n&#233;ration de Touaregs (Imazighen du Sud) qui ont os&#233; prendre les armes pour d&#233;fendre leur dignit&#233; face aux Etats malien et nig&#233;rien. Ces Etats cr&#233;&#233;s de toute pi&#232;ces par le colonialisme fran&#231;ais et dont les fronti&#232;res, &#224; l'instar de celles des autres Etats d'Afrique du Nord (Alg&#233;rie, Maroc, Tunisie,...), n'ont aucune l&#233;gitimit&#233;, ont pratiqu&#233;, d&#232;s le d&#233;but de leur existence, une politique de marginalisation, de m&#233;pris, d'exclusion et de r&#233;pression &#224; l'&#233;gard des Touaregs.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'image la plus saisissante devant contribuer &#224; forger la l&#233;gende de ce groupe, vraiment &#224; part reste celle de Keddu Ag Hossad, partant &#224; l'assaut du poste militaire malien de Menaka pr&#232;s de la fronti&#232;re nig&#233;rienne, une kalachnikov &#224; la main, une guitare &#233;lectrique dans le dos. Cette offensive du 30 Juin 1990 sera l'amorce de la seconde r&#233;bellion touareg qui durera 3 ans et fera des milliers de victimes&#034; &#233;crivait Francis Dordor dans &lt;a href=&#034;http://www.triban-union.com/tin_bio.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Biographie de Tinariwen.&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Touch&#233;s dans leur amour propre et voyant leur libert&#233; menac&#233;e, les Touaregs ont d&#233;cid&#233; de se battre et ont pris les armes pour d&#233;fendre leur honneur et leur libert&#233;. Ainsi, deux r&#233;voltes principales les ont oppos&#233;es aux Etats en place ; la premi&#232;re en 1963 et la deuxi&#232;me en 1990. Ces r&#233;voltes, aussi bien au Mali qu'au Niger, ont &#233;t&#233; suivies de signatures d'accords de paix entre les Touaregs et les Etats concern&#233;s. Mais ce n'est pas pour autant que les probl&#232;mes des Touaregs sont r&#233;solus : leur libert&#233; est toujours menac&#233;e.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son introduction publi&#233;e dans le livret qui accompagne le CD de Tinariwen, Andy Morgan dit : &#034;Les jeunes touaregs qui ont fuit la mis&#232;re de leur pays pour trouver refuge ailleurs, choisirent la guitare &#233;lectrique parce que sa puissance sonore portait leur message beaucoup plus loin et que ses plaintes parlaient avec &#233;loquence de leur peine. Elle exprimait aussi leur frustration avec leur propre peuple qui languissait dans un sommeil sans &#226;ge tandis que le monde s'&#233;croulait tout autour d'eux. Tinariwen, de Kidal, furent les premiers instigateurs de cette r&#233;volution de la guitare. Vingt ans apr&#232;s, leur message continue &#224; s'amplifier ; on l'entend de plus en plus loin de leur d&#233;sert natal.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette souffrance est toujours d'actualit&#233;. Les Touaregs font partie de ces peuples qui souffrent, qui souffrent de ce que les colonialismes leur ont impos&#233;. De ce que ces colonialismes les ont priv&#233;s. Mais les colonialismes sont toujours l&#224;. Ils ont programm&#233; l'assimilation des Touaregs et celles des Imazighen de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A d&#233;faut de prendre les armes, Tinariwen ont pris la guitare et usent de leurs voix, de leurs m&#233;lodies et de leur imagination pour porter la voix de leur peuple loin, tr&#232;s loin ; pour r&#233;sister &#224; la politique d'assimilation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tinariwen vient de sortir son deuxi&#232;me album intitul&#233; &#034;Amassakoul&#034;. C'est un v&#233;ritable r&#233;gal que nous offrent ces sept Touaregs de ce groupe r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas par hasard que le th&#232;me de la souffrance revient tr&#232;s souvent dans les textes de cet album de Tinariwen. C'est de la souffrance de tout un peuple dont il s'agit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Chatma&lt;/i&gt; (Mes s&#339;urs), ils s'adressent aux femmes touar&#232;gues pour qu'elles lancent un appel &#224; tous les Hommes libres. Les paroles de cette chanson rappellent les terribles ann&#233;es de r&#233;pression qu'a v&#233;cu le peuple touareg. En effet, lors des ann&#233;es 90, les Etats malien et nig&#233;rien se sont donn&#233; &#224; une r&#233;pression sauvage dans le Pays touareg ; un v&#233;ritable ethnocide. Des troupeaux ont &#233;t&#233; d&#233;cim&#233;s privant ainsi les populations de leur ressource principale, des puits ont &#233;t&#233; empoisonn&#233;s et des vieux tu&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le texte de la chanson parle de ce feu que l'individu porte sous la peau, le feu de la rage et de la col&#232;re de tout ce que ses fr&#232;res ont subi comme souffrance et mis&#232;re. Il demande &#224; ses s&#339;urs de crier fort et d'appeler au rassemblement de tous ses fr&#232;res qui doivent se battre... et que les ennemis, quelle que soit leur force, br&#251;leront dans leur feu...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Amassakoul n T&#233;n&#233;r&#233;&lt;/i&gt; (Le voyageur du d&#233;sert), Tinariwen compare le voyageur du d&#233;sert, ou tout simplement l'habitant du d&#233;sert, &#224; ceux qui, nombreux, sont organis&#233;s et marchent ensemble. Ces derniers, m&#234;me s'ils sont main dans la main, vivent un chemin vide de sens ce qui fait qu'en v&#233;rit&#233; ils sont seuls. Contrairement &#224; ce voyageur du d&#233;sert qui est tout le temps en relation famili&#232;re avec tout ce qui fait le d&#233;sert, tout ce qui fait ses soucis...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Arawan&lt;/i&gt;, Tinariwen &#034;jette les bases du rap tamasheq&#034;. Le rythme rap dans cette chanson accompagne des paroles qui expriment encore une fois cette souffrance des hommes du d&#233;sert.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_502 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L400xH254/Tinariwen3-33715.jpg?1774390017' width='400' height='254' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Oualahila ar Tesninam&lt;/i&gt;, authentique rock'n'roll touareg, Tinariwen appellent &#224; la r&#233;volte. Ils appellent au r&#233;veil des ann&#233;es de sommeil : il faut changer, il faut bouger et sortir de l'indiff&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tinariwen sont en tourn&#233;e internationale depuis le d&#233;but du mois de mai. (&lt;a href=&#034;http://www.triban-union.com/index_tin.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Voir le programme&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant une d&#233;marche militante, Tinariwen se font souvent accompagner, dans leurs d&#233;placements, par Issa DICKO qui donne des conf&#233;rences sur la culture touar&#232;gue et particuli&#232;rement sur les Tifinagh : une mani&#232;re de faire conna&#238;tre davantage le peuple et la culture touaregs.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action de &#034;Tinariwen&#034; s'inscrit dans la droite ligne du combat des Imazighen pour la reconqu&#234;te de leur souvera&#238;net&#233; perdue depuis des si&#232;cles...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon vent &#224; Tinariwen...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Affu ag Amastan&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;&lt;br&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;TINARIWEN&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;CD - 11 titres &#034;Amassakoul&#034;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;i&gt;Produit par Triban Union.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- Amassakoul n t&#233;n&#233;r&#233; &lt;i&gt;(Le voyageur du d&#233;sert)&lt;/i&gt; - 3:22&lt;br&gt;
2- Oualahila ar tesninam &lt;i&gt;(Oh mon dieux, vous &#234;tes malheureux)&lt;/i&gt; - 3:50 &lt;br&gt;
3- Chatma &lt;i&gt;(Mes soeurs)&lt;/i&gt; - 5:36 &lt;br&gt;
4- Arawan (La ville d'Arawan) - 4:04 &lt;br&gt;
5- Chet Boghassa &lt;i&gt;(Filles de Boghassa)&lt;/i&gt; - 3:51 &lt;br&gt;
6- Amidi nin &lt;i&gt;(Mon ami)&lt;/i&gt; - 2:51 &lt;br&gt;
7- T&#233;n&#233;r&#233; daf&#233;o nikchan &lt;i&gt;(Je suis dans le d&#233;sert avec un feu de bois)&lt;/i&gt; - 4:49 &lt;br&gt;
8- Aldhechen manin &lt;i&gt;(Je suis fatigu&#233;)&lt;/i&gt; - 3:57 &lt;br&gt;
9- Alkhar dessouf &lt;i&gt;(Ressentir un choc de soucis et de nostalgie)&lt;/i&gt; - 4:52 &lt;br&gt;
10- Eh Massina sintadoben - 4:31 &lt;br&gt;
11- Assoul - 4:08&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.triban-union.com/tin_bio.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Savoir plus sur Tinariwen&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.triban-union.com/index_tin.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tourn&#233;e de Tinariwen&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Les membres du Groupe Tinariwen&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Article publi&#233; en mai 2004.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Iness Mezel ou la promesse d'une continuit&#233;...</title>
		<link>http://tamazgha.fr/Iness-Mezel-ou-la-promesse-d-une.html</link>
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		<dc:date>2010-04-24T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>ines mezel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Iness Mezel fait partie de ces artistes qui ont d&#233;cid&#233; de lib&#233;rer la chanson et la musique kabyles de la m&#233;diocrit&#233; dont une certaine tendance veut les confiner. Elle r&#233;cidive avec un troisi&#232;me album par lequel elle &#034;nous r&#233;v&#232;le, gr&#226;ce &#224; la richesse de sa voix charg&#233;e d'&#233;motions, les secrets d'une Afrique berb&#232;re.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
Llan (il y en a...) est le titre du nouvel album que nous offre &#224; &#233;couter la chanteuse kabyle Iness Mezel. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'introduction du livret accompagnant cet album, pouvons-nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://tamazgha.fr/+-ines-mezel-+.html" rel="tag"&gt;ines mezel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L146xH150/arton101-e6b32.jpg?1774390017' class='spip_logo spip_logo_right' width='146' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Iness Mezel fait partie de ces artistes qui ont d&#233;cid&#233; de lib&#233;rer la chanson et la musique kabyles de la m&#233;diocrit&#233; dont une certaine tendance veut les confiner. Elle r&#233;cidive avec un troisi&#232;me album par lequel elle &#034;nous r&#233;v&#232;le, gr&#226;ce &#224; la richesse de sa voix charg&#233;e d'&#233;motions, les secrets d'une Afrique berb&#232;re.&#034;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Llan&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; (il y en a...) est le titre du nouvel album que nous offre &#224; &#233;couter la chanteuse kabyle &lt;b&gt;Iness Mezel&lt;/b&gt;. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'introduction du livret accompagnant cet album, pouvons-nous lire : &#034;Il y en a... et, pour toujours ! de ces &#234;tres libres qui ne s'en laissent pas compter, ni par les choses mat&#233;rielles, ni par les d&#233;tours et manigances de l'esprit, mais qui donnent un peu de leur &#226;me pour des id&#233;es de r&#233;sistance. Quelle insolence, n'est-ce pas ?&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous trouverez certainement du plaisir &#224; &#233;couter les m&#233;lodies d'Iness Mezel, agr&#233;ment&#233;es de textes charg&#233;s d'&#233;motion, d'attachement &#224; la libert&#233; et d'appel au combat et &#224; la r&#233;sistance. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce CD-9 titres, Iness Mezel nous parle de la femme, de la jeune fille, de la m&#232;re, de l'Afrique et ses enfants, de la langue et de l'identit&#233;. Elle parle d'Amour et de libert&#233;. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la chanson &lt;i&gt;Rrmel&lt;/i&gt; (le sable), elle d&#233;crit les envahisseurs et les id&#233;ologies qu'ils apportent pour les imposer comme du sable &#034;qui avance, qui se glisse dans les moindres silences&#034; pour imposer leur langue. Elle continue et dit :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Comme le sable m&#234;l&#233; de sel qui ronge tout par usure, ils envahissent notre identit&#233; par le sang. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Comme le sable qui recouvre et enterre les civilisations, ils viendront enrouer notre culture et d&#233;r&#233;gler ses m&#233;canismes. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Comme le sable, ils avancent sur les &#233;tendues de libert&#233; pour qu'il n'y pleuve plus cette vie ardente, et seul le marbre de notre identit&#233; leur r&#233;sistera.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui ! Tant qu'il y a des femmes et des hommes, comme Iness Mezel, qui disent cela et qui agissent pour r&#233;sister et pour exprimer ces choses l&#224;, nous allons continuer &#224; vivre pleinement notre identit&#233; et &#224; la perp&#233;tuer. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_73 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L400xH390/ines-mezel-834c5.gif?1774390017' width='400' height='390' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Iness Mezel (&#169; Marc WAYMEL)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
La chanson &lt;i&gt;Llan&lt;/i&gt; &lt;i&gt;[L&#235;n, 2]&lt;/i&gt;, Iness Mezel la d&#233;die &#224; &#034;ceux qui, par Amour, ouvrent leur c&#339;ur et re&#231;oivent tellement, tant ils ont su donner&#034;. Dans cette chanson, elle nous dit comment entre ceux emprunts de pessimisme qui se complaisent dans le drame ou le malheur et ceux dont le bonheur est fait de petits riens, elle a choisi les &#233;clats de rire et les &#233;clairs de bonheur. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la chanson &lt;i&gt;Ekker&lt;/i&gt; &lt;i&gt;[Aker, 3]&lt;/i&gt;, elle &#034;chante la jeune fille qui devient femme&#034; ; elle chante &#034;la femme accomplie qui sait voir et comprendre d'instinct, mais qui sait combien il lui en co&#251;te d'&#234;tre lucide !&#034;. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Awal, 4&lt;/i&gt; exprime toute la valeur qu'a une langue. Iness dit, dans cette chanson, combien &#034;le mot est pouvoir&#034;.&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chanson &lt;i&gt;Tamett'ut&lt;/i&gt; &lt;i&gt;[tametot, 5]&lt;/i&gt; est d&#233;di&#233;e &#224; la femme &#034;fi&#232;re de ses mouvements qu'elle d&#233;tache avec pr&#233;caution n'oubliant rien de ce qui fait de sa danse un mouvement humain, salutaire et ancestral&#034;.&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet album, Iness Mezel n'a pas oubli&#233; la M&#232;re. Elle lui d&#233;die la chanson &lt;i&gt;A yemma, 6&lt;/i&gt;. Elle dit combien elle souffre dans l'exil loin de sa m&#232;re. &lt;/br&gt; &#034;M&#232;re que j'ai quit&#233;e pour vivre un meilleur quelquepart, me pardonnera-tu de te laisser vivre le pire. Toi qui m'inspire l'amour le plus absolu.&#034; &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Iness Mezel chante aux enfants de l'Afrique, elle chante pour les femmes qui les enfantent ; c'est dans la chanson &lt;i&gt;Ad nghenni&lt;/i&gt; &lt;i&gt;[Anreni, 8]&lt;/i&gt;. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des m&#233;lodies dont la lumi&#232;re, le dynamisme et l'&#233;nergie accompagnent les subtilit&#233;s de la langue kabyle. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fois africaine (p&#232;re kabyle) et europ&#233;enne (m&#232;re franco-italienne), Iness nous r&#233;v&#232;le, gr&#226;ce &#224; la richesse de sa voix charg&#233;e d'&#233;motions, les secrets d'une Afrique berb&#232;re, urbaine, aux fortes impressions afro jazz, y incarnant un &#233;tat d'esprit et un style r&#233;solument modernes et ouverts sur le monde, lib&#233;r&#233;e de ses traditions. Apr&#232;s des &#233;tudes musicales classiques aux c&#244;t&#233;s de Nicole Maison, pour le chant lyrique baroque - Sara Lazarus, pour l'improvisation jazz - Elik Tara pour le chant africain, et Tamia pour le chant classique et contemporain, Iness Mezel oriente son travail de composition vers l'ouverture de l'espace harmonique (la gamme pentatonique est tr&#232;s souvent utilis&#233;e en musique traditionnelle berb&#232;re), opte pour une conception polyrythmique des arrangements, et engage la musique berb&#232;re vers des horizons in&#233;dits. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons qu'&#224; son actif, Iness Mezel a d&#233;j&#224; deux albums : &lt;i&gt;Wedfel&lt;/i&gt;, na&#239;ve (1999) &amp; &lt;i&gt;In'as Mazal&lt;/i&gt; (1998). &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Les titres de l'album tels que transcrits sur le livret du CD&lt;/b&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_75 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;56&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L400xH396/album-len-ines-mezel-750df.jpg?1774390017' width='400' height='396' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;L&#235;n : nouvel album d' Iness Mezel (&#169; Anabell GUERRERO)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Iness Mezel, &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#235;n, &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Nocturne, &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
NTCD 333, &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Avril 2003. &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Edjtar (4'24) &lt;/br&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
2. L&#235;n (4'06) &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Aker (3'59) &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
4. Awal (5'14) &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
5. Tametot (5'04) &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
6. A Yemma (4'18) &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
7. Djiyi (4'20) &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
8. Arenni (3'59) &lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
9. Ermel (5'03) &lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;NDLR :&lt;/b&gt; &lt;i&gt;Nous avons repris la transcription telle que donn&#233;e par l'&#233;diteur, bien que celle-ci soit diff&#233;rente de la Transcription Standard du Berb&#232;re, et ceci pour permettre &#224; nos lecteurs et lectrices de se rep&#233;rer sur le livret du CD.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;(avril 2003)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>H'mmu Kemous, l'&#233;corch&#233; vif</title>
		<link>http://tamazgha.fr/H-mmu-Kemous-l-ecorche-vif.html</link>
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		<dc:date>2008-11-19T21:36:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Discret, H'mmu Kemous, chanteur, po&#232;te et calligraphe amazigho-belge, originaire d'Igoulmimen au sud-est de Tamazgha occidentale, trace son chemin sans grand bruit. Tr&#232;s attentif &#224; la qualit&#233; plut&#244;t qu'&#224; la quantit&#233;, il continue en permanence &#224; &#233;largir la palette de ses talents. Portrait d'un artiste rebelle &#224; toute forme d'oppression. &lt;br class='autobr' /&gt; 3Pionnier 3 &#034;Un c&#339;ur en sucre d'orge&#034;. La sexag&#233;naire belge venue assister le 23 mai 2008 au concert donn&#233; par H'mmu Kemous &#224; Bruxelles a ainsi qualifi&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://tamazgha.fr/-Portraits-.html" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L122xH150/arton2350-fe0ad.jpg?1774390017' class='spip_logo spip_logo_right' width='122' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Discret, H'mmu Kemous, chanteur, po&#232;te et calligraphe amazigho-belge, originaire d'Igoulmimen au sud-est de Tamazgha occidentale, trace son chemin sans grand bruit. Tr&#232;s attentif &#224; la qualit&#233; plut&#244;t qu'&#224; la quantit&#233;, il continue en permanence &#224; &#233;largir la palette de ses talents. &lt;br class='autobr' /&gt;
Portrait d'un artiste rebelle &#224; toute forme d'oppression.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1980 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L480xH357/Hemmu1-78c10.jpg?1774390017' width='480' height='357' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;3&lt;i&gt;Pionnier&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;3&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Un c&#339;ur en sucre d'orge&#034;. La sexag&#233;naire belge venue assister le 23 mai 2008 au concert donn&#233; par H'mmu Kemous &#224; Bruxelles a ainsi qualifi&#233; cet artiste berb&#232;re. Cheveux en bataille. Une guitare en bandouli&#232;re. L'artiste avait trait&#233; ce soir l&#224; des loups (Uccan) qui gouvernent la terre amazighe, de la trahison, de la libert&#233;, de la berb&#233;rit&#233;, sans oublier l'amour. Accompagn&#233; par Filip et Evy, il participait b&#233;n&#233;volement &#224; une f&#234;te organis&#233;e &#224; l'occasion du passage &#224; Bruxelles de &#034;La caravane amoureuse&#034;. &#034;J'aurai aim&#233; comprendre les paroles de ses chansons&#034;, me dit-elle, un peu &#233;m&#233;ch&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H'mmu, cet artiste n&#233; trois fois &#224; la fin des ann&#233;es 60, n'est autre que le leader du groupe &#034;Times&#034;. Son parcours artistique est hors du commun. Il est en effet le pionnier de la chanson amazighe contestataire et moderne au Sud-est de Tamazgha occidentale qu'il a fini par quitter pour vivre &#224; Bruxelles. Cet artiste singulier perp&#233;tue toujours, en chantant, son combat pour la libert&#233;, l'amazighit&#233; et la la&#239;cit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1981 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L480xH640/Hemmu2-fcd3c.jpg?1774390017' width='480' height='640' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;3&lt;i&gt;Oppression&lt;/i&gt;3&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; H'mmu Kemous est un &#233;corch&#233; vif. Un r&#233;volt&#233;. Il a connu la prison, l'oppression et les tracasseries polici&#232;res alors qu'il n'&#233;tait que lyc&#233;en. Il avait 17 ans lorsque tout a commenc&#233;. H'mmu, qui &#233;changeait des lettres et des cassettes avec des amis de Kabylie, a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233; par la police marocaine et accus&#233; de &#034;d&#233;tention d'armes&#034;. Au d&#233;but des ann&#233;es 80, il &#233;tait tr&#232;s risqu&#233; de d&#233;fendre son amazighit&#233;. La Kabylie venait de vomir sa col&#232;re sur la mafia politico-financi&#232;re au pouvoir &#224; Alger, alors que les blessures d'Igoulmimen et de tout le grand Tafilalt saignaient encore sous la dictature d'Hassan II. La cadence de la r&#233;pression s'&#233;tait acc&#233;l&#233;r&#233;e &#224; l'&#233;poque et happait les espoirs des rares militants qui pouvaient se revendiquer comme berb&#233;ristes. La revue &#034;Amazigh&#034; a &#233;t&#233; interdite et Ali Azaykou mis en prison. De son c&#244;t&#233;, Boujem&#226;a Hebbaz a &#233;t&#233; enlev&#233; &#224; Rabat pour ne jamais r&#233;appara&#238;tre. C'est dans ce contexte marqu&#233; par la tension et la peur que H'mmu a &#233;t&#233; interpell&#233; au lyc&#233;e Ghris&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ghris est le nom de la vall&#233;e qui traverse la ville de Goulmima. Le lyc&#233;e a (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; par des gendarmes. Plac&#233; plus de six mois sous surveillance des services secrets (DST), tout le courrier qu'il recevait de Kabylie &#233;tait lu et &#233;pi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adolescent traqu&#233; partout &#224; cause de son engagement en faveur de la culture amazighe &#233;tait interdit de quitter son village m&#234;me pour aller au lyc&#233;e. Il a fini par abandonner ses &#233;tudes sans toutefois baisser les bras. Quelques ann&#233;es plus tard, il a &#233;t&#233; interpell&#233; une nouvelle fois &#224; Casablanca o&#249; il poursuivait des cours de musique dans un conservatoire. Quelques jours apr&#232;s, me dit H'mmu, &#034;le directeur m'a conseill&#233; de ne plus revenir&#034;. &#034;A ce moment l&#224;, j'avais senti la terre bruler sous mes pieds. Il fallait partir et loin&#034;. Commence alors une longue p&#233;riode d'errance durant laquelle il a visit&#233; en auto-stop presque tous les pays de Tamazgha. Il d&#233;couvrira alors le destin d'autres Berb&#232;res confront&#233;s &#224; des dictatures sanguinaires, ce qui le r&#233;volta et le marqua d'une trace ind&#233;l&#233;bile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;3&lt;i&gt;Times&lt;/i&gt;3&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant de fonder le groupe &#034;Times&#034; &#224; Bruxelles en 1992, les chansons de H'mmu circulaient sur casettes dans tous les villages du grand Tafilalt. Ce n'est qu'en 2000 que le groupe sort &#034;Afrag&#034;, un CD de promotion de quatre chansons. Quelques ann&#233;es apr&#232;s, le groupe enregistre &#034;Tiwizi&#034;, un hymne &#224; la libert&#233; et au peuple berb&#232;re. La po&#233;sie de H'mmu &#233;gr&#232;ne les th&#232;mes de l'exil, de l'amour et de la libert&#233;. Ses po&#232;mes, d'une grande beaut&#233;, sont &#233;galement des appels &#224; la r&#233;volte et au recouvrement de tous les droits du peuple amazigh.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#339;uvre, un m&#233;lange de diff&#233;rents styles musicaux, dont le blues, le jazz, le slow, le rock et le soukous (style de musique dont l'origine est l'ancien Za&#239;re), est un v&#233;ritable appel &#224; l'&#233;veil des consciences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;A. Yafelman&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1982 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L480xH601/Hemmu3-9f886.jpg?1774390017' width='480' height='601' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;[|H'mmu lors d'une soir&#233;e &#224; Paris, le 12 juillet 2008|]&lt;/h2&gt;&lt;div style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;
&lt;object data=&#034;http://www.dailymotion.com/swf/k183gDn2MqqliCTSOo&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034; height=&#034;300&#034; width=&#034;300&#034;&gt;
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&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ghris est le nom de la vall&#233;e qui traverse la ville de Goulmima. Le lyc&#233;e a &#233;t&#233; rebaptis&#233; Mohamed V par la suite.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bela&#239;d ath Ali. L'&#233;crivain errant</title>
		<link>http://tamazgha.fr/Belaid-ath-Ali-L-ecrivain-errant.html</link>
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		<dc:date>2006-03-28T10:14:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Bela&#239;d ath Ali est cet &#233;crivain que les nombreuses anthologies de la litt&#233;rature alg&#233;rienne ont ignor&#233; faisant mine de regarder ailleurs que vers cet authentique auteur kabyle, tout impr&#233;gn&#233; des traditions du pays. La marginalit&#233; il l'a connue de son vivant et qui se poursuivit manifestement apr&#232;s sa mort. &lt;br class='autobr' /&gt; En effet, il n'est pas ais&#233; de cerner et de retracer l'itin&#233;raire d'un &#233;crivain hors pair qui a toujours fui et march&#233; sur les routes de tout son saoul jusqu'&#224; perdre sa sant&#233;, sa vie. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://tamazgha.fr/-Portraits-.html" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L101xH150/arton1627-e7eb4.jpg?1774390018' class='spip_logo spip_logo_right' width='101' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bela&#239;d ath Ali est cet &#233;crivain que les nombreuses anthologies de la litt&#233;rature alg&#233;rienne ont ignor&#233; faisant mine de regarder ailleurs que vers cet authentique auteur kabyle, tout impr&#233;gn&#233; des traditions du pays. La marginalit&#233; il l'a connue de son vivant et qui se poursuivit manifestement apr&#232;s sa mort.&lt;br&gt; En effet, il n'est pas ais&#233; de cerner et de retracer l'itin&#233;raire d'un &#233;crivain hors pair qui a toujours fui et march&#233; sur les routes de tout son saoul jusqu'&#224; perdre sa sant&#233;, sa vie. &lt;br&gt; Pour retrouver les traces de ce boh&#233;mien d'un autre temps, il faut prendre les chemins tortueux de la montagne, remonter &#224; Michelet (rebaptis&#233; &#034;A&#239;n El Hammam&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A&#239;n el Hammam est le r&#233;sultat d'une volont&#233; d'arabisation des topnymes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; apr&#232;s 1962) et chercher dans les derni&#232;res sources de la premi&#232;re moiti&#233; du si&#232;cle pass&#233;. Et encore aucune &#233;cole ou lieu symbolique ne porte encore son nom. &lt;br&gt;
Ainsi, pour retrouver les traces du premier romancier d'expression kabyle, nous nous rabattons sur les Archives des Cahiers d'&#233;tudes berb&#232;res. &lt;br&gt; Bela&#239;d ath Ali est n&#233; &#224; Azrou Oukellal (Azru Uqellal), un village assis sur une colline &#224; une port&#233;e de canon de cette ville de haute montagne qu'est Michelet. C'est aupr&#232;s de sa m&#232;re qu'il t&#232;tera les rudiments de sa culture. Titulaire d'un brevet d'&#233;tudes, exploit rare &#224; l'&#233;poque pour une femme, elle apprend &#224; son Bela&#239;d les secrets de la langue fran&#231;aise. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Le glas des chemins perdus&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
Apr&#232;s quelques ann&#233;es pass&#233;es &#224; l'&#233;cole d'Azrou, qui seront pour lui les plus belles, le glas de l'errance sonne pour Bela&#239;d. Entre-temps il sera appel&#233; sous les drapeaux o&#249; il brillera par son intelligence et obtient le grade de sergent-chef. A Alger, il joue au dandy, selon les archives des P&#232;res Blancs. Avec son verbe facile et son fran&#231;ais impeccable, il s&#233;duit certaines familles de la bonne soci&#233;t&#233;. Mais le temps de gr&#226;ce sera court pour lui, car d&#232;s qu'elles apprirent sa v&#233;ritable identit&#233;, elles lui ferment la porte au nez. Le revoil&#224; seul errant et passant ses nuits quand il en a de quoi dans les bains maures. &lt;br&gt;
En l'an 1939, la Seconde Guerre mondiale &#233;clate. A l'instar des milliers de nord-africains, il est mobilis&#233;. Fin 1942, il participe &#224; la campagne de Tunisie sur les lignes Mereth. Fragile, il est atteint du scorbut et perd toutes ses dents. Bela&#239;d aimait &#224; n'en plus se passer la dive bouteille. P&#233;ch&#233; qui pr&#233;cipitera sa chute. Un jour de l'ann&#233;e 1943, alors que son r&#233;giment devait d&#233;barquer en Corse, lui s'en est all&#233; cuver. Trois jours durant il s'adonnera aux plaisirs de Bacchus et rate l'embarquement. Sans le sou, malade, &#233;dent&#233; et, le comble de tout, d&#233;serteur, Bela&#239;d vend son uniforme pi&#232;ce par pi&#232;ce pour...assouvir sa soif de l'ivresse. Il reprend le chemin d'Alger dans la clandestinit&#233;. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1221 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L460xH685/Belaid-a8e21.jpg?1774390018' width='460' height='685' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;La descente aux enfers&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
A Alger qu'il a regagn&#233;e apr&#232;s des jours de gal&#232;re, il vit d'exp&#233;dients divers et des poubelles des nantis. Dans une de ses lettres au P&#232;re Dallet, celui qu'il appelle &lt;i&gt;&#034;Bou lebsa tamellalt&#034;&lt;/i&gt;, il raconte : &#171; &lt;i&gt;D&#233;cembre 1945. Par une nuit d'ivresse, Popey (c'est son sobriquet) s'est fait compl&#232;tement d&#233;shabill&#233; par ses agresseurs. Il se retrouve avec une chemise devant un immeuble. La concierge effray&#233;e, puis apitoy&#233;e par ce qu'elle a vu, lui donne un sac de jute : il est sauv&#233; ! Le sac enroul&#233; autour de la taille, Popey peut d&#233;sormais circuler. Il y met tout ce qu'il trouve dans les poubelles dedans. Entre-temps, il a aussi trouv&#233; une vieille toile cir&#233;e qu'il a attach&#233;e sur ses &#233;paules. Maintenant, il peut se m&#234;ler &#224; la compagnie des cloches.&lt;/i&gt; &#187; Malade, Bela&#239;d d&#233;cide de remonter au village ; retrouver les siens. L&#224; haut au moins il ne mourra pas de faim. Il retrouve m&#234;me un travail ; sachant lire et &#233;crire, il est embauch&#233; comme magasinier &#224; l'usine d'&#233;lectricit&#233; de Ljem&#226;a, situ&#233;e &#224; une dizaine de kilom&#232;tres de chez lui. De ces moments, Bela&#239;d profitera &#233;norm&#233;ment pour lire, &#233;crire mais aussi jouer la mandoline qu'il affectionnait particuli&#232;rement. Est-ce pour autant la fin de l'errance pour lui ? H&#233;las c'&#233;tait compter sans l'inv&#233;t&#233;r&#233; buveur qu'il &#233;tait ! Car il sera vite remerci&#233; pour &#233;bri&#233;t&#233; au travail. Le revoil&#224; &#224; la maison les bras ballants. Les rapports avec sa m&#232;re deviennent impossibles. Na Dahbia quitte le village pour habiter chez une de ses soeurs &#224; Alger. Le revoil&#224; encore seul, sans le sou et avec la peur d'&#234;tre arr&#234;t&#233; par les gendarmes pour d&#233;sertion. Ces ann&#233;es &#233;taient en effet les pires du dernier si&#232;cle pour les Alg&#233;riens : les maladies, la famine... C'&#233;tait le temps des bons de ravitaillement aupr&#232;s des autorit&#233;s coloniales. Bela&#239;d, &#233;tant d&#233;serteur, ne pouvait y pr&#233;tendre. Il ne tirait sa subsistance que des quelques lettres qu'il &#233;crivait aux villageois ou de l'aide d'un ami qui lui donnait &#224; manger. Et parfois - oh quelle b&#233;n&#233;diction ! - du caf&#233; et des cigarettes. Ces pr&#233;cieuses cigarettes qu'il fumait avec parcimonie lui tenaient compagnie pendant ses longues nuits de r&#234;veries. C'est sans doute &#224; cette &#233;poque de faim et de solitude frisant le d&#233;lire que Bela&#239;d a &#233;crit ses r&#233;cits et po&#232;mes &lt;i&gt;Culture du march&#233; aux puces&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Mais Azrou devenait trop petit pour Bela&#239;d et l'appel de l'errance devenait de plus en plus fort. Il prend la direction de Rabat (Maroc) o&#249; son fr&#232;re, Mohand Sa&#239;d, mari&#233; &#224; une Fran&#231;aise, est install&#233; depuis 1947. Arriv&#233; au Maroc d&#233;sargent&#233;, Bela&#239;d fait le trajet Oujda-Rabat &#224; pied. Sur place, il sombre vite dans le vagabondage et la boisson. G&#234;n&#233;, Mohand Sa&#239;d devait se d&#233;barrasser d'un Bela&#239;d peu recommandable et peu enclin &#224; la stabilit&#233;. La rue reprend dans son giron Bela&#239;d. Ce s&#233;jour sera fatal pour lui. Gu&#233;ri d'une pneumonie, il contracte une m&#233;chante tuberculose. Expuls&#233; du Maroc, il regagne Tlemcen par Maghnia. Dans son courrier au P&#232;re Dallet, il &#233;crit : &#171; &lt;i&gt;Pourquoi et comment j'ai quitt&#233; Maghnia ? Jeudi je me suis r&#233;veill&#233; dans le commissariat. J'y avais &#233;t&#233; conduit, la veille para&#238;t-il, dans l'&#233;tat que vous devinez. Le jeune secr&#233;taire du commissaire me dit : &#034;Nous avons remarqu&#233; que vous &#234;tes instruit. Il me semble d'ailleurs que vous savez faire autre chose que porteur d'eau et l'ivrogne. Allez donc &#224; Tlemcen, voici une r&#233;quisition sign&#233;e du maire pour une place dans le train et voici un paquet de cigarettes que vous fumerez &#224; ma sant&#233; !&#034;&lt;/i&gt; &#187;. Arriv&#233; &#224; Tlemcen, Bela&#239;d vend ses 14 derni&#232;res cigarettes pour acheter de quoi calmer sa faim. Apr&#232;s une nuit pass&#233;e &#224; la belle &#233;toile, il est engag&#233; le lendemain par un mara&#238;cher. Il le fera travailler durement, mais Bela&#239;d ne s'en plaignait pas. &#171; &lt;i&gt;Je vais faire griller quelques poivrons avec un oignon et une tomate. Ce qui me manque le plus est une bonne tasse de caf&#233;, et aussi une lampe et un livre. Un bon livre volumineux substantiellement.&lt;/i&gt; &#187; En d&#233;pit de sa condition infrahumaine, la m&#234;me avidit&#233; et les m&#234;mes plaisirs irriguaient la vie de Bela&#239;d ath Ali. Ainsi dans les conditions les plus insoutenables qui feront capituler plus d'un, il trouve le temps de lire et d'&#233;crire. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Apr&#232;s avoir pass&#233; sa vie &#224; errer, commence pour lui les hospitalisations r&#233;p&#233;t&#233;es pendant lesquelles d'ailleurs il retrouvera quelque qui&#233;tude pour apaiser sa soif intellectuelle. Bela&#239;d &#233;tait exigeant dans ses lectures. Dans &lt;i&gt;Le journal d'Alger&lt;/i&gt;, il a &#233;t&#233; publi&#233; une enqu&#234;te sur le &#034;g&#233;ant kabyle&#034;. Ayant lu l'article et connaissant ses limites, il &#233;crit : &#171; &lt;i&gt; ... Je ne crois pas qu'il y ait eu jamais un seul &#233;crivain qui nous d&#233;crive et d&#233;peigne objectivement... Seul, sans doute, un Kabyle pourrait le faire, parce que, seul il a acc&#232;s &#224; certains coins de l'&#226;me de ses ...cousins.&lt;/i&gt; &#187; En &#233;crivant ces lignes, le po&#232;te ne savait pas qu'un certain Mouloud Feraoun avait &#233;crit, mais sans le publier encore, l'&#339;uvre &lt;i&gt;Le fils du pauvre &lt;/i&gt;qui rendra fid&#232;lement ce que, justement, lui appelait &#034;l'&#226;me kabyle&#034;. &lt;br&gt;
Malade, il sera transf&#233;r&#233; de l'h&#244;pital d'Oran &#224; Saint-Denis de Sig. Puis, en 1951, &#224; Mascara dans l'asile des vieillards o&#249; il rendra l'&#226;me. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Bela&#239;d ne connut jamais le r&#233;pit. D&#232;s son enfance, il est marqu&#233; du sceau de la faim. Cette faim qui &#233;tait le pain commun &#224; tous les Alg&#233;riens de son &#233;poque. Bela&#239;d n'&#233;crivait pas pour &#234;tre publi&#233; et devenir une personnalit&#233; reconnue. Il &#233;crivait parce qu'il voulait exorciser le mal profond qui lui tordait les tripes. Pour l'apaiser. C'&#233;tait sa nourriture &#224; lui. Parfois, pour oublier il s'&#233;panchait sur le papier d'un paquet de cigarettes qu'il recopiait par la suite. &lt;br&gt;
Sa vie d'errant l'a malmen&#233; et ne lui a pas laiss&#233; le temps pour voir &#233;clore pleinement son talent d'&#233;crivain. Il est le premier romancier ayant &#233;crit en kabyle. Ses manuscrits, constitu&#233;s de contes, de r&#233;cits et po&#232;mes, il les envoyait au Fichier d'&#233;tudes berb&#232;res dirig&#233;s par J. L. Dallet. R&#233;unies en deux tomes sous le titre g&#233;n&#233;rique &lt;i&gt;Les Cahiers de Bela&#239;d ou la Kabylie d'antan, &lt;/i&gt;ces &#339;uvres gagneraient &#224; &#234;tre r&#233;&#233;dit&#233;es, lues et expliqu&#233;es. Tout le g&#233;nie de Bela&#239;d ath Ali s'y trouve. &lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;b&gt;&lt;i&gt; Hamid Arab&lt;/i&gt;&lt;b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A&#239;n el Hammam est le r&#233;sultat d'une volont&#233; d'arabisation des topnymes amazighs pratiqu&#233;e par l'Etat alg&#233;rien depuis son existence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sa&#239;d Zerouali, une voix de l'espoir et de la libert&#233;... </title>
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		<dc:date>2006-01-01T23:52:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans le sillage de Walid Mimoun et de Khalid Izri, Sa&#239;d Zerouali, jeune chanteur talentueux d'Aberkan, a suivi la pente ascendante de la chanson amazighe contestataire. Sa&#239;d, 35 ans, vient de sortir son premier album &#034;Mayemmi&#034; (pourquoi ?) : un hommage &#224; la lutte des Imazighen pour la libert&#233; et la dignit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Sa&#239;d : &#034;J'avais troqu&#233; la radio familiale contre une guitare !&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire de Sa&#239;d avec la musique remonte &#224; son enfance. N&#233; &#224; Aberkan dans le Rif, ce jeune troubadour de la chanson (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://tamazgha.fr/-Portraits-.html" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L96xH150/arton1531-59b35.jpg?1774390018' class='spip_logo spip_logo_right' width='96' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le sillage de Walid Mimoun et de Khalid Izri,&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa&#239;d Zerouali, jeune chanteur talentueux d'Aberkan, a&lt;br class='autobr' /&gt;
suivi la pente ascendante de la chanson amazighe&lt;br class='autobr' /&gt;
contestataire. Sa&#239;d, 35 ans, vient de sortir son&lt;br class='autobr' /&gt;
premier album &#034;Mayemmi&#034; (pourquoi ?) : un hommage &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
lutte des Imazighen pour la libert&#233; et la dignit&#233;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br&gt;
&lt;div class='spip_document_1093 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L345xH457/zerwali4-ab14c.jpg?1774390018' width='345' height='457' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Sa&#239;d : &#034;J'avais troqu&#233; la radio familiale contre une guitare !&#034;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
L'histoire de Sa&#239;d avec la musique remonte &#224; son enfance. N&#233; &#224; Aberkan dans le Rif, ce jeune troubadour de la chanson amazighe moderne a appris la musique dans la rue. &#034;Je n'ai pas appris dans un conservatoire, mais en jouant avec mes amis dans les rues d'Aberkan. On se d&#233;brouillait pour faire les photocopies des notes de musique&#034; disait Sa&#239;d. La guitare est l'instrument le plus fr&#233;quent dans cette ville m&#233;diterran&#233;enne, comme elle l'est dans tout le Rif. La poss&#233;der &#233;tait pour Sa&#239;d une obsession. &lt;br&gt;
Cet enfant r&#234;veur finit par acqu&#233;rir sa propre guitare. Il a tout simplement troqu&#233; la radio familiale contre cet&lt;br class='autobr' /&gt;
instrument magique. Depuis, la guitare ne l'abandonnera jamais. Cet instrument sera son meilleur compagnon.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Sage r&#233;volt&#233;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appel&#233; dans tout le Rif &#034;le chanteur-siffleur&#034;, Sa&#239;d a&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;ussi au cours des ann&#233;es &#224; s'imposer sur la sc&#232;ne&lt;br class='autobr' /&gt;
artistique amazighe par son engagement, sa pers&#233;v&#233;rance&lt;br class='autobr' /&gt;
et son travail s&#233;rieux. Il participe &#224; la quasi-totalit&#233; des activit&#233;s culturelles et artistiques organis&#233;es &#224; travers Tamazgha occidentale. Partout o&#249; il va, il apporte la&lt;br class='autobr' /&gt;
bonne parole aux &#233;pris de justice et de libert&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses chansons remettent le couteau dans les plaies du&lt;br class='autobr' /&gt;
peuple amazigh. Il chante la trahison, Abdelkrim, la&lt;br class='autobr' /&gt;
femme amazighe et la souffrance de tout un peuple.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Voix douce, des textes aff&#251;t&#233;s comme des couteaux,&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa&#239;d dresse une implacable critique de la situation de&lt;br class='autobr' /&gt;
la langue et de la culture amazighes.&lt;br&gt; Simples et directes, ses chansons ne s'&#233;cartent pas de la revendication politique. Il n'a pas m&#233;nag&#233; ses critiques vis-&#224;-vis des partis politiques issus du &#034;mouvement national&#034; qu'il accuse de &#034;massacrer&#034; l'identit&#233; du peuple amazigh au nom de l'unit&#233; (Une seule langue, une seule religion,...). &lt;i&gt;&#034;Gan-anegh tacmamt s yisem n lweh'da&#034;&lt;/i&gt; (on nous a trahi au nom de l'unit&#233;), chante Sa&#239;d. Il fustige &#233;galement le d&#233;sespoir des jeunes (&lt;i&gt;Mayemmi ?&lt;/i&gt;) et le regard port&#233; par l'islam sur les femmes per&#231;ues comme des machines &#224; reproduction (&lt;i&gt;Yelli&lt;/i&gt;/ma fille). &lt;br&gt;
&lt;br&gt; Cet album, six titres, fruit de plusieurs ann&#233;es de travail, est un hommage &#224; la lutte des Imazighen pour la libert&#233; et les droits humains. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Parcours du combattant&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sortir son album, Sa&#239;d a eu &#224; contacter des &#233;diteurs&lt;br class='autobr' /&gt;
dans plusieurs villes du Rif dont Aberkane et Nador. Mais son nouveau style les dissuade. &#034;Les producteurs favorisent la musique jetable et aiment la musique rythm&#233;e qui les fait danser. Les &#233;diteurs ont peur, ils pr&#233;f&#232;rent ne pas avoir affaire &#224; la chanson politis&#233;e&#034; affirme Sa&#239;d. Cette peur frise parfois le ridicule. &#034;Dans l'oriental, raconte l'artiste, les&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;diteurs testent les &#233;chantillons des chansons en dansant. L'&#233;diteur rassemble deux ou trois personnes, met la cassette en marche et demande leur avis. Si la musique les fait danser, il la consid&#232;re valable, sinon il l'a rejette&#034;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Homme libre et d&#233;termin&#233;, Sa&#239;d refuse de se plier &#224; la b&#234;tise et &#224; la loi des producteurs. Il pr&#233;pare d&#233;j&#224; un autre album plus &#233;labor&#233;. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;A. Yafelman&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Ecouter Sa&#239;d Zerouali&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;spip_document_1094 spip_document spip_documents spip_document_audio spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende&#034; data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-1094 &#034; data-id=&#034;e2b12f10757cdaa8c90bf97612dd031f&#034; src=&#034;IMG/Abdelkrim.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Abdelkrim
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&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
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&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;audio-wrapper&#034; style='width:400px;max-width:100%;'&gt; &lt;audio class=&#034;mejs mejs-1095 &#034; data-id=&#034;34bdef3267dc194d5304c8a38475f7d4&#034; src=&#034;IMG/Maymi.mp3&#034; type=&#034;audio/mpeg&#034; preload=&#034;none&#034; data-mejsoptions='{&#034;iconSprite&#034;: &#034;plugins-dist/medias/lib/mejs/mejs-controls.svg&#034;,&#034;alwaysShowControls&#034;: true,&#034;loop&#034;:false,&#034;audioWidth&#034;:&#034;100%&#034;}' controls=&#034;controls&#034; &gt;&lt;/audio&gt; &lt;/div&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Mayemmi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;div class=&#034;base64javascript174727447169e5e8338bc0b4.79402859&#034; title=&#034;PHNjcmlwdD4gdmFyIG1lanNwYXRoPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudC1hbmQtcGxheWVyLm1pbi5qcz8xNzY3MzExOTUzJyxtZWpzY3NzPSdwbHVnaW5zLWRpc3QvbWVkaWFzL2xpYi9tZWpzL21lZGlhZWxlbWVudHBsYXllci5taW4uY3NzPzE3NjczMTE5NTMnOwp2YXIgbWVqc2xvYWRlcjsKKGZ1bmN0aW9uKCl7dmFyIGE9bWVqc2xvYWRlcjsidW5kZWZpbmVkIj09dHlwZW9mIGEmJihtZWpzbG9hZGVyPWE9e2dzOm51bGwscGx1Zzp7fSxjc3M6e30saW5pdDpudWxsLGM6MCxjc3Nsb2FkOm51bGx9KTthLmluaXR8fChhLmNzc2xvYWQ9ZnVuY3Rpb24oYyl7aWYoInVuZGVmaW5lZCI9PXR5cGVvZiBhLmNzc1tjXSl7YS5jc3NbY109ITA7dmFyIGI9ZG9jdW1lbnQuY3JlYXRlRWxlbWVudCgibGluayIpO2IuaHJlZj1jO2IucmVsPSJzdHlsZXNoZWV0IjtiLnR5cGU9InRleHQvY3NzIjtkb2N1bWVudC5nZXRFbGVtZW50c0J5VGFnTmFtZSgiaGVhZCIpWzBdLmFwcGVuZENoaWxkKGIpfX0sYS5pbml0PWZ1bmN0aW9uKCl7ITA9PT1hLmdzJiZmdW5jdGlvbihjKXtqUXVlcnkoImF1ZGlvLm1lanMsdmlkZW8ubWVqcyIpLm5vdCgiLmRvbmUsLm1lanNfX3BsYXllciIpLmVhY2goZnVuY3Rpb24oKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGU9ITAsaDtmb3IoaCBpbiBkLmNzcylhLmNzc2xvYWQoZC5jc3NbaF0pO2Zvcih2YXIgZiBpbiBkLnBsdWdpbnMpInVuZGVmaW5lZCI9PQp0eXBlb2YgYS5wbHVnW2ZdPyhlPSExLGEucGx1Z1tmXT0hMSxqUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KGQucGx1Z2luc1tmXSxmdW5jdGlvbigpe2EucGx1Z1tmXT0hMDtiKCl9KSk6MD09YS5wbHVnW2ZdJiYoZT0hMSk7ZSYmalF1ZXJ5KCIjIitjKS5tZWRpYWVsZW1lbnRwbGF5ZXIoalF1ZXJ5LmV4dGVuZChkLm9wdGlvbnMse3N1Y2Nlc3M6ZnVuY3Rpb24oYSxjKXtmdW5jdGlvbiBiKCl7dmFyIGI9alF1ZXJ5KGEpLmNsb3Nlc3QoIi5tZWpzX19pbm5lciIpO2EucGF1c2VkPyhiLmFkZENsYXNzKCJwYXVzaW5nIiksc2V0VGltZW91dChmdW5jdGlvbigpe2IuZmlsdGVyKCIucGF1c2luZyIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwbGF5aW5nIikucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNpbmciKS5hZGRDbGFzcygicGF1c2VkIil9LDEwMCkpOmIucmVtb3ZlQ2xhc3MoInBhdXNlZCIpLnJlbW92ZUNsYXNzKCJwYXVzaW5nIikuYWRkQ2xhc3MoInBsYXlpbmciKX1iKCk7YS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5IixiLCExKTsKYS5hZGRFdmVudExpc3RlbmVyKCJwbGF5aW5nIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlIixiLCExKTthLmFkZEV2ZW50TGlzdGVuZXIoInBhdXNlZCIsYiwhMSk7Zy5hdHRyKCJhdXRvcGxheSIpJiZhLnBsYXkoKX19KSl9dmFyIGc9alF1ZXJ5KHRoaXMpLmFkZENsYXNzKCJkb25lIiksYzsoYz1nLmF0dHIoImlkIikpfHwoYz0ibWVqcy0iK2cuYXR0cigiZGF0YS1pZCIpKyItIithLmMrKyxnLmF0dHIoImlkIixjKSk7dmFyIGQ9e29wdGlvbnM6e30scGx1Z2luczp7fSxjc3M6W119LGUsaDtmb3IoZSBpbiBkKWlmKGg9Zy5hdHRyKCJkYXRhLW1lanMiK2UpKWRbZV09alF1ZXJ5LnBhcnNlSlNPTihoKTtiKCl9KX0oalF1ZXJ5KX0pO2EuZ3N8fCgidW5kZWZpbmVkIiE9PXR5cGVvZiBtZWpzY3NzJiZhLmNzc2xvYWQobWVqc2NzcyksYS5ncz1qUXVlcnkuZ2V0U2NyaXB0KG1lanNwYXRoLGZ1bmN0aW9uKCl7YS5ncz0hMDthLmluaXQoKTtqUXVlcnkoYS5pbml0KTtvbkFqYXhMb2FkKGEuaW5pdCl9KSl9KSgpOzwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Amirouche Azizi, la voix kabyle du M&#233;tro parisien...</title>
		<link>http://tamazgha.fr/Amirouche-Azizi-la-voix-kabyle-du-Metro-parisien,1527.html</link>
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		<dc:date>2005-12-29T00:23:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Souvent, le voyageur qui passe par la station Nation du m&#233;tro parisien entend de loin une voix grave accompagn&#233;e d'agr&#233;ables m&#233;lodies. Le tout rappelant Loun&#232;s Matoub... Oui, il s'agit de chansons de Matoub Loun&#232;s. L'oreille amazighe, notamment kabyle, ne peut rester indiff&#233;rente. Nombreux sont celles et ceux qui prolongent leur &#034;stationnement&#034; &#224; Nation pour appr&#233;cier le spectacle que le jeune Amirouche donne tr&#232;s souvent dans cette station. &lt;br class='autobr' /&gt; Amirouche Azizi est un jeune kabyle &#226;g&#233; de 29 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://tamazgha.fr/-Portraits-.html" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L112xH150/arton1527-5f4d4.jpg?1774390018' class='spip_logo spip_logo_right' width='112' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Souvent, le voyageur qui passe par la station &lt;i&gt;Nation&lt;/i&gt; du m&#233;tro parisien entend de loin une voix grave accompagn&#233;e d'agr&#233;ables m&#233;lodies. Le tout rappelant Loun&#232;s Matoub... Oui, il s'agit de chansons de Matoub Loun&#232;s. L'oreille amazighe, notamment kabyle, ne peut rester indiff&#233;rente. Nombreux sont celles et ceux qui prolongent leur &#034;stationnement&#034; &#224; &lt;i&gt;Nation&lt;/i&gt; pour appr&#233;cier le spectacle que le jeune Amirouche donne tr&#232;s souvent dans cette station.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1089 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L100xH187/Amirouche5-e22f2.jpg?1774390018' width='100' height='187' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Amirouche Azizi est un jeune kabyle &#226;g&#233; de 29 ans et qui fait partie des artistes qui animent la vie culturelle et artistique du M&#233;tro parisien. Pour pouvoir chanter dans le M&#233;tro, Amirouche a du passer un entretien suivi d'un test par les services concern&#233;s du M&#233;tro qui lui ont attribu&#233; une accr&#233;ditation l'autorisant &#224; se produire en toute l&#233;galit&#233;. Et cela fait cinq ans que Amirouche chante dans le M&#233;tro parisien.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
D&#232;s son arriv&#233;e en France en 2001, Amirouche opte pour la chanson dans le M&#233;tro. Le choix de cet espace comme lieu d'exercice de son &#034;m&#233;tier&#034; est dict&#233; par sa recherche d'endroits calmes, nous dit Amirouche qui reconna&#238;t &#233;galement que le M&#233;tro lui permet de faire des rencontres int&#233;ressantes qui enrichissent sa culture et son savoir. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Beaucoup de Kabyles sont contents de le trouver chanter dans le M&#233;tro. Ils l'expriment tr&#232;s souvent en s'arr&#234;tant appr&#233;cier le chant du jeune artiste, en causant avec lui lors de ses moments de pause et en mettant des pi&#232;ces dans la boite d&#233;di&#233;e &#224; cela. Il y a aussi des personnes d'origines diff&#233;rentes qui appr&#233;cient beaucoup cette musique m&#234;me s'ils ne comprennent pas le kabyle, affirme Amirouche.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1088 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L450xH403/Amirouche1-d99b3.jpg?1774390018' width='450' height='403' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Amirouche chante Loun&#232;s Matoub mais chante aussi des chansons d'autres chanteurs kabyles comme El Hasnaoui, Loun&#232;s Kheloui, Ch&#233;rif Hamani et d'autres encore. Mais pour ce jeune qui a quitt&#233; son village natal, Taguemmount n Lejdid, en janvier 2001, quelques mois avant les &#233;v&#233;nements du Printemps noir de Kabylie, le choix s'est port&#233; sur la chanson de Loun&#232;s Matoub car, pour lui, Loun&#232;s symbolise beaucoup de choses pour l'ensemble des Kabyles. &#034;Loun&#232;s Matoub est un chanteur engag&#233; ; il chante les aspirations des Kabyles, celles de nos montagnes ! Oui nous cherchons nos droits, notre libert&#233;, la reconnaissance de notre langue. Nous voulons &#234;tre comme tous les autres peuples qui disposent de leurs propres langue et culture. Loun&#232;s Matoub a donn&#233; sa vie pour nous. Nous aussi, nous l'aimons beaucoup et nous aimons chanter ses chansons : c'est une fa&#231;on de faire en sorte qu'il soit toujours vivant, qu'il soit toujours &#224; nos c&#244;t&#233;s. Et nous souhaitons que nous, Kabyles, continuerons dans ce chemin que Loun&#232;s nous a trac&#233;. Nous sommes fiers de ce qu'il a fait et de ce qu'il nous a laiss&#233;. Et c'est normal !&#034; disait Amirouche qui garde l'espoir &#034;que notre pays sorte de la situation dont il est.&#034;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Amirouche se d&#233;place dans le M&#233;tro, il chante &#224; &lt;i&gt;Place d'Italie&lt;/i&gt;, &#224; &lt;i&gt;R&#233;publique&lt;/i&gt;,... mais sa station pr&#233;f&#233;r&#233;e est &lt;i&gt;Nation&lt;/i&gt; : il y est tr&#232;s souvent notamment les week-ends. &lt;br&gt;
Si vous &#234;tes de passage &#224; &lt;i&gt;Nation&lt;/i&gt; par le M&#233;tro ou le RER, n'h&#233;sitez pas &#224; aller soutenir Amirouche &#224; qui nous souhaitons beaucoup de succ&#232;s !&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;Masin&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Salem Zenia</title>
		<link>http://tamazgha.fr/Salem-Zenia,1395.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://tamazgha.fr/Salem-Zenia,1395.html</guid>
		<dc:date>2005-07-27T00:10:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Po&#232;te et romancier de langue berb&#232;re, Salem Zenia est n&#233; le 26 septembre 1962 &#224; Fr&#233;ha (Tizi-Ouzou). La famille Zenia, en kabyle &lt;i&gt;Iwezni&#949;en&lt;/i&gt;, est originaire du village d'Izarazen (Iflissen). Elle s'est install&#233;e dans la plaine de Fr&#233;ha &#224; la fin du XIXe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s des &#233;tudes &#233;l&#233;mentaires dans son village natal, Zenia poursuit des &#233;tudes secondaires au lyc&#233;e de gar&#231;ons d'Azazga ; il les ach&#232;ve en juin 1980, sans avoir pu obtenir le baccalaur&#233;at. En avril 1980, Zenia participe aux diverses manifestations du &#171; Printemps berb&#232;re &#187; au sein du comit&#233; de lyc&#233;ens de sa r&#233;gion.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://tamazgha.fr/-Portraits-.html" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L109xH150/arton1395-ca5f1.jpg?1774390018' class='spip_logo spip_logo_right' width='109' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;38. ZENIA Salem&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_920 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L200xH275/Zenia1-9b9e5.jpg?1774390018' width='200' height='275' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Po&#232;te et romancier de langue berb&#232;re, Salem Zenia est n&#233; le 26 septembre 1962 &#224; Fr&#233;ha (Tizi-Ouzou). La famille Zenia, en kabyle &lt;i&gt;Iwezni&#949;en&lt;/i&gt;, est originaire du village d'Izarazen (Iflissen). Elle s'est install&#233;e dans la plaine de Fr&#233;ha &#224; la fin du XIXe si&#232;cle.&lt;br&gt;
Apr&#232;s des &#233;tudes &#233;l&#233;mentaires dans son village natal, Zenia poursuit des &#233;tudes secondaires au lyc&#233;e de gar&#231;ons d'Azazga ; il les ach&#232;ve en juin 1980, sans avoir pu obtenir le baccalaur&#233;at. En avril 1980, Zenia participe aux diverses manifestations du &#171; Printemps berb&#232;re &#187; au sein du comit&#233; de lyc&#233;ens de sa r&#233;gion.&lt;br&gt;
Il poursuit des &#233;tudes de journalisme &#224; distance aupr&#232;s de l'Ecole Universalis (Li&#232;ge, Belgique), dont il obtient le dipl&#244;me de journaliste-reporter &#224; la fin de l'ann&#233;e 1981. Il est incorpor&#233; dans l'arm&#233;e de 1984 &#224; la fin de l'ann&#233;e 1986.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Militant de la cause berb&#232;re, il a suivi tous les d&#233;veloppements qu'a connus la revendication berb&#232;re. Mais Zenia est plus int&#233;ress&#233; par l'action culturelle ; ainsi, lors du deuxi&#232;me s&#233;minaire du MCB&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mouvement culturel berb&#232;re&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (juillet 1989), il fut l'un des principaux r&#233;dacteurs du Rapport de la 3e commission, &#171; Culture et d&#233;veloppement artistique &#187;. Zenia quitte les rangs des commissions du MCB en 1994, &#224; la suite des frictions politiques avec l'autre tendance du MCB (Coordination nationale).&lt;br&gt;
De 1990 &#224; 1995, Zenia a travaill&#233; comme journaliste &#224; l'hebdomadaire r&#233;gional &lt;i&gt;Le pays/Tamurt&lt;/i&gt;. Il s'occupera essentiellement des pages en tamazight. C'est lui qui s&#233;lectionne et corrige la majorit&#233; des articles publi&#233;s dans ces pages.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
En 1998, il fonde sa propre revue, &lt;i&gt;Iz'uran&lt;/i&gt;, orient&#233;e essentiellement vers la promotion de la litt&#233;rature berb&#232;re.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Son &#339;uvre litt&#233;raire&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Outre quelques articles de presse (reportages, interviews...) parus dans &lt;i&gt;Le pays&lt;/i&gt; mais aussi dans d'autres p&#233;riodiques &#233;ph&#233;m&#232;res comme &lt;i&gt;L'objectif d&#233;mocratique&lt;/i&gt;, Zenia a publi&#233; deux po&#232;mes dans la revue &lt;i&gt;Awal&lt;/i&gt;. Son premier ouvrage est un recueil de po&#232;mes &lt;i&gt;Les r&#234;ves de Yidir&lt;/i&gt; [= &lt;i&gt;Tirga n Yidir&lt;/i&gt;] publi&#233; en 1993 &#224; Paris chez l'Harmattan. Les 110 pi&#232;ces de ce recueil sont suivies chacune d'une traduction fran&#231;aise.&lt;br&gt;
Deux ans apr&#232;s, Zenia publie son premier roman &lt;i&gt;Tafrara&lt;/i&gt; [L'aube] chez le m&#234;me &#233;diteur. &lt;br&gt;
&lt;i&gt;Tafrara&lt;/i&gt; est le sixi&#232;me roman enti&#232;rement &#233;crit en berb&#232;re, apr&#232;s ceux de Aliche, Mezdad, Sadi et U-Hemza. Il s'agit d'une description de la soci&#233;t&#233; kabyle des ann&#233;es 80. Le personnage principal, Yidir, n'est pas seulement pris dans les mailles d'une passion amoureuse mais aussi dans une crise sociale et surtout une crise identitaire. S'il s'interroge sur la fa&#231;on de survivre en tant qu'Amazigh au sein de l'Etat-nation qu'est l'Alg&#233;rie, il s'interroge aussi sur les moyens de r&#233;sister &#224; l'islamisme politique. Zenia reconna&#238;t que certains faits v&#233;cus par Yidir sont autobiographiques. Comme il reconna&#238;t l'influence indirecte de Mammeri, F&#233;raoun et Yacine, celle des &#233;crivains fran&#231;ais du XIXe ou d'&#233;crivains am&#233;ricains tels que Faulkner... Il affirme vouloir d&#233;crire la Kabylie, pas celle de Mammeri ou de F&#233;raoun, mais celle des ann&#233;es 80, la sienne, celle qu'il vit tous les jours.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Zenia refuse d'&#233;crire fiction et po&#233;sie dans une autre langue que le berb&#232;re, il estime que sa contribution &#224; la promotion de celle-ci est justement son utilisation en litt&#233;rature.&lt;br&gt;
Sur le plan lexical, contrairement &#224; la plupart des autres romanciers kabyles publi&#233;s jusqu'&#224; pr&#233;sent, Zenia recourt au lexique des autres dialectes berb&#232;res. Il estime que cette d&#233;marche int&#233;gratrice de la vari&#233;t&#233; lexicale peut favoriser &#224; long terme l'&#233;mergence d'une langue &#233;crite commune.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Deux &#339;uvres de Salem Zenia para&#238;tront bient&#244;t chez le m&#234;me &#233;diteur (L'Harmattan). Le premier est un recueil de po&#233;sie &lt;i&gt;Tifsiwin&lt;/i&gt; [= Les printemps]. On y remarquera l'&#233;volution de la structure po&#233;tique vers la po&#233;sie libre et une &#233;volution de la th&#233;matique : la jeunesse, la revendication identitaire... Ce recueil sera suivi d'un roman &lt;i&gt;I&#947;il d wefru&lt;/i&gt; o&#249; il aborde la soci&#233;t&#233; kabyle des ann&#233;es 90, caract&#233;ris&#233;e par une question identitaire non r&#233;solue et l'irruption brutale de l'islamisme, sur fond de crise &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#338;uvres de S. Zenia&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cet article est paru en 2001. Depuis, les deux ouvrages signal&#233;s en projet (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Les r&#234;ves de Yidir&lt;/i&gt;, Paris, L'Harmattan, 1993. Recueil de po&#232;mes berb&#232;res avec traduction fran&#231;aise. Pr&#233;face de Tassadit Yacine.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Tafrara&lt;/i&gt;, Paris, L'Harmattan, 1995, roman.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mi sli&#947; ccarwe&#947;, po&#232;me, &lt;i&gt;Awal&lt;/i&gt;, n&#176; sp&#233;cial M. Mammeri, 1990.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;S. Chemakh.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
[&lt;b&gt;Sources&lt;/b&gt; : En dehors des informations qui &#233;taient d&#233;j&#224; en notre possession, Salem Zenia nous a re&#231;u et a r&#233;pondu &#224; nos questions le 29 janvier 1999 &#224; Tizi-Ouzou.]&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Texte publi&#233; avec l'aimable autorisation des &#233;ditions Edisud ainsi que de Salem Chaker.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Texte extrait de &#034;Hommes et Femmes de Kabylie&#034;, Tome 1, sous la direction de Salem Chaker, Edisud, Aix-en-Provence, 2001.&lt;br&gt;
L'ouvrage sus-cit&#233; comporte 38 notices relatives &#224; 34 personnages : &lt;a href=&#034;http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=480&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;voir la pr&#233;sentation et le sommaire du volume.&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
Voir &#233;galement le site du &lt;a href=&#034;http://www.inalco.fr/pub/enseignements/langues/afrique/berbere/kabylie.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CRB&lt;/a&gt; ainsi que celui des &#233;ditions &lt;a href=&#034;http://www.edisud.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;EDISUD&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mouvement culturel berb&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cet article est paru en 2001. Depuis, les deux ouvrages signal&#233;s en projet sont parus. Il faudra donc rajouter &#224; la liste des &#339;uvres de Salem Zenia les ouvrages suivants :&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;I&#947;il d wefru&lt;/i&gt;, L'Harmattan,Paris, 2003.- Roman.&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Tifeswin&lt;/i&gt; (Printemps), L'Harmattan, Paris, 2004. - Recueil de po&#232;mes berb&#232;res avec traduction fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Peio Serbielle : Basque et citoyen du monde</title>
		<link>http://tamazgha.fr/Peio-Serbielle-Basque-et-citoyen.html</link>
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		<dc:date>2005-06-16T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Notre R&#233;daction, &#224; l'image de Tamazgha, est tr&#232;s sensible aux combats des peuples qui aspirent &#224; leur libert&#233; et leur ind&#233;pendance. Elle est &#233;galement sensible aux cultures de ces peuples. En effet, il nous est tr&#232;s facile de les comprendre vu que, quelque part, nous subissons tous les m&#234;mes injustices et nous menons tous le m&#234;me combat. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette fois-ci, la R&#233;daction de Kilkzanfu a eu un coup de c&#339;ur pour le Pays Basque et &#224; ses chants si bien d&#233;clam&#233;s par Peio Serbielle... &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque pays, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://tamazgha.fr/-Portraits-.html" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L120xH83/arton489-c91b4.jpg?1774390018' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Notre R&#233;daction, &#224; l'image de Tamazgha, est tr&#232;s sensible aux combats des peuples qui aspirent &#224; leur libert&#233; et leur ind&#233;pendance. Elle est &#233;galement sensible aux cultures de ces peuples. En effet, il nous est tr&#232;s facile de les comprendre vu que, quelque part, nous subissons tous les m&#234;mes injustices et nous menons tous le m&#234;me combat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;Cette fois-ci, la R&#233;daction de Kilkzanfu a eu un coup de c&#339;ur pour le Pays Basque et &#224; ses chants si bien d&#233;clam&#233;s par Peio Serbielle...&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque pays, chaque culture a des ambassadeurs dans diff&#233;rents domaines, non des ambassadeurs qui voyagent avec les valises diplomatiques et qui repr&#233;sentent et d&#233;fendent les int&#233;r&#234;ts des Etats qui les engagent mais plut&#244;t des porteurs de valeurs d'amour, d'amiti&#233; et de d&#233;couverte mutuelle entre les peuples et les diff&#233;rentes cultures qui font la richesse de l'Humanit&#233;.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_342 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L160xH204/peio1-d59d5.jpg?1774390018' width='160' height='204' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Peio Serbielle
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Peio Serbielle, lui, est l'ambassadeur du Pays Basque et de la culture basque. Une culture qui a subit et qui continue &#224; subir l'&#233;touffement d'Etats-nations qui veulent tout sacrifier au nom de l'unicit&#233; !&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nom de Peio Serbielle se conjugue avec le nom de Pays Baqsue, comme le nom d'Imuvrini se conjugue avec la Corse, Alain Stevell avec la Bretagne,...&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile d'aimer les autres si l'on ne s'aime pas soi-m&#234;me ! Comment aimer et appr&#233;cier les pays des autres si l'on n'a pas d'amour pour son propre pays ?&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, les peuples qui m&#232;nent un combat pour leur libert&#233; et pour la lib&#233;ration de leurs pays sont des exemples.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Peio Serbielle en est un. Ce Basque, jaloux et amoureux de son pays, sa langue et sa culture, a toujours &#233;t&#233; &#224; la rencontre et la d&#233;couverte de l'autre. Ainsi pour pr&#233;senter son dernier album (&#034;Euskadi Kanta Lur&#034; -&#034;Pays Basque, Terre de Chant&#034;-, Sony, 1997), Peio Serbielle &#233;crit &#034;J'ai voulu cet album comme le voyage de quelqu'un qui partant de chez lui, l'odeur de sa terre en bandouli&#232;re, traverse d'autres quartiers, son voisinage, d'autres banlieues, d'autres pays, d'autres peuples, et chaque fois, s'enrichit de toutes les rencontres qu'il a faites&#034;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; 18 ans que Peio se met &#224; apprendre le basque : il ne supportait pas le fait de ne pas parler sa langue dans son pays. Il avait l'impression d'&#234;tre unijambiste !!&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#226;ge de 18 ans, Peio ma&#238;trise d&#233;j&#224; le piano, la guitare et l'&#233;criture. En 1987, il fait son entr&#233;e dans la chanson et il arr&#234;te son choix : ne se produire qu'en basque.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il produit son premier disque &#224; Bayonne en 1990. Deux ann&#233;es apr&#232;s, son deuxi&#232;me album (&#034;Ene Soek&#034; -&#034;Mes Regards&#034;) sort chez Universal qui produit &#233;galement le troisi&#232;me en 1994 (&#034;Zuk Egin Gaua&#034; - &#034;Invente la nuit&#034;). En 1997, autour de musiques traditionnelles revisit&#233;es, il revient avec un album chez Sony (&#034;Euskadi Kanta Lur&#034;, -&#034;Pays Basque, terre de Chant&#034;-). Aujourd'hui, Peio Serbielle fait partie de personnalit&#233;s qui font la grande famille de la &#034;World Music&#034;.
&lt;br&gt;
Si son dernier album remonte &#224; 1997, ce n'est pas pour autant que Peio est rest&#233; inactif. Il n'a pas arr&#234;t&#233; de voyager et de participer &#224; divers &#233;v&#232;nements &#224; travers la plan&#232;te.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement il travaille sur plusieurs projets. Il est sur l'&#233;criture d'un nouvel album avec des rencontres entre diff&#233;rents acteurs du Pays Basque. Ce projet s'inscrit dans la m&#234;me direction artistqiue que &#034;l'H&#233;ritage des Celtes&#034; de Dan Ar Braz. Plusieurs concerts dans diff&#233;rents lieux et espaces destin&#233;s &#224; diff&#233;rents publics auront lieu. Sont pr&#233;vus &#233;galement un feuilleton radiophonique et un film.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, Peio travaille sur la pr&#233;paration d'un travail discographique avec diff&#233;rents artistes d'Am&#233;rique du Sud. Cette cr&#233;ation artistique sera suivie par une s&#233;rie de concerts au V&#233;nezuela.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il participe en tant qu'auteur-compositeur-interpr&#232;rte &#224; l'&#233;criture d'un album &#224; para&#238;tre courant de l'ann&#233;e 2004 avec le Ch&#339;ur basque AIZKOA et Aquitaine autour de contes et l&#233;gendes du Pays Basque.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de son projet de troisi&#232;me album, plusieurs r&#233;sidences d'artistes seront organis&#233;es autour de lui. Parmi ces derni&#232;res, l'intervention de Peio avec une chanteuse kabyle, Hayet AYAD, en milieu scolaire avec des ch&#339;urs locaux. Ce travail, avec la chanteuse kabyle, sera pr&#233;sent&#233; en juin-juillet 2004 au cours de plusieurs concerts en Gironde. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Courant du mois de novembre 2003, Peio s'est produit 4 fois en concert au Pays Basuqe. Tout au long de l'ann&#233;e 2004, d'autres rendez-vous attendent la voix basque en Pays Basque, en France, en Allemagne, Espagne, Italie, Bulgarie, etc.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Tunaruz&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_343 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L483xH365/serbielle3-ef677.gif?1774390018' width='483' height='365' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.peioserbielle.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Peio Serbielle a un site internet&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Concerts de Peio&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_418 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L300xH269/Peio-Serbieille-concerts-e47a2.jpg?1774390018' width='300' height='269' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Muhand Saidi : L'art est libert&#233; et n'agit que dans la libert&#233; ...</title>
		<link>http://tamazgha.fr/Muhand-Saidi-L-art-est-liberte-et-n-agit-que-dans-la-liberte,1298.html</link>
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		<dc:date>2005-04-15T11:37:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A 41 ans, Muhand Sa&#239;di, artiste-peintre, sculpteur, calligraphe et caricaturiste, cr&#233;e comme il respire. Homme libre, il a fait de son art un moyen de lutte pour l'amazighit&#233; et contre l'arabo-islamisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;J'habite dans mon atelier&#034;, nous lance Muhand comme pour s'excuser du d&#233;sordre, son &#233;ternel sourire d'enfant timide aux l&#232;vres. Il nous installe dans sa cuisine, faute de place dans le salon jonch&#233; de livres, de revues, de tableaux de peinture, de calligraphies et de toiles encore (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://tamazgha.fr/-Portraits-.html" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L118xH150/arton1298-0c644.jpg?1774390018' class='spip_logo spip_logo_right' width='118' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A 41 ans, Muhand Sa&#239;di, artiste-peintre, sculpteur, calligraphe et caricaturiste, cr&#233;e comme il respire. Homme libre, il a fait de son art un moyen de lutte pour l'amazighit&#233; et contre l'arabo-islamisme. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&#034;J'habite dans mon atelier&#034;, nous lance Muhand comme pour s'excuser du d&#233;sordre, son &#233;ternel sourire d'enfant timide aux l&#232;vres. Il nous installe dans sa cuisine, faute de place dans le salon jonch&#233; de livres, de revues, de tableaux de peinture, de calligraphies et de toiles encore inachev&#233;es. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Des portraits de Loun&#232;s Matoub et des objets d'art ornent les murs de sa minuscule maison &#224; Imtghren. C'est ici que cet enseignant de l'&#233;ducation plastique au coll&#232;ge passe des nuits enti&#232;res &#224; dessiner, &#224; crayonner, &#224; peindre, &#224; &#233;crire et &#224; d&#233;cortiquer les secrets d'un alphabet venu des fonds des &#226;ges : le Tifinagh.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Apr&#232;s des ann&#233;es de pers&#233;v&#233;rance, de voyages et de recherches, cet infatigable enfant d'A&#239;t Tidjit a r&#233;ussi &#224; faire de l'alphabet amazigh un outil extraordinaire d'expression des espoirs et des d&#233;ceptions de tout un peuple.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_825 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L220xH333/02Alphabet_Tifinagh-c-2da44.jpg?1774390018' width='220' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Regard &#233;vasif, Muhand &#233;voque ses d&#233;buts. &#034;Ma passion pour le dessin a commenc&#233; alors que j'&#233;tais encore tout petit. Face au refus de ma famille, j'ai exerc&#233; &#034;clandestinement&#034; avec la complicit&#233; de mes amis de classe. Ils me cachaient les dessins en contrepartie de crayons de couleur que je leur offrais&#034;. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Et Tifinagh ? &#034;Mon vrai engagement a commenc&#233; au lyc&#233;e en 1987 avec le premier contact effectif et affectif avec la graphie amazighe&#034;. Mais, note Muhand, &#034;ce n'est que plus tard que j'ai pens&#233; &#224; politiser mon art pour qu'il soit au service de la cause du peuple berb&#232;re. Mon engagement m'a pouss&#233; &#224; d&#233;velopper plusieurs autres techniques d'expression, notamment la caricature pour &#233;voquer les probl&#232;mes politiques dont souffrent ma langue, ma culture et mon peuple sur leur propre terre, Tamazgha&#034;. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;b&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bouleversement.&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Depuis d&#233;j&#224; des ann&#233;es, Muhand n'a de cesse de d&#233;velopper une expression multiforme et polyvalente. Il tente avec succ&#232;s de mettre en synergie des expressions et des techniques diverses.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Fort de son attachement visc&#233;ral aux valeurs ancestrales et &#224; la cause de son peuple, il a r&#233;ussi &#224; construire un style unique qui lui est propre et &#224; se distinguer dans les milieux artistiques amazighs. Sa distinction, son audace et ses id&#233;es d&#233;rangent et choquent parfois son entourage. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_829 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L450xH309/07_Le_sang_qu_a_verse_Matoub_n_a_pas_coule_pour_rien-b-8889f.jpg?1774390018' width='450' height='309' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
En juin 1998, le jour m&#234;me de l'assassinat de Loun&#232;s Matoub, il peint avec son sang m&#233;lang&#233; avec de la peinture un tableau &#224; la m&#233;moire du po&#232;te au sang trahi (voir tableau &#034;le sang de Loun&#232;s...&#034;). Muhand avait utilis&#233; son corps comme mat&#233;riau pour la cr&#233;ation de l'une des plus singuli&#232;res de ses &#339;uvres. La suite n'est que lutte acharn&#233;e contre la falsification de l'Histoire, l'arabisation forc&#233;e, le mensonge, la l&#226;chet&#233; et la servitude des Berb&#232;res de service. Sa caricature tr&#232;s controvers&#233;e &lt;a href='http://tamazgha.fr/Imazighen-s-adressent-a-l-Ircam,759.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#034;Imazighen r&#233;pondent &#224; l'IRCAM&#034;&lt;/a&gt; parue sur Tamazgha.fr suscite toujours la pol&#233;mique. Ses nombreux d&#233;tracteurs, choqu&#233;s, lui reprochent sa &#034;cruaut&#233;&#034;. D'autres lui t&#233;moignent son courage extraordinaire.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &#034;Sans choc, nous confie l'artiste, il ne peut y avoir d'art. Il faut que l'&#339;uvre soit capable de d&#233;router le spectateur et de bouleverser sa fa&#231;on de penser et de concevoir le monde. Le choc &#233;veille&#034;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;b&gt;L'art, une mani&#232;re d'&#234;tre&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_828 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH222/05_pouvoir_assassin_b-3f8f5.jpg?1774390018' width='150' height='222' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'art, explique-t-il, est un dialogue avant tout. Il est libert&#233; et n'agit que dans la libert&#233;&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour lui, &#034;Libert&#233; veut dire surtout prise de conscience. En prenant conscience de son r&#244;le en tant qu'artiste cr&#233;ateur, ce dernier met en valeur l'art, la culture et la civilisation ancienne et contemporaine de son peuple. Cette mise en valeur englobe essentiellement la recherche, l'&#233;tude et l'analyse etc.&#034;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Artiste subversif ? &#034;Non ! L'art est une n&#233;cessit&#233; publique, un bien commun n&#233;cessaire &#224; l'&#234;tre humain qui doit &#234;tre int&#233;gr&#233; dans les cursus scolaires afin de permettre aux enfants de s'&#233;panouir et de s'exprimer en toute libert&#233;&#034;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &#034;Loin de la subversion, l'art, poursuit-il, est une mani&#232;re d'&#234;tre et d'&#234;tre libre. Etre artiste, c'est &#234;tre le t&#233;moin de sa propre vie, de son temps et de son appartenance socio-culturelle&#034;. &lt;br&gt; &#034;L'acte cr&#233;ateur est pour moi un &#233;v&#233;nement, un acte conscient et une qu&#234;te permanente des racines&#034;, dit-il.&lt;br&gt; &#034;Je ne cr&#233;e pas dans la souffrance mais dans le questionnement. L'art c'est l'harmonie et le rythme de ma vie. Il est li&#233; &#224; moi&#034;.&lt;br&gt;
&lt;br&gt; Jaloux de sa libert&#233;, Muhand est cat&#233;gorique : &#034;J'aime bien rester ind&#233;pendant du pouvoir et des circuits officiels qui abrutissent l'artiste. L'artiste cr&#233;ateur engag&#233;, surtout amazigh, est condamn&#233; &#224; &#234;tre en lien permanent et direct avec la soci&#233;t&#233;, &#224; cr&#233;er, &#224; changer et &#224; approfondir perp&#233;tuellement ses recherches&#034;. L'officialisation de l'art l'assassine.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;A. Yafelman.&lt;/b&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;center&gt;&lt;b&gt;Quelques &#339;uvres de Muhand Sa&#239;di&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Tudert n Imazi&#947;en tuli s idammen&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;
&lt;div class='spip_document_824 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L220xH374/01A_tudert_n_imazighen_tuli_s_idamen-c-2296b.jpg?1774390018' width='220' height='374' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Traces&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;
&lt;div class='spip_document_827 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L200xH267/04_traces-b-7ff1c.jpg?1774390018' width='200' height='267' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Traces&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;
&lt;div class='spip_document_826 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH154/03_Liberte_Tilelli-b-4d1c9.jpg?1774390018' width='150' height='154' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;MZ&#915; dder d amazi&#947;&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;
&lt;div class='spip_document_830 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L200xH240/10_Mzgh_Dder_d_Amazigh-c-cf556.jpg?1774390018' width='200' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Alphabet Tifinagh&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;
&lt;div class='spip_document_831 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L200xH270/Alphabet_Tifinagh-b-088f2.jpg?1774390018' width='200' height='270' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>GELDASENT : La voix du silence</title>
		<link>http://tamazgha.fr/GELDASENT-La-voix-du-silence,113.html</link>
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		<dc:date>2003-05-03T12:25:21Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;C'est &#224; travers la peinture que cette jeune femme berb&#232;re a choisi d'exprimer sa r&#233;volte... &lt;br class='autobr' /&gt; Comme toutes les femmes qui ont marqu&#233; l'histoire de l'art amazighe, Malika HOUZIG, alias Geldasent, a d&#233;cid&#233;, elle aussi, de rompre avec la fatalit&#233;, et ce, en choisissant de se frayer une voie, toute en couleurs. Cette femme, sourde et muette, a choisi la peinture pour s'exprimer, protester, se r&#233;volter, dire non &#224; l'ali&#233;nation, et &#224; son statut de femme mineure, qu'un syst&#232;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://tamazgha.fr/-Portraits-.html" rel="directory"&gt;Portraits&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L80xH79/arton113-b6de4.gif?1774390018' class='spip_logo spip_logo_right' width='80' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est &#224; travers la peinture que cette jeune femme berb&#232;re a choisi d'exprimer sa r&#233;volte...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme toutes les femmes qui ont marqu&#233; l'histoire de l'art amazighe, Malika HOUZIG, alias Geldasent, a d&#233;cid&#233;, elle aussi, de rompre avec la fatalit&#233;, et ce, en choisissant de se frayer une voie, toute en couleurs. Cette femme, sourde et muette, a choisi la peinture pour s'exprimer, protester, se r&#233;volter, dire non &#224; l'ali&#233;nation, et &#224; son statut de femme mineure, qu'un syst&#232;me socio-politico-religieux, ne connaissant qu'une couleur, noire en l'occurrence, lui impose.&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_101 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L293xH334/tableau-geldasent-6c680.gif?1774390018' width='293' height='334' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Artiste autodidacte, Geldasent dit fort, par sa peinture, ce que toutes les femmes amazighes pensent et ressentent tout bas. Elle peint le dur quotidien de celles-ci ; elle puise ses couleurs de leurs souffrances, de leurs douleurs et de leurs souvenirs. Geldasent, qui, en tamazight signifie &#034;Leur reine&#034;, est la d&#233;termination d'une femme &#224; vivre debout.&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peinture de Geldasent est celle de toutes les femmes amazighes. Elle se r&#233;volte, se m&#234;le aux larmes &#233;touff&#233;es, &#224; la rage enfouie dans les c&#339;urs de milliers de femmes amazighes, priv&#233;es de leur histoire. La peinture de Geldasent donne naissance &#224; de belles toiles o&#249; le non-dit prend le dessus.&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Geldasent s'exprime par les techniques simples. Utilise les r&#233;f&#233;rentiels l&#233;gu&#233;s par les anc&#234;tres, Tifinagh, et a d&#233;velopp&#233; sa propre mani&#232;re de peindre, au fur et &#224; mesure de sa d&#233;couverte des autres artistes, y compris les grands ma&#238;tres. La peinture de Geldasent retrace la richesse du pays profond, et peut &#234;tre le d&#233;sarroi, la rage et la r&#233;volte. Elle va tout droit vers le non-dit, et &#224; travers son pinceau, les anc&#234;tres redoublent de v&#233;racit&#233;&#034;, lit-on dans un texte retra&#231;ant le parcours de l'artiste distribu&#233; &#224; la marge de l'exposition des &#339;uvres de Malika du 15 mars au 14 avril 2003 au &lt;i&gt;Center for cross cultural learning&lt;/i&gt; (CCCL) &#224; Rabat.&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#339;uvres de Geldasent ont &#233;t&#233; expos&#233;es en 1997 &#224; la Chambre de commerce et d'industrie d'Agadir, en 1998 au Mus&#233;e municipal d'Agadir, puis &#224; la Facult&#233; des lettres et des sciences humaines d'Agadir et &#224; Tafrawt dans le sud marocain.&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Lhoussain Azergui&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Journaliste, Tamazgha occidentale.&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/br&gt;&lt;/br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_106 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;28&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L293xH224/geldasent2-939e1.gif?1774390018' width='293' height='224' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Malika HOUZIG, &#034;Geldasent&#034;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/br&gt;
&lt;div class='spip_document_107 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L293xH220/image-geldasen_copie-5781a.gif?1774390018' width='293' height='220' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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