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Une constitution marocaine qui sanctifie un système !
Entretien avec Abdellah Bounfour.
jeudi 18 août 2011
par Masin
Avec une nouvelle constitution, le roi du Maroc a fait parler de lui dans les milieux amazighs depuis le 1er juillet. Et pour cause l’introduction de la langue amazighe comme langue officielle. N’est-ce pas la revendication principale des différents mouvements amazighs à travers l’Afrique du Nord ?
Ceci dit, est-ce pour autant que l’on pourra dire que la question amazighe est résolue à Tamazgha occidentale ? Les langues et cultures amazighes verront-t-elles des jours meilleurs sous les cieux de la monarchie alaouite ? L’avenir très proche nous le dira certainement.

Afin de mieux comprendre cette initiative royale "en faveur" de Tamazight, nous avons sollicité Abdellah Bounfour qui a bien voulu répondre à nos questions.

Abdellah Bounfour est Professeur des universités en littérature berbère à L’Inalco (Paris). Depuis janvier 2010, il succède à Salem Chaker à la direction du LACNAD et du Centre de recherche berbère (CRB). Si ses ouvrages sur la littérature berbère [1] restent des références, Abdellah Bounfour est également connu pour ses analyses pointues et pertinentes sur la question amazighe.

Entretien

Tamazgha.fr : Le premier juillet 2011, la monarchie marocaine s’est dotée d’une nouvelle Constitution. Que pensez-vous globalement de cette Constitution ? Apporte-t-elle d’importants changements ?

Abdellah Bounfour : Permettez-moi d’abord une remarque préalable à propos non seulement de cette constitution, mais de tout texte juridique en contexte maghrébin, voire dans les pays dits en développement : constitution et textes de loi valent ce que la société, particulièrement la frange qui gouverne, leur donne comme valeur.

Il ne vous a pas échappé que beaucoup de lois et de constitutions ont été malmenées dans ces pays. C’est un euphémisme. N’a-t-on pas vu surgir des républiques héréditaires grâce à des ‘réformes’ constitutionnelles ? des lois bafouées dès lors que les intérêts des puissants sont en jeu ? etc.
Ne soyons pas des naïfs textuels. Et sans mettre tout le monde dans le même sac, certains pays démocratiques en Europe n’honorent pas leurs valeurs démocratiques dans certains cas. N’a-t-on pas vu certains pays nous gratifier de votes de lois qui arrangent les hommes au pouvoir. On peut épiloguer longtemps sur ce thème. Contentons-nous de cataloguer ce genre de pratiques comme le règne des corps (plus ou moins puissants) et des discours (plus ou moins audibles).

Mais venons-en au Maroc. Il n’échappe pas à cette loi. Mais demandons-nous ce qui a changé. Par rapport à quoi au fait ?
Si c’est par rapport à la constitution précédente, le roi lui-même a énuméré les nouveaux articles qui n’existaient pas dans la précédente constitution. Il en a énuméré dix dont la constitutionnalisation de la langue berbère comme langue officielle sous condition, les prérogatives du premier ministre sous condition, les droits de l’homme sous condition, etc. Certes, on peut affirmer qu’il y a du changement dans le texte de la constitution ou, pour reprendre le lexique théologique, il y a du changement dans sa lettre. Qu’en est-il de l’esprit ?

Pour un observateur un peu avisé, la constitution ne fait que reprendre, ‘constitutionnaliser’, ce qui existe dans la pratique politique depuis une décennie au moins. Il faut rappeler qu’il existe bien des élections, que le premier ministre est issu du parti qui a le plus d’élus, que les droits de l’homme sont encadrés par un conseil dédié ; il en est de même des Marocains à l’étranger ; la langue berbère a un encadrement prestigieux puisqu’elle dépend directement du roi, etc.

Je définirai, donc, cette constitution comme une constitutionnalisation d’un système et d’une pratique politiques réellement existants. Plus exactement, ce système et cette pratique sont sanctifiés par cette constitution.

Sur un plan international cela donne une visibilité à des droits, particulièrement les droits humains souvent malmenés dans la pratique.


Le nouveau texte constitutionnel accorde, dans son article 5, le statut de langue officielle à tamazight ? Quelle est votre appréciation de cette initiative ?

Si l’on admet ce que je viens de dire, à savoir que l’amazighe - comme on dit au Maroc – a un encadrement politique et juridique exceptionnels depuis la création de l’IRCAM puisqu’il dépend directement de la maison royale, que va-t-il gagner de plus en dépendant d’une institution administrative normale ? Car c’est de cela qu’il s’agit : il s’agit de préparer l’amazighe à devenir une langue officielle. Je suis prêt à parier que cela va compliquer la mise en œuvre de cette ‘officialisation’.

Je ne suis pas en train de dire que le statut actuel de l’amazighe est le meilleur. Je crois avoir été seul à conseiller à ceux qui ont eu l’amabilité de me consulter sur la création de l’IRCAM de penser plutôt à un institut universitaire pour la promotion de l’amazighe et de ne pas le concevoir comme les autres instituts, mais de disposer d’une structure administrative légère, d’un conseil scientifique restreint qui définirait la politique scientifique de l’institut et de faire des appels d’offre nationaux et internationaux pour la réalisation de ce programme. C’eut été plus efficace et on aurait échappé à la fonctionnarisation actuelle de la recherche scientifique.

Maintenant, je voudrais apporter un éclairage historique sur le mot ‘officiel’ dans les diverses constitutions marocaines.

Il semblerait que lors d’une discussion durant un mois de ramadan, le roi Hassan II, alors prince héritier, aurait tranché le débat entre ceux qui voulaient faire de la langue arabe une langue ‘nationale’ et ceux qui réclamaient un statut identique au berbère en leur disant que le Maroc a besoin, d’abord, de fonder un Etat moderne et que ces questions de langue seront tranchées plus tard. Lorsqu’il promulgua la première constitution, l’arabe y était défini comme ‘langue officielle’ et non pas langue nationale, dénomination qui apparaît comme un compromis. Sur ce point les constitutions marocaines n’ont pas varié. On voit là que le terme ‘officiel’ est un compromis.

De quel compromis la constitutionnalisation actuelle du berbère est-elle le nom ? Plusieurs interprétations sont possibles. La plus plausible est la suivante : la constitution rend justice à l’amazighe ; à la politique gouvernementale, avec toutes ses méandres, d’en initier la pratique. La langue amazighe devient clairement un enjeu politique, c’est-à-dire un thème du débat politique inhibé jusqu’alors.


L’article 5 de la Constitution prévoit la création d’un « Conseil national des langues et de la culture marocaine, chargé notamment de la protection et du développement des langues arabe et amazighe et des diverses expressions culturelles marocaines, qui constituent un patrimoine authentique et une source d’inspiration contemporaine ». Quel est l’intérêt d’une telle institution pour une langue considérée comme langue officielle, et que deviendra l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM) ?

C’est une bonne question. Lorsqu’on m’avait demandé mon avis sur la création de l’IRCAM, j’avais émis l’idée qu’il n’était pas rationnel de le faire dépendre du roi directement car cela signifierait que le politique orienterait le scientifique et que le politique serait gêné par le scientifique. Un article publié au Maroc atteste cette position.
J’ai même insisté sur le fait que cet institut risquerait de prendre des positions scientifiques ou autres, c’est sa mission normalement, qui mettraient en difficulté sa tutelle. Ce qui n’a pas manqué de se produire puisqu’il y eut, vous vous en souvenez, des démissions fracassantes du Conseil d’administration.
Que montre tout ceci ? Qu’on a considéré la gestion de l’amazighe comme une gestion d’abord politique et administrative. Sur ce point la position marocaine est semblable à la position algérienne. Or, me semble-t-il, le contexte historique du kabyle – c’est de cela qu’il s’agit en réalité en Algérie – n’est pas identique au contexte de l’une ou l’autre des variétés berbères marocaines.
En second lieu, l’introduction d’associations militantes dans le Conseil d’administration d’un institut à vocation scientifique est un contre-sens pur et simple. Je ne suis pas en train de dénigrer ces associations. Bien au contraire : elles ont fait un travail de militance important. C’est leur vocation. Elles n’ont pas vocation à définir la programmation, les méthodes et les résultats de la recherche scientifique. Qu’il y ait une instance consultative, pourquoi pas ?
On peut maintenant répondre à votre question. Logiquement l’IRCAM va disparaître ou se fondre, ce qui est la même chose, dans le nouveau conseil des langues.

A quoi servira ce conseil ? Comme toujours au Maroc, le nouveau conseil cristallise un compromis : la disparition de l’IRCAM rend caduque la création de l’Académie de langue arabe tellement revendiquée et, probablement, l’Institut d’arabisation. Le conseil abritera les deux langues. Espérons qu’il ne répètera pas les fragilités de ses prédécesseurs. Quoiqu’il en soit on scrutera avec attention la loi et les décrets d’application de ce conseil ainsi que, voire surtout la qualité du personnel qui y officiera.


Lorsque dans cette même Constitution il est mis l’accent sur « l’appartenance à la Oumma arabo-islamique », peut-on croire en la sincérité de la monarchie quant à la réhabilitation de l’amazighité comme composante de l’identité nationale ?

Votre question risque d’être prise comme partiale. J’ai appris de la psychanalyse une chose très banale quand on y pense : Lacan avait intitulé un de ses séminaires « Les non-dupes errent », titre qui est devenu un concept dit « les Nom-du-Père », c’est-à-dire l’instance de la loi. Passons, mais retenons le premier titre et non le concept. En fait, ce qu’enseigne ce titre c’est l’idée selon laquelle il faut prendre la pratique des gens et la confronter à leurs mots : faire crédit à leurs mots et les confronter à leur pratique. Faire la dupe, dit Lacan.
Vous me direz que nous savons d’expérience que les dirigeants ne feront pas ce qu’ils disent (je viens de réaliser que je dis la même chose que ce que reproche le Coran aux poètes : yaqûlûna mâ la yafεalûn). Soit ! Que faire ?
Je crois qu’il est vain de nier la dimension arabo-islamique de l’identité maghrébine, y compris chez les Berbères, car mes recherches historiques sur l’élite berbère depuis qu’elle s’est assimilée l’islam n’a pas varié depuis le 10ème siècle. Je ne parle pas du peuple, mais de l’élite qui a été à la tête de ce peuple.

Qu’en est-il aujourd’hui ? A ce que l’on appelle le MCB de montrer s’il est à la hauteur du défi. Est-il capable de déconstruire politiquement, philosophiquement, théologiquement les résidus de cette Oumma islamique ? C’est sa tâche historique. En termes heideggerriens on aurait dit que c’est sa tâche historiale.
Quand vous parlez de ‘sincérité de la monarchie’, c’est un langage psychologique. Un roi fait de la politique et non de la psychologie. La question est, donc, de quelle politique ‘oumma arabo-islamique’ est-elle le nom ? La réponse est claire : l’amazighe est tolérable tant qu’il reconnaît la suprématie de l’islam – les Berbères le font – et de l’arabité, ce qui est plus problématique. C’est peut-être par là qu’il faut commencer.


Pensez-vous que l’inscription de l’islam comme religion de l’Etat, avec toutes ses conséquences notamment sur les libertés individuelles, est compatible avec l’« aspiration » de la monarchie marocaine à être un Etat moderne ?

Soyons clairs : (a) l’Etat national né de la décolonisation est, au moins, réformiste quand il n’est pas modernisateur ; (b) la religion n’est pas un discours qui est hors humanité ; il la concerne y compris dans l’Etat moderne (la reine d’Angleterre n’est-elle pas chef (imame) de l’Eglise anglicane ?). Le problème est, donc, ailleurs.

Le problème est global : il engage l’éducation, la culture, le droit, etc.
Vous ne pouvez pas vous imaginer ce que la culture magique a encore comme pouvoir d’attraction dans les pays arabo-musulmans. Je parle de culture magique contre laquelle un islam rationaliste s’est élevé surtout dans le nationalisme. On m’a rapporté qu’un médecin spécialiste des os a installé en face de son cabinet un charlatan pour lui sous traiter les cas qu’il ne sait pas traiter. On se met ainsi à valoriser la médecine traditionnelle qui a pour effet de dévaloriser la médecine scientifique. Au lieu d’investir dans la recherche, on se réfugie dans l’ignorance et la magie.
Je le dis sans fioriture : comme le christianisme s’est converti à la modernité et à la démocratie, il n’y a aucune raison que l’islam ne fasse pas de même à condition que les peuples musulmans désirent vivre en démocratie. Ce qui n’est pas vraiment vérifié sur le terrain pour l’écrasante majorité des gens.

Si ces peuples le souhaitent, on peut même mobiliser toute une tradition théologique musulmane pour ce faire. Encore une fois, on se fourvoie en posant le problème Religion-Etat de droit à la manière de l’anticléricalisme révolutionnaire français.
Le problème est celui de l’élite qui est loin d’avoir intégré la rationalité scientifique - laquelle a quand même plus de trois siècles d’existence - tout en étant ignorante des potentialités rationnelles de sa culture. L’élite n’a pas de projet pour son peuple ; elle est elle-même encore de culture magico-religieuse.

Voici un exemple : il semblerait que lors des consultations royales pour la nouvelle constitution, aucun leader politique n’aurait osé proposer une réduction des pouvoirs du roi. Pourquoi ? Je ne crois pas que la peur suffise à expliquer ce comportement. J’ai tendance à croire que l’élite a intégré la servitude au lieu des valeurs de liberté, d’audace, d’imagination, les qualia modernes. Pourtant ce ne sont ni les compétences ni les intelligences qui manquent dans cette élite. Il manque à ces dernières l’audace de se positionner comme sujet d’une politique d’émancipation et non comme sujet obscur et fourbe de la servitude.


En Afrique du Nord, la question amazighe peut-elle être réduite à un problème linguistique ?

Personnellement, je ne l’ai jamais réduite à cela. Mais il y a tout un courant au Maroc qui pense ainsi. Il y en a d’autres qui pensent en termes de minorité. Ce qui n’est pas non plus très excitant.
Le problème est historique et politique. Dans mon dernier livre, il y a un chapitre que j’ai consacré à ce que j’ai appelé le berbère de savoir. J’y aborde les prémices d’une archéologie de l’élite berbère qui a tenté crânement d’être arabo-musulmane sans y réussir d’ailleurs. Elle a toujours échoué dans ses revendications, mais elle a réussi sur deux points : elle a enraciné l’islam en Afrique du Nord, fut-il encore teinté de magie, et elle a islamisé les structures politiques berbères. Cela est devenu irréversible depuis le triomphe almoravide.

C’est pour toutes ces raisons que la question berbère ne peut se réduire à une question de langue. C’est un problème politique profond et complexe. La question est, donc, celle-ci : avons-nous une élite capable d’affronter cette profondeur et cette complexité dans un langage et une action contemporains et émancipateurs ? J’en doute, mais je serai ravi d’être démenti. Le plus tôt serait le mieux.


La reconnaissance de tamazight comme langue officielle par la monarchie marocaine peut-elle faire avancer la situation de la langue amazighe en France ?

A ma connaissance le berbère n’est pas un problème en France et, par conséquent, je ne vois pas où va s’exercer l’influence.
En revanche, il y a deux segments où cela peut bouger. Le premier est celui de la diaspora : se saisira-t-elle de cette opportunité pour réclamer l’enseignement de sa langue ? A qui ? Comment ? Je vous avoue que je suis un peu pessimiste, mais il ne faut pas baisser les bras.
Le second est politique et concerne les rapports d’Etats. N’oubliez pas que le berbère (kabyle) est langue de France en vertu, entre autres, du fait qu’il n’est pas langue officielle dans aucun pays. Qui nous dit que les Etats maghrébins ne seront pas tentés de demander à la France de rayer le berbère de la liste des langues de France ? La vigilance est de mise et il ne faut jamais oublier que le berbère se conjugue en variétés.

Propos recueillis par
Masin Ferkal

Consulter le blog d’Abdellah Bounfour

Notes

[1- Poésie populaire berbère. Textes recueillis par A. Roux, transcrits, traduits et annotés par A. Bounfour, Editions du CNRS, Aix-Paris, 1990.
- Le noeud de la langue. Langue, littérature et société au Maghreb, Edisud, Aix-en-Provence, 1994.
- Langue et littérature berbères. Chronique des études XII (1992-1993), (En collaboration avec S. Chaker), Inalco/Centre de Recherche Berbère, Paris, 1994.
- Langues et littératures berbères. Chroniques des études XIII (1994-1995), (En collaboration avec S. Chaker), l’Harmattan/Inalco (Centre de Recherche Berbère), Paris, 1996.
- Introduction à la littérature berbère : 1. La poésie, Peeters, Louvain/Paris, 1999.
- Introduction à la littérature berbère : 2. Le récit hagiologique, Peeters, Louvain/Paris, 2005.

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4 Messages

  • ⴰⵣⵓⵍ

    Ilaq anissin aɛraben di yal tamsalt mači d awal kkan
    imi grenaɣ di temsaɛraq yal t-a s nuba-s.

    ⴰⵛⴻⵏⴳⵓ ⵉⵣⵉⴽⴻⵔ, ⵙⴻⴳ ⵣⵉⴽ ⵏⵙⴻⵏ ⴰⴷ ⵉⵙⴻⵇⴷⴻⵛ ⵜⵉⵎⵙⴰⴰⵔⴰⵇ.
    ⵜⴰⵎⵓⵙⵏⵉ ⵏⵙⴻⵏ ⵡⵉⵏⵜⵜⵉⴷ ⵖⴰⵔ ⵊⴻⵃⴰ , ⵏⴻⵖ ⵉⴱⴻⵏ ⵔⵓⵛⴷ : ’’ ⵍⴷⵉ ⵜⴰⵡⵓⵔⵜ ⴰⴽⴻⵏ ⴰⵙⵜⵏⴻⴷⵍⴻⴹ , ⵏⴷⴻⵍ ⵜⴰⵡⵓⵔⵜ ⴰⴽⴻⵏ ⴰⵙ ⵜⴻⵍⴷⴷⵉⴹ ’’

    l’envahisseur arabe, la ruse religieuse est une nature en lui.

    il a prit beaucoup chez les Grecs, les perses et bien d’autres.
    dans les traductions d’Iben Roched confirme l’une de ces parabole : " faire de l’ouverture pour la fermeture, ou la fermeture pour l’ouverture ".

    Èí ÇáÚÑÈíÉ
    " Þá ÅÈä ÑæÔÏ " ÃÚãá ÇáÝÊæÍÇÊ áí ÇáãÛáæÞÇÊ æ ÇáãÛáæÞÇÊ áí ÇáÝÊæÍÇÊ

    tanmirt

  • Une constitution marocaine qui sanctifie un système ! 19 août 2011 11:13, par Saga des Gémeaux

    L’interview est excellent tant dans sa qualité que dans son fond. Néanmoins il ne faut pas perdre de vue que le roitelet de Rabat qui opprime Tamazgha occidental essaiera de faire en sorte que les langues berbères ne puissent avoir aucune reconnaissance sur le plan de la pratique. Donc il ne faut accorder aucune confiance envers ce misérable roitelet qui ne fait que poursuivre la politique colonialiste de ses ancêtres.

    Saga des Gémeaux

  • Une constitution marocaine qui sanctifie un système ! 20 août 2011 11:48, par La Mécréante !

    il n’y a rien d’humain à attendre d’un système mahométan !

    le roi-des-croyants-de-ché-pas-quoi peut jacter dans le micro jusqu’à la fin des temps, rien n’y changera.

    leur truc immuable c’est ça :

    "bismillah-religion de l’État-patati et patata et toute les conneries qui vont avec !

    Quand tous les mazighs du monde comprendront que ce qui les enchaînent à l’araberie qu’ils vomissent est gravé dans le marbre du chamelier qu’ils imitent comme des cons, la face de la terre changera !

    en attendant : bonne crevaison de faim et de soif jusqu’à fin août...

  • ..., A ma connaissance le berbère n’est pas un problème en France et, ...
    Mr BOUNFOUR,
    Si tel est le cas :
    - pourquoi l’Institut du Monde Berbère a accouché d’une maisonnette à Drancy ;
    - les ondes hertziennes et la bande FM soient si étriqués quand il s’agit du berbère ;
    - il n’y a pas de plages possibles sur le satellitaire et la TNT pour le berbère ;
    - j’en passe et des mauvaises, ...

    Et même l’institut où vous enseignez (INALCO) a réservé une place honorable au berbère dans un indigent boui-boui de Paris 19e.

    Je trouve que vos propos sont un peu légers voire intellectuellement malhonnêtes sur ce point.
    Ne me dites surtout pas : "Soyez heureux d’avoir eu tout cela de la part de Mme FrancArabia" .