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"Avril 80" : un ouvrage essentiel pour comprendre le Printemps Berbère
mercredi 15 septembre 2010
par Masin, Yidir

À la mi-avril 2010, à l’occasion du 30e anniversaire du "Printemps berbère", est paru aux éditions Koukou (Alger) un livre intitulé Avril 80 – Insurgés et officiels du pouvoir racontent le "Printemps berbère". Coordonné par le célèbre journaliste Arezki Aït-Larbi [1], cet ouvrage est composé de 13 témoignages d’acteurs des évènements, répartis de la manière suivante :

- cinq témoignages de militants figurant parmi les leaders du mouvement à Tizi-Ouzou (Mohand Waâmar Ousalem pour le corps enseignant du Centre universitaire de Tizi-Ouzou, Aziz Tari pour les étudiants, Saïd Khelil et Mouloud Lounaouci pour le corps hospitalier et Ferhat Mehenni pour la société civile) ;

- cinq témoignages d’acteurs impliqués dans la défense de la culture berbère et l’opposition au régime au sein du milieu universitaire à Alger (Salem Chaker, Ihsen El Kadi, Méziane Ourad, Arezki Aït-Larbi) et dans l’émigration en France (Hacène Hirèche) ;

- trois témoignages d’anciens hauts fonctionnaires qui jouèrent à l’époque un rôle déterminant dans la "gestion de la crise" de 1980 par le pouvoir algérien (le wali de Tizi-Ouzou Hamid Sidi-Saïd, le ministre de l’Enseignement supérieur Abdelhak Bérehri et le chef de la police El Hadi Khediri).

La principale qualité de l’ouvrage réside dans cette grande variété de témoignages. Au-delà de la richesse de chaque texte (chacun fourmille de détails et d’anecdotes oubliées ou inédites), on peut dégager de l’ensemble plusieurs lignes de forces. Tout d’abord le grand nombre de contributions permet au lecteur de se faire une idée aussi complète que possible de ce que fut le Printemps Berbère d’avril 1980. Ensuite, et de façon inédite, deux personnalités du mouvement berbériste sont publiquement mises en cause par d’autres acteurs de l’époque. Enfin, l’ouvrage permet pour la première fois de comprendre la manière dont le pouvoir a perçu les évènements et à chercher à y répondre (diffamation, pseudo-négociation, répression sans intervention militaire, torture, répartition des rôles entre police et sécurité militaire...).

2Chronologie des évènements2
Tout d’abord, il se dégage une chronologie des évènements qui semble faire l’unanimité parmi l’ensemble des contributeurs. Si beaucoup insistent sur le climat tendu des années précédant les évènements (frustration de plus en plus grande de beaucoup de Kabyles face à la marginalisation de la langue amazighe, activisme de mouvements clandestins opposants du FLN parti unique, tiraillements au sein du pouvoir depuis la mort du colonel Boumediene, grèves étudiantes…) tous s’accordent à dire que le facteur déclencheur de la protestation fut l’interdiction de la conférence que devait donner Mouloud Mammeri le 10 mars 1980 au Centre universitaire de Tizi-Ouzou. Si le témoignage de Salem Chaker, qui accompagnait Mouloud Mammeri à Tizi-Ouzou ce jour-là [2], est précieux pour reconstituer l’évènement (interpellation de l’écrivain dans sa voiture, conduite forcée à la wilaya de Tizi-Ouzou où il se voit notifier l’interdiction, rencontre avec les étudiants organisateurs de la conférence pour leur faire part de la nouvelle), la source de l’interdiction est aujourd’hui encore mal identifiée. Si l’on en croit le wali Sidi-Saïd ainsi qu’un témoignage postérieur du commissaire Naït Abdelaziz [3], c’est le mouhafedh du FLN de Tizi-Ouzou, M. Bourezem, qui prit la décision d’interdire la conférence et le fit savoir au wali ainsi qu’aux services de sécurité locaux. Si cela est exact, il s’agit d’une anecdote particulièrement révélatrice sur la nature totalitaire du régime algérien de l’époque : l’État et ses représentants étaient aux ordres du parti unique [4].

À la suite de cette interdiction, une manifestation rassemblant plusieurs centaines de membres de la communauté universitaire défile à Tizi-Ouzou le 11 mars. Le CUTO (Centre universitaire de Tizi-Ouzou) se met en grève, suivi par plusieurs lycées. L’occupation de l’université par les étudiants sera suivie de celle de l’hôpital et de plusieurs unités économiques (Sonelec, Sonitex, Onalait). Le 20 mars, Kamel Belkacem publie dans le très officiel quotidien El Moudjahid un éditorial diffamant Mouloud Mammeri. Ce texte est considéré comme une provocation par les animateurs du mouvement et les incite à se radicaliser. Les protestataires demandent une prise en compte par l’État des « langues populaires » et particulièrement de la langue et culture amazighe. Plusieurs demandent également l’établissement des libertés démocratiques en Algérie. Le 26 mars, une nouvelle manifestation non réprimée a lieu à Tizi-Ouzou tandis qu’une amorce de manifestation est réprimée à Alger. Le 5 avril les leaders étudiants du mouvement rencontrent Abdelmalek Benhabylès, secrétaire général de la Présidence. La rencontre est décevante. Le 7 avril une manifestation est organisée à Alger, elle est sévèrement réprimée. Le 14 avril, A. Bérerhi, ministre de l’Enseignement supérieur s’adresse en personne à l’assemblée générale des étudiants de Tizi-Ouzou pour les inciter à mettre fin à l’occupation, sans succès. Le 16 avril une grève générale est massivement suivie dans toute la Kabylie.

À partir de cette date, des ultimatums arrivent par divers canaux (ministère de l’Enseignement, wilaya, syndicat officiel UGTA) fixant la reprise des cours et la fin des occupations de bâtiments publics au 19 avril. Les protestataires ne cèdent pas. Le 19 avril, une réunion à huis clos présidée par le Premier ministre M.B. Abdelghani décide de mettre fin par la force au mouvement. Le 20 avril au matin les forces de sécurité (policiers, CNS) investissent les bâtiments occupés, particulièrement le CUTO, et interpellent les leaders de la protestation. En réaction à la brutalité de l’intervention policière, la ville de Tizi-Ouzou est secouée pendant les trois jours suivants par des émeutes d’une violence inédite : une très grande partie de la population de Kabylie est dans la rue et s’en prend aux symboles de l’État. Alger connaît également des manifestations étudiantes. Si des centaines de manifestants arrêtés sont rapidement libérés, 24 détenus considérés comme des leaders du mouvement (dont plusieurs contributeurs de l’ouvrage) sont rassemblés à la prison de Berrouaghia et déférés devant la Cour de sûreté de l’État. Ils risquent des peines très lourdes mais sont libérés le 26 juin 1980.

2Des éléments inédits ou méconnus2
En plus d’établir une chronologie à peu près exhaustive des évènements, l’ouvrage Avril 80 éclaire d’un jour nouveau certains points :

-  Tout d’abord, l’aspect peut-être le moins connu par le grand public sur lequel Avril 80 lève le voile est la grande disparité qui existait entre les différents animateurs du mouvement. La plupart sont des militants habitués depuis des années aux luttes clandestines. Ils appartiennent dans leur majorité au FFS d’Hocine Aït-Ahmed (entre autres Hend et Saïd Sadi, Ferhat Mehenni, Saïd Khellil, Arezki Aït-Larbi, Mohand Waâmar Ousalem) mais également au FUAA de Rachid Ali-Yahia (Arezki Abboute, Mouh-Achour Belghezli), au PRS de Mohamed Boudiaf (ses militants se retirant du mouvement juste avant le 20 avril) ou aux groupuscules trotskistes du type GCR ou ORT (Mustapha Bacha, Salah Boukrif, Djamel Zénati, Ihsen El Kadi). D’autres, bien que catalogués à l’extrême-gauche, n’intègrent aucune structure politique et font de la lutte pour tamazight leur priorité absolue (Aziz Tari, Gérard Lamari). Il ne faut cependant pas exagérer la puissance de ces partis politiques clandestins qui tiennent à l’époque davantage de groupuscules que d’organisations de masse. Le FFS par exemple, qui joue un rôle primordial dans la mouvance berbériste de l’époque se compose en 1980 d’« une vingtaine d’éléments au maximum » dans toute l’Algérie [5]. Les témoignages rassemblés dans l’ouvrage évoquent le souci de la concertation entre ces différents groupes qui parviennent à se mettre d’accord sur la primauté à accorder à la question amazighe parmi les différentes revendications. Mais ils restent en conflit quant aux autres revendications, certains considérant les demandes relatives à l’ouverture du champ politique ou à la liberté d’expression comme une « déviation bourgeoise » [6]. Dans le climat de peur et de répression régnant alors en Algérie, il n’est pas étonnant qu’au fil du mouvement l’ambiance entre ses différents leaders soit devenue tendue, chaque parti ou groupe craignant que les autres tirent les bénéfices de la mobilisation à leur unique profit. M.W. Ousalem va jusqu’à parler d’ « atmosphère de tension et de suspicion » régnant entre les membres des comités dirigeant l’action, voire de « désaccords » entre eux allant parfois jusqu’à empêcher toute prise de décision [7]. Aziz Tari évoque lui aussi « ces coups dans le dos, ces opérations, ces calculs qui pourrissent l’atmosphère » [8].

-  Ensuite, l’ouvrage Avril 80 recèle deux mises en cause de figures importantes du mouvement berbériste kabyle. A notre connaissance, c’est la première fois que ces « affaires » sont énoncées publiquement.

- Hend Sadi est la première personne mise en cause, par Aziz Tari, aux pages 54 et 55 du livre. Aziz Tari est un des principaux leaders étudiants « indépendants » de tout parti politique. Il explique que le 19 avril (veille de l’intervention des forces de l’ordre), lors de la réunion quotidienne du comité qui dirige le mouvement, l’absence de Hend Sadi est constatée. Or Hend Sadi est une figure importante de la protestation qu’il contribue à porter en tant que « chef » du FFS au CUTO. Même ses camarades du FFS ne savent pas où il se trouve. Aziz Tari pense alors qu’il a été arrêté. Mais il apprend par la suite que le 20 avril, jour de l’intervention policière et de l’arrestation de toutes les figures du mouvement, Hend Sadi a « pris l’avion pour Paris ». Cette défection est d’autant plus surprenante que lorsqu’une autre figure du mouvement, Ferhat Mehenni, tente de quitter l’Algérie le 16 avril, il est arrêté à l’aéroport d’Alger, ce qui n’est pas le cas de Hend Sadi.

- Hacène Ziani [9] est lui aussi mis en cause de façon radicale par le témoignage de Méziane Ourad, à la page 170 de l’ouvrage. Ce dernier attire l’attention du lecteur sur le fait que Hacène Ziani est « ami et parent du flic le plus notoire et le plus officiel en charge du mouvement, Rafik ». Surtout, il relate que Hacène Ziani est venu le trouver à Alger le 23 mai et lui demanda sur un ton amical de « suivre Rafik » pour un simple « contrôle d’identité ». En fait de contrôle d’identité, M. Ourad fut interrogé et torturé des jours durant par Rafik dans les locaux du Commissariat central d’Alger avant de moisir en prison pendant 5 mois.

- Il est étonnant que ces accusations, toutes deux très graves et visant des figures connues du mouvement amazigh kabyle n’aient pas déjà donné lieu à des mises aux points publiques ou même à de simples démentis de la part des personnes mises en cause. Il serait bon qu’elles le fassent, non seulement pour elles-mêmes mais pour participer à éclairer les zones d’ombres du mouvement berbère.

- Une autre information inédite apportée par Avril 80 est la manière dont le pouvoir a perçu la crise et y a répondu. Avant même le début des évènements, la Kabylie était vue comme une région à problèmes. Le Directeur général de la sûreté nationale (chef de la police) El Hadi Khediri indique même qu’il s’était opposé quelques années plus tôt à la création d’un Centre universitaire à Tizi-Ouzou, préférant voir la jeune élite kabyle interagir avec « la jeunesse issue de toutes les régions du pays » et même prendre part à des « mariages entre garçons et filles d’origines diverses » (sic !), tandis que permettre aux étudiants kabyles d’étudier entre eux participerait de la « singularisation » de la région [10]. Même si le wali, le ministre de l’Enseignement supérieur et le DGSN affirment tous le regretter aujourd’hui, la conférence de Mouloud Mammeri à Tizi-Ouzou était vue comme une menace pour la sécurité de l’État. M. Mammeri faisait d’ailleurs l’objet d’une « surveillance permanente »de la police [11].

- L’intervention policière du 20 avril intervient de manière précipitée. Après une période de flottement et même de relatif dialogue (réception des leaders étudiants à la Présidence, intervention du ministre Bérehri sur le campus de Tizi-Ouzou occupé), le passage à la répression est décidé le 19 avril 1980, lors d’une réunion à huis-clos se tenant au siège du FLN à Alger (là encore la nature totalitaire du régime parti-État se manifeste : des décisions relatives à la sécurité nationale sont prises dans les locaux d’un parti politique). Cette réunion rassemble le Premier ministre, les ministres de l’Education, du Travail et de l’Enseignement supérieur, le coordinateur du FLN, le secrétaire général de l’UGTA, le wali de Tizi-Ouzou et les chefs des trois services de sécurité intérieure : police, gendarmerie et SM (sécurité militaire). A la fin de la réunion tous les participants sont invités à sortir à l’exception du Premier ministre et des chefs des services de sécurité. C’est à ce moment que le recours à la force est décidé, à la demande du Premier ministre qui souhaite « faire rentrer la Kabylie dans les rangs » [12]. On peut noter que le responsable de la SM qui participe à cette réunion se nomme Yazid Zerhouni, lequel jouera une nouvelle fois un rôle important dans la répression de la Kabylie en tant que ministre de l’Intérieur durant le printemps 2001. A la différence qu’en 1980 on n’eut à déplorer aucun mort.

- Le pouvoir semble avoir été surpris par l’ampleur de la révolte qui secoue la Kabylie à partir de l’intervention policière du 20 avril. Paradoxalement les scènes d’émeutes des « trois glorieuses » de Tizi-Ouzou sont le mieux décrites par le wali Sidi-Saïd. En effet les autres contributeurs animateurs du mouvement étaient à cette date en prison ou dans la clandestinité ! Le wali semble désemparé par la situation, notamment lorsque la foule parvient à déborder les CNS et les gendarmes et à s’attaquer directement au siège local du FLN et à la wilaya. M. Sidi-Saïd témoigne que le 23 avril « des cocktails Molotov atteignaient le garage central de la Wilaya, à quatre étages au dessous de mon bureau » [13]. A cet instant, le Premier ministre lui propose une intervention militaire puisque « tout ce que comptait le pays comme unités d’intervention de la police et de la gendarmerie était [déjà] à Tizi-Ouzou » [14]. Le wali décline cette proposition. Le calme est progressivement rétabli avec les moyens existants à partir du 23 avril en barrant les routes, empêchant de ce fait les manifestants venus des bourgs et villages environnants de rejoindre Tizi-Ouzou.

- Un élément évoqué par tous les militants emprisonnés et même par le DGSN est la torture. Il est évident que toutes les personnes arrêtées par la police et qui ont transité par les commissariats d’Alger et de Tizi-Ouzou ou par le centre d’interrogatoire de la SM à Bouzaréah ont subi au minimum coups et humiliations et pour certains des tortures plus graves. Il est intéressant de noter que M. Naït Abdelaziz, commissaire de Tizi-Ouzou est décrit par Aziz Tari comme un tortionnaire brutal et vulgaire [15] tandis que le DGSN Khediri en parle comme d’« un homme de qualité » [16]. On observera que si tous les contributeurs signalent ces scènes d’humiliation, peu s’y attardent, probablement par incapacité à relate le détail des sévices subis. Seul Ferhat Mehenni décrit en détail une séance de torture très élaborée dont il est victime [17]. En plus de ce témoignage on peut également se reporter au livre-témoignage récent d’Arezki Abboute, lui aussi détenu du Printemps berbère, qui relate tous les sévices corporels et psychiques que les services de sécurité algériens lui ont fait subir durant son incarcération [18].

- Enfin, l’ouvrage révèle certains aspects de l’organisation interne de l’appareil répressif algérien. Alors que la DGSN (police) se charge des arrestations de masse, de la répression des manifestations publiques et des interrogatoires des personnes fraîchement interpellées, la Sécurité Militaire concentre son action sur les leaders du mouvement déjà identifiés et surtout sur ceux ayant des liens avec des partis politiques d’opposition structurés. Alors que la police fait régner l’ordre, la SM se livre à un patient travail de recueil et de recoupement d’informations sur les organisations susceptibles de déstabiliser le régime. Ce partage des tâches est résumé par un officier de la SM qui accueille Arezki Aït-Larbi, lequel sort de plusieurs jours d’interrogatoires avec la police portant sur son activisme estudiantin : « A la police tu les as menés en bateau. Les manifs, les meetings, la culture berbère, la fac centrale, tout ça on s’en fout. Ce qui m’intéresse c’est le FFS » [19]. Il est évident que le mouvement est infiltré dès le départ par la police et la SM : le 20 avril les policiers savent dans quel pavillon de la cité universitaire se trouve Aziz Tari [20], lors d’un interrogatoire collectif dans les locaux de Bouzaréah, un officier de la SM participe à une reconstitution avec des détenus FFS « comme s’il y était » [21]

L’ouvrage Avril 80 – Insurgés et officiels du pouvoir racontent le « Printemps berbère » apparaît sans conteste comme le plus complet et le plus riche d’informations à avoir été publié sur le sujet. Chaque témoignage est l’occasion de découvrir des éléments inédits ou de redécouvrir des instants méconnus. Des soirées étudiantes de la cité universitaire de Ben Aknoun aux cages des sous-sols du commissariat central d’Alger en passant par le cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur, le livre balaie tout le panorama concerné par les évènements d’Avril 80. Si Arezki Aït-Larbi reconait lui-même qu’il manque des témoignages issus d’autres couches de la société ayant participé au mouvement (travailleurs grévistes, lycéens, émeutiers des « trois glorieuses », femmes,etc), force est de reconnaître qu’en attendant de nouvelles parutions plus complètes ce livre tient aujourd’hui la place d’ouvrage de référence sur le sujet. On ne peut que recommander de le lire et de le faire lire à toute personne intéressée par ces évènements qui bouleversèrent la Kabylie, l’Algérie et toute l’Afrique du Nord.

Yidir Plantade

Notes

[1Lui-même acteur des évènements d’avril 1980, Arezki Aït-Larbi est aujourd’hui correspondant des quotidiens français Le Figaro et Ouest-France ainsi que du quotidien belge La Libre Belgique

[2Cf. contribution de Salem Chaker, p. 126

[3Ce témoignage ne figure pas dans l’ouvrage mais dans une interview de l’ancien commissaire de Tizi-Ouzou parue dans le quotidien El Watan le 30 avril 2010.

[4Il s’agit là de la définition des régimes totalitaires telle que formulée par la philosophe Hannah Arendt : Un parti unique y contrôle l’État, lequel cherche à son tour à contrôler de manière totale la société et les individus.

[5Cf. contribution d’Arezki Aït-Larbi, lui-même militant du FFS à l’époque, p. 176 de l’ouvrage.

[6Cf. idem, p. 179.

[7Cf. contribution de Mohand Waâmar Ousalem, notamment p. 26 et p. 30.

[8Cf. contribution de Aziz Tari, p. 55

[9Parolier du groupe musical engagé Ideflawen, Hacène Ziani fut cadre du RCD (qu’il représenta au Canada aux élections législatives algériennes de 2007) avant de rejoindre le mouvement autonomiste. Il est aujourd’hui « ministre » de la langue kabyle, de l’enseignement, de la recherche scientifique et de la formation au sein du « gouvernement » provisoire kabyle en exil présidé par Ferhat Mehenni (cf : http://www.kabylie-gouv.org/lhacene-ziani-l%E1%B8%A5asen-uziyan,021.html?lang=fr).

[10Cf. contribution d’El Hadi Khediri, p. 253.

[11Cf. idem, p. 253.

[12Cf. idem, p. 255.

[13Cf. contribution de Hamid Sidi-Saïd, p. 215.

[14Cf. idem, p. 213.

[15Cf. contribution de Aziz Tari, p. 56.

[16Cf. contribution d’El Hadi Khediri, p. 253.

[17Cf. contribution de Ferhat Mehenni, p. 109

[18Cf. le livre-témoignage d’Arezki Abboute, Avril 80 : un des 24 détenus témoigne, publié en 2009 à compte d’auteur en Algérie.

[19Cf. contribution d’Arezki Aït-Larbi, p. 189.

[20Cf. contribution d’Aziz Tari, p. 56.

[21Cf. contribution de Saïd Khellil, p. 77.

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13 Messages

  • "Avril 80" : et tellement de non-dits encore ! 16 septembre 2010 18:06, par La Mécréante !

    Merci à toi Yidir Plantade pour cette magnifique fiche de lecture. Je ne lirai cependant pas ce livre parce que j’ai baissé les bras... Et je ne veux pas (plus) m’en expliquer.

    je tiens néanmoins à "claironner" à nouveau qu’il y a de graves non-dits dans les monstruosités qui ont entouré cet épisode "des 80".

    - 1) j’ai entendu de mes oreilles le reportage clandestin d’une radio française qui couvrait le Paris-Dakar de l’époque et qui s’était rendue clandestinement en Kabylie pour enregistrer les témoignages "des 80". était-ce RMC ? RTL ? je ne me souviens plus mais j’avais enregistré l’émission pour mon frère qui était basé en Allemagne.

    j’ai donc entendu "de mes oreilles" ces témoignages des torturés rescapés. ils ont témoigné que certains "ont eu la langue coupée" (pour qu’ils ne puissent plus parler) et "les mains fracassées (pour qu’ils ne puissent plus écrire).

    Ces enregistrements existent ! Ces faits sont connus et avérés ! et tant que ceux qui écrivent "des bouquins" sur ces faits aujourd’hui sans avoir les couilles de tout dire, je préfère leur cracher à la gueule plutôt que de les lire !

    - 2) à nouveau je ne me souviens plus très bien. était-ce en 80 ? ou plutôt à l’été 81 ? Toujours est-il que je me trouvais à Paris en visite chez des copains. Je les ai entraînés dans les librairies du Quartier Latin où je comptais trouver "la grammaire kabyle" qui venait d’être publiée MAIS INTERDITE en françarabia !

    (qui était aux manettes à l’époque ? hadj-Giscard ou hadj-Miterrand ? je ne sais plus très bien. ils se valaient comme super lèche-cul !)

    Mais écoute bien ! :

    après avoir essuyé de multiples "non, je n’ai pas ça"... Une libraire à qui je posai la même question s’est figée... en me regardant droit dans les yeux (regard amical et quelque peu désespéré)... Était-elle kabyle ?... a-t-elle reconnu que j’étais kabyle ?... je ne sais. En me parlant "avec les yeux" elle m’a fait comprendre de la suivre dans l’arrière boutique. c’est là que, sans commentaire, elle m’a donné l’adresse d’une librairie où je trouverai "ma grammaire" ! Et ainsi fut fait !

    Tout ça pour te dire que, déjà, en 80, la françarabia était "cul et chemise" avec les despotes algériens-officiels contre la Kabylie et les kabyles !

    c’était déjà la SM qui "gouvernait" la françarabia et qui tenait nos gouvernants par ... heu... oups !... (Brassens aurait dit : "par bonheur ils n’en avaient pas").

    • "Avril 80" : et tellement de non-dits encore ! 16 septembre 2010 21:44, par Yiwen weqbayli

      @La Mécréante a yelllllllllli, temmuteḍ a yelllllliiiiiiiii, a yelli εzizzzzzzzennnn :-)
      81 tettnadiḍ la grammaire kabyle yerna tufiḍ-tt, anwa i tt-yuran imiren ?

      Si 81 i teqqareḍ tajerrumt n teqbaylit, di 2010 mazal-ikem tettaruḍ ala s tutlayt n la françarabia. Ihi yeqqur uqerru-m a tinnat !
      @ La Mécréante a yelllllllllllllllllliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

      • "Avril 80" : et tellement de non-dits encore ! 17 septembre 2010 13:26, par La Mécréante !

        @ Yiwen weqbayli (permets-moi de dire weqvayli),

        qui que tu sois je t’aime !

        la grammaire que je cherchais était de M.Mammeri justement ! celle que j’ai acheté à l’époque avait un couverture blanc-cassé avec une broche kabyle comme décor.

        j’étais bien jeune dans ces années là, j’avais déjà lu tous les auteurs (Feraoun, Dib, et les autres...). l’affaire des "80" me crevait le coeur et nous n’avions que quelques infos via les journaux qui ne nous racontaient que des couilles finalement !

        si je n’avais pas entendu de mes oreilles le reportage clandestin de cette équipe de radio qui était allée là-bas pour, zaama, couvrir le Paris-Dakar et qu’elle a profité de l’accasion pour filer clandestinement en Kabyle, j’aurais sans doute gobé comme tout le monde la version officielle.

        mais rien à faire ! tant qu’on ne sortira pas les vraies monstruosités qui ont été infligées aux kabyles avec la bénédiction de la françarabia qui s’est couchée comme une chienne pour interdire la vente de la grammaire kabyle de Mammeri sur son territoire, je ne veux rien savoir de ce bouquin de ceux qui prétendent nous révéler je ne sais quoi aujourd’hui !

        je m’en fous et je m’en fous !

        je veux la vérité et toute la vérité ! celle de la françarabia qui est à présent françaIslamiya !

        des "80" ont eu la langue coupée ! et les mains fracassées ! et la françarabia, zaama la patrie des droits de l’homme, y a prêté son concours !

        • "Avril 80" : et tellement de non-dits encore ! 19 septembre 2010 18:23, par Ighemrasen

          Azul akw fell-awen,

          La mécréante, a ultma, même si tu penses que tout n’a pas été dit, on ne peut pas nier le fait que ce bouquin apporte aux nouvelles générations un peu de nourriture de l’âme sur Tafsut n 80. Il y aura d’autres bouquins certainement qui apparaîterront sur le sujet. Et pourquoi pas le tien ? Tu pourrais, à partir de ton enregistrement, nous raconter (ne serait-ce que dans un article), ce que tu as entendu et y vu à cette époque. Je serais ravi de te lire sur le sujet.

          Ma d tajerrumt n Dda Lmu, macci d tighin n udlis-agi i d amennugh. D almad n wayen id-illan deg-s i d amennugh n tidett acku Dda Lmu s timad-is inna : win ih’emlen tamazight ad yessin tira-s.

          Pour reprendre un peu Brassens que tu as cité, il a dit : "la chose ne me gêne pas mais les mots me dérrangent". Si j’ai bien compris, que tabbaylit ne soit pas écrite par tous les Kabyles ne te dérrange pas trop mais qu’on dise que c’est interdit te rend dingue ! d’où la quête de Tajerrumt au Quartier Latin.

          Quant à Hacen Ziani, pour ma part ur sligh ara illa kra id-inna ghef udlis-agi. Ahat ad yili kra ar zdat maca xas illa kra ixdem negh d-inna mgal wid irefden anemmugh di issegwassen n 80, ass-a Hasen atan deg ubrid ara issiwd’en tamurt n Iqbaylien ar usirem-is. Tout le monde a droit à l’erreur, tout le monde peut changer d’avis ou de camps. Wid ibghan ad ilin yid-negh ur ten-nettagwi ara !

  • Est-ce qu’il y a quelqu’un qui sait si les accusations de collaboration avec la police portées par M. Méziane Ourad, dans le livre de Arezki Ait Larbi ``Avril 80’’, contre M. Lhacène Ziani ont fait l’objet d’une mise aux points quelconques de la part de l’intéressé ou du GPK ?

    Merci d’avance

    http://tamazgha.fr/Avril-80-un-ouvrage-essentiel-pour-comprendre-le-Printemps-Berbere,2627.html

    • Meziane Ourad veut certainement se placer au niveau de Hassan Ziani qui fut l’animateur principal à Alger du mouvement berbere (avec Ideflawen). Hassan Ziani a prononcé le premier discours du mouvement a l’université d’Alger pour sortir le mouvement de la Kabylie. Omar Zeguane, Ali Ihadaden étaient à ses côtés ainsi que 2 de karatékas qu’ils le protégeaient quotidiennement. Il est vrai qu’il s’imposait et même menait tout le monde à la baguette. Personne ne pouvait lui refuser quelque chose et aucun ordre venu d’ailleurs ne pouvait passer sans son approbation. Il a suscité la jalousie de tout le monde.. il fut aussi le premier à conduire une délégation à la présidence. Avec Ideflawen, il a dominé la fac centrale. Il a suscité l’admiration de tous ! Sa non appartenance à toute organisation louche, lui conférait toute la latitude de se permettre de longs discours. Meziane Ourad ne pouvait même pas prendre la parole devant ziani. ne comparons pas l’incomparable ! Qui a déjà osé affronter ziani ? Les tigres de la vallée l’ont imposé. Il ne pouvait écouter d’une petite oreille que Ferhat et Sadi qui l’ont adopté au RCD pour ses capacités de mobilisation dans la vallée et son éloquence.
      • M. Hacène Ziani doit donc poursuivre devant les tribunaux M. Meziane Ourad. Il y va de la réputation de l’intéressé et du GPK.
        • "Avril 80" : un ouvrage essentiel pour comprendre le Printemps Berbère 19 septembre 2010 20:59, par Salah Allouache Paris
          Rabaisser Hacen Ziani à aller poursuivre un Ourad qui n’est même pas capable aujourd’hui encore de gagner dignement sa pitance comme le reste des hommes, c’est tout de même pas un combat à forces égales et Ziani plane beaucoup plus haut que cela. Par contre et il faut bien le rappeler car la scène s’est passée devant des témoins plus que crédibles. Un début de soirée de 1989, Ourad est venu au bureau du RCD en état d’ébriété pour polémiquer avec Dr Sadi et est s’est permis de menacer et de lever le ton. Là Hacen fait énergiquement irruption, l’a pris par le bras, lui a crié dessus en disant : tu sors immédiatement ou je te casse la colonne vertébrale. Plusieurs membres de l’exécutif étaient là et je crois même que Arezki Ait Larbi était présent. N’eut été l’intervention ferme de Sadi que Ziani respecte beaucoup, Meziane aurait eu la raclée de sa vie et ceux qui connaissent Hacen connaissent sa puissance de frappe. Ourad a baissé la tête et sorti comme un moins que rien. Moralité ? Meziane est un hagar. Un hagar c’est quelqu’un qui veut s’imposer lorsqu’il est sûr que l’adversaire n’est pas en bonne position pour répondre (Ce fut le cas de Sadi, SG du RCD qui ne pouvait se permettre de réagir physiquement même si la menace était physique). Hacen, secrétaire national et plus jeune pouvait se le permettre. Bien sûr que Méziane ne pardonnera jamais cette humiliation à Ziani. Le Hagar refait surface lorsque Ziani est redevenu un leader au sein du MAK-GPK et qui ne pourra donc normalement se rabaisser à ce niveau de provocation. Cependant, la prudence est de mise car Hacen tel qu’il l’exprime dans sa poésie (voir le Soupir), peut réagir aléatoirement comme intellectuel, artiste ou paysan. Je m’avance peut-être un peu trop à la place de Ziani mais moi je ne suis pas un hagar, je ne profite de situations comme celles-ci pour descendre les hommes qui ont toujours produit pour Tamazight sans jamais courir l’argent, les logements ou autres privilèges… Un cadre de valeur sur tous les plans comme Hacen Ziani n’a même pas bénéficié d’un logement. Aujourd’hui, à l’approche de la soixantaine, il s’affiche ministre pour l’autonomie de la Kabylie avec tout ce que cela comporte comme risques. Bien entendu, les Kabyle de service qui collabore aujourd’hui avec les services pour entraver l’autonomie vont s’en prendre à toutes les figures de proue. En tout état de cause, je m’appelle Salah Allouache, ancien de l’université d’Alger, je suis prêt à confronter quiconque à Paris ou en Kabylie pour lever le voile sur toutes les questions.
          • M. Meziane Ourad a porté des accusations graves à L’encontre de M. Hacène Ziani. Accusations qui ont été faites dans un livre qui par la forces des choses (diversité des personnes ayant témoigné et rôles joués par ces personnes durant les événements d’Avril 80) sera une, si ce n’est, la référence sur les événements d’Avril 80. Rétablir les faits n’est certainement pas se rabaisser.
            Traiter M. Meziane Ourad de tous les noms d’oiseaux et tous les kabyles, qui veulent connaitre et comprendre leur histoire, de kabyles de service, ne va certainement pas permettre une meilleure connaissance et compréhension de notre histoire.
            Avec tout le respect que je vous dois, je ne crois pas qu’il ne vous appartient pas, à vous, de lever le voile sur cette question. Les accusés sont vivants et il leur appartient à eux de faire des mises aux points ou de prendre toute action pour éclairer les kabyles sur cette période de l’histoire de la Kabylie.
            M. Yidir Plantade a si bien saisi la gravité des accusations et la nécessité d’au moins une mise aux points publique quand il a écrit, dans sa critique du Livre en question, ce qui suit :
            ‘‘Il est étonnant que ces accusations, toutes deux très graves et visant des figures connues du mouvement amazigh kabyle n’aient pas déjà donné lieu à des mises aux points publiques ou même à de simples démentis de la part des personnes mises en cause. Il serait bon qu’elles le fassent, non seulement pour elles-mêmes mais pour participer à éclairer les zones d’ombres du mouvement berbère.

            Amicalement

            • Quant a moi, je sais que les mises au point se feront un jour ou l’autre. il faut comprendre que certaines personnes doivent avoir de la retenue et se concerter avec les leurs avant de faire une sortie publique (il y a ce qui s’appelle des obligations de reserve). Concertatation parce que une chose am’ene une autre et tout un edifice risque de s’ecrouler .Resultat, le mouvement berbere deviendra la rsse du monde. Mais je suis certain que chacun repondra de ses actes dans pas tres longtemps.. Salah
  • Il semble y avoir de sérieux problèmes avec les témoignages de ce livre. Outre le problème de Ziani, il y a eu une réaction de Hend Sadi par rapport à ce livre. Je vous livre ci-dessous un échange entre Hend Sadi et un internaute qui a fait état de cette note de lecture sur le site

    http://www.kabyles.net/Mes-Aids.html

    Izimer dit :
    Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois a Taos.
    Au passage, il serait bon que Monsieur Hend Sadi nous donne quelques éclairages sur sa participation active aux événements du printemps berbère de 1980.
    Je me suis permis de faire un copier-coller à partir de ce site même, afin de vous donner le lien vers le document qui parle entre autres de Monsieur Hend. Très instructif. Mais peut-être ai-je mal saisi les propos tenus par les auteurs...
    http://tamazgha.fr/Avril-80-un-ouvr.. .

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    18 septembre 17:18

    • Hend Sadi répond :
    Je prie les internautes de m’excuser pour cette intervention qui n’a rien à voir avec l’article. Ce que je peux dire déjà, c’est que l’affirmation de Tari Aziz qui a l’air de faire saliver izamaren (pas ceux de l’Aïd) est un pur mensonge. Je m’expliquerai plus précisément dans un espace adéquat, et pas seulement sur ma présence à la réunion qui s’est tenue à Hasnaoua dans la nuit du 19 au 20 avril 1980.

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    19 septembre 18:09

    • Azul,

      Il ne sert à rien d’essayer de défendre Lhacene, il est assez grand pour le faire lui même.
      Tous ceux qui ont participé au mouvement à Alger savent que Lhacene avait des liens étroits avec le fameux Rafik . Maintenant que Meziane, qui est un militant honnête et respectable a porté des accusations claires, il appartient au concerné d’apporter un démenti ou de confirmer par son silence, tout le reste n’est que spéculationi.

      Sghur yiwen umsebrid

      • a il faut être aveugle pour ne pas voir le parti pris. On fait témoigner des gens qui se sont retrouvés par hasard au milieu du mouvement, comme Ouarad Meziane par exemple qui ne parle même pas Kabyle. Il y en a bien d’autres (je ne fais pas allusion à l’honorable Ihsane). Mais justement comment peut-on se passer dans ce livre du témoignage de lhacene Ziani. C’est tout simplement impensable ! Dans le même ordre d’idée comment peut-on oublier tous ces ténors de la Soummam comme Djamal Zenati ? Comment peut-on passer sous silence tout ce qui s’est passé dans la vallée à cette époque ? Certains ont tout fait pour anéantir les leaders de la Soummam par jalousie et par sous régionalisme primaire ou par limitation politique. Les gens de la vallée ne sont pas des diviseurs. Ils préfèrent souvent accuser les coups plutôt que révéler certains complots contre eux qui peuvent justement diviser la Kabylie. Parce que certains comploteurs de l’époque se sont repentis et ont muri politiquement, les leaders de la Soummam pardonnent pour ne pas faire écrouler les quelques édifices acquis (FFS, RCD etc...). Évidemment certains de ces comploteurs (qui ne se sont jamais ratrrappés, bien au contraire) n’ont rien à perdre, étant donné qu’ils sont rejetés de tout ce qui est kabyle. Aujourd’hui, ils poussent à la la destruction de ces édifices en essayant de réveiller les vieux démons.