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Journée amazighe à Paris (2ème)
Amirouche Ighunam et Hmmu Kemmous en concert à Paris, le 18 avril 2009 à 19h.
vendredi 27 mars 2009
par Masin
Le 18 avril 2009, Tamazgha, en partenariat avec la Mairie du IIe, organise une journée d’activités autour de la culture berbère. Expositions (poterie, tapis, bijoux, livres, photos du Gourara,...), projections vidéo et musique seront au programme.



Le samedi 18 avril, de 10h à 21h30, la Mairie du 2eme arrondissement de Paris sera aux couleurs berbères.
Tamazgha y organise une journée amazighe avec diverses activités.

[|PROGRAMME|]

2Diverses expositions à partir de 10h.2

Exposition photos "Le GOURARA : une civilisation des Berbères du Sud"

une exposition de Rachid BELLIL - Photos de Hamid METTOUCHI & Daniel PELLIGRA
Salle des expositions (1er étage)


Expositions de livre, poterie, tapis, costumes traditionnels, ...

Exposition de la collection berbère de la styliste Ouarda

Hall d’entrée de la Mairie (Rez-de-chaussée)


2Projections vidéo2

- 15h : “Taos Amrouche : musique et traditions orales” (Musique en 33 tours)

De Jacqueline Muller & Gérard Guillaume - 28 min.
INA, Paris, 1975.

- 16h : Kateb Yacine : un poète en trois langues.

Un film de Stéphane Gatti, 56 min.
La Parole Errante, Paris, 2001

- 17h - 18h : Discussion autour des deux projections.
Salle des expositions (1er étage)



219 h-21h : Concert de musique amazighe2

[|

Amirouche Ighunam

musique des Aurès

et

Hmmu Kemmous

musique du Grand Tafilalt |]


[|Salle des mariages (1er étage)|]



[|Les activités auront lieu à la Mairie du 2ème (8, rue de la Banque - 75002 Paris / Métro : Bourse).

Entrée libre à toutes les activités (y compris la musique).
Réservation des places conseillée.|]

3Tel : 01.45.45.72.44.3
3association tamazgha.fr3








2Pourquoi "une journée amazighe dans le 2e arrondissement de Paris"2

Cette journée a pour objectif de faire connaître la culture berbère sous diverses facettes en proposant aux Parisiennes et Parisiens des activités ayant trait à la culture berbère (expositions, débats, musique, cinéma,...).

C’est également, le temps d’une journée, de rassembler des Parisiennes et Parisiens pour échanger autour de la culture berbère. C’est une façon pour nous de participer à l’animation de la vie culturelle parisienne et de l’enrichir avec l’apport de la culture berbère qui fait partie du patrimoine de l’Hexagone.

Mais faire connaître la culture berbère, c’est également clarifier quelques questions liées aux Berbères, notamment en démentant certains clichés et idées reçues. En effet, il y a une attitude qui consiste à entretenir un amalgame autour des Berbères en les catégorisant dans les ensembles “Arabes”, “Musulmans” ou “Maghrébins”.

L’on sait que les Berbères ne sont pas Arabes, l’on sait aussi que les Berbères sont de toutes les religions et d’aucune au même temps... Parmi les Berbères, aujourd’hui, il y a ceux qui sont de confession juive, ceux qui sont Chrétiens (n’y a-t-il pas trois associations de Berbères chrétiens à Paris ?). Il y a ceux qui sont Musulmans, ceux qui sont libres penseurs, ceux qui n’ont aucune religion monothéiste et ceux qui sont athées...

Il convient aussi de préciser que les Berbères ne s’appellent pas eux-mêmes ainsi ; leur véritable nom est "Imazighen" qui veut dire "Homme libres" (Hommes et femmes libres). “Berbères”, dérivé de “barbares”, leur a été attribué par les envahisseurs de l’Afrique du Nord.

Enfin, le choix du 2e arrondissement s’inscrit dans notre volonté de ne pas limiter notre action au seul arrondissement où notre association a son siège à savoir le 14e.

Nous vous invitons à vous joindre à nous lors de cet événement afin de (re)découvrir la culture berbère sous différentes facettes et profiter du programme que Tamazgha vous propose avec des expositions, des projections vidéo et de la musique.


3Nous tenons à exprimer nos vifs remerciements à monsieur Jacques Boutault, Maire du 2e, qui a bien voulu accueillir gracieusement notre association au sein des locaux de la Mairie du 2e pour organiser cette journée.3




[|

Le Gourara : une civilisation des Berbères du Sud

2Exposition de Rachid Bellil
Photos de Hamid Mettouchi & Daniel Pelligra
2

|]

Situées en plein centre du Sahara, les oasis du Gourara ainsi que celles du Touât et du Tidikelt font partie d’un ensemble humain qui s’est constitué par strates successives.
Les populations les plus anciennes semblent être constituées par les descendants de ceux que l’historien grec Hérodote (Vème siècle avant notre ère) appelait les Aethiopes (ceux qui avaient la face noire) et qui sont désignés dans l’ensemble du Sahara par le terme de Haratin.

Les premiers Berbères, nomades essentiellement, parcourent le désert et s’approprient progressivement des territoires. Ceux qui s’installeront dans ces oasis sahariennes s’appellent eux-mêmes "Zénètes" et appartiennent à des tribus ou des confédérations de tribus qui ont vécu sur l’ensemble de l’Afrique du Nord. De petits groupes s’installent autour de points d’eau avec leurs troupeaux qui sont gardés dans des enclos en pierres appelés "agurar" en berbère. C’est très probablement ce terme qui donne son nom au Gourara (Tigurarin). Durant le moyen âge, ces oasis sahariennes se trouvent sur les axes caravaniers du commerce trans-saharien qui relient le nord de l’Afrique aux pays du Sahel (Niger, Mali et Mauritanie actuels). La sédentarisation se développe et on voit les anciens habitats fortifiés de type "Aghrem" se transformer en villages appelés ksour.
A partir du XIIIème siècle, les premiers nomades arabes arrivent depuis le Nord et s’installent sur les quelques pâturages encore existant. Eux aussi se sédentariseront progressivement dans les ksour.

Si les oasis du Touât et du Tidikelt sont pratiquement entièrement arabisées, dans le Gourara la berbérophonie est encore présente de nos jours.

La colonisation française qui devient effective au début du XXème siècle a très peu modifié la vie quotidienne des ksouriens. Pour cette raison, les oasis sahariennes étaient encore largement enclavées au moment du départ de la colonisation française, en 1962. C’est depuis ce moment que les ksouriens vivent un processus de changement social et culturel qui est en train de transformer leur société.

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