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Furigraphier le vide : art et poésie touareg pour le IIIe millénaire
Un film de Hélène Claudot-Hawad
dimanche 9 décembre 2012
par Masin

Comment exister hors des modèles hégémoniques imposés par la mondialisation ? Comment être touareg aujourd’hui ? Comment poursuivre la marche nomade qui multiplie les horizons ? Comment occuper le vide ? Ces questions douloureuses se posent avec une violence accrue dans les espaces arides du Sahara et du Sahel à l’économie asphyxiée, à la population criminalisée et aux territoires âprement convoités pour leurs richesses minières.
Pour résister au chaos et au non-sens, pour lutter contre l’ultime dépossession de soi : celle de l’imaginaire, quarante-quatre poètes touareg de l’Aïr, de la Tagama, de la Téshilé et de l’Azawagh, se sont réunis à Agadez pendant trois nuits et trois jours en novembre 2006. Dessinant des parcours sonores libérés des entraves qui immobilisent aujourd’hui leur société, ils réinventent à leur manière les trames du présent.
A travers un langage esthétique de l’intime, au plus près des visages, des corps, des regards, des gestes, des voix, ce film s’attache à saisir les émotions et la logique des acteurs en action. Il présente une facette ignorée du monde touareg, celle qui provient de l’intérieur de la société et fait découvrir la richesse insoupçonnée des productions poétiques et artistiques de cette culture originale et de ses cheminements esthétiques et éthiques dans la modernité.

[Poésies et entretiens en tamajaght (touareg, langue amazighe), sous-titrée en français].

Date de réalisation : 1 Juin 2009
Durée du programme : 54 mns
Auteur : CLAUDOT-HAWAD Hélène
producteur : Université Toulouse II-Le Mirail , Portique nomade (Agadez)
Réalisateur : MICHAUD Nathalie
Editeur : SCPAM Université Toulouse II-Le Mirail


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1 Message

  • Azul fell-awen. C’est très émouvant, je remercie Hélène Claudot-Hawad, pour avoir réaliser ce film, qui retrace la survie et l’espoir permanent du peuple Amazigh Touareg. Et oui ce n’est pas le désert qui tue malgré son aridité, c’est les puissances modernes,aveugles et monstrueuses qui tuent et détruisent et polluent le naturel, l’environnement et tout ce qui bouge. A ce demander après pourquoi il y a des tsunamis, des tremblements de terres, des volcans, des typhons... pour lesquelles catastrophes naturels, l’homme si puissant soit-il, n’y peut rien du tout. Quand est-ce que l’homme moderne et civilisé, assoiffé par l’argent et la brillance du confort, va-t-il se réveiller pour stopper le programme de son propre massacre. Les Hommes bleus n’ont pas choisi de vivre dans le désert, ils n’ont fait que s’adapter aux changements climatiques qui se sont produites dans le territoire de leurs ancêtres.Jusque là ils n’ont demandé l’aide de personne pour subsister avec leurs valeurs culturelles et identitaires et la connaissance de leur environnement, mais alors qu’on les laisse tranquille.

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