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Imazighen de Libye : un changement de stratégie s'impose...
Entretien avec Fethi Bouzakhar.
mardi 10 septembre 2013
par Masin
Suite à l’entêtement des autorités libyennes dans leur refus de répondre aux exigences des Amazighs, une manifestation a eu lieu le 13 août à Tripoli pour dénoncer le racisme de ces autorités et réaffirmer la détermination dans la poursuite du combat.
Mais ce combat des Amazighs dure depuis la chute du régime de Kadhafi, car c’est dès la déclaration de l’indépendance de la Libye que les nouvelles autorités provisoires avaient manifesté leur hostilité à l’Amazighité. Depuis, les Amazighs n’ont cessé de mener des actions pacifiques visant à convaincre les dites autorités d’adopter une attitude plutôt démocratique et respectueuse des droits de l’ensemble des Libyens. Pétitions, déclarations, manifestations publiques, rassemblements, demandes d’audiences,… ont été les moyens auxquels les organisations amazighes ont fait appel. En face, ces différentes initiatives n’ont rencontré qu’indifférence et mépris. Ainsi, d’un côté il y a ceux qui ont adopté une attitude civilisée ; les Amazighs, et de l’autre des arabo-islamistes décidés à imposer en Libye un projet obscurantiste qui prévoit entre autre l’éradication de l’Amazighité.


Lors de la manifestation du mardi 13 août 2013 à Tripoli, des milliers de manifestants ont tenu à faire savoir à l’opinion leur détermination à se battre afin de mettre fin à l’injustice que subissent Imazighen et l’Amazighité depuis des siècles sur leur Terre. Imazighen ont fait savoir leur ras-le-bol quant à l’indifférence méprisante des autorités libyennes, des autorités, au passage, qui ont fait preuve de racisme et d’anti-amazighité. Et c’est ainsi, et pour la première fois en publique, l’auto-détermination, voir l’indépendance, a été évoquée. "Si l’Amazighité n’est pas inscrite dans la Constitution, l’autodétermination sera inéluctable !" avaient scandé les milliers de manifestants et nombre de pancartes portaient ce slogan.

Il faut dire que l’évolution de la situation depuis la chute du régime de Kadhafi nous montre que la cohabitation est quasi-impossible avec ces arabo-islamistes pour qui l’amazighité est à éradiquer. Et c’est pourquoi les Amazighs de Libye doivent absolument réfléchir à une solution qui leur épargnera davantage de perte de temps avec ces ennemis de la liberté.

Afin de comprendre un peu plus la situation à laquelle sont confrontés les Amazighs en Libye, nous nous sommes entretenus avec Fathi Bouzakhar qui a accepté de répondre à nos questions.

Dr. Fethi Bouzakhar est un infatigable militant amazigh. On se souvient de ses interventions dans les médias au début de la guerre contre Kadhafi, interventions qui lui ont coûté son éviction de son poste de professeur à l’Université de Sirte. Il a accompagné les familles réfugiés notamment dans la région de Tattaouine en Tunisie où il a effectué un travail considérable d’organisation et de prise en charge des réfugiés. Mais il a aussi assuré la coordination avec le front à l’intérieur et a joué un rôle important notamment depuis la prise du poste frontalier de Wazzen-Dhiba par les combattants de Lalut (Nalut). En septembre 2011, il était à la tête du Congrès national amazigh libyen (CNAL), première organisation amazighe mise en place pour prendre en charge la question amazighe en coordination avec l’ensemble des conseils locaux ainsi que des organisations de la société civile des régions amazighpophones. C’est cette organisation, le CNAL, et sous la présidence de Fethi Bouzakhar, qui a organisé le congrès du 26 septembre 2011 à l’Hôtel Rixos, mais aussi le rassemblement du 27 septembre 2011 à la Place des Martyrs à Tripoli, qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes. Aujourd’hui, c’est le Haut conseil des Amazighs de Libye (HCAL) qui a pris le relais du CNAL et qui représente les intérêts politiques des Amazighs de Libye.

Fethi Bouzakhar



INTERVIEW.

Tamazgha.fr : Deux ans après la chute du despote Kadhafi, par la force, dans quelle situation se trouve la Libye aujourd’hui ?

 
Fathi Bouzakhar : La situation est très fluide. Il n’y a pas de contrôle réel. Le gouvernement est très faible et nombreuses sont les personnes insatisfaites de la conduite du premier ministre. Aussi la performance du Congrès général national (CGN) n’est pas à la hauteur des attentes de la population, et pourtant nous croyons encore à sa légitimité.
Malheureusement, des groupes, y compris les islamistes, se battent pour obtenir autant que possible de la Libye même en recourant à des menaces par les armes.


 
Le rôle des Amazighs dans la guerre menée contre Kadhafi et son régime a été déterminant notamment avec la libération de Tripoli qui a été l’œuvre des Amazighs. L’ensemble de l’opposition engagée dans cette guerre n’avait jamais affichée une quelconque hostilité à l’Amazighité, bien au contraire un consensus était largement constaté quant la nécessité que l’ensemble des composantes de la Libye accèdent à leurs droits fondamentaux. Comment expliquer le revirement des autorités transitoires et de la classe politique aussitôt après la libération ?

 
Le rôle des Amazighs lors de la libération de Tripoli a été principalement joué par les populations des montagnes de Nefousa et de la ville de Tripoli dont 50 % de la population est amazighe. La conception erronée qui consiste à dire que les Libyens étaient des Arabes durant des siècles a une emprise très forte sur les gens. D’autre part, le problème réside en nous Amazighs, car nous croyions avoir à faire à des compatriotes. Or nous voyons bien que ceux qui sont au pouvoir ne sont pas honnêtes avec nous, car ils ont peur de la vérité. Ils ont peur de découvrir que la Libye est un pays amazigh et non arabe comme ils le désiraient.

 
La plupart des Arabes au pouvoir pensent que l’Islam leur a conféré la noblesse comme s’ils étaient des élus de Dieu. Ils détestent le fait que nous soyons tous des créatures de Dieu et que nos langues soient aussi des créations et des signes de Dieu. Ils veulent faire perpétuer le mensonge qui consiste à dire que la langue arabe est la meilleure langue et que c’est la langue élue. Ils ne veulent pas comprendre que le Coran a été révélé dans la langue arabe pour confronter la société arabe mais non pour leur donner un avantage. Ils refusent de comprendre que nous sommes tous des enfants de Dieu.


 
Les Amazighs n’ont pas baissé les bras et n’ont cessé de réagir à la politique de négation pratiquée par les autorités provisoires libyennes. Ils sont engagés dans un combat pacifique et ont essayé de faire valoir les valeurs d’égalité et de justice. Quel bilan faites-vous de près de deux ans de combat pacifique des Amazighs face aux autorités libyennes ?

 
Le problème est que nombreux sont les Amazighs qui ne sont pas conscients de leurs droits. Ils ne connaissent pas la déclaration universelle des droits de l’Homme. Certains pensent encore que c’est quelque chose qui se revendique [après des Arabes] et par conséquent il faut attendre une réponse de la part des Arabes. Le message porté par notre lutte est un message "civilisé" qu’on peut qualifier de trop… gentil. Ceci fait croire aux Arabes que nous avons peur d’eux. Mais le soutien de la part de citoyens Libyens "arabes" ordinaires est acquis. Nous manquons peut-être d’organisation, mais nous sommes présents sur ​​le terrain. Nous nous unissons dès qu’il y a un problème et, malheureusement, nous nous dispersons peu après.


 
En juillet dernier, le Haut conseil des Amazighs de Libye (HCAL) a annoncé le retrait des membres représentants les régions amazighophones du Congrès général national et avait menacé de désobéissance civile dans le cas où le CGN s’entête dans sa négation de l’Amaazighité. Qu’est-ce qui a motivé cette décision du HCAL ?

Je pense qu’ils traduisent la voix des militants amazighs en actions concrètes.


Le CGN étant resté sur ses positions racistes malgré la pression populaire, Imazighen ont déclaré la désobéissance civile le 23 juillet. Concrètement, comment s’exprime sur le terrain cette désobéissance civile ?

Cela veut dire non reconnaissance du gouvernement. Cependant, on ne saurait dire combien de personnes sont prêtes à s’engager dans cette voie.


 
Les combattants de Lalut (Nalut) ont fermé l’oléoduc qui alimente la raffinerie de Mellita le 24 juillet. L’oléoduc est-il toujours fermé et quelles conséquences économiques cela provoque à l’Etat libyen ?

Les révolutionnaires de Lalut ont fermé l’oléoduc pendant seulement quelques jours (3 ou 4), cependant les politiciens arabes qui s’opposent aux Amazighs essaient de manipuler l’information et chuchotent dans les oreilles de Libyens ordinaires "regardez comment les Amazighs ruinent votre vie".


Est-ce que la mise en application de la désobéissance civile a fait réagir le CGN et le gouvernement ?

En fait, je n’ai pas vu de véritable désobéissance et le Libyen ordinaire s’essouffle facilement à la lutte.


S’inscrivant dans une démarche civique et civilisée, privilégiant le dialogue et l’action pacifique, le HCAL ainsi que l’ensemble des conseils locaux des régions amazighophones ont appelé à une manifestation le 13 août devant le siège du CGN. Comment s’est passée la manifestation et quelles étaient les revendications et les slogans scandés par les manifestants ?

C’était une très grande manifestation pacifique. Environ sept mille personnes ont participé. Il y avait des jeunes, des vieux, des hommes et des femmes. Certains ont parcouru des centaines de kilomètres pour parvenir à Tripoli. Il y avait même des personnes en fauteuils roulants et des vétérans de la révolution qui sont handicapés. La manifestation a duré environ quatre heures sous une chaleur torride. Il y avait de nombreuses interventions exhortant le CGN à respecter les droits des Imazighen. Par la suite, une délégation de la manifestation a eu un entretien avec le président et les membres du CGN mais celui-ci s’est conclu sans résultats. C’est à ce moment qu’une partie de notre jeunesse, prise de colère à la suite de cet entretien, s’est attaqué à l’édifice du MBAC et a causé des dégâts à l’entrée de l’édifice.


Ce que les autorités libyennes et certains hommes et femmes politiques ont retenu est justement le fait que des manifestants aient accédé "de force" à l’enceinte du Congrès. Qu’est-ce qui a justifié cette action de jeunes amazighs et qu’est-ce qui s’est passé exactement à l’intérieur du siège du Congrès ? Y a-t-il eu des dégâts ?

Malheureusement, toutes les autorités libyennes et les médias nationaux, à l’exception d’une petite note publiée par Libya Alahrar, se sont abstenus de parler de cette manifestation qui a duré quatre heures. Ils n’ont commencé à ouvrir leurs chaînes à la transmission des informations que pendant les 5 dernières minutes de l’événement. Nous sommes conscients que nous ne sommes pas là pour mendier pour nos droits. Aujourd’hui on ne peut nier ni la haine qui s’est accumulée à notre égard ni la négation de nos droits pendant des siècles. La langue de bois de ceux qui s’opposent à nous n’est plus acceptable. Oui, le déni et le mépris envers des milliers de personnes debout sous la chaleur quatre heures durant scandant des slogans en faveur de leurs droits humains a déclenché l’impatience de la jeunesse. Et puis quoi, le coût des vitres brisées et du panneau du CGN ne dépasse pas les mille euros...


Le siège du congrès a été attaqué et avec beaucoup de violence à plusieurs reprises, est-ce qu’il y a eu le même déchaînement des autorités et de certains médias qu’ils ont eu à l’égard des Amazighs ? Et comment expliquer cela ?

Ils ont fait un grand tapage à propos d’une réaction de faible importance de la part de jeunes Amazighs. Nombreux sont les Libyens qui ont eu recours aux armes pour imposer certaines lois et décisions. Ils sont allés jusqu’à kidnapper le directeur du cabinet du premier ministre, faire encercler des ministères entiers par des gens armés et les séquestrer pendant des semaines. Miraculeusement, ces actes n’ont rencontré aucune désapprobation ! Mais la colère de quelques jeunes poussés à bout et qui ont cassé les vitres de l’entrée du CGN est présentée comme un grand crime. Dr. Omar Obolifa a menti en accusant les Amazighs de blasphème, malgré le fait que certains de nos slogans sont des versets du Coran même, tels que : "Et parmi Ses signes, la création des cieux et de la terre, et la diversité de vos langues et de vos couleurs et constitua en cela des preuves pour les mondes".


Comment les Amazighs de Libye perçoivent le silence de la communauté internationale et leurs médias devant la situation injuste que leur imposent les autorités libyennes ? Une communauté internationale qui reste indifférente au combat des Amazighs...

Malheureusement, la communauté internationale ne fait pas grand chose pour Tamazight. Nous avons déjà eu deux réunions avec le bureau de l’ONU à Tripoli. J’étais d’ailleurs présent à ces deux réunions. Après le silence de l’ONU, cette fois-ci une délégation du Haut Conseil des Amazighs de Libye (HCAL) a eu une rencontre avec les Nations Unies pour leur rappeler la question de nos droits. À mon avis, l’ONU ne s’intéressera nos droits que si elle s’aperçoit que les Amazighs sont vraiment sérieux et agissent sur le terrain.


Comment expliquer la position de Nouri Bousehmein, pourtant Amazigh, qui est à la tête de ce Congrès général qui ne cache plus son racisme anti-amazigh ?

Dr. Nouri Bousehmein, président du Congrès général national, s’est engagé pour les Frères musulmans. Je crois, en effet, que sa promotion à la tête du CNG signifiait qu’il allait payer le prix qui est celui de réduire la voix des Imazighen au minimum.


Si les autorités libyennes persistent dans leur hostilité à Tamazight et dans leur comportement raciste, que pourront faire Imazighen ? Pourront-ils continuer à mener des actions pacifiques face à des autorités au comportement haineux ?

Cette fois-ci, après une longue lutte avec les opposants arabes, je ne pense pas que l’on devrait continuer le combat avec les mêmes techniques de lutte pacifique. Si nous voulons des résultats différents, des méthodes différentes même pacifiques devraient être utilisées. C’est ridicule d’espérer des résultats différents avec les mêmes techniques adoptées jusque-là.


Quelle est la situation au niveau des deux postes frontaliers avec la Tunisie, Ixf n Ajdir et Wazzen ? Des informations circulent sur le projet de l’Etat libyen d’ouvrir un nouvel accès dont le contrôle échappera aux Amazighs dans le but, à terme, de fermer l’accès de Wazzen contrôlé par les combattants de Lalut. Est-ce vrai est-ce envisageable pour les Amazighs ?

Il n’y a pas de frontières sous contrôle des seuls Amazighs. Les Amazighs participent au contrôle des frontières à Ras Jdir. Cependant, Wazin est un petit poste de contrôle sous contrôle d’Amazighs de Lalut et d’autres. Il y a eu une tentative par des contrebandiers de Zintan de créer un autre point de passage sur la frontière tunisienne pour servir leurs propres intérêts, mais ils ont échoué.


Dans ces conditions, est-il envisageable que les Amazighs rendent les armes qu’ils détiennent toujours ?

Tant qu’un gouvernement national fort et soutenu par les Amazighs n’est pas établi, personne ne déposera les armes. Aucun Amazigh ne déposera son arme avant l’officialisation de Tamazight dans la nouvelle constitution.


Comment voyez-vous l’avenir de l’Amazighité en Libye ?

L’Amazighité se consolide car les obstacles au travers de notre chemin vers la liberté et la dignité ne feront que nous renforcer et renforcer notre détermination à défendre et sauvegarder nos droits.


Propos recueillis par
Masin Ferkal.





Photos de la manifestation du 13 août 2013 à Tripoli









P.-S.

Merci à Hsen Larbi pour sa précieuse aide dans la traduction.

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4 Messages

  • les amazighs en général,de toute tamazgha,kabyles,rifains,chawi atg se battent comme des esclaves de l’ideologie araboislaiste.on leur offre dieu,comme chantait, le poéte,lounis mnglt,ula d rebbi d’ayla n’sen.et on les mendient ensuite.a si3qa !

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  • Imazighen de Libye : un changement de stratégie s’impose... 11 septembre 2013 06:13, par La Mecreante !

    - « Il faut dire que l’évolution de la situation depuis la chute du régime de Kadhafi nous montre que la cohabitation est quasi-impossible avec ces arabo-islamistes pour qui l’amazighité est à éradiquer »

    Ils découvrent cela maintenant ?...

    Ils n’ont pas su prévoir et voir qu’ils seraient la prochaine cible des égorgeurs de Benghazi et de la françaIZlamiya ?...

    On ne leur a pas assez gueulé sur ce site à la veille de la chute de Kadafi ?...

    Pfffff ! des vrais kabyles !

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  • "Ils ne veulent pas comprendre que le Coran a été révélé dans la langue arabe pour confronter la société arabe ".

    Comment voulez-vous que les arabes ne se frottent pas les mains en maintenant de tels mensonges.

    Dire "L’islam révélé " est déjà un mensonge et un grosse imposture car il n y a que Mahomet qui l’a dit sans aucune preuve. C’est comme si n’importe qui dit n’importe quoi et le faisait passé pour la parole de dieu. Ce dieu Allah n’est qu’une figure (statue)des dieux païens que les muzs ont usurpé .
    la langue arabe à l’époque de Mahomet n’existait pas en tant que telle et parlait l’araméen .En Arabie à l’époque il y avait plusieurs parlers et peuples.la langue arabe a été créée avec les langues premières comme tamazight le perse le grec l’araméen le syriaque etc,longtemps après la mort de Mahomet qui par ailleurs n’a jamais eu le coran entre ses mains car écrits après sa mort.

    Alors pourquoi continuez le mythe de la langue sacrée et de la langue révélée et de surcroît en arabe ?
    Tout n’est que mensonges et mauvais comptes que hélas, même ceux opprimés et leurs intellectuels radotent pour le salut des bédouins.
    Un peu de discernement, messieurs imazighens !

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    • Imazighen de Libye : un changement de stratégie s’impose... 23 septembre 2013 03:23, par La Mecreante !

      - « Alors pourquoi continuez le mythe de la langue sacrée et de la langue révélée et de surcroît en arabe ? »

      parce que : "le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con. Petit con de la dernière averse ou vieux con des neiges d’antan" (Brassens).

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