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L'URK, pour insuffler de la vitalité au combat kabyle.
Entretien avec Ḥamid At Ɛli, Secrétaire général de l’URK
samedi 29 juin 2019
par Masin

L’Union pour une République Kabyle (URK) se veut un mouvement politique et citoyen qui a pour ambition d’accompagner le peuple kabyle dans son long chemin vers sa libération. L’objectif stratégique du mouvement est naturellement l’indépendance de la Kabylie. Il se fixe comme stratégie la réalisation sur le terrain d’un état de fait, en multipliant les espaces de souveraineté de la Kabylie.
L’URK est né de la scission qu’a connu le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) en septembre 2016 qui a été marquée notamment par la démission de Bouaziz Naït Chebib de son poste de président du MAK. Ainsi, les militants qui ont quitté le MAK se sont retrouvés dans "Imeɣnasen n Tlelli", un cadre qui a permis à ces militants en Kabylie d’agir. Suite à des débats et une mure réflexion, des militants ont décidé de se doter d’un nouveau mouvement politique souverainiste à même de participer au combat de libération de la Kabylie, d’où la naissance de l’URK qui a été annoncé en 2018 avant d’organiser son congrès constitutif le 1er mai 2019.

Pour comprendre l’URK, son combat et ses objectifs, nous avons interviewé son Secrétaire général, Ḥamid At Ɛli, qui a bien voulu répondre à nos questions.

La Rédaction.



INTERVIEW.

Tamazgha.fr : Le 1er mai 2019, votre mouvement, l’Union pour la République kabyle (URK), a tenu son congrès constitutif. Dans quelles conditions il s’est tenu ?

Ḥamid At Ɛli : Notre congrès s’est déroulé dans une situation marquée par un pays qui se trouve sous domination d’un Etat raciste et colonial qui ne jure que par son extinction.
En dépit des barrages de police tous azimuts, l’État algérien n’a pu, ni par la répression, ni par l’arrestation de nos militants, ni l’encerclement du lieu de l’événement par la gendarmerie algérienne, empêcher la tenue de notre congrès. J’exprime ici ma reconnaissance aux vaillants militants et citoyens de Tubirett qui ont su incarner leɛnaya taqbaylit pour protéger nos congressistes et permettre à nos travaux de se dérouler dans la sérénité.

Nous sommes un mouvement indépendantiste kabyle qui a vu le jour en terre kabyle. Vous imaginez bien que la nature coloniale de l’Etat algérien n’est pas du genre à tolérer ce genre de revendication. Notre naissance, notre existence sont symboliques. Nous sommes la preuve que le vent de liberté arrivera par atteindre la Kabylie. C’est une question de temps.

Quelles sont les principales résolutions de ce congrès ?

D’abord, l’instauration d’une République kabyle démocratique, laïque et sociale par le combat politique et pacifique en faisant valoir le droit du peuple à son autodétermination. Aussi, l’horizontalité et la collégialité font partie des principes auxquels les congressistes tiennent. Les congressistes ont également convenu qu’à l’URK les militants de base sont les seuls détenteurs de la légitimité au sein du mouvement.
La construction d’un Etat kabyle de fait, la citoyenneté kabyle, l’égalité entre les femmes et les hommes et l’ancrage de la Kabylie dans une démocratie citoyenne participative, sont les principes fondateurs sur lequel l’URK se base pour insuffler de la vitalité au combat kabyle.

Et bien entendu, pour plus de détails, les lecteurs de Tamazgha.fr pourront consulter l’ensemble des résolutions politiques du congrès de l’URK à l’adresse suivante :
https://www.facebook.com/URKabylie.org/posts/2452016395080083?__tn__=K-R

L’URK œuvre pour l’indépendance de la Kabylie, mais le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) est également un mouvement qui, depuis quelques années, prône également l’indépendance de la Kabylie. Comment expliquer la présence sur le terrain de deux mouvements indépendantistes ?

Plus il y en a, mieux c’est pour la Kabylie. C’est la multiplication des partis algérianistes qui nuit à la Kabylie. Un dénominateur commun entre tous les mouvements kabyles sera trouvé pour éviter de nous neutraliser mutuellement. Si le but est le même, les méthodes de travail et les stratégies pour arriver au but ne sont pas forcément les mêmes. Aux Kabyles et amis de la Kabylie de choisir le fonctionnement qui leur sied le mieux.

L’URK est né pour amplifier la voie souverainiste kabyle avec une nouvelle approche du combat kabyle, tout en prenant conscience que l’heure est à la construction d’un consensus entre les forces kabyles sur la base d’un intérêt commun et immédiat : c’est-à-dire, la mise en place d’un Etat kabyle, et ce pour contrer d’urgence au moins ces quatre dangers :

– L’insécurité voulue et entretenue par l’Etat colonial algérien.
– L’islamisme et l’arabisme qui s’installent insidieusement en Kabylie.
– La ruine de l’économie kabyle par le pillage (sable, eau) ou le sabotage (incendies réguliers).
– L’isolement international de la Kabylie imposé par le pouvoir algérien.

La diversité est une nécessité pour la vitalité politique de la Kabylie, c’est pourquoi l’URK ne se positionne pas comme un concurrent au MAK/Anabaḍ ou au RPK, notre Mouvement ambitionne d’oser et de réussir le partenariat avec toutes les forces politiques souverainistes, dans le respect mutuel et la solidarité. L’URK soutiendra toute action susceptible de faire avancer la cause kabyle, à l’image notamment de cette ferveur de la jeunesse kabyle pour son identité et sa liberté. C’est là un des points qui caractérisent l’URK par rapport aux autres mouvements

Il semblerait d’ailleurs que nombre de militants de l’URK, pour ne pas dire la totalité, sont issus du MAK…

Effectivement, une bonne partie en est issue. D’autres, hésitant, ont fini par nous rejoindre.
Leur engagement au sein de l’URK est motivé par leur volonté de militer au sein dans le cadre d’un mouvement qui se fixe comme mission d’insuffler une nouvelle dynamique de lutte et de résistance. Pour y parvenir, l’URK œuvrera à fédérer autour et pour la promotion du droit inaliénable de la Kabylie à accéder à son indépendance.

D’autres forces, pas forcément indépendantistes, agissent sur le terrain en Kabylie. Pensez-vous possible d’envisager la lutte pour les intérêts de la Kabylie et son avenir avec l’ensemble de ces forces ?

Nous sommes prêts à composer avec tous les militants et mouvements qui œuvrent pour la liberté de la Kabylie, sans aucune exception.
Quelles que soient nos divergences, ce qui nous unit se doit d’être plus fort. Nous militons pour réaliser les vœux de liberté et de prospérité de notre peuple. Ce chemin, si difficile, vers notre liberté, sera moins éprouvant si l’esprit de fraternité, de dialogue régnait sincèrement entre tous les militants et militantes kabyles. Il faut mettre un terme aux faux-semblants et à la fraternité de façade. Cette solidarité intelligente doit être concrétisée à travers l’organisation d’une conférence citoyenne kabyle qui aura pour objectif :
– Rassembler les diverses sensibilités politiques kabyles ainsi que l’ensemble des acteurs de la société civile pour rétablir et maintenir le dialogue entre Kabyles et instaurer un débat serein et fraternel. La Kabylie a besoin de toutes ses forces vives et positives. Elle mérite amplement ce rassemblement des siens.
– Signer un pacte moral de respect mutuel entre toutes les sensibilités, sans pour autant entraver le débat contradictoire où chacun aura à charge de convaincre l’autre du bien fondé de ses positions, dans une démarche saine et constructive.
– Mettre sur pied des institutions populaires participatives qui auront pour mission de défendre et de protéger les intérêts immédiats de la Kabylie contre les graves menaces du régime algérien.
– Réfléchir à de meilleurs moyens d’impliquer davantage les femmes dans la construction et la prise en charge du destin d’une Kabylie, certes authentique, mais moderne, ouverte sur le monde libre et foncièrement acquise au principe d’égalité et d’équité. Un peuple qui écarte la moitié de sa société est condamné à sombrer dans les ténèbres de l’humanité.

Quel constat faites-vous de la situation en Kabylie aujourd’hui ? Quelle est notamment l’attitude des institutions de l’Etat algérien vis-à-vis des militants kabyles et de votre mouvement aussi ?

La situation en Kabylie est désolante. L’Etat algérien et ses relais nous combattent sans répit. Cela n’est pas nouveau. Il y a eu des moments de relâche mais la pression est la même depuis « l’indépendance » de l’Algérie marquée par le transfert du colonialisme de l’Algérie française à l’Algérie arabo-islamique qui est la première force du mal qui s’est dotée de tous les moyens idéologiques et coercitifs pour éradiquer définitivement le peuple Kabyle.
La Kabylie est devenue une prison à ciel ouvert. Elle traverse aujourd’hui une des périodes les plus dangereuses et décisives de son histoire. La Kabylie fait face à des méthodes perverses et diaboliques parmi lesquelles nous pouvons citer :
- Une forte dynamique de dépersonnalisation du peuple kabyle qui mobilise tous les instruments idéologiques du régime colonial arabo-islamique, notamment les médias lourds, les écoles, les lieux de culte, les administrations et l’ensemble des organisations de masse ;
- L’accroissement de la pauvreté, des inégalités sociales, du chômage et de la précarité ;
- La corruption généralisée et la précarisation de la santé dont la prise en charge ne s’organise plus qu’à travers la solidarité sociale en Kabylie ;
- L’instrumentalisation des corps dits de sécurité, totalement défaillants dans la sécurisation des biens et des personnes mais hautement performants dans la répression et le harcèlement des militants politiques pacifiques ;
- L’occupation et le contrôle militaire de l’espace géographique kabyle sous prétexte d’une lutte contre un terrorisme islamiste dit "résiduel" mais qui ne subsiste qu’en Kabylie depuis l’amnistie générale des terroristes islamistes, alors qu’il était inexistant en Kabylie au plus fort de son activité criminelle durant la décennie noire ;
- Le sabotage économique, la lourdeur bureaucratique et le chantage fiscal systématique ;
- Le sabotage volontaire et prémédité de l’écosystème par la destruction de la faune et la flore du territoire kabyle, notamment par les incendies réguliers de centaines de milliers d’hectares de forêts, comme les oliveraies très anciennes, sources de revenus pour beaucoup de familles ;
- L’insécurité généralisée sciemment entretenue par la prolifération des actes de violence (kidnappings, agressions et assassinats de citoyens dans l’impunité totale, et dont les derniers en date sont ceux du militant associatif Abdelhak Benchelli, de Mokrane Khelfane dit Hamiche, du chanteur engagé Hamid Beztout, d’Aghilas Hadjou, de la petite Nihal, de l’étudiant H. Djamel et pour clore cette liste macabre le touriste Zoubir Aïssi, pour ne citer que les affaires les plus médiatisées) ;
- L’instrumentalisation et la sous-traitance de la terreur et de la voyoucratie, pour ébranler les codes de conduite propres à la Kabylie, autrefois efficacement codifiés par les assemblées villageoises, pour faire plier ainsi un peuple farouchement résistant ;
- La pénalisation et le musellement de toute voie progressiste s’opposant à la promotion préméditée et outrancière de l’obscurantisme à travers l’ensemble des institutions de l’État algérien (école, justice, administration) ;
- Les atteintes gravissimes à la liberté d’expression et d’opinion accompagnées d’accusations d’intelligence avec l’ennemi contre tout opposant ou journaliste osant remettre en cause l’ordre colonial établi.
- L’empêchement et la répression des rassemblements, meetings et conférences des souverainistes kabyles sous le prétexte fallacieux de l’absence d’autorisations ;
- L’interdiction des rencontres organisées par des centres culturels et cafés littéraires activant pourtant dans le cadre des lois algériennes, pour peu que leurs invités échappent au contrôle de la corruption politique et financière érigées comme mode de gouvernance. En revanche, les conférences visant à détourner l’histoire et à verser dans le négationnisme et le révisionnisme ne souffrent, quant à elles, d’aucune interdiction ;
- L’interpellation des chanteurs engagés après leurs concerts, à l’instar d’ Oulahlou, Saïd Kessas, Zeddek Mouloud et Karim OSM, Kidnapping de l’artiste et militant souverainiste Amirouche ;
- Le chantage politico-économique contraignant des militants souverainistes à renoncer à leur engagement en faveur d’une Kabylie libre pour sauvegarder, en contrepartie, leurs emplois et leurs droits civiques (blocage de passeports, des militants kabyles sont privés de leur liberté de circulation).
- Des manifestants ayant brandi des drapeaux amazighs (Berbères) sont placés sous mandant de dépôt.

Depuis fin février 2019, des Algériens sortent tous les vendredis pour manifester avec un slogan principal qui demande au système de dégager. Y en a même qui parlent de "révolution du sourire" alors que certains réduisent ces défilés hebdomadaires à de l’agitation. Qu’en pensez-vous et quelle est la position de votre mouvement ?

Même si nous avons des doutes, vu que le mouvement évite d’aborder les problèmes de fond de ce grand territoire dessiné par la France coloniale, nous souhaitons vraiment que ce mouvement réussisse. Une Algérie démocratique faciliterait à la Kabylie le choix de son destin. Du moins, nous le souhaitons.

A votre avis, que devra être la position de la Kabylie face à cette situation ?

La Kabylie qui est, encore une fois, à l’origine de ce mouvement de contestation avec les manifestations de Kherrata et que beaucoup tentent de renier, doit tirer les leçons de son histoire afin que tout éventuel changement ne se fasse pas au détriment de son avenir et de celui de ses enfants.

En cette phase sensible qui ne peut être sans effet ou conséquence sur la Kabylie, toutes nos structures politiques, culturelles, associatives et citoyennes sont tenues de s’entendre autour d’un compromis politique, social et culturel, un SMIG qui garantirait le respect des identités politiques de chacun tout en préservant les intérêts de la Kabylie ; celle-ci ayant de tout temps lutté et payé le prix fort pour ses idéaux de liberté, de justice et d’équité, est fondée à demeurer vigilante afin de protéger au mieux ses intérêts pour faire face à tous les scénarios possibles.

Depuis quelques années, certains Kabyles, parfois prétendant même être militant indépendantistes, développent un "discours" à la limite de l’anti-amazighité. Ils mettent en avant le particularisme kabyle, se démarquant de tout ce qui est amazigh, et certains vont jusqu’à dire qu’ils n’ont "rien à avoir" avec les Amazighs, en soutenant que la langue kabyle n’est pas amazighe, langue amazighe qui n’existerait pas à leurs yeux d’ailleurs.
Que pensez-vous de ces attitudes ? Ne pensez-vous pas que ce genre d’attitude est nuisible à la Kabylie et au combat kabyle ?

Je n’en n’ai pas eu vent. Tamazight, comme le latin, a donné naissance à plusieurs langues. C’est probablement là que réside l’amalgame. La langue kabyle en découle.

Ce qui m’amène à vous demander comment votre mouvement, l’URK, conçoit les liens avec les différentes composantes du monde amazigh (Tamazgha) et comment vous voyez le combat kabyle dans le combat amazigh ?

La Kabylie est une partie indivisible de Tamazgha. Nous faisons partie de la grande famille amazighe. Nous militons pour la libération de la Kabylie. Notre but stratégique, comme stipulé dans notre texte fondateur, est la constitution des "Etats Unis d’Afrique du Nord". Ce qui passe forcement par l’indépendance des différents peuples d’Afrique du Nord.

Aujourd’hui, plus que jamais, au vu des politiques lourdement assimilationnistes, répressives et oppressives des faux Etats nord-africains, il est impératif que les militants amazighs qui luttent pour leur existence en tant que peuples et nations se rassemblent autour d’une organisation nord-africaine dédiée à la solidarité entre les peuples amazighs et à la défense de leur droit à l’autodétermination.

A l’occasion du 25 juin, plusieurs hommages ont lieu, très souvent organisés pas des associations aussi bien en Kabylie qu’en France notamment. Pourtant, il y a quelques mois lorsque l’Etat algérien avait intensifié ses attaques visant la mémoire de Lounès Matoub, notamment avec leur projet de musée ou encore la mascarade de l’Université de Tizi-Ouzou où le préfet de police de Tizi-Ouzou est allé souiller la mémoire de Lwennas, la plupart de ces organisateurs d’hommages n’avaient pas réagi et avaient observé un silence complice devant cette atteinte à la mémoire de Lwennas et les tentatives de perversion de son combat. Qu’en pensez-vous ?

Nous avons le devoir moral et patriotique de défendre la mémoire de notre Rebelle contre toute forme de récupération et de perversion. Les faits que vous venez d’évoquer sont plus que condamnables. Ces projets dénotent la volonté de l’Etat algérien de récupérer l’héritage de Lwennas et le vider de son essence. En d’autres termes, les décideurs algériens veulent assassiner une deuxième fois le Rebelle et par la même humilier les Amazighs. L’URK qui se revendique de l’Héritage de Lwennas a dénoncé ces manœuvres qui incarnent le caractère raciste, ségrégationniste et colonial de l’Etat algérien à l’égard des Amazighs en général et des Kabyles en particulier.
Malgré certaines complicités, le peuple kabyle s’est dressé comme un seul Homme contre cette usurpation infâme de notre histoire. Désormais, Lwennas est un patrimoine de l’humanité qui fait notre fierté.

Le 25 juin, le peuple kabyle en communion avec l’ensemble des peuples Amazighs, commémore un événement tragique qui marquera à jamais la mémoire des justes et des opprimés. La lumière sur l’assassinat de Lwennas se fera tôt ou tard. Pour l’heure, il n’y a rien à attendre d’une justice aux ordres des commanditaires et de leurs exécutants.
Aujourd’hui, le meilleur hommage que l’on puisse rendre à celui qui a, le premier, en 1997, parlé de "République de Kabylie", est de mettre en application l’une de ses devises : « Win i k-yennan "d acu i d tafat", in-as : "d iγallen yedduklen" ».
Faisons du 25 une journée d’union et de la fraternité de tous les Kabyles comme l’a toujours souhaité notre Rebelle.
Nous avons le devoir d’être à chaque fois au rendez-vous pour être dignes de sa grandeur et de son sacrifice, car nous avons la certitude que « tôt ou tard, la Kabylie de Matoub vaincra » et, à travers elle, c’est le monde amazigh qui s’émancipera.

Votre mot de la fin…

Merci pour cet entretien. Nous, les Amazighs, sommes comme un long fleuve tranquille qui retourne à son nid lit. Personne ni aucun Etat ne saura entraver notre marche. Notre victoire sera magnifique.

Propos recueillis par
Masin Ferkal.




Page Facebook de l’URK

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