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La question amazighe en Tunisie
Débat
vendredi 30 septembre 2016
par Masin
Tamazgha organise une rencontre-débat autour de la question amazighe en Tunisie, à Paris le samedi 8 octobre 2016.


Si l’amazighophonie est réduite en peau de chagrin, dans cette partie de Tamazgha – seulement huit villages s’expriment au quotidien en langue amazighe –, le combat pour l’Amazighité ne cesse de prendre de l’ampleur depuis 2011. En effet, le combat amazigh n’est pas cantonné dans les régions amazighophones mais il est partout et dans plusieurs localités et notamment Tunis. Des non-amazighophones ne sont pas tombés dans le piège de l’assimilation voulue par l’idéologie arabo-musulmane au pouvoir au sein de l’Etat tunisien – tout comme pour les Etats voisins – et ils se sont saisis de la question amazighe en participant activement au combat mené pour que l’Afrique du nord recouvre sa souveraineté et son identité.
Plusieurs associations et clubs culturels sont créés depuis 2011. Nombreuses activités et actions ont été menées en faveur de la culture amazighe. Deux rassemblements ont eu lieu à Tunis (en 2011 et 2014) pour exiger des nouvelles institutions tunisiennes de tenir compte de l’Amazighité (2011) puis pour dénoncer la marginalisation institutionnelle de l’Amazighité notamment par la Constitution (2014).
Des artistes ont vu le jour, des réalisateurs se sont investi dans le champ amazigh (quatre films traitant de la question amazighe sont sortis depuis 2012).
Cet engouement et cette détermination à sortir l’Amazighité de l’oubli délibéré, de réparer une injustice historique et la volonté de redonner à l’Amazighité sa place n’ont pas suffi pour donner à réfléchir aux nouvelles autorités tunisiennes, des autorités diverses et variées qui ont néanmoins gardé pour point commun le choix de feindre à ignorer la question amazighe (en six ans, l’Etat tunisien a vu défiler sept gouvernements différents). L’Etat tunisien a fait le choix de la marginalisation et du mépris.

Lors de sa cinquantième session, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies a eu à examiner, les 22 et 23 septembre, le rapport périodique de l’Etat tunisien qui est censé présenter les mesures prises pour assurer les droits économiques, sociaux et culturels des citoyennes et citoyens. C’était l’occasion pour Tamazgha de présenter un rapport alternatif et pointer toutes les injustices que fait subir l’Etat tunisien aux Amazighs. Dans son rapport Tamazgha a attiré l’attention des experts onusiens sur les discriminations que vivent notamment els Amazighophones et sur la marginalisation et l’exclusion dont font l’objet la langue, la culture et le patrimoine amazighs.
Plusieurs questions ont été posées par les experts aux membres de la délégation du gouvernement tunisien conduite par Mehdi Ben Gharbia, ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les droits de l’homme. Ce dernier est resté évasif dans ses réponses, illustrant ainsi l’Hypocrisie de l’Etat qu’il représente et son mépris de l’Amazighité.


Afin de débattre de toutes ces questions, Tamazgha organise une rencontre-débat le samedi 8 octobre à Paris où un compte-rendu de l’examen du rapport de l’Etat tunisien à Genève par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels sera fait. Sera également présenté, à cette occasion, le rapport de Tamazgha "L’Etat tunisien et la question amazighe". De même, sera évoquée la situation actuelle de la question amazighe en Tunisie et l’évolution qu’elle a connue depuis 2011.


La question amazighe en Tunisie

Rencontre-débat avec

Masin Ferkal et Khaled Khemira


Samedi 8 octobre 2016 à 18H15

Local associatif,
12, rue du Moulin des Lapins,
75014 Paris.
Métro : Pernéty (Ligne 13)


Entrée libre



Contact :
Tel : 06.52.10.15.63
E-mail : tamazgha.paris gmail.com













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2 Messages

  • Réparer l’injustice historique en Tunisie 30 septembre 2016 14:47, par Arbia Nour Elbaz
    Pour répondre à cette question il faut en premier lieux passez en revue le système d’enseignement primaire car à partir de ce terrain ou l’écolier apprend les premières leçons de sa vie là le système le met en face obligatoirement devant un programme arabisé qui ne présente pas son identité et les ans se suivent et le petits écolier devient étudiant sans être informer de ses origines qui peu à peu tombent dans l’oublie et d’ici on obtient une génération perdue sans identité, sans patrimoine et encore, le pire que la société fait arabisé notre patrimoine ainsi "l’habit, les bijoux, le tissage, la poterie, le couscous,...etc deviennent arabe.

    repondre message

    • Réparer l’injustice historique en Tunisie 1er octobre 2016 14:29, par La Mécréante !

      @ Arbia Nour Elbaz,

      Salut.

      Non, ça ne devient pas "arabe" mais islamo-mahométan.

      la muZlimerie ne modifie les gènes de personne ; elle dézingue seulement les cervelles et rend imbécile. irrémédiablement imbécile.

      repondre message

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