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Yennayer avec Tamazgha
A Paris, le samedi 14 janvier 2017
mercredi 28 décembre 2016
par Masin
Cette année, Tamazgha a décidé de partager cet événement avec un plus large public autour de diverses activités dans une ambiance festive. Bien entendu, un temps sera consacré à la lutte des Amazighs, avec un clin d’œil à la lutte du peuple Mapuche (Indiens du Chili).
Expositions, stand d’information sur les luttes à travers Tamazgha, projections de deux films suivies d’un débat. Comme de tradition, c’est l’occasion de partager ensemble le couscous de Yennayer préparé par l’équipe de Tamazgha. Et la soirée sera clôturée par une animation musicale.



Yennayer avec Tamazgha

Clin d’œil à la lutte des Mapuche

Samedi 14 janvier 2017 à partir de 14h

CICP (Centre international des cultures populaires)
21 ter, rue Voltaire
75011 Paris.

Métro : Rue des Boulets ou Nation.

- A partir de 14h : Expositions et stand d’information sur les luttes à travers Tamazgha.

- 15h30 : Projection de deux films :
"Mapuche Resiste" (Documentaire de 37 minutes)
"Echos de la commune libre de Barbacha" (Documentaire de 23 minutes)

- 17h00 : Débat sur les films (luttes des Mapuche et des Kabyles).
C’est l’occasion aussi d’évoquer la situation dans le Mzab notamment celle des détenus politiques qui croupissent dans les prisons algériennes depuis juillet 2015.

- 19h00 : Repas – Couscous de Yennayer (participation : 10 euros).

- 20h30 : Soirée musicale.

Entrée libre à toutes les activités (Expositions, projections, débat et soirée musicale).
Pour faciliter la tâche à l’équipe chargée de la préparation du couscous, et pour des raisons pratiques d’organisation, la réservation est souhaitable (tamazgha.paris gmail.com).

Contact :

Tamazgha
E-mail : tamazgha.paris gmail.com
Tel : 0652101563



Présentation des deux films qui seront projetés.

MAPUCHE RESISTE.
Un documentaire de 37’, tourné en septembre 2010 pendant la grève de la faim entamée le 12 juillet 2010, en Wallmapu (territoire Mapuche), au Chili, par trente-deux prisonniers politiques Mapuche dans plusieurs prisons au sud du Chili.
C’est à la demande de l’association Terre et Liberté pour Arauco que ce reportage a été réalisé, monté et sous-titré en français par la télévision communautaire autonome Señal 3, située dans le quartier populaire de “La Victoria” à Santiago. L’histoire de ce quartier est liée de longue date aux luttes menées par ses habitants avant, pendant et après la dictature de Pinochet. Quartier situé au centre sud de Santiago dans la commune de Pedro Aguirre Cerda, qui a surgi en octobre 1957 avec l’arrivée de près de 1200 familles venues de ce qu’on appelait le “Cordon de la Misère” et qui ont occupé des terres constituant la première grande occupation de terres organisée au Chili et en Amérique Latine.
C’est dans ce quartier populaire et historiquement contestatatire qu’est née, à la fin des années 90, à l’initiative de Cristian Valdivia Cisternas, puis de Luis Lillo Bettancourt, deux natifs de la Victoria, la chaîne alternative Señal 3 La Victoria. Longue histoire de communication, de formation et contre-information réalisée par l’équipe de Señal 3 avec la participation des habitants de La Victoria, dans un pays où les médias officiels appartiennent à deux puissants groupes économiques. Cette chaîne, à des moments critiques de son existence, a été soutenue financièrement par des comités chiliens d’exilés politiques chiliens en Europe ainsi que par notre association.C’est donc à cette équipe de télévision – que notre association a accueillie à deux reprises à Paris – que nous avons demandé de réaliser un reportage sur les manifestations qui se sont déroulées en septembre 2010, à Temuco, en soutien à 32 prisonniers politiques Mapuche en grève de la faim depuis le 12 juillet.
Aujourd’hui la criminalisation des revendications territoriales et environnementales des communautés Mapuche continue. En effet, 42 prisonniers politiques Mapuche croupissent encore dans les prisons du sud du Chili. L’Etat chilien a implanté une base militaire en été 2016 en territoire mapuche. Une guerre de basse intensité est menée depuis une décennie contre les comuneros mapuche en conflit avec les entreprises forestières, accompagnée de raids de la police militaire dans les communautés avec l’utilisation de bombes lacrymogènes, de tirs à la carabine, du survol d’hélicoptères, de présence de blindés à proximité des communautés et de contrôles incessants des entrées et sorties de leurs habitants.


Echos de la commune libre de Barbacha.
(Documentaire de 23 minutes).
(Film documentaire de Matouf Tarlacrea et Morgane, Iberbachen-Toulouse, 2014).

En 2012, suite à une décision arbitraire des autorités algériennes d’imposer une administration pour gérer la commune d’Iberbachen, les citoyens se sont soulevés contre la manipulation de l’Etat algérien. Ce dernier, s’appuyant sur une alliance de trois partis, RCD-FFS-FLN, a remis en cause les résultats du suffrage et a tenté d’imposer une équipe municipale à la population. Un bras de fer s’est ainsi engagé entre la population (qui s’est soulevée contre cette manipulation) et les autorités algériennes.
Les habitants ont décidé de prendre leurs affaires en main. Ils ont réquisitionné la salle municipale et en ont fait la Maison du Peuple qu’ils ont nommé "Axxam n caâb" (il faut dire que "Axxam n wegdud" aurait été mieux venu !), et petit à petit leur entreprise s’est avérée capable de gérer les affaires de la commune malgré toutes les tentatives de l’Etat algérien, sa police, et notamment à travers la préfecture (wilaya), d’intimider les villageois et faire échouer leur projet. Mais les rebelles qui ont fait du slogan "Vive la lutte, car seule la lutte paye" leur devise, ont résisté et ont fait échouer toutes les tentatives déstabilisation des autorités algériennes et leurs relais.

L’Assemblée Générale Ouverte (AGO) qui est devenue ainsi l’instance de décision d’Iberbacen a montré que la population peut organiser sa propre gestion et se passer des institutions de l’Etat algérien et de ses clients qui excellent plutôt dans la corruption et le détournement du bien public. Dès son communiqué n° 4, l’Assemblée Générale Ouverte a ainsi décidé de renforcer son auto-organisation par l’intégration de plus de délégués et de volontaires de tous les villages, d’assurer une meilleure organisation des actions de volontariat concernant la sécurité et la propreté ; l’entretien des différents réseaux (eau potable, assainissement, éclairage public, etc.). L’aspect culturel n’a pas été négligé puisqu’il a été décidé également la mise en place d’un programme d’animations scientifiques et culturelles.

En février 2014, deux jeunes toulousains, Matouf Tarlacrea et Morgane, sont allés sur le terrain pour rencontrer ces citoyens et sont revenus avec ce documentaire qu’ils ont intitulé "Echos de la commune libre de Barbacha". Le film est le résultat d’une journée d’entretiens à Iberbachen. Les réalisateurs admettent que la parole des femmes d’Iberbachen fait défaut dans ce film. Le temps très limité qu’ils avaient pris pour réaliser ces entretiens ne leur a pas permis de rencontrer des femmes, ce qu’ils regrettent.
Pour les réalisateurs, les chemins tracés par le peuple d’Iberbacen sont autant de "pistes pour toutes celles et ceux qui combattant pour l’émancipation partout dans le monde". En effet, par leur salutaire action, les habitants d’Iberbacen nous donnent une véritable leçon de lutte, la lutte que l’ensemble des Kabyles doivent méditer pour se débarrasser enfin de cette colonisation que nous subissons depuis 1962.

Il semblerait qu’en 2015, le mouvement s’est éteint et les autorités algériennes auraient eu raison de la mobilisation extraordinaire qu’a connue cette région de Kabylie. Mais, comme d’autres actions qu’a connues la Kabylie ces dernières décennies, le mouvement d’Iberbachen devra servir d’expérience aux Kabyles car tôt ou tard la Kabylie devra se doter d’un mouvement de libération pour mettre fin à ce plan machiavélique dont elle fait l’objet et qui vise à la faire disparaître en tant que telle. Un plan que l’Etat algérien a mis en place depuis 1962 avec l’assistance d’une « élite » kabyle qui a fait le choix de la collaboration avec ce régime meurtrier.

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