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Hawad, guérilléro du verbe. [Deuxième partie]
Extraits d’un long entretien réalisé par Aydin Baran (juin 2014), paru dans le journal kurde Yeni Ozgur Politika (23/09/2015).
dimanche 27 décembre 2015
par Masin
Nous publions ci-après la deuxième partie du long entretien accordé par Hawad à Aydin Baran, publié dans le journal kurde Yeni Ozgur Politika. Nous renouvelons ici nos remerciements à l’auteur, Aydin Baran, qui a eu l’amabilité de nous accorder l’autorisation de reprendre cette interview.



INTERVIEW.


Aydin Baran : La situation des Touaregs au Niger…
- Les problèmes écologiques causés par Areva,
- Les problèmes sanitaires encore causé par Areva,
- Tout ce que vous voulez dire sur les Touaregs au Niger…


Hawad : Au nord du Niger, vers la frontière avec l’Algérie et la Libye, c’est là où il y a le plus de Touaregs et où le problème politique touareg couve de manière d’autant plus aiguë que déjà, sur le plan géographique et écologique, c’est le chaos, à cause de l’exploitation des ressources énergétiques (uranium) appropriées par la France. Sur le plan environnemental, c’est un gâchis total, une destruction des ressources naturelles permettant aux habitants de vivre : on pompe toute leur eau, on pollue toutes leurs terres, on a peuplé leur région de populations qui viennent du sud du Niger et leur sont hostiles, c’est le chaos sur tous les plans, écologique, politique, économique, social. Les Touaregs de cette région n’ont pas seulement affaire au Niger, mais à la France, concrètement, la France qui surveille les mines d’uranium avec ses propres militaires.
Dans sa chair, la région est donc presque détruite. Ne parlons pas de la confiscation de nos terres que l’Etat nigérien cède chaque jour à des entreprises minières internationales. Ne parlons pas non plus du saccage du patrimoine culturel touareg, avec ses milliers de dessins et d’inscriptions tifinagh gravés sur les rochers.
Aucune compensation pour ce désastre, ni écoles, ni hôpitaux, ni routes, ni aucun service de l’Etat, la région est dans une misère totale, la répression est plus forte qu’au Mali. De 1990 jusqu’à aujourd’hui, il y a eu des sévices contre la population et des massacres de civils à chaque revendication et chaque soulèvement [1]. Mais le pire est l’écrasement total des gens qui n’ont aucun droit, qui ne sont pas considérés comme des citoyens, qui sont laminés. Il n’y a aucune représentation politique touarègue digne de ce nom, même localement, on ne fait rien pour la population, rien contre sa dépossession et sa privation de tout moyen de survie, en dehors des contrôles policiers, de la violence militaire et de la marginalisation. Il ne faut pas que les Touaregs occupent certains postes, même dans les entreprises étrangères. Il ne faut pas que les Touaregs aient des bourses pour faire des études supérieures. Il ne faut pas que les Touaregs soient intégrés à l’armée.
Evidemment, la France a choisi comme Touaregs de service – et ce n’est pas un hasard – les descendants de ses anciens collaborateurs de l’époque coloniale ! Mais même eux, on les compte sur le bout des doigts.

Dans cette région, il n’y aura même pas une goutte d’eau dans quelques années. Toutes les nappes phréatiques sont en train d’être pompées pour nettoyer l’uranium avant de l’exporter. Le vent de sable répand partout la radioactivité et le gaz radon des résidus des mines d’uranium, laissés à ciel ouvert. N’oublions pas les déchets des essais atomiques que la France a faits au Sahara dans les années 1960 et qui sont toujours là, on s’est contenté de les enterrer dans le sable ! Voilà, les Etats ne se contentent pas des profits tirés de nos terres confisquées, il nous laisse en prime les déchets atomiques et les déchets de l’uranium… Des maladies nouvelles sont apparues chez nous, beaucoup de gens meurent.
Il y a eu les mêmes soulèvements qu’au Mali, c’était les mêmes groupes entre les frontières.
Jusqu’à aujourd’hui, il y a des personnes prêtes à se soulever, même si le moment n’est pas favorable pour l’instant. Il ne faut pas oublier qu’il y a des bases de drones qui survolent nos terres, et qu’à la moindre occasion qu’on leur donne, ils vont nous massacrer car, ici, l’intérêt est concret, c’est le cœur même de tout ce qui affecte les Touaregs, c’est Arlit avec les mines d’uranium. L’adversaire sur ce terrain n’est pas seulement français, il y a les Chinois, les Canadiens et d’autres. Enfin, les milices paramilitaires qui harcèlent les Touaregs sont recrutées au Niger chez les sahariens arabophones.

Là où habitent les Touaregs, on voit bien que la vie sera impossible, interdite pour eux, d’ici quelques années. Pas seulement à cause de la répression militaire et politique, mais sur le plan des ressources naturelles saccagées et de la densité des déchets toxiques, de la politique économique dévastatrice qui est menée… Le Niger n’est pas un Etat, il brade les terres touarègues à longueur de journée sans prévenir les gens, sans leur demander leur avis.
Le cœur du chaos que vivent les Touaregs est là, au nord du Niger. C’est à cause de cela que la France a refusé que les Touaregs forment une entité, et refuse qu’ils aient un nom, refuse de laisser porter ce nom même par un poète qui doit obligatoirement être défini par rapport aux Etats fantoches créés dans les années 1960… Il faut que le Touareg disparaisse, depuis la deuxième guerre mondiale, quand la France découvre l’uranium… Tout le reste est périphérique.


La situation des Touaregs en Libye et en Algérie...

En Algérie, le gouvernement mène une politique d’occupation, de colonisation et de peuplement. Il a noyé les Touaregs dans un océan de population du nord de l’Algérie, de préférence arabophone. Les Touaregs ne jouent aucun rôle, on leur donne quelques grains de semoule… On les empaille vivants. Car c’est de leurs terres que proviennent le pétrole, le gaz, et au sud de Tamanrasset l’or, que l’Algérie exploite. Et il y a d’autres minéraux en réserve.
Cependant, il y des jeunes qui se soulèvent, il y a eu des révoltes à l’est, mais tout de suite étouffées par l’Algérie qui agite la carotte et le bâton : on réprime et en même temps on nourrit un peu, comme pour les Kurdes au temps de Saddam.

En Libye, à l’époque de Kadhafi, les Touaregs ont occupé tous les postes, c’est le seul pays où on les a considérés comme des citoyens à part entière. A partir du moment où ils renonçaient à exprimer publiquement leur identité et leur culture, ils étaient considérés comme des Libyens. Il n’y avait pas de suspicion envers les Touaregs libyens. Ils ont fait des études dans les lycées et les universités, ils ont occupé des postes très importants, dans l’administration, dans l’armée libyenne, cela au détriment bien sûr de leur origine et de leur identité que le régime voulait arabes. Cela, c’était au temps de Kadhafi.
Ensuite, les Touaregs sont partis rejoindre le corps amazigh du nord de la Libye. Il ne faut pas oublier que tout l’espace qui va de la Méditerranée au Sahel à l’ouest est contrôlé par des Amazighs, depuis Zouara à l’ouest de Tripoli jusqu’à la frontière du Niger. Donc les Touaregs en Libye, les jeunes, sont partis rejoindre leurs frères du nord.
En Libye, il n’y a pas seulement les Touaregs libyens, mais aussi les autres, arrivés au temps de Kadhafi et qui se sont engagés dans l’armée libyenne.


Les dégâts causés par le "modernisme" dans le monde touareg ?

Ce n’est pas le modernisme en lui-même qui a causé des dégâts, ce sont les dégâts que peut faire l’importation de la culture dite "moderne", c’est-à-dire la culture hégémonique, à des peuples qui n’ont pas d’Etats… Mais les Touaregs résistent en utilisant une de leurs compétences, la flexibilité nomade.
Par rapport aux "paillettes" de ce qu’on appelle la "modernité", comme ses gadgets technologiques, il y a eu de l’engouement et, chez certains, de la renonciation à soi, mais les Touaregs ont une capacité précieuse : savoir domestiquer et métamorphoser rapidement ces outils arrivés de l’extérieur. Donc je pense que le problème n’est pas le modernisme, c’est l’impérialisme culturel des Etats et de leurs alliés puissants. Malheur aujourd’hui au peuple qui n’a pas d’Etat. La culture, la langue deviennent des choses imposées, c’est une des batteries importantes de la domination. Mais les Touaregs savent aussi détourner ces objets de la modernité pour des usages imprévus. Face aux dégâts de la domination, ils arrivent encore à bricoler des originalités qui portent leur empreinte.

Jusqu’en 1980, on ne pouvait pas imaginer des Touaregs mettant en difficulté une armée sur le plan militaire avec des armes modernes. En moins de cinq ans, ils ont rapidement maîtrisé cela. Nous avons vu des gens, non scolarisés, capables de s’orienter sans problème et sur tous les plans (économique, culturel, linguistique, social, spatial, technique…) dans des espaces urbains hypermodernes comme New-York. Donc, oui, il y a eu des dégâts, mais il y a des formes originales de résistance et d’adaptation chez les Touaregs. Par contre, le problème est de comment trouver un espace pour les rendre encore plus originales et se les approprier collectivement.


Ton point de vue de poète, peintre et écrivain sur le Sahara central et sur son avenir…

Le problème du Sahara central, aujourd’hui, est l’enclavement à tous les niveaux, économique, culturel, géographique… Cette région a besoin d’une ouverture et celle-ci ne peut se faire qu’avec les Amazighs du nord et les Amazighs émigrés qui vivent en Europe ou en Amérique.
Il faut que la diaspora amazighe s’investisse énormément, pour son intérêt même, car c’est le Sahara touareg qui détient encore des pans entiers de leur culture, de leur identité et donc de leur avenir en tant qu’Amazighs. S’ils arrivent à offrir aux Touaregs une fenêtre pour respirer, on s’en sortira… Mais si cela échoue, le Sahara disparaitra et eux aussi. Selon l’évolution de la situation, si les Amazighs du côté méditerranéen, au Maroc, en Algérie, en Libye, et si la diaspora amazighe à l’étranger arrivent à tendre la main aux Touaregs du Sahara en percevant leur originalité comme un avantage, on s’en sortira, car le Sahara a une force de résistance et d’originalité très puissante. C’est l’ouverture vers l’extérieur qui nous fait défaut pour l’instant : avoir une latitude et une longitude qui ne soit pas seulement le Sahara en lambeaux où les Etats cherchent à nous immobiliser.

Bien sûr, le danger qui guette l’émigré ou celui qui s’intègre au système dominant, nous le connaissons. C’est de devenir le clown du système qui le mange, le clown de l’ogre.
Mais depuis quelques années, il y a de jeunes Amazighs qui ont fait le tour de l’horizon. Il commence à y avoir des signes d’originalité, d’émancipation du modèle hégémonique. Car il ne suffit pas de dire : "je suis amazigh, je résiste" si tous tes rapports avec toi-même sont ceux de ton oppresseur. Alors, à quoi ça sert de résister dans ce sens ?
Le travail n’est pas facile, c’est une vraie révolution, mais elle peut se faire, quand on voit le parcours qu’ils ont accompli. Il y a quelques années, en majorité, ils refusaient même l’écriture en tifinagh, en répétant comme des perroquets à la suite des Etats que tout ce qui leur appartenait n’amenait pas au progrès, n’était pas "scientifique", ni moderne. Tout ce qui n’était pas homologué par l’Etat n’était pas valable, mais aujourd’hui on n’en est plus là, pas à ce niveau. Donc il y a de l’espoir avec les autres générations qui arrivent. Ce n’est plus la génération de l’émigré qui a connu le mépris de soi. Leurs enfants ont commencé à faire des études, ils voient mieux ce cannibalisme de soi-même, qui consiste à se manger et à devenir le clown du système hégémonique. Tout ça ne nourrit plus.

L’union de tous les Touaregs est nécessaire pour la libération de leur espace qui n’est pas seulement le poumon du Sahara, mais aussi un pont mobile qui relie la Méditerranée au Sahel et l’Atlantique au Moyen-Orient. Cette fonction stabilisatrice de passerelle entre les mondes a toujours été le rôle des Touaregs quand ils étaient libres et maîtres de leur destin. Sans cela, le Sahara n’a aucun avenir sauf celui d’aujourd’hui, c’est-à-dire la ruée vers les minéraux, une course qui fera du Sahara sans Touaregs une décharge de déchets toxiques.


Les liens des Touaregs avec les Imazighen en général ?

Les liens sont excellents, fraternels, mais ils ne sont pas encore à la hauteur de notre attente. Nous en sommes encore au niveau émotionnel des retrouvailles, de la complicité de partager beaucoup en commun et aussi de tous connaître la discrimination par les divers régimes des Etats. La douleur actuelle d’une partie des Touaregs ou des Mozabites nous touche tous. Sur le plan politique, depuis le dernier soulèvement touareg, il y a vraiment un soutien des Amazighs qui s’engagent dans la cause d’autres Amazighs en considérant que c’est leur propre cause.
Avant on était resté dans l’affectif, même quand ils parlaient de nous, on avait l’impression que ça se faisait sans essayer de comprendre vraiment nos revendications qui ne sont pas seulement linguistiques, qui ne sont pas seulement identitaires, qui ne sont pas seulement politiques : elles sont aussi poétiques", dans le sens où elles portent des idéaux : par exemple, pour quel choix de société voulons-nous opter ? A une époque, ils n’ont pas posé cette question que nous nous posons, et pour laquelle nous, les Touaregs, nous sommes prêts à aller au-delà des marges de la vie même, pour quelle société ? Est-ce pour cette société qui nous opprime, cette société de consommation décadente ?
Donc, il y a des individus qui commencent à sortir du côté affectif, leur engagement est fort, leur vision large. Il faut que l’espace de Tamazgha sur le plan poétique prenne racine dans la tête des Amazighs du sud et du nord. Cela commence à se manifester non pas uniquement par rapport à une langue, une culture, ou une appartenance lointaine communes, mais par rapport à la situation que nous vivons, par rapport à l’actualité, par rapport à cet écartèlement, à cette fragmentation. Les attelles commencent à apparaître, mais ce n’est pas facile et cela nous ramène à comment concilier des pensées et des savoirs hérités de nos parents et de notre société, et des savoirs extérieurs acquis dans des écoles et des universités d’occupation. Comment avoir cette force ? Ce travail nécessite une alchimie subtile sur le plan de la création, et c’est là, me semble-t-il, que les Touaregs sont forts et ont moins d’entraves que leurs frères du nord.
Nous, notre rêve n’est pas d’émigrer mais de pouvoir vivre libres chez nous. Si l’Europe et l’Amérique donnaient des visas sans restriction, je me demande qui, en dehors des Touaregs, resterait dans ce nord-ouest de l’Afrique !
Pour nous, ce que les gens appellent désert n’est pas désert. Chaque pierre, chaque dune, chaque coude tracé par le vent, parle. Imaginons quelqu’un qui est pris par un film ou par un roman, comment en sortir ? Nous, chaque jour quand on est dans notre Sahara, on déchiffre les éléments, on induit et on déduit. Cet espace pour nous est aussi un espace mental au sens poétique du terme, à partir duquel on peut comprendre le monde. Le désert est pour nous un livre où on trouve nos écritures, nos peintures, nos gravures, nos représentations, toute notre esthétique. C’est pourquoi je parle de poésie, là où la psychologie de l’homme et le dynamisme physique de sa terre ne font qu’un. Ce sol sauvage, ce sol pauvre, maigre, assoiffé, c’est ça la vie pour nous. C’est notre alchimie, c’est notre poésie de nous identifier plus à cette terre qu’à nous-mêmes. Elle a cette magie, elle est captivante, elle nous donne de la force, on n’a pas envie de sortir de notre désert où l’horizon n’est pas limité, où rien n’est figé, où toute forme peut se multiplier et prendre une multitude de contours quand elle surgit dans les lointains.


Puis tout ce que tu veux rajouter... Tu es libre. Nous comptons te donner une grande place.
Un petit poème est le bienvenu (en Tamajaght et en français).



… un poème

Soif

(extrait d’un texte paru en 2012, in Eauditives, Ed. Plaine Page)
Hawad
Texte traduit de la tamajaght (touareg)
par l’auteur et Hélène Claudot-Hawad


Linceul vent rouge fournaise
le pays est ligoté
civière de la soif
chagrin timbre gris
du soufre dans la gorge
Ô terre veuve de l’eau !
Le grillon crisse
à l’abri des crevasses
de l’argile en carême

Aurore fatale
En troupe compacte, ils sont arrivés
dirigés par l’ingénieur prospecteur
Des chars, ils ont descendu les engins
à côté de la margelle du puits
Dans le poitrail de la terre
ils ont enfoncé la sonde
Et la plaine se mit à crier
Et de râle douleur, le ravin fit chœur
avec les mâchoires de l’agonie

Des entrailles de la glaise
ils ont extrait une carotte
de graviers et d’ossements humains
Et en écho ils braient
– Uranium pétrole gaz
de quoi nourrir
mille réacteurs pour mille ans
Et le prospecteur ingénieur mugit
– La vieille, le seau, la poulie, au trou
Enterrez tous les témoins !
Tonnerre foudre des soldats
et la margelle s’effondre
et la flaque miroir du puits s’éclipse

Aveuglement
tout devient opaque
anomie
prunelle enterrée
terre nivelée
au-dessus de l’œil-source
de sa raison
Grimace de la terre
oubli cécité
gardés par le museau
de la mitraillette
et la gueule du canon
[…]

Ô défaite
et endurance de porter
la montagne sur les reins
Nous avons affamé la faim
Nous avons assoiffé la soif
Blessure dans les poumons
comme un ruisseau
éboulis où déferlent
soif et flammes atomiques

Ni eau ni alliés
Nous veillons
et nous allons passer outre
cafard sommeil cauchemars
reptation contrainte
dans les boyaux de l’ogre
Marche torsadée de l’écharde
entre os et tendon
entre pierraille et tourbillon
entre feu et mirages
nous passons
Marche en vrille
nous perforons l’obus
remontons la fosse
A mi nuit mi agonie
nous dépassons le cercle du temps
et remontons la brume
bouche de la mort

Alors l’inséparable poisse soif
se détache du cœur
pour la tête de la marche
Insectes fourmillant
nous transperçons le ventre du roc
et jaillissons
géiser
sur l’autre tempe du ciel

Abjena paysage d’incendie
image de cendres
épine éperon
Abjena tes rameaux ne fleurissent
que sur la crête des flammes
Abjena non ciel
chaos sahara vision atomique
Abjena terre feu sans ciel
terre tunnel mega mine d’Areva
Abjena toi chien
au fond de ton regard
je vois la pierre
météorite arbre flamme
astre arbre
oiseau solitaire
Abjena nous noyons notre soif de minuit
dans les éclairs de nos illusions
emmiragées

Abjena cernes de la soif
Que faire de
tes visions saumâtres
pour nous
qui passons
à travers
l’éclair ?



- Bibliographie & œuvre graphique (expositions) : voir le site "editions-amara.info"


- Film


Propos recueillis par
Aydin Baran,
Marseille, juin 2014.


Interview publiée dans le journal kurde Yeni Ozgur Politika.

- Lire l’interview sur journal kurde Yeni Ozgur Politika

- Première partie de l’interview

Notes

[1Voir Touaregs : Voix solitaires sous l’horizon confisqué, Paris, Editions Ethnies, 1996 (Voix solitaires)

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