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Kadhafi aurait échappé à un bombardement de l'Otan, un de ses fils tué
AFP, 1er mai 2011
dimanche 1er mai 2011
par Masin

L’on sait que le plus jeune des fils du despote est, théoriquement, Khamis, âgée de 28 ans. Mais tous les médias disent encore que celui qui est tué, âgé de 29 ans, est le plus jeune ! C’est vrai qu’ils reprennent ce qui a été déclaré par le porte parole de Kadhafi qui, vraisemblablement, ne connaît pas l’aĝe des enfants de son maître.

Tamazgha.fr




Kadhafi aurait échappé à un bombardement de l’Otan, un de ses fils tué

De Afaf GUEBLAOUI (AFP) – 1er mai 2011

TRIPOLI — Le plus jeune fils du leader libyen Mouammar Kadhafi, Saif al-Arab Kadhafi, ainsi que trois de ses petits-enfants, ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche au cours d’une frappe aérienne de l’Otan, à laquelle le leader libyen aurait échappé de peu, a annoncé un porte-parole du régime à Tripoli.

"La maison de Saif al-Arab Mouammar Kadhafi (...), le plus jeune des enfants du Guide (ndlr : Mouammar Kadhafi), a été attaquée avec de puissants moyens. Le Guide et sa femme étaient dans la maison avec des amis et des proches" et est "sain et sauf", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, lors d’une conférence de presse.

"L’attaque a provoqué la mort en martyr du frère Saif al-Arab (...) et celle de trois des petits-enfants du Guide", a ajouté le porte-parole.

Saif al-Arab était âgé de 29 ans, a-t-il ajouté. Il était le plus jeune des six fils du dirigeant libyen et n’occupait pas de poste officiel connu. Mouammar Kadhafi avait déjà perdu une fille adoptive en 1986 lors d’un bombardement américain à Tripoli.

"Le Guide lui-même est en bonne santé. Il n’a pas été blessé. Sa femme est également en bonne santé et n’a pas non plus été blessée, mais d’autres personnes l’ont été", a-t-il assuré.

"Il s’agissait d’une opération visant à assassiner directement le dirigeant de ce pays", a-t-il accusé.

Le porte-parole avait accompagné au préalable la presse sur les lieux d’une habitation bombardée à Tripoli. Au vu de l’ampleur des destructions, il semblait peu vraisemblable qu’il puisse y avoir eu des survivants.

A Bruxelles, l’Otan a confirmé peu après avoir mené des frappes dans ce secteur de Tripoli, mais pas la mort du fils Kadhafi, assurant ne pas viser des individus.

"L’Otan a poursuivi ses frappes de précision contre les installations militaires du régime Kadhafi à Tripoli cette nuit, y compris des frappes sur un bâtiment de commandement et de contrôle connu dans le secteur de Bab al-Aziziya, peu après 18H00 GMT samedi soir", a déclaré dans un communiqué le général Charles Bouchard, commandant en chef de l’opération.

"Nous regrettons toute perte de vie, particulièrement celle de civils innocents", a-t-il ajouté, soulignant que "toutes les cibles de l’Otan sont de nature militaire".

Samedi soir, trois explosions avaient été entendues à Tripoli en provenance du secteur de Bab al-Aziziya, qui abrite le complexe de M. Kadhafi, après un survol d’avions de l’Otan.

A Benghazi, fief de l’insurrection libyenne, des tirs de joie ont retenti peu après l’annonce à Tripoli de la mort du plus jeune fils de Mouammar Kadhafi, a constaté un journaliste de l’AFP.

Sur le boulevard du front de mer, des voitures roulaient en klaxonnant alors que le ciel était illuminé par des balles traçantes et des tirs de roquettes, de batteries anti-aériennes et de fusils d’assaut.

Mouammar Kadhafi avait répété samedi dans la journée qu’il ne renoncerait pas au pouvoir, alors que l’Otan a rejeté son appel à négocier pour mettre fin au conflit qui ensanglante la Libye depuis près de trois mois.

Dans le même temps, la rébellion a parlé d’un possible "nouveau front" dans le sud-est du pays, après une deuxième attaque des forces du régime contre une localité de cette région désertique qui a fait 10 morts, six civils et quatre rebelles.

Dans une première apparition publique depuis le 9 avril, M. Kadhafi, le plus ancien dirigeant arabe au pouvoir depuis 1969, a réaffirmé qu’il ne partirait pas malgré la pression militaire de l’Otan, les sanctions financières internationales, l’embargo sur les armes et le gel de ses avoirs.

"L’Otan doit abandonner tout espoir d’un départ de Mouammar Kadhafi. Je ne quitterai pas mon pays et je m’y battrai jusqu’à la mort", a-t-il dit à la télévision, qualifiant les rebelles de "terroristes".

"Nous sommes prêts à négocier avec la France et les Etats-Unis mais sans condition (...). Nous ne nous rendrons pas, mais je vous appelle à négocier. Nous pouvons régler nos problèmes entre Libyens sans nous battre, retirez vos flottes et vos avions", a lancé M. Kadhafi à l’adresse de l’Otan.

L’Otan a rejeté cet appel, soulignant qu’il revenait avant tout à M. Kadhafi de cesser ses attaques contre des civils.

Le CNT a lui aussi rejeté toute négociation avec M. Kadhafi, affirmant que ce dernier n’avait plus aucun rôle à jouer à l’avenir.

Le régime a appelé néanmoins les rebelles de Misrata, à 200 km à l’est de Tripoli, "à déposer les armes en échange d’une amnistie", après avoir averti que tout navire tentant d’entrer au port de Misrata serait "frappé avec force".

Dans la soirée, 13 puissantes explosions ont ébranlé Misrata, au moment où des appareils de l’Otan survolaient la ville. Dans la journée, près de l’aéroport, d’intenses combats se sont poursuivis. Roquettes et obus de mortier ont également recommencé à tomber sur la ville.

Selon plusieurs sources, ces combats ont fait 10 morts et 20 blessées samedi.

L’Otan a annoncé avoir neutralisé plusieurs mines dans le port, où un navire humanitaire était toujours bloqué et trois autres en attente au large.

Dans l’ouest du pays, les insurgés tenaient toujours le poste-frontière tuniso-libyen de Dehiba. L’Otan a annoncé avoir détruit 13 dépôts de munitions dans cette zone de montagnes essentiellement ralliée à la rébellion.

Dans le sud-est désertique, 70 véhicules pro-Kadhafi ont attaqué l’oasis de Jalo (300 km au sud de Benghazi) tuant six civils et quatre rebelles, selon la rébellion.

A Tripoli, plus de 400 représentants de tribus fidèles au régime ont affirmé dans un communiqué se préparer à se rendre à Benghazi pour rencontrer les tribus rebelles en vue d’"une réconciliation".

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