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Le MNLA condamne les actes barbares de l'armée malienne
mardi 30 octobre 2012
par Masin
Suite à plusieurs assassinats commis par les l’armée malienne sur les populations civiles touarègues, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) a rendu public un communiqué par lequel il condamne l’armée malienne et ses pratiques barbares. Le communiqué s’interroge également sur le silence de la communauté internationale face à ces crimes visant les populations civiles.

Nous publions ci-après l’intégralité du communiqué.

La Rédaction.





Exécution sommaire de civils Azawadiens par l’armée Malienne

Le MNLA a appris, avec tristesse et stupéfaction, l’assassinat d’au moins neuf civils touaregs (tamachek) par la tristement célèbre unité de l’armée malienne positionnée à Diabali au nord de Ségou au Mali.

Douze hommes ont été capturés le lundi 22 octobre 2012 vers 10 heures (TU) sur le site d’une fixation de populations nomades près du lieu dit "Robinet Echeikh" au nord de Sokolo à 75 kilomètres de Diabali par une patrouille de l’armée malienne partie du poste de Diabali, celui là même où furent froidement exécutés le 8 septembre dernier 16 civils en majorité mauritaniens. Après recoupement de plusieurs témoignages dont le rescapé (le seul teint noir), il est établi que neuf des personnes enlevées ont été lâchement exécutées sur le chemin de retour de la patrouille dans la forêt qui borde le poste. Dans ce campement, cette patrouille militaire a emporté, entre autres, un véhicule 4x4, 3 motos et 3 chargements de moutons. Ces massacres de civils répétés montrent encore une fois la véritable nature de l’armée malienne.

Le MNLA condamne ce crime odieux et crapuleux avec la dernière rigueur, adresse ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et réclame auprès de la communauté internationale une enquête indépendante urgente.

Les populations azawadiennes, songhaïs, touarègues, maures et peulhs n’ont que trop enduré les stigmates de la désolation et de la violence aveugle entretenue aussi bien par le Mali que par les groupuscules mafieux qui lui sont directement ou indirectement affiliés et insidieusement installés sur le territoire de l’Azawad depuis plusieurs années.

Le silence de la communauté internationale face aux crimes commis contre des civils azawadiens par l’Etat malien et son armée, devient assourdissant et ressemble désormais à une coupable indifférence s’agissant de la vie et de la dignité humaine.

Aussi, nous exigeons de la communauté internationale une condamnation urgente de la série d’assassinats et d’exécutions sommaires de civils azawadiens par les forces maliennes et leurs milices depuis le début du conflit opposant l’Azawad au Mali. Nous demandons à ce que ces massacres s’arrêtent et que les auteurs soient traduits devant la justice.

Le MNLA informe solennellement, la médiation de la CEDEAO, les pays du champ, l’Union Africaine, l’Union Européenne et le Conseil de Sécurité des Nations Unies ainsi que l’envoyé spécial pour le Sahel de l’ONU, que si de telles pratiques ignobles se poursuivaient, notre mouvement ne se sentirait plus tenu par son engagement de mettre fin aux opérations militaires, décidé unilatéralement et scrupuleusement observé à partir du 5 avril 2012.


Fait le 24 octobre 2012


Moussa Ag Assarid
Membre du Conseil Transitoire de l’Etat de l’Azawad (CTEA)
Chargé de la Communication et de l’Information.

Contact : infosmnla gmail.com

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1 Message

  • Pour justifier le massacre des habitants autochtones du Sahara, les Maliens noirs du Mali, qualifient leurs victimes de << Bandits >>.
    Les nations qui appellent a l’intervention et l’invasion du Sahel devraient etres tenues responsables de genocide qui prendra place. C’est sans doute monsieur Holland n’est pas naive, car il faut etre tres stupide pour ne pas connaitre l’histoire de l’Afrique. L’Afrique est bien connue pour son manque de respect aux vies humaines. Si le monde est interesse aux droits humains et la justice, il faut qu’il assiste le MNLA qui est le seul representant des AZAWADIS et qui se bat pour le droit humain et la liberte pour l’homme et la femme.
    Voila un example pour faire rappeler le caractere et mentalite africaine a ceux qui appellent a l’intervention dans le Sahel.

    http://youtu.be/0ivlWwthB-g

    http://youtu.be/7BT4EWz_xy8

    Source:L’Express

    Mali : l’armée reconnaît un incident il y a huit jours avec des « bandits »
    Mardi 30 Octobre 2012 - Lu 647 fois
    Taille du texte : Decrease font Enlarge font

    L’armée malienne a reconnu lundi avoir été impliquée dans un incident au cours duquel une « dizaine de bandits » ont été tués le 21 octobre à Diabali (centre du Mali), sans faire allusion à la mort de civils touareg évoquée alors de sources concordantes.

    « L’armée malienne a neutralisé le 21 octobre 2012 des individus armés à quarante kilomètres de Diabali, suite à l’attaque d’un bus de forains survenue dans la nuit du 15 octobre », affirme un communiqué du ministère de la Défense.

    « Les éléments de la patrouille militaire de Diabali ont réussi à mettre hors d’état de nuire les bandits armés. Le bilan humain s’élève à une dizaine de bandits tués et le bilan matériel fait état de trois motos, deux fusils de chasse et des munitions de 7.62 millimètres saisis. L’armée nationale ne déplore aucune victime », ajoute le ministère.

    Il « invite les populations à informer les forces de sécurité et de défense de toute action suspecte ou de la présence de tout groupe d’individus suspects sur toute l’étendue du territoire pour les aider à protéger davantage et à sauvegarder les intérêts de la nation ». Des sources concordantes avaient fait état dès le 23 octobre de la mort de plusieurs civils touareg tués par des soldats maliens de Diabali.

    Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, un responsable de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) avait accusé l’armée malienne d’avoir « assassiné » neuf civils touareg qu’elle avait préalablement enlevés. Sollicité à plusieurs reprises à Bamako, le gouvernement malien s’était alors refusé à tout commentaire.

    Selon le site mauritanien d’information Sahara Media, qui avait parlé de la mort de quatre Touareg et de la disparition de cinq autres en citant des témoins, l’unité impliquée serait la même que celle qui avait tué le 8 septembre, près de Diabali, sept Maliens et neuf Mauritaniens de la secte musulmane Dawa.

    Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz avait alors qualifié de « crime odieux » la fusillade, mais avait appelé à ne pas accabler le Mali voisin, assurant que cela n’aurait pas eu lieu sans les « circonstances politiques et sécuritaires difficiles que traverse ce pays frère ».

    Le nord du Mali est occupé depuis près de sept mois par des groupes islamistes armés, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui en ont évincé le MNLA.

    Voir en ligne : Le MNLA condamne les actes barbares de l’armee malienne

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