Accueil > Actualité > La Une > Le Mzab, cible du pouvoir algérien...
Le Mzab, cible du pouvoir algérien...
Tamazgha dénonce le racisme anti-amazigh de l’Etat algérien
vendredi 10 janvier 2014
par Masin
Depuis quelques mois, les Mozabites font face à des expéditions punitives menées par des bandes de voyous issues de la communauté arabophone châambie instrumentalisée par les autorités algériennes qui ne cachent plus leur haine à l’égard des Amazighs du Mzab. Ces autorités ne lésinent pas sur les moyens pour humilier les Mozabites et ainsi de les déposséder de leurs biens par le pillage et la destruction : c’est un véritable "hilalisme" qui s’abat sur les Mozabites.
Tamazgha, ONG de défense des intérêts et droits des Imazighen, dénonce l’Etat algérien ‒ dont les méthodes sont, par ailleurs, en adéquation avec son objectif d’exister en effaçant les Imazighen ‒ et appelle à une prise de conscience quant à l’urgence pour Imazighen de rompre avec l’immobilisme et songer la mise en place d’une stratégie à même de les guider vers la libération et la restauration de leur souveraineté.

Ci-après la déclaration de Tamazgha.

La Rédaction.



Des policiers mêlés aux Châanbas qui attaquent les Mozabites





L’État algérien met en œuvre son racisme anti-amazigh dans le Mzab

DECLARATION

L’attitude anti-amazighe de l’État algérien remonte à ses fondements. Déjà lors de la guerre contre le colonialisme français menée par le FLN-ALN, cette attitude était présente et la volonté hégémonique islamo-arabiste était dès le départ assez vivante au sein de la direction du FLN-ALN. L’avènement de l’État algérien en 1962 était naturellement accompagné de la mise en pratique de cette anti-amazighité : l’intervention de l’armée algérienne en Kabylie en 1963 où elle avait commis massacres, viols et torture en est une des illustrations.

L’État algérien a fait de l’éradication de l’amazighité un de ses segments d’action. Tous les moyens ont été mis en œuvre pour accélérer l’arabisation en usant de la répression mais aussi d’un arsenal législatif conçu pour assurer l’hégémonie islamo-arabe. L’anti-amazighité est ainsi inscrite dans la Constitution algérienne.
L’ensemble des composantes amazighes payent, d’une manière ou d’une autre, le prix fort de l’acharnement de l’Etat algérien à achever sa politique au fondement ici rappelé. La communauté mozabite ne déroge pas à la règle : elle est ainsi l’une de ses cibles privilégiées notamment en raison de son fort attachement à son amazighité. Les autorités algériennes font payer aux Mozabites non seulement leur attachement à leur identité amazighe et leur résistance à l’arabisation mais aussi leur choix religieux : l’ibadisme, un courant combattu par les musulmans aussi bien sunnites que chiites. C’est d’ailleurs depuis 1962 que les Mozabites subissent, et de façon cyclique, la haine et la violence de la communauté arabophone châambie voisine. L’épisode de 1985 est resté gravé dans la mémoire des Mozabites : une expédition d’une rare violence a fait des dégâts matériels et humains (Chekebkeb Kacem fut mutilé et assassiné par les Châambas).

Le dernier épisode de cet interminable feuilleton de l’agression des Mozabites a commencé en mai 2013 où, comme d’habitude, des bandes de voyous de la communauté Châamba s’est attaquée aux biens des Mozabites dans l’indifférence quasi-totale des forces policières algériennes. Même s’il y a eu des périodes d’accalmie, les violences ne se sont jamais arrêtées, et en novembre-décembre 2013 elles se sont intensifiées et ont vu la police algérienne se joindre de manière ouverte aux bandes qui s’attaquent aux Mozabites.
Les autorités algériennes ont toujours instrumentalisé les mercenaires de la communauté châambie pour s’attaquer aux Mozabites. La police a toujours poursuivi et arrêté les victimes et n’a jamais inquiété les agresseurs. Mais le dernier épisode, et grâce à l’apport des nouvelles technologies, a permis à l’opinion de se rendre compte, preuve avec des images à l’appui, de l’implication directe et active des forces de police, en tenue et usant de leur matériel censé leur être utile pour des opérations de maintien de l’ordre, qui ont couvert les agresseurs avant de leur prêter main-forte.

Tamazgha qui n’est pas étonnée de cette attitude de l’État algérien tient à dénoncer avec force cette violence orchestrée par les autorités algériennes et appelle la communauté internationale et les organisations de droits de l’Homme ainsi que tous les épris de justice à réagir.

Ce que fait subir l’Etat algérien aux Mozabites aujourd’hui, il l’a fait aux Kabyles, aux Touaregs à In-Ideq ou ailleurs, hier. Il le fera demain plus violement aux Chaouis, jusque-là opprimés dans le silence, et autres communautés amazighes et continuera à le faire à toutes celles et tous ceux qui oseront résister à sa politique d’arabisation et qui tiennent à leur Amazighité. C’est pourquoi il est urgent qu’une alliance amazighe de l’ensemble de ceux qui subissent l’État algérien se mettre en place pour coordonner leur action contre cet État colonial qui ne cache plus son racisme anti-amazigh. Le peuple amazigh ne saurait faire l’économie d’une lutte de libération nationale, la seule voie à même de lui permettre d’accéder à sa souveraineté et garantir sa dignité.

En attendant, Tamazgha exprime toute sa solidarité avec les Mozabites et les assure de son soutien indéfectible. Nous continuerons à dénoncer l’attitude raciste et violente du l’Etat-voyou algérien et nous ne lésinerons pas sur les moyens pour faire entendre la voix mozabite. Les frères Mozabites, qui par ailleurs n’ont pas d’autre choix que de se mobiliser pour assurer leur propre sécurité, ne seront jamais tous seuls face à ces barbares décidés à détruire le pays amazigh.

A Paris, Tamazgha sera, bien évidemment, présente au rassemblement de solidarité avec les Mozabites auquel a appelé un collectif d’Amazighs en France et qui aura lieu le dimanche 12 janvier 2014 à 14h sur le Parvis des droits de l’Homme au Trocadéro.

Tamazgha ,
Paris, le 10 janvier 2014.



Policier faisant usage de bombes lacrymogènes lancées sur les Mozabites





- Les Mozabites victimes du racisme du régime algérien...

Une émission de Mohand Kacioui, sur BRTV, consacrée à la situation dans le Mzab


J-7 DU 02 JANVIER 2014 par BerbereTV


Débat "Controverse" avec Khaled Drareni sur Dzaïr

Intervention de Kameldine Fekhar, un militant mozabite, sur BRTV (Club de la presse)...


CLUB DE LA PRESSE BERBERE TV LES EVENEMENTS DE... par BerbereTV

Articles dans la rubrique :

La Une
16/09/16
1
Chanteuse belgo-rifaine, Fatoum est une voix singulière. Ses chants doux et révoltés célèbrent le (...)

Lire l'article

27/08/16
0
L’association AZAR (Taknara) et Tamazgha (Paris) scellent leurs liens par un acte symbolique et (...)

Lire l'article

11/07/16
4
La voyoucratie algérienne n’a jamais cessé d’œuvrer pour la destruction de l’Amazighité. La Kabylie (...)

Lire l'article


Rejoignez nous


9 Messages

  • Le Mzab, cible du pouvoir algérien... 12 janvier 2014 12:12, par Amoqrane

    LE POUVOIR MILITAIRE RÉPRIME À SA GUISE, CAR IL DEMEURE FORT !

    Le Régime militaire demeure fort, et réprime à sa guise, comme il veut, car il fort, fort par la faiblesse de l’opposition (émiettée, atomisée, neutralisée, et battue par KO par le DRS), la population traumatisée par la " guerre interne " (1991-2014).... qui continue, la misère indicible et effroyable ; fort par le soutien diplomatico-stratégique du Grand Gendarme Américain (qui a pris le Grand morceau au Sahara),fort la caution politique de la France qui appuie ses Généraux (issus de l’Armée française) ; fort du fait de l’accaparement des milliards du pétrole à leur profit d’abord, et celui de la " caste militaro-mafio-bureaucratique " ; fort tant qu’il a sous sa férule les " appareils de répression " et les "organes de propagande " ; fort il fait diversion, manœuvre, réprime, intoxique, frappe, joue le pourrissement, déplace l’axe de la violence là où il veut, en Kabylie, au Mzab, ou ailleurs, réprime les Syndicats autonomes, les militants des droits de l’homme....

    Le Pouvoir militaire demeure la seule force politique organisée, et frappe comme il veut,, là où il veut....

    Et la Dictature continue !

    repondre message

    • Le Mzab, cible du pouvoir algérien... 19 janvier 2014 16:48, par Youva

      La répression, autrement dit la Violence d’Etat ou le Terrorisme/Terreur d’Etat s’inscrit toujours dans une stratégie du pouvoir en place. C’est le cas au Mzab. Par ailleurs, le Pouvoir est de " nature militaire et clanique ", mais pas ethnique ou régional ! Ils sont très nombreux les Kabyles qui servent le Pouvoir militaire actuel, à tous les niveaux, toutes les sphères, dans tous les domaines...Et surtout dans le DRS, l’Armée, la Police, la Presse, l’Enseignement-abrutissement....le pouvoir réel, pour tout dire ! Certains brobros et kabylistes du Régime, du DRS il faut dire, disent " pouvoir raciste " ou "kabyles de service", ces formules vagues et imprécises, pour ne pas dire " Pouvoir militaire ", Maitres du DRS. Pourquoi ? Tout simplement parce que ces brobros (et) extrémistes servent le DRS, le Pouvoir militaire donc !

      Merci Amokrane, pour votre pertinent post. Comme toujours.

      Cordialement .

      repondre message

      • Le Mzab, cible du pouvoir algérien... 13 février 2014 07:53, par Anonyme

        Au MZAB, le DRS JOUE LA MANIPULATION A FOND !

        Comme toujours, c’est le DRS qui fout la merde, manipule, élève les uns contre les autres, met le feux aux poudres, ajoute de l’huile, attises les haines, provoque, instrumentalise, et ouvre " la boite de pandore de la violence ". Le DRS a tout intérêt à diviser encore plus, isoler les uns et les autres, séparer les communautés, les régions ! A la manière coloniale, selon la formule du Marchal Bugeaud : diviser (encore) pour régner (davantage). La formule est efficace, magique, porteuse, c’est celle que le Régime militaro-mafieux a toujours utilisé depuis 1962....

        Ce qui se passe dans le Mzab est une grande et gigantesque manipulation du DRS, pour créer un " Ecran de fumée", un " épais nuage "," un voile " lui servant à masquer les luttes au sommet du Pouvoir militaire entre le DRS et l’ETAT-MAJOR, à l’approche de la mascarade électorale d’Avril 2014. Par sa propagande relayée ses médias (journaux infestes, radios tar tar, tv taz taz, Blogs et Sites pourris), le DRS intoxique et leurre la population, pour détourner et " fabriquer l’opinion " à sa guise.....

        Le Pouvoir militaire (les Généraux) bloque et asphyxie le pays, domine complètement la Population civile, surveille et contrôle l’Institution militaire (l’Armée) , neutralise totalement l’opposition (les partis sont " dans le rang ", dans le " giron" du Pouvoir militaire en général, et chacun son Clan en particulier) , réprime les militants de droits de l’homme et casse la Ligue LADDH (fractionné en plusieurs tendances), sape et sabote les Syndicats autonomes......

        Le Pouvoir militaire (hiérarchie=les Généraux) et aux mains des Maitres du DRS (d’abord), et des Généraux de l’État-major ( ensuite) . Ce Pouvoir militaire est là pour massacrer la population et accaparer toutes les richesses, à leurs profit, et au bénéfice des soutiens du Régime militaro-mafio-bureaucratique qui pille tout....

        L’Opposition est neutralisée, battue par KO par le DRS, les partis ne sont que des " paravents civils " du Pouvoir militaire....Avant 1989, on avait un " parti unique ", après 1989 on a un " parti pléthorique ", plusieurs partis....qui roulent tous pour " un " / " le " Pouvoir miliaire, et chacun pour tel ou tel Clan mafieux ! Les Clans mafieux qui forment, composent la Junte dictatoriale militaire au pouvoir...
        .........................................................................................................

        Le " Régime militaire dominant " a choisi son" idéologie dominante " : l’arabo-islamisme, une idéologie fascisante et mystificatrice, de rejet et d’exclusion, jacobine et chauvine (sur le modèle français)....Il a son " appareil de répression " dominant : DRS, Gendarmerie, Police, Forces spéciales, et secrètement le DRS a crée des " Escadron de la mort ", des milices, des " groupes dits d’autodéfense " et autres officines criminelles et barbouzardes...Il a ses " organe de propagande " dominants : journaux infestes, radios tar tar, tv taz taz, Blogs et Sites pourris, même à l’étranger, notamment en France et au Canada...
        ....................................................................................

        Tamazight n’intéresse pas ce Régime criminel, ce qui l’intéresse c’est de manipuler, jouer les uns contre les autres avec Tamazight, avec le prétexte kabyle, diviser la population,neutraliser l’opposition, instrumentaliser la question culturelle et linguistique amazigh pour les intérêts politico-politiciens du Pouvoir régnant....
        ....................................................................................
        Le Régime militaire n’entend pas " résoudre les problèmes, car ce n’est pas de son intérêt, bien au contraire, il fait tout pour le pourrissement et l’exacerbation de la

        repondre message

      • Le Mzab, cible du pouvoir algérien... 13 février 2014 07:57, par Anonyme

        LE MZAB, puis le CRASH (COUP) MONTÉ DU " DRS " ! COMME À SON HABITUDE !

        Alors que la " guerre au sommet " du Pouvoir militaire fait rage, opposant le DRS à l’Etat-major, cet évènement douloureux va certainement et légitimement susciter des soupçons. D’autant plus que ce genre de pratiques criminelles et sanguinaires sont dans le registre des coutumes des Maitres gestapistes du DRS. On se souvient de l’avion qui transportait plusieurs journalistes lors de la visite de Boumediene au Vietnam en 1975, et de l’avion du Ministre S. Benyahai et autres " accidents " louches. La destruction du Port d’Annaba en Juin 1964 par la SM, les Bombes d’El Moudjahid en 1976, Cap Sigli en 1978 (l’avion qui larguait des armes , hum !) , l’odieux et horrible attentat de la SM à l’Aéroport d’Alger en Aout 1992, le Attaques des Casernes de Cherchel et d’El Guemmar, le Palais du Gouvernement, le Bd Amirouche, les massacres de 1996/97, les assassinats politiques d’opposants, intellectuels, universitaires, artistes.... tout est là pour accuser les criminels et mafieux du DRS....

        repondre message

  • Le Mzab, cible du pouvoir algérien... 14 janvier 2014 15:06, par Nadia BDR

    Merci pour ce bel article qui mériterait d’être approfondi ou prolongé à travers une série documentée, si bien sûr, vous disposez des ressources nécessaires. Ecrivons, publions sans complexes, le français et l’arabe sont nos "butins de guerre" ne laissons pas les autres nous voler "l’écrit" car la parole, tout le monde parle mais qu’en reste-il ?

    salutations

    repondre message

    • Le Mzab, cible du pouvoir algérien... 21 janvier 2014 04:43, par La Mecreante !

      -  « le français et l’arabe sont nos "butins de guerre" »

      "butin" ?... "butin" ?... pfff ! "guerre" ?... quelle guerre ? pfffff !

      c’est surtout le symbole de ton esclavage irréversible !

      une parodie pour toi : "ce n’est pas toi qui prends l’arabe, c’est l’arabe qui te prend". (tu es donc son butin).

      si tu n’as pas tout compris : lâche nous avec ton araberie !

      repondre message

    • Le Mzab, cible du pouvoir algérien... 26 janvier 2014 21:11, par Roza
      On ne veut pas de ton arabe coloniale. Est ce que tu as compris ? ton "butin" de guerre garde le pour toi et ta famille, nous notre butin c’est l’amazighité un point c’est tout et l’arabe ne sera jamais notre langue, c’est une langue coloniale qui est la cause de tous nos malheurs, comme c’est la langue de tous les malheurs de ceux qui ont été arabisés, il suffit de voir ou se concentre l’essntiel des guerre et de la barbarie aujoud’hui comme depuis 1400 ans ou cette langue a été propagé par l’épée par les bédoins d’arabie qui ont contaminé le monde !

      repondre message

      • Le Mzab, cible du pouvoir algérien... 28 janvier 2014 08:17, par assahli

        "il suffit de voir ou se concentre l’essentiel des guerre et de la barbarie aujourd’hui" j’ai rarement entendu quelque chose d’aussi stupide... D’une part les états les plus meurtriers (la référence à la barbarie est intéressante, connaissez vous l’étymologie de ce mot ?) sont trèèèès loins d’êtres les nations arabes ; d’autre part les guerres de par le monde en ce moment sont le plus souvent des rébellions de post-colonisé-e-s ou de colonisé-e-s face à leurs colonisateur-e-s, et sont donc des combats nobles, c’est le cas des azawadien-ne-s, mais aussi le cas des pays dont vous sembler parler (Afganistan, Palestine,...). D’ailleurs l’objectif même du pan-arabisme est d’associer des puissances subalternes arabes pour leur conférer un pouvoir à l’échelle mondiale, face aux puissances impériales actuelles. Le problème c’est que ces nations arabes subalternes dominent elles mêmes d’autres peuples non arabes.

        Et puis euh, pardon, parce que le français c’est mieux ?
        L’arabe littéraire exerce un impériaslime linguistique aussi bien face aux daridja qu’aux langues berbères, j’en dirais de même concernant le kabyle des igawawen, que l’on importe à l’aide d’instituteur-e-s et de manuels en kabyle de Tizi-ouzou dans des pays berbères (Aurès, Dahra, chenoua, Babor, atlas ablidi, etc), où l’on parle d’autres langues berbères (Tachawit, tassahlit, tasehlit, tacenwit, ...), avec un discours du genre : "on viens vous enseigner LE berbère pur" (ce qui est très paradoxal puisque le kabyle est la langue berbère la plus arabisée de toutes, avec 38% d’emprunts à l’arabe).

        Donc attention lorsque l’on utilise la notion d’impérialisme linguistique, de bien la signifier à tous les niveaux, sans exception.

        Concernant les imzavtiyen, je serais curieux d’entendre leurs avis concernant l’utilisation de termes comme "fanatisme" ou "islamo-arabisme" (en français, sur un site que je soupçonne d’être majoritairement visité par des français de France où l’islamophobie et le racisme anti-arabe sont en train de dégénérer à vive allure) pour désigner leurs agresseur-e-s châamba et policiers algériens (qui ne font que servir non pas un pouvoir islamiste mais le gouvernement d’une post-colonie aux mains des français et des interêts de la France), les algérien-ne-s parlent d’ailleurs souvent des imzavtiyen comme étant des extrèmistes puritain-e-s, et des intégristes kharidijistes.

        Sachez également que les français-e-s si ilelles connaissaient le haïk mozabites prendraient IMMEDIATEMENT partis pour les Châambas et la police algérienne dans ce conflit (par fémonationalisme). D’ailleurs en France le port d’un haïk mozabite serait très sévèrement puni par la loi.

        repondre message

  • Le Mzab, cible du pouvoir algérien... 13 février 2014 08:04, par Anonyme

    Au MZAB, UNE MANIPULATION ou " ECRAN DE FUMÉE " POUR CACHER LE CONFLIT AU SOMMET ENTRE LE DRS et l’ETAT-MAJOR "

    Alors que le climat politique délétère n’agite depuis de longs mois que la seule question de la candidature éventuelle d’un Président très diminué physiquement à l’élection présidentielle prévue le 17 avril prochain, une « bombe médiatique » a explosé le 3 février dernier : dans une sortie publique sans aucun précédent, Amar Saâdani, le Secrétaire général du FLN, s’est attaqué très violemment au Général-major Médiène (74 ans), alias « Tewfik », l’inamovible (depuis septembre 1990) et tout-puissant Chef du DRS, la Police politique au cœur du Régime militaire. Et trois jours après, le jeudi 6 février, le quotidien El-Khabar annonçait que le Président Boutef’ (75 ans) aurait « démis de ses fonctions » le Général Médiène, « ainsi qu’une centaine d’officiers de l’ANP(l’Armée), de la Gendarmerie et du DRS » – une annonce ni démentie ni confirmée à ce jour-. Et le 8 février, on apprenait qu’un ancien adjoint de Tewfik, le Général Ait Ourabi, dit Hacène, avait été arrêté manu militari trois jours plus tôt, car accusé d’« activités séditieuses ».

    Face à la surprise provoquée par ces événements, à l’avalanche de commentaires le plus souvent confus et biaisés de la presse locale et à la perplexité de nombreux médias internationaux, il est souhaitable d’avoir des réponses à certains questions de bon sens que pose cet événement, lequel constitue à l’évidence un tournant important dans l’histoire du pays. Des réponses nourries par le constant travail de veille sur la situation algérienne que certains militants intègres (ils sont rares), grâce notamment à certains vrais opposants et des analystes chevronnés.... .

    1. La charge de Saâdani contre le Chef du DRS est-elle le signe que le Général Mediene a perdu la confiance et la protection du « système militaro-mafieux » – une étrange similitude avec le modèle de Cosa Nostra, Ndrangheta, etc.) ? Saâdani, proche de Saïd Bouteflika, n’a accepté de jouer le rôle d’accusateur public en chargeant le Général Tewfik de tous les maux affligeant l’Algérie, de la « sale guerre » des années 1990 à ceux des déconfitures sahariennes des années 2000, que parce qu’il a l’assentiment et les garanties d’un « centre de pouvoir décisif », l’Etat-major en l’occurrence. En son sein, le Chef d’Etat-major Gaïd Salah, son adjoint Saïd Bey, le Général Hamel, Patron de la DGSN, ainsi que les Généraux commandant les six Régions militaires, qui sont à la tête de la nouvelle « Commission spéciale de sécurité », officiellement créée en décembre 2013 pour gérer la carrière des officiers de l’armée (et du DRS). Cette Commission semble bien être désormais le « bras armé » de l’Etat-major pour mettre au pas le DRS...

    2. Derrière l’écran de fumée de la « lutte de clans » qui opposerait celui du Président Boutef’ à celui du Général Tewfik, il est clair que le vrai conflit pour le pouvoir est celui opposant les Chefs du DRS à l’Etat-major de l’ANP, qui souhaite récupérer l’intégralité de ses prérogatives. Aux yeux de ce dernier, le DRS doit retrouver sa vocation stratégique, essentielle, de défense de la sécurité nationale. Depuis 1962, derrière des paravents civils, la Police politique a constitué la réalité du pouvoir politique, maître d’œuvre de la répression et de la manipulation, gestionnaire occulte et irresponsable de la vie économique et sociale de la société tout entière. Après le coup d’État du 11 janvier 1992, les Chefs du DRS et ceux de l’Etat-major étaient parfaitement unis pour conduire de concert une terrible guerre « contre-insurrectionnelle » contre le peuple, afin de préserver leurs privilèges et leurs circuits d’accaparement de la rente pétrolière et gazière. Mais depuis le début des années 2000, des tensions sont apparues entre ces deux pôles du pouvoir réel, notamment avec la sombre affaire Brown & Root Condor en 2006. Et depuis 2013, de nombreux indices indiquent que la position auparavant hégémonique du Général Médiène s’est nettement affaiblie face à ses pairs de l’Etat-major.

    3. L’approche des élections présidentielles contextualise certainement le conflit au sommet de l’Appareil sécuritaire, mais beaucoup sont persuadés que ce qui se déroule est essentiellement la sanction d’un échec majeur, une des conséquences « organiques » de l’onde de choc de Tiguentourine. La gestion désastreuse par le DRS a semé le doute sur ce département, d’autant plus que les militaires ont été écartés sans ménagement de la gestion de cette affaire, qui a abouti à un carnage aveugle : c’est le général Tartag, alias Bachir Sahraoui qui a, contre l’avis des Généraux de l’Armée, présents sur le site, décidé d’éliminer « les terroristes »(?) à coup de missiles tirés par les hélicoptères du DRS, tuant en même temps leurs otages occidentaux. Au-delà, le drame de Tiguentourine a mis en relief l’incapacité flagrante du DRS à fournir du renseignement opérationnel sur les mouvements de groupes terroristes notoires et que ce service aurait, dit-on, infiltré et manipule depuis l’origine. Les militaires ont fort peu goûté d’être « secondarisés » et plus ou moins rendus responsables de la prise d’otages et de son issue sanglante....L’incompétence du DRS, criante depuis l’affaire de la capture de trois humanitaires européens dans un camp de réfugiés Tindouf en octobre 2011, revient souvent dans les critiques de plus en plus ouvertement formulées dans l’armée contre cette Police politique. Les militaires n’ont pas compris ni admis qu’un commando terroriste du MUJAO puisse intervenir dans un périmètre hautement sécurisé, quasiment à l’intersection de trois bases aériennes de haute valeur stratégique. Médiène avait alors sacrifié Le Général Kherfi, et rappeler son ami et collaborateur de sinistre mémoire, le Général Tartag, l’un des artisans de la terrible « machine de mort » construite alors par les Généraux criminels. Mais cette très grave défaillance (ou manipulation délibérée ?) a été suivie par l’enlèvement de diplomates algériens à Gao en avril 2012 et l’intervention de l’armée française au Mali en janvier 2013, officiellement pour défendre l’intégrité de ce pays menacée par des groupes djihadistes. Du coup, beaucoup dans l’armée, dans sa périphérie et parmi les cadres « autonomes » reprochent au DRS d’avoir contribué à « pourrir » la situation au Nord-Mali et de jouer dans le Sahara algérien des jeux dangereux en manipulant divers groupes terroristes islamistes. Et donc d’avoir favorisé le retour, visiblement préparé de longue date par l’armée française, dans la région d’une présence militaire néocoloniale et de provoquer des fractures éminemment dangereuses pour l’unité nationale.

    4. Il ne fait guère de doutes que ces influences externes – en particulier des Gouvernements britannique et américain, mais sûrement aussi des milieux d’affaires français – ont joué un rôle décisif dans l’impulsion de la réorganisation du DRS en cours. L’affaire de In Aménas avait offusqué fortement les compagnies pétrolières, notamment British Petroleum, et ont naturellement réagi en exigeant d’assurer elles-mêmes la sécurité des sites. Et les Gouvernements occidentaux, comme celui du Royaume-Uni, ont « proposé » une assistance sécuritaire directe de leurs Services secrets. Si les Généraux continuent à démontrer leur incapacité à protéger des intérêts vitaux pour le pays et d’une importance cardinale pour l’Occident, ils seront alors subrogés et à concéderont de facto des pertes de souveraineté. L’incompétence du DRS, mais aussi ses manipulations et provocations devienent alors un handicap insupportable, et un risque certain pour la survie du Régime militaire.... C’est sous cet angle que s’explique le rattachement de la DCSA à l’Etat-major et l’éviction d’Officiers de ce service, dont son Directeur le Général M’henna Djebbar, spécialiste de la répression de civils désarmés mais visiblement pas à la hauteur des missions réelles de la DCSA. Autrement dit, pour les Chefs de l’Etat-major, il serait vital du point de vue de la sécurité nationale que le DRS abandonne son rôle de police politique et de « service du personnel » du régime pour retrouver sa mission de renseignement....

    5. Les médias (contrôlés par le DRS) présentent le conflit comme étant essentiellement l’expression d’une opposition entre la Présidence et le DRS, or les principaux relais civils (UGTA-FLN-RND-etc) de la dite Police politique ont confirmé leur soutien à la candidature de Bouteflika. Des décideurs (Les Généraux) dans leur ensemble étaient " d’accord pour la continuité ", sachant que la question de la succession va se pose bientôt, vu l’état de santé très grave de Boutef. Dans les faits, hormis quelques inimitiés tenaces, Bouteflika a joué son rôle de " façade civile " du " Régime militaire " de manière plutôt satisfaisante depuis 1999. La presse – à l’exception de quelques Blogs et Sites Internet appartenant à des relais du DRS – ne s’est pas frontalement élevée contre sa reconduction à la tête de l’État. On n’apprendra rien à personne en rappelant que la presse dite « indépendante » et l’écrasante majorité des associations de la « société civile » sont notoirement encadrées par le DRS. Il existe bien entendu certains (très rares) journalistes réellement autonomes, comme quelques personnalités libres de toute allégeance aux « organes de force » –, mais ils sont les rares exceptions à une règle établie depuis 1962. La remise en question du quatrième mandat s’est brutalement imposée dans l’actualité des médias aux ordres du DRS quand les premiers décrets de mise à la retraite d’Officiers du DRS ont été annoncés, le 13 janvier dernier. Avant cela, il semble que malgré l’état évident – au point d’en être gênant pour le téléspectateur – d’épuisement du Président, peu de voix contestaient son éventuelle candidature à l’élection d’avril 2014. Boutef4, sa famille et les hommes d’affaires qui l’entourent ne représentent pas des pièces-maîtresses sur l’échiquier du Pouvoir réel. Boutef’, qui n’a pas pu empêcher la mise à l’écart des ministres qu’il avait imposés, qui n’a jamais pu nommer un chef de cabinet ni un secrétaire général en quatorze ans de « règne », se serait-il transformé, entre Val-de-Grâce et Invalides, en " centre de pouvoir " en mesure d’affronter le DRS ? À l’évidence non. Non !D’autant que Boutef’ est très affaibli et ne paraît plus en mesure d’assumer très longtemps une fonction particulièrement exigeante. Son frère Saïd, qui joue le rôle de Chef de cabinet informel, tente bien de s’assurer des alliances dans les appareils ; mais face à l’omnipotence du DRS et à la puissance de l’Etat-major, ces alliances paraissent bien précaires, faibles.

    6. Ce conflit, latent depuis plusieurs mois – rappelons que l’annonce d’une « réorganisation du DRS » date de septembre 2013 –, s’est accéléré avec l’aggravation de l’état de santé de Boutef’. L’Etat-major souhaite clôturer l’ère Tewfik avant les élections présidentielles. Les Généraux autour de Gaïd Salah appréhendent les interférences de Tewfik et de ses collaborateurs dans le processus électoral. L’histoire ne se répète jamais, dit l’adage. Sauf en Algérie, ou Sisyphe a, semble-t-il, la vie dure. Avec des motivations différentes de celles qui étaient les leurs à l’époque, on retrouve en effet aujourd’hui les mêmes protagonistes qu’en 2004 : l’Etat-major et le DRS. Le Général Tewfik l’avait alors emporté face à l’ancien Chef d’Etat-major Mohamed Lamari (décédé de mort naturelle en février 2012, sans avoir eu à rendre compte de ses crimes), écarté sans tambours ni trompettes, et sans effusion de sang... Car il est arrivé, surtout dans la période de folie sanguinaire du pouvoir que furent les années 1990, que les conflits au sommet se règlent dans la rue et sur le dos des civils. La crainte des citoyens est que la crise actuelle entre les deux Pôles du pouvoir (DRS & Etat-major) soit une réédition de celle ayant entraîné la démission du Président Zeroual en 1998. Une " série de massacres " de très grande ampleur avaient eu lieu dans les régions d’Alger et de Rélizane, causant des milliers de morts dans des circonstances indicibles. Perpétrés par des « escadrons de la mort » relevant du DRS – les trop fameux « groupes islamistes de l’armée » –, ces massacres, point culminant de la « sale guerre », avaient créé un halo de psychose précipitant le départ sans gloire d’un homme respectable et bien intentionné, mais sans autorité sur l’armée et les Appareils de sécurité.

    À l’heure actuelle, aucune confirmation officielle – ni aucun démenti d’ailleurs – n’étaye la mise à la retraite du Chef du DRS. Mais la crise est bien réelle et si elle dure ou dérape, elle risque de menacer la stabilité du pays. Or la population a déjà payé un très lourd tribut à l’impéritie de ses dirigeants, en particulier depuis 1991. Le pays a urgemment besoin de sortir du tunnel de désespoir dans lequel les Généraux sanguinaires et aventuriers de la rente l’ont alors jetée. Le pays est épuisé par un règne arbitraire et inepte exclusivement fondé sur la rente et la violence. La population est abandonnée à elle-même et des appareils dévoyés n’ont plus que la manipulation et la division pour amener le pays vers l’éclatement. Si cette dérive suicidaire n’est pas enrayée, aucune force au monde ne pourra arrêter l’explosion à venir.

    Difficile, à ce stade, d’en dire plus sur les issues possibles de cette énième crise : les informations sont parcellaires et bien des retournements restent possibles. Si elle devait être le prélude à la recomposition politique autour d’institutions démocratiques, de la réhabilitation de l’État de droit, du rétablissement d’une justice indépendante et équitable et de la pacification des rapports politiques, alors elle est bienvenue. Le pays a besoin, plus que jamais, d’un gouvernement représentatif composé d’hommes et de femmes intègres et compétents, d’un Chef de l’État dans la force de l’âge pour mener à bien le redressement vital et urgent du pays, d’une armée puissante et moderne pour assurer la défense des frontières et de services de renseignements efficaces pour la protection des intérêts de la Nation dans un environnement international des plus incertains, et non pour la répression, les provocations et manipulations comme le fait le DRS.

    repondre message

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.