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"Le mouvement touareg : une réactivation imminente"
Déclaration du Groupe Saharien d’Observation et d’Analyse
mercredi 28 décembre 2011
par Masin
Rien ne va plus au Pays touareg. La situation y devient véritablement explosive et pour cause... un cumul de données toutes poussant à bout les populations !!

En effet, il y a d’abord, la gestion hasardeuse des républiques bananières que sont le Mali et le Niger. Il y a ensuite l’implication de l’Etat algérien, un Etat qui veille, et de manière active, à la destruction de la société amazighe et touarègue en particulier comme l’atteste l’évolution de "l’islamisme armé" nommé "Aqmi"qui après avoir sillonné quelques régions a été implanté en terre kabyle et touarègue (voyez comme le hasard algérien fait bien les choses !!). L’autre élément à ne pas ignorer est le retour de nombre de Touaregs ayant combattu aux côtés de la calamité qu’était Kadhafi. Ces derniers ne sont pas revenus au pays les mains vides : ils ont avec eux des armes. <br<
Tous ces éléments auxquels il faut rajouter le ras-le-bol d’une société usée par l’humiliation quotidienne, contribuent à faire de la région une véritable poudrière qui ne saurait tarder à exploser...

Reste à espérer que si une énième insurrection touarègue a lieu, qu’elle le soit au profit du peuple et pays touaregs. Tout comme l’ensemble des Imazighen, Imajaghen (Touaregs) méritent bien la libération et l’accès à leur souveraineté pour en finir avec tous ces régimes coloniaux qui ne se soucient que d’une chose : l’éradication de l’amazighité en Afrique. Tout cela sous l’œil bienveillant des forces dites occidentales et à leur tête la "mère" des ces Etats coloniaux en Afrique la France.

Ci-après, nous publions le communiqué du Groupe Saharien d’Observation et d’Analyse sur la situation dans l’Azawad.

La Rédaction.



Le mouvement touareg : une réactivation imminente



1. Le ‘’débarquement’’ avec armes et bagages dans la région de Kidal, consécutivement aux événements survenus en Libye, de nombreux ‘’soldats’’ présumés touaregs fait l’objet d’une sur médiatisation tant au Mali qu’ailleurs. Fin octobre, des manifestants à Kidal et Ménaka, au Nord du Mali, ont semble t il réclamé l’indépendance de l’Azawad. Ces deux faits n’apportent aucun élément nouveau dans l’histoire de l’Azawad et du Mali.

2. Les armes, la drogue et d’autres trafics en tout genre sont légions dans cette région et au Mali depuis 1990 dans le sillage de la démocratisation diligentée de l’Afrique avec finalement très peu de résultats pour des efforts colossaux.

3. Ce tapage médiatique, tout comme les revendications, nous indigne, pour plusieurs raisons :

- Nous nous indignons contre la facilité et la légèreté avec laquelle la presse, les spécialistes, les analystes et les producteurs de notes confidentielles indexent et, pire encore, stigmatisent le Touareg chaque fois qu’une ‘’anormalité’’ apparaît des bords de la Méditerranée jusqu’aux confins sahéliens alors même que les faits et le temps finissent toujours par ne pas démontrer leur implication.

- Même si nous demeurons convaincus du caractère inéluctable du déclenchement d’un énième soulèvement armé au nom du peuple de l’Azawad, nous restons profondément démocrates et, pour cela, nous nous refusons à prendre en ‘’otage’’ les prochaines échéances électorales maliennes, si celles-ci peuvent contribuer à améliorer le bien être du peuple malien et offrir de nouvelles perspectives de dialogue constructif entre les futurs dirigeants et le peuple de l’Azawad.

- Nous nous indignons contre les manœuvres manipulatrices et refusons tous les opportunismes qui suintent dans les deux camps et qui servent de lame de fonds à tous ces bruits relayés à coups de reportages, de directs et de libre antenne, d’articles de presse spécialisés, de dépêches orientées, d’interviews de spécialistes des questions saharo sahéliennes !!!

- Nous nous indignons contre la position malienne qui consiste à refuser tout dialogue démocratique autour de la question de l’Azawad et à préférer la violence aux débats, la manipulation politique financière à la concertation politique.

C’est au Gouvernement malien de faire preuve d’une grande imagination et de l’inventivité idoine pour prendre en charge ces hommes, ces femmes et ces enfants de retour de Libye. Si cela ne se fait aussi rapidement que possible, tout peut arriver, tout va arriver dans une région déjà saignée par le retrait, depuis quelques années, des acteurs majeurs de développement parce qu’ils ne peuvent cohabiter avec des bruits d’armes, des odeurs de coke et simplement parce que c’est leur vie qui était en jeu.

- Nous nous indignons que le Gouvernement malien se soit déclaré publiquement, et par sa voix la plus autorisée, incapable de créer de telles conditions alors même qu’il bénéficie comme jamais auparavant de la générosité des bailleurs de fonds

- Nous nous indignons contre les joutes manipulatrices de Koulouba (siége de la présidence malienne) qui tentent de démontrer que tout va bien alors que personne n’est plus dupe, même pas les chancelleries amies de Bamako.

Nous faisons, enfin, le vœu profond que la raison l’emporte pour éviter l’irréparable.



Groupe saharien d’observation et d’analyse,

Tombouctou, le 15 décembre 2011

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