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Mandat d’arrêt de la CPI : la rébellion veut juger Kadhafi en premier
Une dépêche de l’AFP, le 16 avril 2011
lundi 16 mai 2011, par
BENGHAZI (Libye) - La rébellion libyenne a salué lundi la demande par le procureur de la Cour pénale internationale d’un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité contre Mouammar Kadhafi, mais souhaité qu’il soit jugé d’abord en Libye, avant de l’être à l’étranger.
Le Conseil national de transition salue la décision du procureur de la Cour pénale internationale Luis Moreno-Ocampo, a déclaré son vice-président, Abdel Hafez Ghoga.
M. Moreno-Ocampo a demandé aux juges de la CPI de délivrer des mandats d’arrêt pour crimes contre l’humanité contre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, son fils Seif Al-Islam et le chef des renseignements libyens Abdallah Al-Senoussi.
Mais, nous aimerions qu’ils soient jugés d’abord en Libye avant d’être jugés par une cour internationale, a souligné M. Ghoga.
Ce dernier a estimé que le colonel Kadhafi devrait être jugé lors d’un premier procès pour les crimes commis avant le début de l’insurrection le 15 février, puis lors d’un second procès pour les crimes commis lors de la répression de l’insurrection.
Nous avons été consultés, nous avons fourni un rapport sur les crimes de Kadhafi. Et les témoins en Libye sont disponibles pour toute enquête de la CPI, a assuré le haut responsable du Conseil national de transition (CNT), l’instance dirigeante de la rébellion.
Les juges de la CPI peuvent décider d’accepter la demande de M. Moreno-Ocampo, la rejeter ou demander au bureau du procureur des informations supplémentaires.
Les preuves recueillies montrent que Mouammar Kadhafi a personnellement commandé des attaques contre des civils libyens non armés, a déclaré Luis Moreno-Ocampo, lors d’une conférence de presse à La Haye.
Ses forces ont attaqué des civils libyens chez eux et dans des lieux publics, ont tiré des balles sur des manifestants, ont utilisé des armes lourdes contre des participants à des funérailles et placé des francs-tireurs pour tirer sur ceux qui quittaient la mosquée après les prières, a-t-il affirmé.
Seif Al-Islam, Premier ministre de facto, est accusé de son côté d’organiser le recrutement de mercenaires, tandis qu’Abdallah Al-Senoussi, bras droit et beau-frère de Mouammar Kadhafi, est soupçonné d’avoir personnellement ordonné certaines attaques, a expliqué M. Moreno-Ocampo
Le Conseil de sécurité des Nations unies avait saisi le procureur de la CPI concernant la situation en Libye le 26 février, soit seulement une dizaine de jours après le début de la révolte dans ce pays.
©AFP / 16 mai 2011 20h35
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