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Yennayer avec Tamazgha...
Le samedi 11 janvier 2014 à Paris
jeudi 26 décembre 2013
par Masin
C’est sous le signe de la solidarité internationale entre peuples en lutte que Tamazgha vous propose de célébrer Yennayer 2964.Tout en marquant le nouvel an amazigh, Tamazgha célèbre avec les peuples Chiapas en lutte et et leurs amis le vingtième anniversaire du soulèvement des communautés Chiapas contre l’injustice et l’humiliation que l’Etat du Mexique leur faisait subir.


Projections vidéo et musique seront au rendez-vous une journée durant où les participants pourront partager un repas et des moments d’échanges et de convivialité (voir programme ci-dessous). Le rendz-vous est fixé au samedi 11 janvier 2014 à partir de 15h.




Fêtons Yennayer 2964 et le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste du Chiapas (Mexique)...
... avec Tamazgha le samedi 11 janvier 2014...
au CICP (21 ter, rue Voltaire - 75011 Paris).



Le 1er janvier 1994, les communautés zapatistes ont pris par surprise l’armée et la police mexicaines suite à un soulèvement armé mené par l’EZLN (Armée zapatiste de libération nationale – en espagnol : "Ejército Zapatista de Liberación Nacional") et sept villes du Chiapas sont tombées sous leur contrôle. Le "¡Ya basta !" ("Ça suffit !") zapatiste a ainsi ébranlé le Mexique et le monde entier. Les affrontements qui ont duré douze jours ont fait plusieurs morts et ont contraint plusieurs Indiens à l’exode. Un cessez-le-feu est décrété le 12 janvier 1994 (jour de Yennayer), suite à la mobilisation de la société civile mexicaine et internationale. Le mouvement zapatiste s’est transformé en un mouvement pacifique ; aucune balle n’a été tirée par l’EZLN depuis ce cessez-le-feu malgré la guerre de basse intensité que poursuit le gouvernement du Mexique.
Depuis le soulèvement de 1994, le mouvement zapatiste n’a pas cessé de gagner du terrain, de la sympathie et la solidarité de la communauté nationale et internationale. C’est notamment grâce à ses actions sans violence et ses offensives pacifiques comme la déclaration des 38 communes autonomes, la création des Aguascalientes (lieux de rencontres), la rencontre "intergalactique " pour l’humanité et contre le néolibéralisme de 1996, le voyage à travers tout le pays de 1111 zapatistes en 1998, puis de 5000 en 1999, ou encore la Marche de la dignité indigène en 2001.

Depuis 2003 les Indiens rebelles zapatistes du Chiapas refusent de continuer à pratiquer clandestinement leur autonomie et d’attendre une autorisation ou une loi constitutionnelle qui ne viennent pas puisque le gouvernement refuse d’appliquer les accords qu’il a pourtant signés en 1996. Les Indiens ont décidé de les mettre en pratique et d’agir ouvertement sur la place publique et au grand jour. En effet, l’autonomie existe depuis toujours chez les Indiens, il ne s’agit pas d’une idée mais d’une pratique. Aussi, en août 2003 les Zapatistes déclarent la naissance des Caracoles (escargots), sorte de lieux de coordination régionale et autonome, et la création de cinq Juntas de buen gobierno (conseils de bonne gouvernance) chargés de la santé, de l’éducation (une école bilingue : espagnol et langues indiennes), de la justice et de la résolution de toute sorte de problèmes dans le territoire autonome zapatiste.

A partir de 1994, les communautés zapatistes construisent leur autonomie en s’organisant elles-mêmes, en répondant aux besoins des peuples indiens en matière de santé, d’éducation, d’agriculture, de culture..., en créant des structures démocratiques incluant tous les habitants et en se dotant des moyens nécessaires à leur défense.
Le 21 décembre 2012, 40 000 Zapatistes ont créé la surprise en occupant les villes du Chiapas dans l’indifférence totale des médias français.
En 2013, ils ont invité des milliers de personnes du monde entier à connaître de plus près leur expérience en partageant la vie des villages rebelles, à l’occasion de "l’Escuelita zapatista".
Vingt ans sont passés et les Zapatistes sont toujours là ! Leur combat aussi !
Plusieurs organisations, autour du Comité de solidarité avec les peuples Chiapas en lutte (CSPCL), ont décidé de fêter en janvier 2014 le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste ; c’est une façon de briser le mur du silence des médias et informer largement sur cette expérience de résistance au capitalisme. Tamazgha en fait partie.

Si l’exemple zapatiste n’est pas forcément un modèle à reproduire tel quel, il est en revanche un exemple qui peut encourager à trouver les voies propres à l’aboutissement de nos luttes respectives pour la libération de nos territoires et nos pays.

Autonomie ; défense de la culture, défense de la langue ; liberté, justice et démocratie… Voilà ce qui est soulevé par les rebelles du Chiapas et à quoi sont aussi confrontés Imazighen, mais encore d’autres questions comme l’indépendance, la libération du joug arabo-islamiste, etc.

Tamazgha fera donc du 11 janvier 2014 une double célébration : celle du nouvel an amazigh (Yennayer) et le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste. Et c’est naturellement que Tamazgha marque cette date et exprime par la même sa solidarité avec les peuples Chiapas en lutte. Elle propose une journée d’activités à Paris qui sera un moment d’échanges sur les luttes des Imazighen et des Indiens du Chiapas dans une ambiance conviviale et festive.

Programme de la journée du 11 janvier 2014

15h00 : Ouverture des portes au public.
Des stands d’information d’associations et collectifs qui participent à la quinzaine zapatiste à Paris.

16h00 : Présentation de la journée par Tamazgha.

16h45 : Projection du film "Teshumara, les guitares de la rébellion touarègue"
Un film de Jérémie Reichenbach (2005).
La projection sera suivie par une discussion.

18h00 : Projection d’un documentaire réalisé par les Zapatistes.
La projection sera suive par une discussion animée par le CSPCL (Comité de solidarité avec les peuples Chiapas en lutte).

19h30 : Repas
(Askaf, soupe traditionnelle des montagnes de Kabylie avec des légumes et de la viande).
Participation au repas : 5 euros

- La cafétéria sera ouverte toute la journée (de 15h00 à 23h30) : Bar et petite restauration.

20h30 à 23h45 : Soirée musicale
avec :
- Le groupe kabyle AFALU,
- Los Traidores, son jarocho groupe mexicain,
- Micipsa Touahri, chansons modernes de Kabylie,
- La Rabia, chant de lutte, rock de classe. Groupe français.

Entrée : Participation libre.

Les bénéfices seront versés communautés Chiapas.


L’ensemble des activités auront lieu à :
CICP (Centre international des cultures populaires)
21 ter, rue Voltaire - 75011 Paris
Métro  : Rue des Boulets (ligne 9).

Le groupe Afalu en concert à Paris...



Télécharger le dépliant du programme de la semaine zapatiste à Paris

PDF - 1.4 Mo

- Pour plus informations sur la lutte zapatiste, cliquer ici

- Voir également le site du CISIA-Nitassinan (Comité de solidarité avec les Indiens d’Amérique)



Savoir un peu plus sur Yennayer

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1 Message

  • Yennayer avec Tamazgha... 4 janvier 2014 15:35, par Mohand Oukaci
    A tous les Amazigh et à tous les hommes de bonne volonté je vous souhaite une bonne et heureuse année. Cette année sera j’espère celle de la renaissance de Tamazgha par l’union de toute sa composante afin de mettre terme à cet ostracisme dans elle est l’objet depuis des siècles. Notre culture est proverbiale reste maintenant à faire l’union sans laquelle nous ne pourrons rien entreprendre.

    repondre message

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