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Barbarie à la malienne
jeudi 2 août 2012
par Masin
Disparitions forcées, tortures et exécutions extrajudiciaires, détention illégale... rien que ça ! Ce sont les pratiques des autorités maliennes. Les autorités que la communauté internationale veut aider pour reprendre le contrôle de l’Azawad (du Nord diraient ceux qui contestent à l’Azawad son indépendance).


Putschistes maliens



Dans un rapport rendu public le 31 juillet 2012 sur le Mali, Amnesty International met le doigt sur de graves violations des droits de l’homme par les autorités transitoires maliennes. Ainsi Amnesty International déclare que "non seulement les autorités de transition ne respectent pas pleinement les obligations qui leur incombent aux termes des traités internationaux de droits humains mais, de plus, elles n’appliquent pas les garanties essentielles de protection des droits humains expressément prévues par la législation nationale". C’est dire à qui l’on a affaire dans cette république bananière habituée à la gouvernance par les putschs. Et ce sont ces voyous putschistes que la communauté internationale tient à imposer aux Touaregs qui ont tant souffert des pratiques barbares de ces assoiffés de pouvoir.

La communauté internationale, et à sa tête la France, va déployer tous les moyens pour redorer le blason de la junte, ou autres voyous qui seront au pouvoir à Bamako, pour leur donner les moyens d’exercer leur terreur. Tout sera fait pour soumettre l’Azawad à l’État malien, au mépris de la sécurité des citoyens de l’Azawad qu’on livrera ainsi à ces barbares de maliens qui continueront à les humilier, les réprimer sans que cela dérange personne. Cela en attendant la disparition pure et simple des Touaregs qui sont une véritable entrave à cette homogénéisation voulue par ceux-là qui ne cessent de saigner l’humanité au profit de leurs intérêts.

Les graves violations de droits humains dont sont rendus responsables les autorités maliennes sont documentées et dénoncées par Amnesty International qui dans un communiqué rendu public le 31 juillet 2012 demande aux autorités maliennes d’"enquêter sur les disparitions, les homicides et les tortures d’opposants à la junte". Amnesty International qui estime que "le gouvernement de transition du Mali a failli dans sa tâche de protection des droits humains de ses citoyens et cette absence de droit ne peut pas continuer".

Ci-après le communiqué de presse d’Amnesty International.

La Rédaction.



Communiqué de presse d’Amnesty International

Mali. Il faut enquêter sur les disparitions, les homicides et les tortures d’opposants à la junte

Le Mali doit mettre un terme à l’engrenage infernal de violations des droits humains et ouvrir des enquêtes sur les dizaines de cas de disparitions forcées, d’exécutions extrajudiciaires et de tortures documentées par Amnesty International.

Dans un rapport publié aujourd’hui et qui fait suite à une mission de dix jours au Mali en juillet 2012, Amnesty International documente de graves violations des droits humains commises par des soldats fidèles à la junte militaire contre des militaires et des policiers impliqués dans un contre-coup d’État le 30 avril 2012.

Dans les jours qui ont suivi cette tentative de contre-coup d’État, des dizaines de militaires et de policiers ont été arrêtés et conduits au camp militaire de Kati (à 20 kilomètres au nord de Bamako, la capitale). Ils y ont été détenus durant plus de 40 jours dans des conditions effroyables et soumis à des tortures et des sévices sexuels. Vingt-et-un détenus ont été enlevés de leur cellule en pleine nuit et on est sans nouvelles d’eux depuis lors.

« Les autorités maliennes ont l’obligation d’enquêter sur tous les cas que nous avons documentés. Les personnes responsables de ces atrocités qui visaient à venger la tentative de contre-coup d’État doivent répondre de leurs actes », a déclaré Gaëtan Mootoo, chercheur d’Amnesty International sur l’Afrique de l’ouest.

« Ces actes de vengeance vont à l’encontre des obligations internationales relatives aux droits humains qui incombent au Mali et des mesures doivent être prises afin de s’assurer que la junte militaire ne puisse plus agir en toute impunité. »

Le rapport d’Amnesty International décrit les conditions dans lesquelles au moins 21 personnes ont été victimes de disparitions forcées après avoir été enlevées de leur cellule dans la nuit du 2 au 3 mai 2012.

L’un des co-détenus de ces disparus a raconté à Amnesty International :

« Vers 2 heures du matin, la porte de notre cellule s’est ouverte. Nos geôliers sont restés devant la porte et ils ont commencé à lire une liste. Un à un, les militaires appelés sont sortis. Nous n’avons plus revu nos compagnons de cellule depuis cette date. »

Amnesty International s’inquiète également du sort d’un certain nombre de soldats blessés lors du contre-coup d’État qui ont été enlevés, le 1er mai 2012, par des membres de la junte militaire à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako où ils étaient soignés. En dépit de ses demandes, Amnesty International n’a pas pu obtenir la liste de ces militaires ni établir le lieu où ils se trouvent.

Les prisonniers ont décrit les conditions inhumaines et dégradantes auxquelles ils ont été soumis au camp militaire de Kati. Détenus en sous-vêtements dans une cellule de cinq mètres carrés qui a contenu jusqu’à plus de 80 personnes, les prisonniers ont été contraints de faire leurs besoins dans un sac en plastique et ont été privés de nourriture pendant les premiers jours de leur détention. Certains détenus ont été régulièrement extraits de la cellule pour être passés à tabac.

Un prisonnier a décrit la manière dont on l’avait été torturé dans le but de lui extorquer des « aveux » :

« Ils nous ont demandé d’avouer que nous voulions faire un coup d’État. Ils nous ont fait coucher sur le ventre, ils nous ont menottés les mains dans le dos et les ont liées à nos pieds. L’un des militaires a enfoncé un chiffon à l’aide d’un bâton dans nos bouches. On ne pouvait plus parler et encore moins crier. Ils ont éteint des cigarettes sur nos corps et l’un d’eux en a éteint une dans mon oreille gauche. »

Dans certains cas, les prisonniers ont été victimes de sévices sexuels à Kati. Un policier a raconté :

« Nous étions au nombre de quatre, ils nous ont demandés de nous déshabiller complètement, ils nous ont ordonnés de nous sodomiser mutuellement, autrement ils nous exécuteraient. (…) Durant l’acte, nos gardes hurlaient en nous demandant d’aller plus fort. »

En 2009, le Mali a ratifié la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Ce pays est donc tenu, aux termes du droit international, de révéler sans délai le lieu où sont détenus tous les militaires et policiers qui ont disparu suite à la répression de la tentative de contre-coup d’État. Une liste de personnes disparues figure dans le rapport d’Amnesty International.

« Le gouvernement de transition du Mali a failli dans sa tâche de protection des droits humains de ses citoyens et cette absence de droit ne peut pas continuer », a déclaré Gaëtan Mootoo.

« Les responsables du système judiciaire malien doivent immédiatement initier une enquête sur ces événements très graves et restaurer la stabilité dans un pays qui a énormément souffert au cours des six derniers mois. »

Notes aux rédacteurs
• Tous les prisonniers avec lesquels Amnesty International s’est entretenue - 17 officiers et 33 hommes de rang qui ont été arrêtés après le contre-coup d’État du 30 avril 2012 - sont actuellement détenus dans un centre de détention officiel.
• Le contre-coup d’État du 30 avril a opposé des parachutistes connus sous le nom de « bérets rouges » et favorables à l’ancien président Touré et des militaires connus sous le nom de « bérets verts » qui soutenaient le putsch du capitaine Sanogo.
• La répression, qui a fait suite à ce contre-coup d’État, a été d’autant plus violente que les militaires et policiers arrêtés n’ont pas été incarcérés dans un lieu de détention officiel mais ont été conduits au camp de Kati (à 20 km de Bamako), siège de la junte, où ils se sont retrouvés livrés, aux mains des militaires auxquels ils s’étaient opposés.



31 juillet 2012


Index AI : PRE01/372/2012


Télécharger le rapport d’Amnesty International en format PDF :
PDF - 560.6 ko

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7 Messages

  • Barbarie à la malienne 2 août 2012 02:42, par La Mecreante !

    il n’y a pas plus faux-cul qu’Amnesty-machin ! Cette chialeuse dans le vide ne roule que pour son pognon !

    - sa devise : « donnez pour un monde plus juste ! »

    z’avez vu "un monde plus juste" depuis 50 ans qu’elle nous claironne son truc ?

    a-t-elle fait cessé les décapitations-mahométanes ? les lapidations-mahométanes ? les vitriolages-mahométans ? l’esclavagisme-mahométan ? l’impunité des dictateurs qui affament leurs peuples ? etc.

    je serais curieuse de connaître les noms de ses « généreux donateurs »...

    suivez mon regard...

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  • Barbarie à la malienne 2 août 2012 11:42, par ekker
    comment osez vous dire du mal du gouvernement et de l’armée malienne pendant que la communauté internationale s’arrache le cul pour leurs venir en aide.soyons serieux,le mal c’est le mnla,tout le monde le sait,meme el qaida,le mujao,anser din et les narcotrafiquants.et oui messieurs de l’amnesty,il y’a des cultures ou toute verité n’est pas bonne a dire.

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    • Barbarie à la malienne 2 août 2012 15:41, par Saga des Gémeaux

      Qu’est-ce que tu as à nous emmerder avec ton "Mali". Le combat du MNLA est un noble combat pour qu’un peuple amazigh puisse être maître chez lui. Il n’y a rien de pire que de voir un peuple amazigh se faire dominer par un peuple de nègres incapable de se gouverner lui-même. Alors va chialer ailleurs et laisse les valeureux combattants touaregs mener leur combat pour la libération de l’Azawad.

      Sagad des Gémeaux

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      • Barbarie à la malienne 3 août 2012 00:34, par La Mecreante !

        Azul Saga des Gémeaux,

        t’énerve pas sur ce "kéké", il n’est pas net dans sa tête et ne pige rien à rien.

        on n’en a rien à cirer de ce qui se passe dans le marigot Bamako. ce sont les bérets verts et les bérets rouges qui s’entretuent et qui zigouillent les populaces qui leur sont contraires. Qu’ils se démerdent !

        ils en sont encore à être "pro-ATT" et "anti-ATT". Pffff ! Franchement, rien à cirer !

        et l’autre naze qui parle "d’armée malienne"...

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        • Barbarie à la malienne 4 août 2012 18:15
          je disais a peu prés ceci dans mon commentaire,qu’il n’est pas tolérer de dire du mal du mali et de son armée au risque de mettre a nu la politique de la communauté internationale dans l’azawad méme au point de laisser un territoire aussi grand que la france tomber entre les mains des terroristes islamistes.j’ai juste mis un peu de dérision ! ekker

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    • Barbarie à la malienne 2 août 2012 23:14, par La Mecreante !

      -  « il y’a des cultures ou toute verité n’est pas bonne a dire. »

      tu as appris ça dans ta madrasa. là où on vous apprend tout petit à marcher à plat ventre, à mentir et ruser, à égorger les gens, à tabasser les femmes, à être des sous-hommes, des soumis jusqu’à la tombe en attendant de vous encanailler à mort dans le claque des 70.

      à l’heure où tu écris je parie que tu es en hypoglycémie.

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    • Barbarie à la malienne 3 août 2012 22:34, par HMED
      Le MNLA est seul contre tous, et c’est une honte pour tout le monde entier, il n y a pas, de quoi être fier de ces Décideurs qui ont déjà enterré les Touaregs avant l’heure. Les Pays voisins de l’Azawad ne sont que des Marionnettes, l’Algérie y compris, à la solde surtout,des Américains via l’Arabie Séoudite, pour créer le Grand Moyen Orient. Ie MNLA ne peuvent compter que sur eux-mêmes et aussi sur les Peuples qui aspirent à la libérté, notamment les Imaziguenes, qui ont le devoir de les soutenir et de les accompagner dans ce nomble combat.

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