Les 20 et 21 mai
Evènements de 1980 en Kabylie
dimanche 16 mai 2004
par Masin

Mardi 20 mai 1980.

On apprend en fait que la grève générale en Kabylie a démarré le dimanche après-midi (18 mai avec la fermeture de magasins et la tentative isolée de réaliser des manifestations de rue). Le lundi la grève s’est généralisée à toute la région avec notamment les deux grandes usines : Sonelec et Sonitex. Certains enseignants recherchés et en fuite seraient réapparus au centre universitaire de Tizi-Ouzou, où le wali (et le ministre) auraient donné des assurances quant à la cessation de toute poursuite. En fait l’AG tenue le dimanche au centre universitaire s’est déroulée en présence du recteur Arab, du secrétaire général, etc., qui se sont en apparence solidarisés avec le mouvement de la Communauté universitaire, exigeant eux aussi la libération des détenus, etc. Il y avait trois cent étudiants environ, tous les enseignants sauf deux ou trois.
On signal que la grève générale se poursuivrait le mardi dans certaines localités (Azazga...).

A Alger, la faculté centrale a connu une certaine animation culturelle avec notamment une pièce de théâtre jouée en plein air par les étudiants grévistes, etc. (en arabe dialectal). On relève aussi un incident avec la police qui, la nuit, a embarqué discrètement le matériel audiovisuel (en fait des mégaphones) des étudiants grévistes, après avoir menacé de mesures de rétorsion ; les étudiants réussissent à récupérer leur matériel après que le recteur eut envoyé discrètement une camionnette le chercher !

En Kabylie, Ghezali Ahmed Ali ferait une campagne insidieuse destinée notamment à monter les marabouts contre les Kabyles.

Mercredi 21 mai 1980.

Le tract du SNESUP d’Alger, daté du 19 mai, confirme qu’ils revendiquent (et ne prennent un avocat) que pour le secrétaire général du syndicat de Tizi-Ouzou. Des bruits persistants prétendent que la réouverture (et la reprise surtout) de Tizi-Ouzou a été négociée par les étudiants (et enseignants) de Tizi et le ministre Bererhi qui leur a donné des assurances quant à la libération prochaine des tout le monde.

On confirme la libération de tous les enseignants de Tizi sauf un (le syndicaliste). En revanche, à Alger, la grève s’étend de plus en plus, y compris à Bab-Ezzouar et au Carroubier semble-t-il.

On note que les premiers petits incidents ont failli dégénérer à la Faculté centrale entre grévistes et non-grévistes (essentiellement des "baasistes" au sujet du passage d’une pièce de thé,tre dans la cour du bâtiment Omar Racim). L’UNJA, quant à elle, rend compte d’une délégation reçue à la présidence par Benhabyles qui leur a déclaré que "la justice sera respectée" et que "l’enseignement du Berbère n’est pas possible dans l’immédiat" (sic), on annonce que des provocations sont prévues pour le lendemain par le groupe des "frères musulmans" (Le jeudi 22).




- Du 16 au 19 mai 1980
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- 1er mai 1980
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- Dimanche 20 avril 1980
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