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URGENT !
Frères Bouzakhar : Amnesty International lance un appel d'urgence !
samedi 12 février 2011
par Masin

Amnesty International lance un appel d’urgence au sujet des frères Bouzakhar détenus par les autorités libyennes depuis le 16 décembre 2010. Elle confirme les actes de torture pratiqués sur l’un des militants.
L’organisation recommande l’envoi d’appels à des institutions libyennes pour demander aux autorités libyennes de à libérer Mazigh et Madghis Bouzakhar immédiatement et sans condition s’ils sont détenus uniquement en raison de leur intérêt pour la culture et la langue amazighes ; d’exhorter ces mêmes autorités à veiller à ce qu’une enquête exhaustive, indépendante et impartiale soit menée sur les allégations de torture et que tout fonctionnaire présumé responsable de sévices soit déféré à la justice. Amnesty International recommande également de prier s instamment les autorités de veiller à ce que ces deux frères ne soient pas soumis à des actes de torture ni à d’autres mauvais traitements en détention, qu’ils soient autorisés à recevoir des visites régulières de leurs proches et de leur avocat, et qu’ils bénéficient de tous les soins médicaux dont ils pourraient avoir besoin.

Nous avons jusqu’au 18 mars pour adresser des appels aux autorités libyennes. Faisons ce geste qui contribuera certainement à donner une chance de libération aux frères Bouzakhar. Ils ont besoin de nous !

La Rédaction.





Appel d’urgence d’Amnesty International

Un prisonnier victime de torture

AI-Index : MDE 19/002/2011


Deux frères ont été arrêtés le 16 décembre à Tripoli. Il pourrait s’agir de prisonniers d’opinion, détenus uniquement en raison de l’intérêt qu’ils portent à la culture amazighe. L’un d’eux a signalé avoir été torturé en détention par les forces de sécurité libyennes. Tous deux risquent de subir des actes de torture à la prison de Jdaida, où ils sont détenus.

Les jumeaux Mazigh et Madghis Bouzakhar ont été arrêtés le 16 décembre à leur domicile de Tripoli, en Libye, probablement par des membres de l’Agence de sûreté extérieure, un service de renseignement du pays. Il semble qu’ils étaient soupçonnés d’« espionnage et [de] collaboration avec Israël et les sionistes ». Amnesty International pense que leur arrestation est due à leur appartenance au Congrès mondial amazigh [1] et à d’autres activités perçues comme faisant la promotion de la culture amazighe (berbère). Ils sont actuellement détenus à la prison de Jdaida, où ils ont été transférés le 27 janvier. Madghis Bouzakhar a déclaré à son père qu’il avait été maintenu en détention à l’isolement et soumis pendant près d’un mois à des actes de torture et à d’autres mauvais traitements lorsqu’il était interrogé par des représentants de l’Agence de sûreté extérieure. Il a expliqué qu’il avait subi la torture de la falaqa (coups assenés sur la plante des pieds, avec un fouet ou un câble) et qu’il avait été roué de coups de bâton et de crosse de pistolet. Il a été interrogé à propos d’un article qu’il a rédigé sur les communautés amazighe et juive en Libye. Mazigh Bouzakhar aurait été injurié pendant qu’il était en détention. Leur père a dit craindre pour la sécurité de ses fils en raison des graves soupçons qui pèsent sur eux.

L’avocat commis d’office pour représenter les deux frères s’est officiellement renseigné à leur propos auprès des autorités le 19 janvier. Il lui a été répondu que les deux hommes étaient sous la responsabilité du parquet général. Toutefois, le 23 janvier, le parquet général a indiqué à l’avocat que Mazigh et Madghis Bouzakhar avaient été déférés au parquet de la Sûreté de l’État le 27 décembre. Cette information vient contredire une déclaration publiée par l’Agence de sûreté extérieure sur son site Internet le 12 janvier, qui indiquait que les deux hommes étaient sous la responsabilité du parquet général depuis leur arrestation, due aux soupçons de « travail et collaboration avec des services de renseignement étrangers » qui pesaient sur eux. Leur père a pu les voir deux fois dans un lieu inconnu en présence d’agents de sécurité, et une troisième fois le 31 janvier à la prison de Jdaida, après leur transfert. Leur avocat commis d’office ne semble pas avoir été autorisé à les voir ni à consulter leur dossier.

Pour soutenir les frères Bouzakhar et envoyer un appel aux autorités libyennes...



Libyan prisoner tortured

AI-Index : MDE 19/002/2011

Two brothers, who may be prisoners of conscience held solely for their interest in Amazigh culture, were arrested on 16 December in Tripoli. One has reported being tortured by the Libyan security forces in detention. Both are at risk of torture in Jdaida Prison where they are held.

Twin brothers Mazigh and Madghis Bouzakhar were arrested on 16 December at their home in Tripoli, allegedly by members of the External Security Agency (ESA), an intelligence body. They were reportedly accused of “spying and collaborating with Israel and Zionism”. Amnesty International believes their arrest was due to their membership of the World Amazigh Congress and other activities perceived to promote Amazigh (Berber) culture. They are currently held in Jdaida Prison following their transfer there on 27 January. Madghis Bouzakhar reported to his father that he had been kept in solitary confinement and had been subjected to torture and other ill-treatment while being interrogated by ESA agents during a period of almost a month. He described being subjected to falaqa, whereby the soles of the feet are beaten, and being beaten with sticks and gun butts. He was interrogated about an article he had written about the Amazigh and Jewish communities in Libya. Mazigh Bouzakhar was reportedly verbally abused during detention. Their father has said he fears for the safety of his sons due to the grave accusations they face.

The lawyer appointed to represent the brothers made a formal inquiry about them to the authorities on 19 January. He was told that they were under the supervision of the Department of Public Prosecution. However, on 23 January, that Department notified the lawyer that the brothers had been referred to the State Security Prosecution on 27 December. This contradicts a statement published by the ESA on its website on 12 January, which stated that they had been held under the supervision of the Public Prosecution since their arrest on suspicion of “working and collaborating with foreign intelligence”. Their father has been able to see them twice at an unknown location in the presence of security agents, and a third time on 31 January in Jdaida Prison, following their transfer. The lawyer appointed to represent them has reportedly not been permitted access to them or their case file.

Write to libyan autorities

Notes

[1En réalité, les frères Bouzakhar, feraient partie du Congrès de la Jeunesse amazighe et non du "CMA".

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