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Résistance
Kabylie : Recul des autorités algériennes face à la mobilisation populaire.
Relaxe pour les 7 jeunes arrêtés à Ighzer Amokrane.
lundi 22 novembre 2010
par Masin
L’Etat algérien a toujours eu ses plans pour provoquer la société civile, notamment en Kabylie. L’été 2010 a été marqué par des arrestations de personnes "surprises" entrain de manger alors que les musulmans, à travers le monde, observaient le jeûne. C’est ce qu’ils appellent "ramadan". Et comme l’Etat algérien a consacré l’islam comme religion de l’Etat, les autorités ont instrumentalisé un article de leur Code pénal pour arrêter des non-jeûneurs et tenter leur condamnation.

Il est vrai que les Musulmans, là ils ont le pouvoir, ont tendance à imposer leurs coutumes et traditions à tout le monde même lorsqu’ils ne sont pas musulmans. Mais en Kabylie -du moins-, ne pas jeûner n’est pas chose nouvelle. La notion même de "jeûner" (ou de "faire ramadan" comme diraient certains) est étrangère à nombre de personnes car elles ne sont tout simplement pas musulmanes. Il est vrai que nombre de personnes non-musulmanes (athées pour la plupart) ne montrent pas forcément qu’ils ne jeûnent pas (ce qui est regrettable !), mais il n’est un secret pour personne que beaucoup mangent le plus normalement pendant cette période de privation pour les Musulmans. Partout, il y a des endroits où l’on peut se restaurer ou se rafraîchir en toute quiétude, connus des personnes concernées.

Partant de cette réalité, comment qualifier l’attitude de la police et de l’institution judiciaire algérienne si ce n’est une simple provocation visant soit à créer un élément de déstabilisation de la Kabylie, soit à tester l’ampleur de la politique de ré-islamisation de la Kabylie qui dure maintenant depuis quelques années.

La population ne s’est pas laissée faire et a réagi à cette provocation en créant un mouvement de mobilisation et de solidarité autour des victimes des arrestations, et des avocats se sont constitués en Collectif pour les défendre.

La mobilisation a donc payé puisqu’aucun des individus poursuivis n’a été condamné.

Nous déplorons tout de même la condamnation du jeune Bouchouata Fares, âgé de 27 ans, à Oum Lebouaghi, dans le Pays Chaoui, qui a écopé de deux ans de prison ferme et une amende de 100.000 DA pour les mêmes faits. C’est sans doute l’absence de mobilisation en sa faveur qui en est la cause.

Ci-après le compte-rendu de notre correspondant en Kabylie de l’audience du 8 novembre à Akbou où ont été jugés sept personnes arrêtées en août 2010 et accusées d’atteinte aux préceptes de l’islam.

La Rédaction.




Le tribunal d’Akbou prononce la relaxe pour les non-jeûneurs d’Ighzer Amokrane




Le tribunal d’Akbou a prononcé la relaxe pour les sept "non jeûneurs" d’Ighzer Amokrane au terme d’un procès marqué par des plaidoiries de qualité d’une douzaine d’avocats dont certains se sont constitués pour le principe de la défense des droits de l’homme et des libertés fondamentales, parmi eux certains de ceux qui ont auparavant défendu les "dé-jeûneurs" de Michelet.

Pour rappel, ces jeunes avaient été arrêtés lors d’une descente de la police le 29 août 2010 dans la localité d’Ighzer Amokrane, à 10 km d’Akbou, alors qu’ils cassaient la croûte dans un local commercial fermé.

La tendance a été donc à l’apaisement à Akbou où des centaines de militants s’étaient rassemblés devant le Tribunal pour soutenir ces jeunes appelés à comparaître pour "non respect des préceptes de l’islam", conformément à l’article l44 bis 2 du code pénal algérien. Malgré une matinée pluviale, la foule s’était amassée dès 9h devant le tribunal d’Akbou.

L’audience est ouverte à 9h avec l’appel des sept prévenus. Le huitième est appelé comme témoin. Douze avocats se sont constitués.

Le juge interpelle les prévenus individuellement pour leur lire les chefs d’inculpation. A chaque prévenu, il pose la question suivante : "Y a-t-il des personnes qui vont ont vu manger ?".

Le procureur de la république près du tribunal d’Akbou n’a prononcé aucun réquisitoire et s’est contenté de poser des questions au prévenu principal, en la personne de Chikaoui, l’intimidant en évoquant des affaires de délinquance et de "mœurs" préalablement jugées et dans lesquelles le prévenu était impliqué.
Pour les non-jeûneurs, le procureur demande l’application de la loi.

Les plaidoiries

Lors de ce procès tant attendu, et considéré comme procès des droits de l’homme, la défense a insisté sur son absurdité et surtout sur l’absence d’une incrimination légale puisqu’aucun texte n’interdit la non-observation du carême islamique. De plus, le principe de la liberté de conscience et de culte est garanti par la Constitution algérienne.

La défense a plaidé l’inexistence de l’infraction selon l’article 1er du code pénale qui stipule : "il n y a pas d’infraction ni de peine ou de mesure de sureté sans loi.". Et s’il n’y a aucun texte qui interdit de manger pendant le mois de crème islamique, il n’y a donc pas non respect de la loi par les non-jeûneurs d’Ighzer Amokrane. C’est ce qu’a plaidé notamment Me Salhi, de la Ligue de défense des droits de l’Homme. Il rappelle l’article 36 de la Constitution qui stipule que "la liberté de conscience et la liberté d’opinion sont inviolables".

Dans sa plaidoirie, Me Amari dit qu’il n’y a pas de plus dangereux que l’instrumentalisation de la justice pour masquer des dérives "religieuses" à des fins obscurs. En l’occurrence, dans cette affaire, la "Justice" est instrumentalisée dans le but de condamner des individus qui n’ont commis aucun délit puni par la loi. Il rajoute que la primauté du droit international sur le droit national fait que même si le législateur algérien a laissé planer un certain flou dans le texte, n’en demeure que la liberté de conscience et de culte est consacrée comme droit universel que la loi algérienne ne saurait remettre en cause. D’où l’inexistence de l’infraction dans les faits reprochés aux prévenus.

Me Bousalah qui a rappelé, au passage, que la justice a commis une dérive à Oum Bouaki (pays chaoui) avec la condamnation d’un non-jeûneur à deux ans de prison ferme, précise que l’article 144bis-2 est classé dans le chapitre "outrages à fonctionnaires et institutions de l’Etat". Il estime alors que cet article s’appliquerait plutôt pour la condamnation de ceux qui incitent à la violence au nom de l’islam et qui incitent aux actes terroristes, ce qui, vraisemblablement, porterait atteinte à l’image de l’islam. Et il martèle que ne pas jeûner ne porte atteinte ni aux personnes ni aux institutions de l’Etat, d’où l’inexistence de l’infraction.

Mobilisation populaire.

En plus des comités de soutien constitués spontanément qui étaient présents à l’audience, il y avait foule devant le tribunal d’Akbou ce lundi 8 novembre. Etaient présents des militants du MDS [1], tel que Yacine Teguia, un militant infatigable des droits de l’Homme venu spécialement d’Alger pour témoigner son soutien aux jeunes d’Ighzer Amokrane. Pour rappel, Teguia a été arrêté une semaine auparavant à Alger alors qu’il distribuait des tracts appelant à la libération de Mohamed Gharbi, un ancien maquisard chaoui et patriote qui avait tué un ex-émir notoire qui le menaçait de mort. Il y avait aussi Sadek Akrour, militant du PST [2] et maire d’Iberbachen, Arezki Aït Larbi militant de SOS-Libertés, des militants de la LADDH [3], des étudiants de l’Université de Bgayet, des militants du MAK [4]. Tous étaient là pour scander ensemble des slogans chargés de sens en direction du régime algérien liberticide et inquisiteur.

La résistante mobilisation citoyenne en Kabylie a eu donc raison de justice aux ordres du pouvoir algérien aussi bien à Michelet qu’à Akbou. Cependant le jeune d’Oum Bouaki, dans le pays chaoui, n’a pu échapper à l’injustice et à l’arbitraire de l’Etat algérien en écopant de deux ans de prison ferme et une amende de 30.000 DA. C’est dire que la Kabylie est encore à l’avant-garde des luttes pour les valeurs humaines.

Un triomphe pour la liberté individuelle.

Aussitôt après la prononciation du verdict, les militants du MAK ont investi les escaliers du tribunal pour crier victoire et réaffirmer le projet d’autonomie de la Kabylie. Des drapeaux aux couleurs berbères ont bien flotté en ce jour grisâtre dans l’enceinte du tribunal.
"La Kabylie vient de donner une leçon indéniable de tolérance au pouvoir dictatorial d’Alger et aux autres régions, car notre mobilisation pour le respect des valeurs ancestrales du peuple kabyle ne souffre d’aucune ambiguïté" avait rétorqué Mohand Larbi Tayeb, président du MAK à notre question quant à la signification du verdict prononcé.
Arezki Aït-Larbi, de SOS-Libertés, s’est félicité du triomphe de la liberté de culte et estime qu’"il est regrettable d’assister à ce genre de procès d’un autre âge."
Pour Me Hadouche "le droit à la liberté de conscience a eu raison encore une fois à Akbou. Nous nous réjouissons du verdict prononcé même si nous considérons qu’il y a eu recul comparé au verdict prononcé à Michelet.".

A la question de savoir si les prévenus et les non jeûneurs d’Ighzer Amokrane étaient de confession chrétienne, nous avons eu la certitude qu’ils sont comme tous les jeunes Kabyles qui n’aspirent qu’au respect de l’autre et qu’ils ne pratiquent aucune religion.

Il est par ailleurs utile de signaler que le procès des jeunes chrétiens de Larbaâ Nath Irathen, poursuivis pour ouverture d’un lieu de culte illégal, est prévu pour le 28 novembre 2010 et que celui de Tahar Amichi est renvoyé pour une date ultérieur non définie.Tahar Amichi, un jeune étudiant dynamique faisant partie du MAK a été arrêté pour affichage sur les mûrs dans la région de Bgayet des appels à la marche du 20 avril 2010 à laquelle le MAK avait alors appelé.

Hocine REDJALA


Rappel des faits

L’affaire remonte au 29 août 2010, lorsque la police d’Ighzer Amokrane fait irruption dans un local fermé situé au 2ème étage d’un centre commercial de la ville et arrête un groupe de jeunes.
Huit jeunes sont alors arrêtés. Il s’agit de : Arab Chekkaoui, âgé de 27ans, célibataire sans profession ; Tarek Rabhi, âgé de 32 ans, célibataire et sans profession ; Abderrahmane Sadeki, âgé de 29 ans, célibataire, Maçon ; Lahlou Behlous, âgé de 28 ans, marié (quelle profession) ; Amar Medah, âgé de 26 ans, célibataire, vendeur de fruits et légumes sur les marchés ; Nadir Baouz, âgé de 33 ans, marié père de deux enfants, paysan ; Samir Tizi, âgé de 32 ans, célibataire, sans profession ; Farid Aït Oukaci, âgé de 25 ans, célibataire, journalier. Ils ont été déférés devant le procureur de la république d’Akbou pour flagrant délit. Arab Chekkaoui, propriétaire du local commercial, a été accusé d’avoir assuré l’ouverture de fast- food aux passagers et clients en plein ramadan ; il a été mis sous mandat de dépôt en date du 30 août et traduit devant le tribunal le 6 septembre pour ouverture d’un fast food en plein ramadhan. Il a bénéficié d’une liberté provisoire suite à l’ajournement de l’affaire pour un complément d’information. Lors de l’audience du 8 novembre, ce prévenu a déclaré qu’il est musulman, appartenant à une famille conservatrice et que le jour de l’arrestation, il était venu nettoyer son local. Il assume en outre ne pas observer le jeûne ce jour-là pour des raisons de santé et qu’il n’avait pas l’intention d’offusquer quiconque.

Ce premier procès a été ajourné pour un complément d’information. Arab Chekkaoui a bénéficié d’une liberté provisoire. Farid Aït Oukaci, a été, quant à lui, relaxé pour avoir jeûné.

Lors de l’audience du 8 novembre 2010 à Akbou, les sept jeunes ont tous déclaré qu’ils n’ont pas fait carême mais ils n’ont pas mangé publiquement. Arab Chekkaoui, lui, a nié avoir servi des boissons et de la nourriture en contre partie d’argent et a affirmé que Samir Tizi se trouvait dans le local pour une simple visite des lieux en compagnie de Farid Aït-Oukaci qui, lui, a jeûné.




Extrait du Code pénal algérien.

Chapitre V
Crimes et délits commis par les personnes contre l’ordre public
(1)

Section I

Outrages et violences à fonctionnaires et institutions de l’Etat (2)

Art. 144. (Modifié) - Est puni d’un emprisonnement de deux (2) mois à deux (2) ans et d’une amende de mille (1.000) DA à cinq cents mille (500.000) DA, ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque dans l’intention de porter atteinte à leur honneur, à leur délicatesse ou au respect dû à leur autorité, outrage dans l’exercice de leurs fonctions ou à l’occasion de cet exercice, un magistrat, un fonctionnaire, un officier public, un commandant, ou un agent de la force publique, soit par paroles, gestes, menaces, envoi ou remise d’objet quelconque, soit par écrit ou dessin non rendu public.

Lorsque l’outrage envers un ou plusieurs magistrats ou assesseurs jurés est commis à l’audience d’une cour ou d’un tribunal, l’emprisonnement est d’un (1) an à deux (2) ans.

Dans tous les cas, la juridiction peut, en outre, ordonner que sa décision soit affichée et publiée dans les conditions qu’elle détermine, aux frais du condamné, sans que ces frais puissent dépasser le maximum de l’amende prévue ci-dessus. (3)

Art. 144 bis. (Nouveau) - Est punie d’un emprisonnement de trois (3) mois à douze (12) mois et

d’une amende de cinquante mille (50.000) DA à deux cents cinquante mille (250.000) DA ou de l’une de ces deux peines seulement, toute personne qui offense le Président de la République par une expression outrageante, injurieuse ou diffamatoire, que ce soit par voie d’écrit, de dessin, de déclaration, ou de tout autre support de la parole ou de l’image, ou que ce soit par tout autre support électronique, informatique ou informationnel.

Les poursuites pénales sont engagées d’office par le ministère public.

En cas de récidive, les peines d’emprisonnement et d’amende prévues au présent article sont portées au double. (4)

Art. 144 bis 1. (Nouveau) - Lorsque l’infraction visée à l’article 144 bis est commise par l’intermédiaire d’une publication quotidienne, hebdomadaire, mensuelle ou autre, les poursuites prévues sont engagées contre l’auteur de l’offense, les responsables de la publication et de la rédaction, ainsi qu’à l’encontre de la publication elle même.

Dans ce cas, les auteurs de l’infraction sont punis d’un emprisonnement de trois (3) mois à douze (12) mois et d’une amende de cinquante mille (50.000) DA à deux cent cinquante mille (250.000) DA ou de l’une de ces deux peines seulement. La publication encourt une peine d’amende de cinq cent mille (500.000) DA à deux millions cinq cent mille (2.500.000) DA.

Les poursuites pénales sont engagées d’office par le ministère public.

En cas de récidive, les peines d’emprisonnement et d’amende prévues au présent article sont portées au double. (5)

Art. 144 bis 2. (Nouveau) - Est puni d’un emprisonnement de trois (3) ans à cinq (5) ans et d’une amende de cinquante mille (50.000) DA à cent mille (100.000) DA, ou l’une de ces deux peines seulement, quiconque offense le prophète (paix et salut soient sur lui) et les envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’Islam, que ce soit par voie d’écrit, de dessin, de déclaration ou tout autre moyen.

Les poursuites pénales sont engagées d’office par le ministère public. (6)

___

(1) L’intitulé du chapitre V a été modifié par la loi n° 06-23 du 20 décembre 2006 (JO n° 84, p.17)

Rédigé en vertu de l’ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966 comme suit :
"Crimes et délits commis par des particuliers contre l’ordre public"

(2) L’intitulé de la section I a été modifié par la loi n° 01-09 du 26 juin 2001(JO n° 34, p.14).

Rédigé en vertu de l’ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966 comme suit : "Outrages et violences à fonctionnaire public".

(3) Modifié par la loi n° 01-09 du 26 juin 2001 (JO n° 34, p.14).

Modifié par la loi n° 88-26 du 12 juillet 1988 (JO n° 28, p.777), il était rédigé comme suit :

- Est puni d’un emprisonnement de deux mois à deux ans et d’une amende de 500 DA à 5.000 DA, quiconque, dans l’intention de porter atteinte à leur honneur, à leur délicatesse ou au respect dû à leur autorité, outrage dans l’exercice de leurs fonctions ou à l’occasion de cet exercice, un magistrat, un fonctionnaire, un officier public, un commandant, ou un agent de la force publique, soit par paroles, gestes, menaces, envoi ou remise d’objet quelconque, soit par écrit ou dessin non rendu public.

Lorsque l’outrage envers un ou plusieurs magistrats ou assesseurs jurés est commis à l’audience d’une cour ou d’un tribunal, l’emprisonnement est d’un an à deux ans.

Dans tous les cas, la juridiction peut, en outre, ordonner que sa décision soit affichée et publiée dans les conditions qu’elle détermine, aux frais du condamné, sans que ces frais puissent dépasser le maximum de l’amende prévue ci-dessus.

Rédigé en vertu de l’ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966 comme suit :
- Est puni d’un emprisonnement de deux mois à deux ans et d’une amende de 500 à 5.000 DA quiconque, dans l’intention de porter atteinte à leur honneur, leur délicatesse ou au respect dû à leur autorité, outrage, dans l’exercice de leurs fonctions ou à l’occasion de cet exercice, un magistrat, un fonctionnaire public, un commandant ou agent de la force publique, soit par paroles, gestes, menaces, envoi ou remise d’objet quelconque, soit par écrit ou dessin non rendu public.

Lorsque l’outrage envers un ou plusieurs magistrats ou assesseurs-jurés est commis à l’audience d’une cour ou d’un tribunal, l’emprisonnement est d’un an à deux ans.

Dans tous les cas, la juridiction peut, en outre, ordonner que sa décision soit affichée et publiée dans les conditions qu’elle détermine, aux frais du condamné, sans que ces frais puissent dépasser le maximum de l’amende prévue ci-dessus.

Rectifié au JO n° 50 du 20 juin 1967, page 479. au lieu de : "dessein", lire : "dessin".

(4) Ajouté par la loi n° 01-09 du 26 juin 2001(JO n° 34, p.15).

(5) Ajouté par la loi n° 01-09 du 26 juin 2001(JO n° 34, p.15).

(6) Modifié par la loi n° 01-09 du 26 juin 2001(JO n° 34, p.15).



Reportage photos



















Notes

[1Mouvement démocratique et social (ex PAGS "Parti de l’avant garde socialiste")

[2Parti socialiste des travailleurs

[3Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme.

[4Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie

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6 Messages

  • C’est normal que les autorités reculent . Il faut bien que le peuple se fasse entendre sinon ça ne sert absolument rien de manifester et donc de voter... La voix du pays restera dans la rue, de là où elle vient et là où elle restera !!

     
     
    Il ne s’agit pas du seul casino en ligne mais il propose certainement le meilleur Keno de tous les casinos que j’ai vus.
    • Une telle bel article. J’ai toujours ete interessant d’obtenir des renseignements de ce creneau. Je voudrais savoir plus de ce sujet. Quoi qu’il en soit, je vous remercie pour l’affichage. Post-scriptum Desole pour mon terrible francais, je ne commence mon apprentissage.

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  • Plus l’Etat colonial algérois reculera plus la Kabylie gagnera sur tous les fronts. Mais face à l’autorité de fait algérois et à ses complices muslims, le temps est venue de créer une milice d’autodéfense en attendant que la constitution de notre futur armée puisse être possible. On ne doit plus tolérer un seul colonialiste arabo-muslim souillant notre terre sainte kabyle.

    Saga des Gémeaux

    • Rêve pas Saga des Gémeaux !

      Le Ché Guevarra kabyle n’existe pas encore.

      Malheureusement le MAK finira comme le RCD et le FFS. Des mouvements qui ne cherchent qu’à propulser leur dirigeant pour une petite considération, très très petite.

      Les armes nos ainés les ont pris contre une grande nation comme la France. Aujourd’hui plus personne n’ose lever la tête contre les barbares musulmans.

      Pourtant ils ne sont pas si terribles que çà !

      • ângériens face à la mobilisation kabyle. 2 décembre 2010 09:29, par La Mécréante !

        Quel défaitiste vous faites, mon vieux Léon ! Vous n’avez pas le moral ? et pourquoi ça !? Ouais... peut-être bien que Saga des Gémeaux rêve... mais c’est peut-être de son âge ? non ? et puis, c’est sans doute mieux que l’indifférence ?...

        Pour ce qui est de "Che Guevarra", j’ose espérer que le MAK et les MAKistes ne l’imiteront jamais ! connaissez-vous bien le parcours de cet enfoiré ? au final il a été plus immonde que ceux et ce qu’il prétendait combattre !... Exactement comme ceux qui ont, prétendument, pris les armes contre "la grande nation"...

        l’Algérie (dont je n’ai que foutre) n’arrivera à rien tant qu’elle ne sera pas capable d’avaler ses mensonges et trahisons en regardant sa réalité de minable et bonne à rien en face.

        s’agissant de la Kabylie (seule Nation qui m’intéresse), il lui reste seulement à comprendre et admettre que c’est la sauvagerie musulmane qui l’anéantira.

        mais vous dites vous-même que cette "barbarie n’est pas aussi terrible que ça"... Je suis d’accord avec vous...

        Mais, entre nous, les kabyles de Kabylie ont franchement d’autre chats à fouetter que de se pencher tous les matins sur "muslim or not muslim".

        Cadeau pour vous (et les lecteurs) : un périscoop du soir d’algérie de ce jour dans son intégralité :

        - les parias de l’état civil

        Un citoyen de Tizi-Ouzou, K. M., converti au christianisme, ne sait plus à quelle autorité se vouer pour faire inscrire sa fille, à laquelle lui et son épouse ont donné le prénom d’Eva, sur les registres de l’état civil de l’APC de Tizi-Ouzou.

        Le responsable de ce service au niveau de ladite APC refuse l’inscription sur le registre officiel de la mairie de la petite Eva, née au mois de septembre dernier. Ses parents ont même fait appel à un avocat pour faire valoir un droit conféré par l’article 64 du code de l’état civil aux parents de confession religieuse autre que musulmane, leur garantissant le libre choix des prénoms à leurs enfants.

        Selon l’avocat qui a pris en charge le dossier, les services de l’état civil n’en sont pas à leur premier refus. Rachel, Nathalie et Samuel sont les prénoms que des parents (des nouveaux convertis au christianisme) ont choisi de donner à leurs enfants qui restent, à leurs yeux, des parias de l’état civil. D’autres dossiers similaires seraient, nous dit-on, sur le bureau du procureur de la République du tribunal de Tizi-Ouzou.


        comme vous le voyez mon vieux Léon, l’ângérie est seulement une affaire de mohamed et de zoubida, en passant par les ali, les aïcha, hussein & Cie sans oublier les égorgements en tous genres...

        Quelle belle et grande nation en effet !...

      • Mon cher Léon,

        Les rêves finissent toujours par devenir réalités lorsque l’on se donne les moyens. Comme le disait Martin Luther King "I have a dream" j’ai fais un rêve. Moi aussi je fait un rêve ; je rêve d’une Kabylie souveraine et indépendante qui ne serait plus sous le joug d’une idéologie que je vomis de toute mon âme, je rêve de pouvoir me promener dans les rues de Tizi-wezzu sans que l’on m’arrête parce que je suis membre d’un parti politique ou que je pratique telle ou telle religion ou parce que je défend des thèses athées ou rationalistes qu’importe. Mon rêve comme tu pourras le lire sur ce message c’est un Etat kabyle indépendant et reconnu comme tel par les autres pays. Voilà le rêve que je forme pour la Kabylie. Quant à "l’Algérie" (création coloniale française) j’en ai que faire. Elle ne m’intéresse pas et ne vaut pas mieux que les pays du moyen-orient donc rien à en tirer.

        Saga des Gémeaux.

        P.S : Les Français devraient reprendre leurs anciens départements nord-africains (Kabylie en moins bien évidemment).