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L'Etat algérien s'acharne sur la Kabylie...
vendredi 3 septembre 2021
par Rédaction-Tamazgha
Certain(e)s pourraient, à tort, penser que Tamazgha est silencieuse devant les drames vécus récemment par la Kabylie et les agressions qu’elle subit de la part de l’Etat-voyou algérien ainsi que ses relais et autres mercenaires. Qu’elles/ils soient rassurés : Tamazgha est très attentive à la situation en Kabylie et pas seulement depuis juillet 2021. Tamazgha est consciente de la nature de l’Etat algérien, un Etat au service de l’idéologie arabo-islamique dont le projet d’éradication de l’Amazighité n’est pas à démontrer (Tamazgha le dénonce depuis des décennies). Depuis son existence Tamazgha martèle que l’Etat algérien – tout comme la monarchie marocaine ainsi que les autres Etats qui occupent le territoire amazigh – est un Etat illégitime, un Etat que nous ne reconnaissons pas et que nous considérons comme une entité nuisible en Afrique du nord.



Restons vigilants mais également pacifiques comme toujours.
Ne répondons pas aux provocations.

Les multiples assauts meurtriers, l’incitation au racisme anti-kabyle dans les "médias" et sur les réseaux sociaux, les provocations et l’acharnement du régime algérien, de sa police politique, de ses suppôts et de ses escadrons de la mort en Kabylie ne doivent pas rester une affaire strictement kabyle combien même celle-ci en est la cible privilégiée du régime algérien depuis des décennies.

Cette feuille de route minutieusement conçue relève indubitablement d’une violation manifeste des droits de la personne humaine. La liberté d’association et d’expression ne sont aucunement garanties. Les mises en scène extrajudiciaires, les rapts, les séquestrations ainsi que les emprisonnements sauvages augmentent de jour en jour. Et récemment, le régime voyou d’Alger tente d’user et abuser de la procédure d’extradition pour faire taire des militants qui résident sur des territoires autres que ceux qu’il occupe (le cas de Ferhat Mehenni, président du MAK, est flagrant). La gestion de la pandémie du Covid-19 et le départ volontaire d’incendies en Kabylie relèvent d’actions criminelles que l’opinion, dans son écrasante majorité, attribue au régime. Les organisations de défense des droits de l’Homme (FIDH, Amnesty International, HRW,…) doivent prendre toutes leurs responsabilités. Certains partenaires privilégiés de l’Etat algérien, comme la France, ne peuvent continuer à rester indifférents devant l’attitude de leurs protégés.

En attendant, nous restons vigilants. Nos actions ne changeront pas, y compris dans l’adversité des moments difficiles. Nous gardons notre sang froid, ne répondons pas aux provocations et privilégions la concertation et l’action bien réfléchie. Nos vies et nos valeurs sont bien au-dessus de leur mode de "gestion" infantilisant, manipulateur et mortifère.

La Rédaction.


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- De la volonté perverse de la mise à mort de notre patrie Kabyle
- L’Etat assassin

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1 Message

  • L’Etat algérien s’acharne sur la Kabylie... 5 septembre 00:18, par slimane

    Merci pour cet article de dénonciation .
    mais au delà de la simple dénonciation , l’organisation de la société kabyle, indispensable, tarde à venir.
    le régime en place, pour ne pas dire omnipotent, est entrain de faire mal à la société kabyle, son objectif : gouverner par la terreur, il en les moyens.
    depuis au moins février 2019, ceux qui se prennent pour les chantres de la démocratie et des droits de l’homme ont sciemment oubliés de dénoncer dès emprisonnement arbitraires sous prétexte qu’ils appartiennent au MAK ou à AKAL ou RPK. Des droits de l’homme à la tête du client.
    maintenant que faut -il faire ?
    en arrête à tour de bras
    , on colle des chefs d’inculpations fantaisistes

    et nous nous taisons !
    moi, je propose à tous les kabyles mais au reste des algériens , à ceux qui ont perdu un parent ira ce qu’il n’y a pas d’oxygène ,
    - à ceux qui ont perdu des membres de leurs familles dans les incendies , des oliviers, du bétail…ceux dont un membre de la famille est mis en prison de façon arbitraire
    — de déposer , individuellement , là où on se trouve, là où on réside, une plainte contre le régime algérien, contre Chengriha, contre Tebboune, contre tous les ministres, contre le procureur Sud Ahmed Merad.
    En France comme ailleurs des les pays occidentaux la plainte est recevable. Souvenez vous de la plainte déposée contre Nezzar , il a fallut l’aide de Jospin , alors premier ministre à l’époque, pour l’extirper des mains de la justice en lui affrétant un avion le transportant. Tes Alger de nuit.
    alors qu’attendons-nous d’aller voir des avocats pour un dépôt de plainte générale !
    il était grand temps !

    repondre message

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