Accueil > Actualité > L’Etat tunisien et la question amazighe
L'Etat tunisien et la question amazighe
jeudi 22 septembre 2016
par Masin
L’Etat présente son troisième rapport périodique au Comité des droits économiques, sociaux et culturels. C’est la première fois depuis la chute du régime de Benali que l’Etat tunisien passe devant un Comité des droits de l’homme onusien.
Si la Tunisie est entré dans une nouvelle ère, mais cette dernière n’a rien apporté en matière de droits de l’Homme, et de droits tout court.
Si les Amazighs ont saisi l’occasion du "changement" pour prendre la parole et faire entendre leur voix, ce n’est pas pour autant que leur statut s’est amélioré. En effet, l’Etat tunisien mène une politique arabo-musulmane faisant fi de toutes les réalités du pays. Ainsi, l’Amazighité est tout simplement ignorée.
L’organisation Tamazgha a présenté un rapport alternatif à celui de l’Etat tunisien, par lequel elle dénonce la politique arabo-islamique de l’Etat tunisien qui a, à l’image des autres Etats voisins, organise l’éradication de l’Amazighité.
Nous publions ci-après le communiqué de Tamazgha à cette occasion ainsi que son rapport soumis aux experts du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies.
La Rédaction.



COMMUNIQUE

L’Etat tunisien devant le Comité des droits économiques, sociaux et culturels (CESCR) des Nations Unies.

L’Etat tunisien, en application des articles 16 et 17 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, auquel il a adhéré, est appelé à présenter devant le Comité des droits économiques, sociaux et culturels, son troisième rapport périodique détaillant les mesures prises pour l’application des exigences du traité en cause.

En cette circonstance, l’Etat tunisien, brille, comme à son habitude, dans sa façon d’ignorer la question amazizghe. Certes, peut-on concéder qu’en Tunisie les Amazighophones ne forment qu’une minorité, mais est-ce une raison pour que cette "minorité" soit privée de ses droits élémentaires. Et que faire des Tunisiennes et Tunisiens qui, même s’ils ne parlent pas Tamazight, tiennent à leur amazighité ? Seulement, si l’on considère légitime l’action pour la sauvegarde des minorités, ne doit-il pas incomber à l’Etat tunisien, en vertu d’un principe général du droit international public, une obligation de protection au bénéfice de la "minorité" amazighophone ? Nous appellerons donc de nos vœux l’Etat tunisien à soustraire la minorité amazighphone sous sa juridiction de la disparition presque inéluctable qui la tourmente.

A cette occasion, TAMAZGHA présente un rapport alternatif au rapport tunisien, intitulé "L’Etat tunisien et la question amazighe". Par ce rapport nous avons tenu à relever les principales violations, par l’Etat tunisien, du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Nous avons également émis des recommandations afin que soit mis fin à l’injustice faite aux Amazighophones en Tunisie mais aussi afin que la dimension amazighe ait sa place en Tunisie.
Une délégation de TAMAZGHA sera présente à Genève les 22 et 23 septembre 2016, dates auxquelles sera examiné le rapport de l’Etat tunisien, pour faire connaître son point de vue sur la réalité du déni qui est fait aux Amazighs en Tunisie.

Tamazgha
Paris, le 22 septembre 2016.


Télécharger le rapport de Tamazgha (PDF)
PDF - 191.4 ko

Articles dans la rubrique :

Actualité
03/09/16
0
Les autorités marocaines viennent, une fois de plus, d’user d’arbitraire à l’égard des militants de (...)

Lire l'article

30/08/16
0
En mars 2016, nous avons publié un article sur notre site pour évoquer le cas de la montagne (...)

Lire l'article

11/07/16
0
L’Inalco propose des cours du soir de kabyle pour toutes celles et tous ceux qui souhaiteraient (...)

Lire l'article


Rejoignez nous


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.