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La haine anti-mozabite bat son plein...
lundi 7 avril 2014
par Masin
Cet article est le fruit d’un échange que la Rédaction a eu avec un Mozabite de Tagherdyat qui a vécu les faits évoqués.


Les événements de la Vallée du Mzab ont connu, courant du mois de mars 2014, une nouvelle tournure pour le moins chaotique. Ce nouvel épisode de violences s’est soldé par trois morts, plus de 54 magasins mozabites volés, saccagés et incendiés et un nombre important de logements et de véhicules incendiés. Les personnes assassinées sont, cette fois-ci, arabophones. [1] Ils ont été tués dans le quartier à majorité arabe, Hadj Messaoud.
Suite à cela, une foule constituée uniquement d’arabophones (environ deux milles personnes ralliées par d’autres venues des villes voisines) s’est rendue au siège de la préfecture de Taghedayt pour réclamer la capture des assassins. [2] Au même moment, une autre marche a eu lieu également en plein centre ville de Metlili (ville arabophone et bastion des Châambas) où l’on entendait scander le slogan "il n’y a de Dieu que Dieu et l’Ibadite est l’ennemi de Dieu !" [3] Encore une énième preuve qui témoigne d’une haine savamment inculquée comme idéologie de base sur laquelle s’appuie aujourd’hui toute une génération réduite à de vulgaires bédouins sauvages !
De ces deux manifestations arabes des Châambas, l’on peut tirer au moins cinq conclusions :
1. Les Arabes de Metlili, encore une fois, n’ont pas pu dissimuler la vive hostilité qu’ils ont à l’égard des Amazighs du Mzab ainsi que leur soutien inconditionnel porté aux Arabes de toute la vallée du Mzab impliqués dans ces événements.
2. De ce slogan, l’on comprend bien les contradictions flagrantes dans lesquelles vivent ces Châambas et autres (les quatre autres tribus arabes habitant la région du Mzab) en utilisant l’Islam pour s’attaquer aux Amazighs qu’ils considèrent comme ennemis même s’ils sont des musulmans (!!).
3. Par ce slogan, les manifestants de Metlili affichent clairement leur hostilité à l’ensemble des Ibadites amazighs : il y a bien entendu les Mozabites, mais aussi les Amazighs de Djerba et d’Adrar n Infusen notamment.
4. Ce qui est étonnant, par ailleurs, c’est que ces mêmes arabophones qui ne cessent de faire usage de la locution "kharidjites" pour porter atteinte aux At Mzab ont abandonné, cette fois-ci, cette dernière lui préférant le terme "Ibadite". Cela peut-il être traduit par une certaine influence ou nouvelle instruction venant des monarchies du Golf ? [4] Une chose est sûre : cela s’inscrit dans le dessein du pouvoir et de l’internationale islamiste.
5. Nous constatons que les autorités locales font preuve, encore une fois, d’une politique de deux poids deux mesures dans leur gestion macabre des affaires publiques et ce en permettant à cette marche, motivée par ce slogan de haine, de s’y dérouler sans qu’elles n’y trouvent à redire. En effet, juste après la prière musulmane du vendredi 14 mars 2014, une foule impressionnante s’est dirigée de la mosquée malékite vers la cité des policiers de Tagherdayt (Ghardaia). Arrivés sur place, les Châambas feignirent de promettre à la police de ne plus provoquer d’autres événements de violence à condition que les services d’ordre renoncent à intervenir dans leur quartier. Une fois la foule sur les lieux de la cité des policiers, une bande de jeunes châambas tout excitée y surgit et se mit à attaquer les agents de police en faisant usage de tire boulettes et d’objets tranchant hétéroclites. Plusieurs policiers blessés se retrouvèrent ainsi cernés de toutes parts. Un parmi eux a même perdu un œil.

Il faut rappeler que les circonstances exactes dans lesquelles les trois Châambas furent assassinés sont différentes de celles rapportées par la presse algérienne. Une chose est sûre : les Mozabites ne sont mêlés ni de près ni de loin à ces assassinats. A titre d’exemple, voici les circonstances réelles dans lesquelles le nommé Taleb Ahmed, 37 ans, a trouvé la mort : prêcheur et habitant le quartier Mermad, Taleb Ahmed s’est rendu à l’autre quartier de Hadj Messaoud pour tenter d’y ramener au calme les jeunes arabes en état de belligérance. Sauf que ses congénères, étant dans un état d’excitation extrême, l’ont tout simplement exécuté car ils n’avaient pas supporté que l’on vienne tenter de mettre un terme à cette chaîne de violence sans fin dirigée contre les Mozabites.
Bien entendu, les autorités de l’Etat algérien disposent de tous les moyens pour mettre fin à ces violences. Mais tous les indices montrent que ces autorités alimentent ces violences. [5] Une situation de non droit volontairement entretenue et marquée par un laisser-aller sinon une complicité des autorités algériennes dont le dessein est sans doute d’éradiquer une communauté amazighe victime de sa tolérance, de sa générosité et de son amour pour la paix. Une chose est sûre, la paix ne semble pas être la préoccupation première des autorités algériennes qui entretiennent le chaos dans lequel a sombré la vallée du Mzab.
C’est dans ce contexte que la Vallée du Mzab voit l’émergence d’un nouveau phénomène : les "faux barrages". Cela réduit les Mozabites à s’interdire formellement de prendre la route en fin de journée, notamment de nuit. Par ailleurs, il leur a été fortement déconseillé de se rendre dans certains quartiers de Tagherdayt pour ne pas être identifiés (reconnaissance faciale ou par l’accent, tenue vestimentaire,...).
Une autre instruction a été donnée à tous les Mozabites : ne pas emprunter le tronçon RN1 - Dhaya Bendahoua [6].
Les violences ont atteint même d’autres villes en dehors du Mzab. C’est le cas de la ville arabophone Zelfana, distante de 40 à 60 kilomètres du chef lieu du département, où l’on a saccagé et pillé tous les biens identifiés comme appartenant à des At Mzab. Heureusement, sentant venir l’inquisition arabe, toutes les familles amazighes mozabites de cette région arabophone ont fait le choix d’abandonner précipitamment leurs biens pour aller se réfugier chez leurs frères dans la Vallée du Mzab.
Un autre constat. Cette haine anti-mozabite a été accentuée par le soutien amazigh et international aux Mozabites qui n’a pas été du goût de ces semeurs de haine et de terreur.

Agherman n imal et Tizi Tulmust.

Notes

[1Il s’agit de Taleb Ahmed (né en 1976), Tahri Brahim (né en 1986) et Bekkay Ahmed (né en 1994)

[5Il existe dans la vallée du Mzab plus de cinquante terroristes arabophones repentis. Ajouter à cela, des centaines de criminels aux casiers judiciaires bien garnis et des voyous, tous connus des services de la police locale qui agissent au grand jour sas être inquiétés.

[6Ville arabophone de Taghardayt distante d’à peine une quinzaine de kilomètres du chef lieu du département.

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1 Message

  • La haine anti-mozabite bat son plein... 8 avril 2014 13:08, par La Mecreante !

    bof !... la provoc’ en Kabylie ne payant plus, la pourriture zarabito-medinoise s’en prend aux mozabites et aux chawis et voilà tout !

    le monde entier a compris depuis 100 ans comment fonctionne l’esprit ângérien ! Il se nourrit de la connerie des mazighs qui, eux-mêmes, ne savent pas ce qu’ils sont ! et voilà tout !...

    PS : bravo aux bougiotes qui ont tout cramé !

    repondre message

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