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Le MNLA plus que jamais prêt à défendre l'Azawad...
Conférence de presse sur la situation politique dans l’Azawad au bureau du Parlement européen à Paris, le mercredi 4 décembre 2013.
dimanche 8 décembre 2013
par Masin
Amis des Amazighs, le corse François Alfonsi, député européen du groupe Verts/ALE avec le breton Paul Molac, député apparenté Union démocratique bretonne, membres de Régions et Peuples Solidaires, ont organisé une conférence de presse avec des représentants du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA), Moussa Ag Assarid, représentant le MNLA en Europe, et Magdi Ag Bohada, chargé des relations extérieures au sein du MNLA. Djéri Maïga, Vice-Président du MNLA, invité à cette conférence, a vu son visa refusé par les autorités françaises à Ouagadougou.
C’est notamment la montée des tensions très préoccupante dans l’Azawad qui a conduit les députés à organiser cette conférence car, estiment-ils, "si le dialogue ne reprend pas, le risque est grand d’en arriver à une situation très périlleuse, avec des conséquences toujours plus graves pour les populations civiles".



Dans son intervention, François Alfonsi déplore l’absence d’initiatives à même de marquer une volonté politique de la part des autorités de Bamako qui n’ont pas cherché, depuis les accords de Ouagadougou du 18 juin 2013, à prendre contact avec les responsables du MNLA. Le député européen relève des situations de plus en plus préoccupantes comme le regain du système Aqmi-Mujao et divers djihadistes dans la région, l’enlèvement puis l’assassinat des journalistes de RFI, l’attentat suicide qui a eu lieu à Ménaka ayant visé une position de l’armée française. Il a également relevé les dépassement de l’armée malienne qui a tiré à balles réelles sur des manifestants pacifiques à Kidal ce qu’il considère comme problème politique grave d’autant plus que la France est présente sur les lieux, ce qui engage sa responsabilité. Et pour le député européen, cette fusillade appelle une prise de position de la diplomatie française. Il s’est dit inquiété des exactions commises par l’armée malienne sur des combattants du MNLA qui ont été assassinés après avoir été ligotés sans que cela donne lieu à des enquêtes et encore moins à la traduction de responsables d’exactions devant les tribunaux. Ce qui lui fait dire qu’il n’y a aucun processus de paix possible s’il n’y a pas une justice impartiale qui s’établit.
Pour résumer les choses, François Alfonsi estime que derrière l’intervention militaire dans l’Azawad, la France doit œuvrer à la construction d’une solution politique sans quoi une catastrophe serait inévitable.

Paul Molac, quant à lui, estime que le processus des négociations doit aller à son terme, et Bamako ne doit pas s’arrêter ou chercher à pourrir la situation. Et c’est avec le MNLA, qui pour lui représente un système vertueux, que les négociations doivent se faire. Il souligne le climat qui est inquiétant notamment avec le retour de l’islamisme. Il trouve extrêmement grave la fusillade de l’armée malienne à l’aéroport de Kidal qui a visé des manifestants pacifiques.

En évoquant ce qui s’est passé à Kidal le 28 novembre 2013 où l’armée malienne a tiré à balles réelles sur des manifestants faisant une morte et plusieurs blessés, Moussa ag Assarid, représentant du MNLA en Europe, estime qu’il n’est plus possible de continuer à laisser le monde observer ce qui se passe dans l’Azawad sans agir. Il a tenu à donner les détails de ce qui s’est passé ce jeudi 28 novembre à Kidal devant les yeux de la Minusma et des forces de Serval.
Concernant la situation préoccupante que traverse l’Azawad depuis plusieurs semaines, il n’a pas hésité à pointer la responsabilité de la France. "Pourquoi le président de la république française, François Hollande, ne cherche pas à ce qu’une solution soit trouvée par la négociation avant que le nouveau gouvernement malien mette en place les mêmes mascarades que par le passé ?", s’est interrogé le représentant du MNLA. C’est le cas des Etats généraux de la décentralisation, c’est le cas également des Assises nationales du nord ou encore les élections législatives. Ces trois initiatives ne sont pourtant pas prévues dans les accords préliminaires de Ouagadougou du 18 juin 2013.
"Nous connaissons très bien le régime de Bamako et nous savons combien de fois il a signé des accords qu’il n’a jamais respectés. Aujourd’hui, nous parlons d’un statut politique et juridique de l’Azawad sur lequel il va falloir négocier et trouver une solution politique.
Pourtant il était bien stipulé dans les accords du 18 juin 2013 que soixante jours après l’élection du président malien et la mise en place de son gouvernement, les pourparlers avec les mouvements de l’Azawad devraient commencer. L’on attend toujours...
" déclarait Moussa ag Assarid.
Ce qui aggrave davantage la situation est le comportement de l’armée malienne qui, au mépris des accords de Ouagadougou, viole le cessez-le-feu en s’en prenant aux positions du MNLA mais aussi aux populations civiles. Moussa ag Assarid a tenu également à relever la défaillance de la MINUSMA qui n’assume pas ses responsabilités dans l’Azawad. Moussa ag Assarid a tenu, lors de cette conférence de presse, à attirer l’attention sur la situation critique et inquiétante que vivent les réfugiés de l’Azawad dans les pays voisins.

A l’un des journalistes qui souhaitait savoir si le MNLA allait réagir à d’éventuelles attaques de l’armée malienne, Moussa ag Assarid a déclaré que le MNLA allait se défendre et il ne peut plus accepter que l’armée malienne continue à violer le cessez-le-feu et les accords de Ouagadougou en s’attaquant aux positions du MNLA et à des civils innocents de l’Azawad, d’autant plus que le MNLA a assez attendu les réactions de la communauté internationale et de la France en particulier qui ne semblent pas vouloir assumer leurs responsabilités et laissent plutôt faire les autorités de Bamako dans l’impunité totale. Si le MNLA réaffirme sa volonté Moussa dit leur volonté de s’inscrire dans le cadre de la recherche d’une paix durable, ce n’est pas pour autant qu’il restera indifférent aux exactions et autres autres injustices commises par l’armée malienne.

Masin Ferkal.

VIDÉOS DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE

Intervention de François Alfonsi




Intervention de Paul Molac




Intervention de Moussa ag Assarid



Réponses aux questions des journalistes (première partie)

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3 Messages

  • Le MNLA plus que jamais prêt à défendre l’Azawad... 8 décembre 2013 14:14, par La Mecreante !

    François Hollande est parjure. il a franchi le Rubicon.
    - Pour la France, il prend ses instructions à Bruxelles
    - Pour l’Azawad, il prend ses instructions à Alger.

    François Hollande est un Pinocchio à ficelles et à roulettes.
    Les français n’en veulent plus !

    repondre message

  • Le MNLA plus que jamais prêt à défendre l’Azawad... 10 décembre 2013 00:08, par lurcher

    Holland donne l’impression qu’il n’est pas conserne par le futur des gens natives de l’AZAWAD. Ce qui le conserne sont le pouvoir et l’interet de la France. Les Touregs et autres Azawadis qu’ils crevent. D’ailleurs il appelle au desarmement du MNLA et conseille le MNLA de negocier avec les criminels de Bamako.
    Sans armes, le MNLA sera foutu et le peuple de l’AZAWAD avec lui. Personne ne donnera du temps et reconnait les faibles. Sans armes, il faut tout simplement accepter a vivre a genoux et comme des citoyens de deusieme classe sous l’occupation de Bamako dans sa propre terre.

    http://www.malijet.com/actualite-politique-au-mali/flash-info/88576-le-mnla-doit-deposer-les-armes-hollande.html

    Voir en ligne : Le MNLA plus que jamais prêt à défendre l’Azawad

    repondre message

  • Le MNLA plus que jamais prêt à défendre l’Azawad... 12 décembre 2013 00:15, par lurcher

    Il fait un autre saut de l’AZAWAD a L’afrique Centrale et encore une autre fois pour sauver ce peuple des genocides et du blablabla. Il devient le gendarme des pays sous-developes et cette fois-ci il va se trouver seul dans ses adventures.

    http://www.prorussia.tv/Le-trouble-jeu-de-la-France-en-Centre-Afrique-n-est-elle-plus-qu-une-simple-compagnie-de-CRS-de-l-Oncle-Sam_v664.html

    Comme nous le craignions dans nos précédentes éditions, le scénario à l’ivoirienne semble dramatiquement se répéter en République Centrafricaine. Une fois de plus la France intervient militairement avec le blanc-seing de l’ONU, pour officiellement mettre fin à des massacres de civils et « sauver des vies humaines », selon son super-président François Hollande et le Ministre des Affaires Étrangères, le philanthrope Laurent Fabius. Charitables déclarations et louables intentions qui masquent difficilement la responsabilité et surtout l’implication de Paris, dans la déstabilisation de ce pays, majoritairement chrétien, livré à une rébellion musulmane venue du Nord. Pourquoi en effet avoir tant tardé pour intervenir, alors que la France maintient sur place une force militaire et ne peut ignorer les affrontements meurtriers opposant depuis de nombreux mois des groupes d’autodéfense de villageois, surnommés « anti-balaka » (ou anti-machettes) à l’ex-rébellion Séléka. Une alliance de groupes hétéroclites arrivée justement au pouvoir en chassant l’ancien président Bozizé en mars 2012… avec la bénédiction tacite de Paris ! Alors volonté politique ou impuissance diplomatique ?

    Les enjeux de cette nouvelle opération militaire française, baptisée Sangaris, semblent multiples. Bien que classé parmi les pays les plus pauvres de la planète, en raison de son instabilité, la Centre-Afrique dispose de riches ressources en bois, or, diamants et uranium. Les nouvelles forces armées centrafricaines qui ne sont en réalité qu’un ramassis de milices incontrôlées n’obéissant qu’à des seigneurs de la guerre locaux, mettent le pays sous leur coupe réglée. Sous couvert d’intervention humanitaire et de sécurisation d‘une région, que la France a pourtant sacrément contribué à perturber depuis 2011, notamment en Libye et en Côte-d’Ivoire, Paris cherche surtout à s’assurer du contrôle des ressources. Quitte pour cela à conforter un pouvoir minoritaire et illégitime, en désarmant des milices chrétiennes qui chercheraient à se venger sur des populations musulmanes, notamment d’origine Peules, des multiples exactions, violences et pillages à répétition dont elles sont victimes. Rien de mieux en tout cas pour attiser un conflit ethnico-confessionnel que de croire qu’un gouvernement d’obédience musulmane puisse diriger un pays comportant 80 % de chrétiens. À ce stade, ce n’est plus de l’incompétence mais une réelle politique de tension permanente et les masques tombent enfin, malgré les grandes déclarations de principe prononcées lors du sommet sur la sécurité et la coopération qui se tient actuellement.

    Paris semble avoir lâché l’Afrique. Ou en tout cas s’être mis en retrait au profit du bloc atlantiste, États-Unis en tête, qui entendent diriger les opérations et superviser progressivement l’ancien pré-carré français. La Françafrique semble avoir cédé le pas à l’Américafrique comme le déclare Patrick Mbemko, auteur de plusieurs ouvrages de géopolitique.
    Le projet est dorénavant connu : remodeler le monde en fonction de la nouvelle guerre économique mondiale qui a débuté, et dont l’Afrique sera l’un des champs de bataille, au propre comme au figuré. Aucun pays ne pourra rester neutre et les chefs d’état africains n’ont guère le choix. Soit ils alignent leurs pays sur les visées atlantistes et ils se maintiennent au pouvoir. Soit ils passent outre et ils se retrouvent dans le camp des parias, mis à l’index des nations « éclairées » et s’exposant à des rébellions qui trouveront toujours, miraculeusement, les fonds nécessaires pour armer et entretenir une troupe de plusieurs milliers d’hommes, capables de mettre en échec les armées nationales.

    Le but est clair : verrouiller au plus vite le continent africain face à l’avancée commerciale des pays émergents comme la Chine, la Russie ou le Brésil. Pour cela il faut s’approprier rapidement les terres agricoles, les ressources énergétiques ou l’exploitation des richesses minérales. Mais il faut aussi contrôler les corridors d’évacuation comme la « route transversale » qui traverse l’Afrique D’est en Ouest, de l’Océan indien au Pacifique et passe… par la république centrafricaine. Étrangement aucun expert médiatique français n’aborde ces questions. On se contente seulement d’appuyer la version officielle d’une urgence humanitaire. Certains allant même jusqu’à dénier toute légitimité à la moindre réserve ou critique prononcée. Le syndrome rwandais oblige, la culpabilisation artificielle de la France joue parfaitement son rôle de censure psychologique et politique.

    Toutes ces guerres humanitaires dissimulent en réalité des opérations néo-coloniales qui n’en portent pas le nom. « L’intervention française sera rapide, elle n’a pas vocation à durer et je suis sûr de son succès », c’est la dernière déclaration d’Hollande-le-va-t-en guerre. Souhaitons-le en tout cas. Car comme personne ne semble se bousculer pour financer cette opération, ni l’ONU, ni l’Union Européenne, ni les sociétés privées qui pourtant tirent d’énormes bénéfices de leur situation sur place, il faut souhaiter effectivement que cette probable victoire tactique, ne se transforme en une défaite stratégique, faute de financements. À moins que comme, certains le supputent, Paris ne consente à supporter toute la charge financière. La Hollandie en est réduite à rendre de martiaux services en échange d’une partie de sa dette, de son déficit ou de délais supplémentaires à titre de remerciements dans le cadre des relations économiques et politiques avec l’Afrique, espérant ainsi redorer l’image ternie de M. Bricolage. Les militaires français coûtent moins cher que les intérêts de la dette. On comprendrait dès lors plus aisément le retournement stratégique français général et son alignement sur des intérêts contraires aux siens. Comme l’écrivait François de La Rochefoucauld : « Quand on croit servir les autres, on ne fait que se servir à travers eux ». fin de citation. Tout homme a son prix et il est indéniable en tout cas, que même en temps de crise financière, l’argent demeurera toujours le nerf de la guerre.

    Voir en ligne : Le MNLA plus que jamais prêt à défendre l’Azawad...

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