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Le MNLA s'adresse au Secrétaire général de l'ONU.
jeudi 27 septembre 2012
par Masin
A la veille de la réunion prévue en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies, consacrée à la crise dite sahélienne mais largement consacrée à l’Azawad, le Conseil transitoire de l’État de l’Azawad (CTEA) a adressé une lettre ouverte au Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon pour attirer son attention sur la réalité de la situation dans l’Azawad et lui rappeler que le MNLA reste incontournable dans toute initiative visant à ramener paix et stabilité dans l’Azawad.


Et malgré le soutien actif même de la France au déploiement militaire dans l’Azawad, l’ONU reste prudente. A l’ouverture de la réunion, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a avertit que "Toute solution militaire pour résoudre la crise sécuritaire dans le nord du Mali devrait être envisagée avec une extrême prudence. Elle pourrait avoir de graves conséquences humanitaires".

Ci-après la letter du CTEA au Secrétaire général des Nations Unies.

La Rédaction.





Son excellence,
Monsieur BAN KI MOON,
Secrétaire Général des Nations Unies,
New York,


Excellence,

Au moment où vous vous apprêtez à présider une réunion spéciale sur la crise sahélienne en marge des travaux de la session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations, j’ai l’honneur de soumettre à votre appréciation les éléments ci après afin de mieux éclairer le Conseil de Sécurité, les augustes membres du groupe de travail sur la crise sahélienne.

1. La crise sahélienne, et vous le rappelez, très souvent, ne fait suffisamment l’objet de l’attention qu’elle mérite. Elle est très généralement oubliée au profit de la crise syrienne.
Toutefois, le MNLA ainsi que le CTEA se félicite du regain d’intérêt accordé par la communauté internationale, ces jours ci, dans le sillage de la tenue de l’assemblée générale des Nations Unies à New York, à la crise sahélienne, singulièrement à la situation dramatique que vivent les populations de l’Azawad.

2. Tout en saluant la lucidité et la clairvoyance du Président du Faso, M. Compaoré qui insiste constamment sur l’exigence de privilégier le dialogue, le MNLA rappelle que sans une implication franche et directe du MNLA dans tout ce qui concerne la crise, il est illusoire d’espérer une solution définitive et une paix durable du conflit y compris de l’extirpation du fléau islamo narco terroriste du Sahel et de l’Azawad ?

3. Si la CEDEAO et la communauté internationale butent sur le rétablissement de la légalité du pouvoir à Bamako, il est peu probable que ce soit une intervention militaire dans l’Azawad qui induirait le retour à la normalité constitutionnelle et politique à Bamako. Le pouvoir, voire les pouvoirs à Bamako s’enfoncent chaque jour et à chaque occasion dans leurs contradictions préjudiciables à la paix et à la stabilité sous régionale. L’urgence est avant tout là !!!

4. La CEDEAO et ses partenaires en ignorant le MNLA prennent le risque majeur d’exposer les populations civiles azawadiennes au plus grand péril. L’armée malienne, dont l’irresponsabilité est avérée ainsi que les milices qu’elle ne manquerait pas de s’adjoindre dans le cadre de l’intervention militaire envisagée s’attaquera immanquablement aux populations civiles touarègues et maures. Nous attirons votre attention sur la responsabilité énorme que porteront les illustres institutions sous régionales et internationales dont celle que vous représentez !!!

5. Pourquoi la communauté internationale, la CEDEAO continuent d’entretenir la méfiance vis-à-vis du MNLA, qui reste cependant le seul allié objectif, crédible et incontournable dans la lutte contre les forces obscurantistes implantées dans l’Azawad depuis bientôt une quinzaine d’années et dans le règlement définitif du conflit.

6. Enfin, si le MNLA estime fort logiquement que tout format d’intervention militaire dans l’Azawad qui ne tiendrait compte de sa présence sur le terrain est contre lui, il assure cependant les populations azawadiennes, les pays du champs, la CEDEAO et la communauté internationale que l’attitude négative de la CEDEAO et de ses partenaires à son égard ne le conduirait nullement à s’engager dans des alliances contre nature parce que heurtant fondamentalement notre philosophie, nos visions et nos approches.

Convaincu de tout l’intérêt que vous accorderez à ces points d’attention critiques, permettez nous de vous assurer, Excellence, de notre très haute considération.



Inkadewan, le 26 septembre 2012,

Le Chargé de l’information et de la communication du CTEA

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1 Message

  • Le MNLA s’adresse au Secrétaire général de l’ONU. 27 septembre 2012 06:55, par La Mecreante !

    si la cage aux folles « ONUllité » pigeait quelque chose aux peuples cela se saurait...

    la seule et unique solution se trouve dans cette réflexion de Bernard Lugan ou encore dans l’essai de Mehenni "le siècle identitaire".

    « Au nom de l’universalisme et de la négation des différences, ils ne veulent pas admettre qu’au Mali, le noeud du problème est l’opposition ethno raciale entre les ethnies du Sud, à commencer par les Bambara qui ont une vieille histoire, les ethnies dites « du fleuve » comme les Songhay qui furent les fondateurs d’un empire glorieux et les populations nordistes, qu’elles soient Maures ou Touareg. »

    « Dans ces conditions, comment peuvent-ils prétendre ramener un semblant de stabilité dans cet immense arc de conflit s’étendant de l’Atlantique à la mer Rouge ? »

    « Au Sahel comme en Somalie ou en Ethiopie et partout ailleurs en Afrique, la solution passe par un urgent retour à ce réel géographique et ethno historique nié par cette curieuse « école africaniste française » qui, depuis un demi siècle, tente de nous persuader que les ethnies sont des créations coloniales »…

    aricle complet de Bernard Lugan :http://www.bernardlugan.blogspot.fr/2012/09/de-la-somalie-au-mali-la-solution-passe.html

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