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Libye : Nicolas Sarkozy pourra-t-il reculer ?
mercredi 13 avril 2011
par Masin
Le président français pourra-t-il ne pas faire du départ du despote un préalable ? Pourra-t-il accepter qu’un fils de Kadhafi prenne le pouvoir ?

Si l’on croit à une information du Nouvel Obs, dans son édition du 9 avril 2011, Nicolas Sarkozy aurait fait marche arrière concernant l’exigence de départ du despote de Tripoli. Selon le Nouvel Obs, le président français a déclaré à des journalistes "qu’il ne faisait plus du départ du colonel un préalable à l’ouverture de négociations avec Tripoli visant à arrêter les hostilités et à instaurer un pouvoir de transition. Il a ajouté qu’il serait prêt à accepter un maintien au pouvoir de Kadhafi pendant une durée qui reste à déterminer".


Comment peut-on imaginer que celui qui s’est battu pour obtenir la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations Unies puisse, aujourd’hui, tenir de tels propos ?
Les Libyens se sentiront trahis, alors que la France les a renoué avec l’espoir de voir la Libye libérée du monstre de Tripoli.

La France doit garder le cap même si certaines forces nuisibles comme l’Union africaine, comme la Turquie ou encore l’Algérie œuvrent pour faire échouer toute action visant à débarrasser la Libye de Kadhafi.

Aujourd’hui, l’occasion est donnée de débarrasser l’Humanité entière du plus grand terroriste de l’époque et d’un criminel. Si une puissance comme la France, pourtant consciente de cela, n’accomplit pas son devoir en allant jusqu’au bout de sa mission, l’Histoire le lui en voudra ! Et laisser Kadhafi ou ses fils au pouvoir, c’est maintenir d’autres régimes semblables au pouvoir, alors que la chute du régime de Kadhafi sera le prélude à la chute des régimes comme celui d’Alger, de Damas ou encore toutes les petites dictatures africaines jusque-là nourries par l’ogre de Tripoli.

Que Nicolas Sarkozy se ressaisisse et retrouve la voie de la raison et accomplisse sa tâche d’accompagner les Libyens pour se débarrasser définitivement du régime de Kadhafi et toutes ses ramifications.
Pour une fois que la France a agit dans l’intérêt d’un peuple, qu’elle aille jusqu’au bout... ça sera à son honneur !


La Rédaction.


Article du Nouvel Obs.

Libye : Sarkozy n’exige plus le départ immédiat de Kadhafi

C’est un revirement diplomatique majeur.

Depuis un mois, Nicolas Sarkozy - comme la plupart des dirigeants occidentaux et arabes - exige le départ immédiat du colonel Kadhafi, jugé "illégitime" depuis qu’il a tiré sur son peuple à l’arme lourde.

Mais, hier, devant quelques journalistes, le président français a fait volte-face. Il a déclaré qu’il ne faisait plus du départ du colonel un préalable à l’ouverture de négociations avec Tripoli visant à arrêter les hostilités et à instaurer un pouvoir de transition. Il a ajouté qu’il serait prêt à accepter un maintien au pouvoir de Kadhafi pendant une durée qui reste à déterminer.

Il a cependant affirmé que la France et ses partenaires ne pouvaient discuter directement avec le "Guide". Les pourparlers devraient se faire (et se font déjà) par l’intermédiaire de l’un de ses fils, qui pourrait devenir l’homme fort du nouveau régime.

Le président français a parlé "off the record", mais avec l’objectif évident que l’information soit reprise ("le Figaro" en a d’ailleurs fait état ce matin). Pourquoi cette annonce maintenant ?

Pour au moins trois raisons :
1/ La situation militaire est dans l’impasse et, sans un appui supplémentaire des Américains, les rebelles n’ont aucune chance de prendre Tripoli. On risque donc une partition du pays et les conséquences géostratégiques incaculables d’une telle division.

2/ L’Otan vient de reconnaître une bavure lors de frappes à Brega, bavures qui ont fait au moins quatre morts parmi les rebelles. Or il est fort possible que les avions en question soient français... Redoutant que la multiplication inévitable de telles erreurs aient un impact très négatif sur l’image de son pays et sur la sienne, Nicolas Sarkozy souhaite en finir rapidement avec ce conflit mené avant tout par l’armée française.

3/ D’ores et déjà très intenses, les négociations de fin de conflit s’accélèrent. Le président sud-africain Zuma s’apprête à se rendre demain à Tripoli pour rencontrer Kadhafi et lui proposer un cessez-le feu ; et la semaine prochaine plusieurs réunions décisives vont avoir lieu : la rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Luxembourg, puis celle du groupe de contact à Doha et enfin celle des ministres des Affaires étrangères de l’Otan à Berlin. Nicolas Sarkozy tient à montrer qu’il demArticle du Nouvel Obs.eure à la pointe des initiatives diplomatiques.

Officiellement, l’administration Obama continue, elle, d’exiger un départ immédiat de Kadhafi. <br
Nouvel Obs, 9 avril 2011.



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1 Message

  • Libye : Nicolas Sarkozy pourra-t-il reculer ? 13 avril 2011 19:24, par La Mécréante !

    Sarko n’est pas du genre "à reculer", en aucune circonstance mais surtout "quand l’heure est grave"...

    faut juste ne pas oublier qu’il doit se fader "le droit dans ses bottes", "le meilleur d’entre les hadj-Chichi", qui a accepté de revenir sous conditions...

    Sarko a et aura "des bâtons dans les roues" mais les vieux observateurs avisés disent qu’il n’est jamais aussi meilleur que quand on lui chie dans les bottes.

    en toute hypothèse lui et les autres sont dans la seringue. Il y a eu trop de tueries pour que tout ça se termine en queue de poisson. Ce serait purement et simplement effroyable.