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Libye : Tirs de bombes à sous-munitions contre Misrata
lundi 18 avril 2011
par Masin
Selon plusieurs témoignages, les forces kadhafistes font usage, à Misrata, de bombes dites "à sous-munitions". Ces bombes ont la particularité de transportant de nombreux autres projectiles explosifs, de taille plus réduite. Ces bombes "anti-matériel" ou "anti-personnel" permettent de traiter des surfaces étendues en demandant moins de munitions que les munitions classiques. Aussi, les sous-munitions n’explosent pas à l’impact et constitue un danger durable pour les populations notamment les enfants qui les prennent pour des jouets.

L’opposition libyenne a dénoncé l’usage de ces bombes alors que le régime de Kadhafi, par la voix de son porte-parole, Ibrahim Moussa, dément l’usage de tels armes.
Des médecins qui ont soigné des blessés arrivés de Misrata attestent que la nature de certaines blessures correspond à des blessures causées par des bombes à sous-munitions.

Mais c’est Human Rights Watch qui monte au créneau et dénonce l’usage de ces bombes à Misrata par les forces kadhafistes. L’organisation publie un communiqué, en date du 15 avril, dans lequel elle confirme l’usage de ecs bombes dont ses membres sont témoins.

Nous publions ci-après le communiqué de Human Rights Watch.


Tamazgha.fr





Libye : Tirs de bombes à sous-munitions contre Misrata

Human Rights Watch a été le témoin direct d’une attaque visant une zone résidentielle

Avril 15, 2011


(New York, le 15 avril 2011) - Les forces gouvernementales loyales au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi ont largué des bombes à sous-munitions sur des zones résidentielles dans la ville de Misrata, dans l’ouest du pays, ce qui pose un risque grave pour la population civile, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Section d’une bombe à sous-munitions de type MAT-120
retrouvée à Misrata, en Libye, le 15 avril 2011.
© 2011 Human Rights Watch




Human Rights Watch a été le témoin de l’explosion d’au moins trois sous-munitions au-dessus du quartier d’el-Shawahda à Misrata dans la nuit du 14 avril. Des chercheurs ont inspecté les fragments d’une sous-munition découverte par un journaliste du New York Times - un projectile de 120 mm fabriqué en Espagne - et interrogé des témoins de deux autres attaques, qui ont apparemment aussi utilisé des bombes à sous-munitions.

« Il est scandaleux que la Libye utilise des bombes à sous-munitions, en particulier dans une zone résidentielle », a déclaré Steve Goose, directeur de la division Armes de Human Rights Watch. « Ces armes présentent un risque énorme pour les civils, tant au cours des attaques qui ne sont pas ciblées avec précision que par la suite, compte tenu du danger inhérent aux charges non explosées qui restent dispersées aux alentours. »

La majorité des pays ont adhéré à la Convention sur les armes à sous-munitions qui interdit l’utilisation de ces armes, et qui est entrée en vigueur en août 2010.


Human Rights Watch

Section d’une bombe à sous-munitions retrouvée à Misrata,
en Libye, le 15 avril 2011.
Il s’agit du modèle MAT-120 produit
par le fabricant espagnol Instalaza SA.
© 2011 Human Rights Watch



Remnant from the projectile body of a MAT-120 cluster munition
found in Misrata, Libya, on April 15, 2011.
© 2011 Medical Committee Misurata Hospital




- Pour lire l’intégralité de ce communiqué en anglais, veuillez cliquer ici.



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