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Lorsque la monarchie alaouite devient un modèle pour des Berbères !
lundi 16 novembre 2015
par Masin
Le 28 octobre 2015, Ferhat Mehenni a rendu publique une déclaration pour adresser, "au nom de la Kabylie, ses remerciements au Royaume du Maroc, à son peuple et à leur tête Sa Majesté le Roi Mohammed VI", pour une prétendue déclaration faite par un diplomate marocain aux Nations unies, à New-York, au sujet de la Kabylie. Laquelle déclaration est qualifiée par Ferhat Mehenni de "courageuse et pleine de sagesse et de lucidité". Il ne cache d’ailleurs pas sa satisfaction quant à cette initiative marocaine et affirme que "la solidarité que vient de témoigner le Maroc à l’égard du peuple kabyle est d’une grande profondeur et d’un poids historique inégalable pour l’avenir de la Kabylie". Il appelle aussi les gouvernements de tous les pays à prendre exemple sur "la démarche marocaine" d’autant plus que des kabyles se prépareraient pour déposer, dans moins d’un an, une demande à l’ONU pour revendiquer l’autodétermination de la Kabylie !!


Le "modèle" marocain.
Cette déclaration Ferhat Mehenni intervient en réaction à la dénonciation par Abderrazzak Laassel, le représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, des "violations des droits du peuple kabyle et les campagnes de harcèlement contre ses leaders". Le responsable marocain avait également exprimé son soutien au "droit du peuple kabyle à disposer de lui-même".
Ce n’est pas la première fois que Ferhat Mehenni prend le Maroc pour "modèle". En octobre dernier, lors de son déplacement à New-York pour assister à la levée du drapeau kabyle près du siège des Nations unies, il a encensé "le modèle marocain" expliquant que le Maroc est le seul pays dans la région à avoir reconnu officiellement Tamazight. Pour Lyazid Abid, le soutien du Maroc à la cause kabyle débouchera certainement sur la reconnaissance d’autres pays. Il considère cette "reconnaissance", qui vient à point nommé, comme une victoire pour tous les pays amazighs et pas seulement pour les Kabyles. Monsieur Abid semble complètement ignorer les pays amazighs colonisés par la monarchie alaouite !

Pour rappel, lors de la quatorzième session du Conseil des droits de l’Homme en 2010, le représentant du Maroc avait déjà évoqué les violations des droits humains en Kabylie par le régime algérien.

Résumons brièvement cette situation absurde. D’un côté, on a une monarchie arabo-islamiste, hostile à tout ce qui est amazigh et où des militants amazighs purgent encore de lourdes peines de prison, qui fait semblant de soutenir les droits d’un peuple amazigh qui subit la domination d’un autre Etat arabo-islamiste. De l’autre, des Kabyles en exil, qui pensent avoir été reconnus officiellement car une monarchie peu recommandable, célèbre par sa violation des droits humains, les "défend" devant l’ONU.


Une "alliance" bâtarde.
Au lieu de se démarquer de la monarchie marocaine après le coup d’éclat de son représentant à l’ONU, certains Kabyles l’ont auréolée, et ont même fait d’elle un exemple à suivre. Un "modèle". Ivres de leur "victoire", ils ont vite oublié que le vrai visage de la monarchie alaouite est hideux. Ils ont oublié que d’autres Amazighs sont toujours colonisés dans leur chair, qu’ils souffrent sous le joug d’une monarchie arabo-islamiste qui a écrasé et pillé leurs terres. Ces Kabyles feignent d’ignorer la lutte amère des habitants amazighs d’Imider contre un holding royal depuis bientôt quatre ans. Naïfs (?), ils ont oublié les détenus politiques amazighs incarcérés à Ouarzazat, à Imtghren et à Meknès. Ils oublient les terres des Imazighen spoliées, ou encore le Rif. Ces Kabyles, éblouis par ce "modèle marocain", ont effacé d’un revers de main les souffrances de tous ces Imazighen. Ce qui importait à leurs yeux, c’est qu’un diplomate rusé, représentant cette monarchie, parle de droit de la Kabylie à l’autodétermination pour damer le pion aux généraux d’Alger, les principaux bailleurs de fond et les parrains d’une république arabo-islamiste installée sur des terres amazighes. Cette "reconnaissance", qui n’en est pas une a, semble-t-il, fait oublier tous les crimes de la monarchie à l’égard des Imazighen. Ces Kabyles amis de la monarchie alaouite semblent même les légitimer. Cette nouvelle "alliance" entre des Kabyles et la monarchie marocaine est "bâtarde". Il est tout simplement contre-nature.



Coup de com., rien de plus !
Ces Kabyles qui se sont précipités à faire les louanges de la monarchie marocaines ont en réalité victimes d’une opération de communication bien ficelée, menée par des professionnels qui ont utilisé des éléments de langage chers à certains milieux kabyles pour les titiller et les pousser dans les bras de la monarchie. Ce coup réussi orchestré par le Maroc intervient quelques semaines seulement avant les grandes festivités lancées par l’Etat marocain à l’occasion du quarantième anniversaire de "la marche verte". D’ailleurs, le monarque marocain s’est attaqué le 7 novembre, dans un discours à cette occasion, à l’Etat algérien qui soutient le droit à l’autodétermination des Sahraouis.
Dans le conflit larvé entre les Etats marocain et algérien depuis quarante ans à propos du Sahara Occidental, tous les coups diplomatiques sont permis. La monarchie marocaine et ses services doivent se régaler de voir des Kabyles les applaudir et les donner comme "modèle". Ils auront ainsi réussi à instrumentaliser parmi la région de Tamazgha qui demeure l’exemple pour tous les Amazighs.

Les différents voyages de Ferhat Mehenni au pays de Mohamed VI, certaines de ses fréquentations et les différents hommages rendus à Mohammed VI et à la monarchie ne sont pas passés inaperçus, et nombreux sont les militants de Tamazgha occidentale qui ne l’ont pas du tout apprécié.


Azawad, cette piqûre de rappel.
Depuis plusieurs années, la monarchie marocaine qui tente de s’immiscer dans les affaires de plusieurs Etats africains voisins, dont le Mali, l’Algérie et la Libye, a utilisé l’amazighité pour arriver à ses buts. On se rappelle tous de cette "audience" accordée à Marrakech par le monarque marocain, le 31 janvier 2014, à Bilal Ag Cherif, secrétaire général du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et Moussa Ag Attaher, porte-parole de ce même mouvement.
On se rappelle tous de l’image de Bilal Ag Cherif en train d’accomplir la prière à droite de Mohamed 6, alors que Moussa Ag Attaher, qui avait tenu d’ailleurs à baiser la main du monarque alaouite, était coincé entre le ministre des affaires étrangères et le chef de la DGED (Direction générale des études et de la documentation), le service de renseignement et de contre-espionnage de l’Etat marocain.
Aujourd’hui, l’Azawad est dans une grave crise et se trouve dans une impasse, une situation notamment par l’interventionnisme marocain et algérien. En effet, un mouvement souverainiste amazigh dont les forces armées ont pu libérer l’ensemble du territoire de l’Azawad, a été réduit au silence, son projet remis en cause et ses bases effritées. Aujourd’hui, nombre des dirigeants du MNLA ont été corrompus et forcés à se taire.
La Kabylie, et à travers elle tous les Amazighs, doit tirer des leçons de l’expérience de l’Azawad. Le Salut de la Kabylie ne saura venir d’un régime anti-amazigh comme la monarchie marocaine. Le "modèle" marocain, chanté par certains Kabyles, sera fatal pour la Kabylie.


A. Azergui,
(Tamazgha occidentale)

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12 Messages

  • Lorsque la monarchie alaouite devient un modèle pour des Berbères ! 16 novembre 2015 14:55, par Saga des Gémeaux

    Lorsque j’ai appris la "déclaration de soutien du gouvernement marocain" au peuple, je me suis tout de suite méfié de "soutient" inattendu de ce gouvernement anti-amazigh notoire. Il est regrettable, qu’un gouvernement prônant l’idéologie arabo-musulmane puisse soutenir un peuple amazigh comme le peuple kabyle. Cela sent le coup fourré à plein nez. M6 s’est sûrement dit "puisque Alger soutient le Polisario, pourquoi ne soutiendrai-je pas le GPK dans le but d’emmerder Bouteflika, et puis j’en ai rien à foutre des Kabyles." Bref, la libération de la Kabylie ne passera que par les Kabyles seuls.

    Saga des Gémeaux

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    • Lorsque la monarchie alaouite devient un modèle pour des Berbères ! 21 novembre 2015 16:05, par La Mécréante !

      Azul Saga des Gémeaux,

      il n’y a pas lieu de se méfier ni de se glorifier.
      c’est de la comm’ de part et d’autre. Aucun n’est dupe. c’est de la politique à l’état pur...

      en clair : le diplomate marocain ne défendait pas la Kabylie à l’ONU mais son "sahara occidental" pour emmerder l’algérie.

      Ferhat et Abid ne sont pas idiots ; ils ont saisi la balle au bond pour emmerder les têtes de rats algériens ! c’est tout.

      et les uns et les autres en remettront une louche chaque fois que nécessaire.

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  • LA " POLITIQUE EN PETIT " ET LA DÉRIVE EXTRÉMISTE

    Il serait naïf de se réjouir du " soutien " du Mkhzen chérifite, la Monarchie " de droit divin ", le Royaume qui spolie et accapare le Maroc tout entier, vers 12 Palais, toutes les terres fertiles, l’Omnium Nord Africain, et possède des propriétés dans 12 Pays (USA, Canada, France, Brésil ( lire " M. Diouri, A qui appartient le Maroc ? L’Harmattan éd. " ).....

    C’est un " soutien " calculé, malveillant, gainant, contre productif, préjudiciable même. Car le Royaume chérifite est, dans la configuration de la " guerre froide " (qui continue) est un " poste avancé ", un " pion " des Occidentaux en Afrique du Nord, tout comme l’Etat colonial d’Israël est " le gendarme " des Occidentaux au Proche-Orient. les deux Etats belliqueux et compradores sont viscéralement hostiles et opposés à l’Algérie, et en 1975 ils s’étaient ligués pour attaquer l’Algérie, avec de l’Administration Carter (l’attaque d’Amgala)........pour créer un " foyer de tension, de guerre interminable " en Afrique du Nord......

    Le MAK-GPK, Ferhat et ses lieutenants ont commis une grave erreur en s’en réjouissant....

    Récapitulatif : LE PRÉTENDU " SOUTIEN " EST MALÉFIQUE, ENCOMBRANT, EMPOISONNANT ET PRÉJUDICIABLE OU LE " BAISER DE LA MORT "

    Il y’a des compagnonnages dont on fera mieux de s’en passer, et surtout ne pas croire qu’on peut s’énorgueillir ou s’en réjouir. C’est le cas avec le Royaume chérifite, réactionnaire et oppressif, qui massacre sa population, tué des centaines voire des milliers d’opoosant politiques, dont des prestigieuses personnalités comme Ben Barka, Serfati, Assidon, Benhaim, etc. etc., opprime les Sahraouis, et viscéralement hostile à l’Algérie, attaqué les soldats algériens ( beaucoup de Kabyles) et égorgé un bon nombre à Amgala en 1973, et planifié une invasion en 1975 avec le soutien des USA, Israël et la France......Si le criminel Hassan dos avait renoncé c’était parce qu’il avait peur pour sa survie, celle de son régime tyrannique et spoliateur, étant donné que le " rapport de force politique et stratégique à l’échelle internationale " était favorable à l’Algérie, vue sa " diplomatie combattante " de grande envergure, comme Sedddik BENYAHIA, et l’arrivée des Experts militaires russes, vietnamiens, cubains, chinois, yougousmaves qui avait préparé la contre-attaque sous le Commandement du très célèbre Général Nguyen GIAP ?, le Héros de la Bataille de Dien Bien Fu.......

    CE QUI N’ÉTAIT QUE PROPAGANDE DEVIENT RÉALITÉ CONCRÈTE, VRAIE, VISIBLE....

    C’est l"impact politique, la visée réelle, le but immédiat, qui sont importants en politique. Et c’est précisément ceux-là qu"il faut cerner dans les mises en scènes, les compagnonnages et affichages, les symboliques, sémiotiques et sémantiques, les productions discursives et communicationnelles, etc. Ainsi, " ce soutien maléfique " permet de rendre réel, vrai, concret, visible ce qui n’était que propagande, diffusée par le passée dans la presse du Régime militaire (El Moudjahid, ENTV, etc.) : " des agitateurs extrémistes séparatistes " soutenus par les Ennemis que sont le Royaume chérifite réactionnaire et valet de l’Occident , et l’Etat colonial d’Israël, le gendarme de l’Occident impérialiste au Proche -Orient, deux entités notoirement connues pour leurs hostilités et menées contres l’Algérie (toute entière, la Kabylie comprise donc).

    Ce qui ne peut que " diviser " encore plus les Kabyles (attachés majoritairement à leur pays, l’Algérie), qui tend à " isoler " les Kabyles et la Kabylie des autres régions Amazyghs (Aurès, Mont Chenoua, etc.), à " séparer " la région et ses citoyens, à la " délégitimer " (discréditer politiquement, donc à entamer sa " légitimité politique et historique " : la neutraliser, et ainsi conforter la " stratégie délibérée " de la SM-DRS ( Pouvoir réel) qui fait tout pour induire la " division totale, l’émiettement , l’effritement, la dispersion et l’atomisation des forces protestataires et contestataires......pour prolonger l’existence du Pouvoir militaro-mafieux, qui manipule les faux-opposants, les pseudo-démocrates et les extrémistes de tous bords (salafistes, baassites, séparatistes, militaristes, éradicationnistes, sécessionnistes, extrême-droitistes, racistes, xénophobes....). Bref !

    " LES EXTRÉMISTES ONT FAIT CE QUE LE RÉGIME REVAIT / VOULAIT "

    On le sait, depuis les massacres de 1988 et des Années noires (1991-1999), les Officiels ne s’expriment pas publiquement, leur parole n’ayant aucune crédibilité, et s’emploient alors d’utiliser et habiliter des " commandos médiatiques ", des plumitifs, des propagandistes, des porte-flingues et chien de garde, instrumentalisent les faux-opposants et pseudo-démocrates qu’ils ont sponsorisés et propulsés à la faveur de " l’ouverture contrôlée " de 1989, qui font le " boulot ", attaquent, aboient, tentent de discréditer les mouvements et personnalités vraiment oppositionnels, et font tout ce qui a pour but / onjectif / impact de diviser-séparer-isoler-délégitimer, et tout ce qui va dans le sens de sauver le Régime militaire qui les nourrit et les instrumentalise....s’affichent avec les ennemis du pays, disent publiquement leur vénération de l’Occident impérial et conquérant, diverse leur logorrhées islamophobes et arabophobes, s’approchent des réseaux lobbyistes extrémistes pro-israéliens et d’extrême droite, voyagent en Israël, cet Etat colonial qui opprime les Palestiniens, et qui a toujours été hostile à l’Algérie. Bref ils, font tout ce qui peut diviser, séparer, isoler, discréditer la Kabylie, les Kabyles : ce qui n’arrange que les Généraux au pouvoir qui font pour » diviser totalement afin de régner durablement « ….e sont les significations réelles, les vrais sens, buts immédiats et les les visées attribuées à ceux qui s’affichent avec les ennemis du pays, disent publiquement leur vénération de l’Occident impérial et conquérant, diverse leur logorrhées islamophobes et arabophobes, s’approchent des réseaux lobbyistes extrémistes pro-israéliens et d’extrême droite, voyagent en Israël, cet Etat colonial oppresseur, et qui a toujours été hostile à l’Algérie. Bref, ils font tout ce qui peut diviser, séparer, isoler, discréditer la Kabylie, les Kabyles : ce qui n’arrange que les Généraux au pouvoir qui sont prêts à tout pour " diviser totalement afin de régner durablement ’ ….

    - 

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    • UN POSITIONNEMENT ULTRA, EXTREMISTE, PREJUDICIABLE POUR LA KABYLIE

      Si les réactions sont rares pour dénoncer cette " dérive extrême-droitiste " du MAK-GPK, c’est bien parce qu’il y’a une désaffection de la population à l’égard de la dite classe politique, un désengagement militant certain, un effritement et un émiettement des forces protestataires et contestataires, une neutralisation totale de l’opposition, mais les vrais opposants et des militants sincères existent bien que rares, et qui sont révulsés et atterrés par le positionnement ultra de Ferhat et des ses lieutenants qui , avec leurs positions néfastes, exposent la Kabylie et la Kabylie à d’éventuelles représailles ou réactions hostiles et revanchardes, tant elles existent vraiment, et qui sont instrumentalisées par le Pouvoir dictatorial militaire.....qui est le grand gagnant dans l’affaire.

      Ce dont on est sûr, c’est que ce positionnement extrémiste ne mènera pas vers l’autonomie ou l’autodétermination, mais uniquement vers la division des Kabyles, l’isolement de la Kabylie, sa séparation des régions amazighs, son discrédit politique et l’épuisement de sa légitimité politique et historique (qui est son " capital")....

      Il est temps de dénoncer et condamner cette dérive extrémiste très grave, néfaste et préjudiciable pour la Kabylie.

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      • De la gauche révolutionnaire et humaniste à la droite extrême et réactionnaire, ou comment Ferhat est allé d’un extrême à l’autre.

        LA " COMMUNION ARTISTIQUE " Y EST, MAIS PAS " L’INTERACTION POLITIQUE " !

        Du grand chanteur engagé, résolument à gauche, humaniste, révolutionnaire, proche du peuple, des démunis, des pauvres entonnait les chants révolutionnaires de lutte et d’espoir, reproduisant les grandes figures de l’engagement, tels Mikis Theodorakis, Victor Jara, Jean Ferrat, adaptant l’Internationale, reprenant Mohya : une stratégie gagnante et porteuse qui, en enfilant les " costumes d’Arlequin ", empruntant le chemin des grands, des précédents prestigieux, avait permis à Ferhat de construire une aura certaine, ne image grandiose, sur le plan artistique, mais qui n’a pas pu arrimer ou greffer une " interaction politique " à la hauteur.......

        DE LA CONVERSION LIBERALE AU POSITIONNEMENT EXTREMISTE ET REACTIONNAIRE.

        On le sait, Ait-Larbi Arezki (ex ami des Sadi)était l’ami d’enfance et ex confident de Ferhat, et c’était lui qui avait l’influence sur lui, l’avait converti à la vulgate libérale des Sadi, une vulgate qui légitimait le capitalisme, autrement dit l’Infitah sadatienne (adoptée par les Généraux d’Alger), et qui a jeté Egypte dans l’ Orbite Américao-Israélo-Occidentale....dans laquelle le Régime militaro-mafieux algérien s’était engouffré et s’arrimait depuis Sept.2001, bref.

        La création du RCD, avec l’aval des Généraux Belkheir (le 1er Parrain de la Junte), Ayyat (Sécurité militaire)et cie, le Clan puissant (amarré à la puissante Police secrète)à ’époque, qui était alors le plus puissant Clan militaro-mafieux) avait complètement mis Ferhat et sa clique dans le sillage de ces faux-opposants et pseudo-démocrates éradicationnistes, adeptes de l’autoritarisme et des méthodes musclées, des " seconds couteaux " de l’aile dure Pouvoir dictatorial....Mais les " premiers rôles " reviennent toujours aux Généraux sanguinaires et manipulateurs qui sont les instigateurs du Poker-menteur ou ce " façonnage artificiel du champs politique et médiatique ", en sponsorisant et propulsant, à la faveur de " l’ouverture contrôlée " de 1989 des partis-officines, des associations-relais, des organes de propagande, " chacun " ayant sa spécificité, sa singularité, sa marque distinctive, sa ligne, sa chanson, mais qui%

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  • Ferhat et Abid représentent des millions de Kabyles qui revendiquent leur représentation. Ils ne sont pas seulement que des exilés Kabyles comme vous semblez restreindre leur statut irrespectueusement. Vous aurez pu préciser qu’ils sont du gouvernement provisoire Kabyle sauf si vous ne reconnaissez pas le MAK GPK.

    Il est normal de donner des conseils aux militants Kabyles mais pas des leçons de militantisme, il faudrait pour cela au moins avoir le CV de ce monument qu’est Ferhat.

    Il revient aux Kabyles d’apprécier l’aide apportée par le gouvernement marocain dans l’internationnalisation de la question Kabyle à l’ONU, le Peuple Kabyle est majeur. Poser le problème de la décolonisation de la Kabylie devant les nations unies est un pas positif pour la Kabylie, il vous faudrait des arguments sérieux pour nous expliquer le contraire, mais vous n’en avez pas manifestement. Nous, Kabyles, n’allons tout de même pas faire la fine bouche devant le fait que la question Kabyle soit posée devant les représentants du Monde entier. Nous remercions bien entendu le Maroc de l’avoir fait. Il y avait tant d’occasions pour les autres Peuples, y compris Tamazgha occidentale, de manifester leur soutien à la Kabylie lors des tragédies qu’elle a subies de la part du pouvoir algérien, mais rien n’est venu, même pas une marche. Voilà un sujet sur lequel vous êtes attendus.

    Quant au débat sur la question Kabyle il ne doit pas être dévié comme vous le faites, au grand bonheur du pouvoir algérien, sur celui qui a posé la question Kabyle à l’ONU et sa personnalité, en l’occurrence le Maroc, mais le débat doit plutôt porter sur la légitimité ou pas de cette question. D’ailleurs le pouvoir algérien n’ose pas se prononcer car il a peur d’être entrainé sur le terrain de la légitimité de cette question de décolonisation Kabyle. Même les journaux algériens qui sont prompts à dénoncer le Maroc se sont sérieusement tus cette fois-ci et pour cause.

    La Kabylie indépendante sera un havre de soutien à tous les militants Amazighs d’Afrique du Nord. Ce sera leur 2e patrie. La priorité est donc à la libération de la Kabylie. Le reste suivra après.

    Au lieu de demander à la Kabylie ce qu’elle peut faire aux autres Amazighs, il faudrait plutôt demander à ces Amazighs ce qu’ils peuvent faire pour la Kabylie.

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    • Lorsque la monarchie alaouite devient un modèle pour des Berbères ! 30 novembre 2015 06:44, par La Mécréante !

      salut Baql,

      je suis d’accord avec tout ce que tu dis de cette affaire.
      Mais tu perds ton énergie à vouloir convaincre des ângérianistes qui n’ont pas plus de sens politique qu’une savate.

      ils sont indécrottables à jamais. ils veulent demeurer et crever dans leur "république-démocratique-et-sociale-dans les-principes-arabo-islamiques"

      ils restent à l’écoute des prêches de leurs madrasas et ils en gavent leurs mioches.

      ce sont eux qui pourrissent et étouffent la Kabylie parce qu’ils ont une cervelle bâtarde.

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  • ce que certains amazighs n’arrivent pas a comprendre,ce qu’il n y a plus d’amazighs,ni de tamazgha d’ailleur,mais il y a la kabylie,le pays chawi,l’azawad,le mzab ...atg.cela dit,la solidarité entre ces peuples issus de la meme seve est un devoir,le reste est a chaque peuple qui se revendique comme tel a son son droit a la souverainete de mener la politique qu’il jugera benefique pour lui.

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    • Petit caillou, petit caillou, petit caillou dans le désert
      Petit caillou, petit caillou, petit caillou dans les montagnes
      petit caillou, petit caillou, petit caillou dans les îlots
      En bleu... en vert... en jaune...
      Après cela, l’on pourra toujours y ajouter un beau "YAZ" ("Z") rouge symbolisant la fraternité amazighe.

      C’est-à-dire qu’après avoir créé une multitude de micro-états indépendants d’environ 15 000 km² chacun en moyenne, inondés d’un océan d’arabophonie isolant chaque territoire amazighophone, l’on pourra toujours envisager se rappeler appartenir à un ensemble plus vaste et ainsi créer des interactions politiques, économiques, sociales, culturelles, religieuses. Il paraît, selon l’intervention d’un internaute, qu’il n’existe plus ni amazigh, ni Tamazgha. Solidarité : oui ! Mais dans une logique souverainiste indépendantiste. La solidarité est une notion pouvant s’appliquer en toute circonstance. Ce qui l’initie, c’est d’abord la conscience. Ce qui la facilite, c’est un cadre ( outils administratifs, de communication, d’infrastructure, de logistique en somme). Nul besoin de disposer d’une entité étatique. Le caractère humain suffit parfois à exprimer un soutien de diverses façons. L’unité amazighe est une notion nouvelle. Et Tamazgha, ou l’unité territoriale amazighe, l’est tout autant. Il serait donc navrant de constater que cette nouveauté n’existe déjà plus. En outre, l’on peut estimer qu’elle ne s’est pas suffisamment étendue dans les esprits nord-africains et donc dans leurs actions. C’est pourquoi, il serait plus judicieux de dire qu’il n’y a pas ENCORE d’amazighs solidement unifiés derrière une idée commune, qu’elle soit sociétale ou territoriale.
      La souveraineté d’un peuple est subjective. La politique d’un Etat est fonction de ses intérêts internes mais également fonction de ceux de ses voisins, voire de pays situés sur d’autres continents. Notamment en termes énergétiques. Les relations sont donc souvent faites d’interdépendances.
      Nous sommes à l’époque des grands ensembles économiques, stratégiques, géopolitiques. Certes les Etats-Unis et l’Europe s’étendant toujours un peu plus vers l’Est. Mais aussi la Russie et ses traités eurasiens, l’Asie du sud-est, les BRICS,... Nous faisons piètre figure avec notre Maghreb arabe figé dans le temps et l’espace, ressemblant à un CMA ( congrès mondial amazigh) devenu factice. Le Moyen-Orient se disloque, l’Union africaine a du mal à détendre les ficelles reliées à sa tête et les petites nations continuent de se faire phagocyter lorsqu’elles ne se rapproche pas d’entités supérieures.
      Ainsi, les nationalismes se développent. Et lorsqu’ils gênent les intérêts supérieurs de l’Etat ou de grandes puissances étrangères, on lui oppose une idéologie religieuse capable de semer la discorde, d’affaiblir un opposant démocrate ou un souverainiste, de justifier une intervention armée nationale ou internationale. Pour contextualiser mon propos à la question nord-africaine et spécifiquement amazighe, je citerai le cas des touarègues de l’Azawad.
      Et justement. L’exemple prend tout son sens si l’on veut le transposer aux amazighs du nord, notamment les kabyles. Voici une région de près de 15 000 km², justement. La voici isolée des régions amazighophones de l’Est par un "bandeau" sétifois, et de l’Ouest par l’algérois. Les zones Sud sont éloignées et séparées par le saharien. Il n’y a volontairement ’plus’ continuité linguistique et de conscience. Ce "pays" est enclavé dans un seul et même "autre pays" ( dans le cas d’une indépendance), à savoir l’Algérie. Pas de frontière adossée à un autre Etat, dans quelque direction que l’on aille. Heureusement qu’il reste une assez large bande côtière permettant les échanges internationaux. Ce qui ne serait pas le cas du Mzab !
      L’histoire nous a enseigné qu’en Afrique du Nord, toute velléité démocratique n’a eu pour réponse que l’enfermement ou la destruction, sinon la manipulation. Il va sans dire qu’aucun de nos dits "pays" ne se laissera amputer d’une partie de lui-même aussi minuscule soit-il. Faut-il rappeler la guerre des sables algéro-marocaine ? Faut-il rappeler le nombre de patelins revendiqués par le Maroc et l’Algérie, tantôt sur des bases historiques impériales, tantôt sur des bases de notion de souveraineté actuelle héritée du colonialisme français. Faut-il rappeler les raisons de la fermeture des frontières et des batailles diplomatiques sur fond de guerre froide sahraouie ?

      Une Kabylie indépendante, c’est donc avant tout un conflit armé. Malheureusement ! Bien que nous connaissions la puissance de feu d’Alger, imaginons-nous une victoire des kabyles. Imaginons une victoire, car sinon, nous serions obligés d’imaginer une guerre civile s’éternisant ( et là encore, citons le cas de la Syrie). A défaut de la destruction, Alger déciderait alors de fermer ses frontières avec "Ta murt n’ Qbayel". Après tout, cela ne fait qu’une quarantaine d’années qu’elles le sont avec Rabat, faisant perdre des milliards aux deux bleds. La destruction étant impossible, c’est donc l’enfermement ! Et si cela ne suffit pas, ce sera la manipulation !
      Manipulation politique des élites ( ce qui se fait déjà au sein des mouvements amazighs) d’où l’importance de se doter d’institutions démocratiques solides ;
      Manipulation religieuse ( ce qui se fait déjà au sein des montagnes de la Kabylie actuelle et des groupuscules sommeillant sur tout le territoire - il suffirait de les activer). Un exemple ? La Libye.
      Tout ceci en imaginant, là encore, que l’OTAN ou l’ONU ne choisissent pas d’envoyer une aide à Alger ou à Tizi-Ouzou, voire aux DEUX, en fonction d’intérêts déclarés ou non ! Exemples ? Libye, Mali, Syrie, Irak, Afghanistan,... ou la politique du "PEACE AND LOVE" avec les conséquences que l’on connaît.
      La manipulation régionale ( et non pas seulement algérienne) influencera la stratégie même du pouvoir kabyle. Et à nouveau, cela se produit déjà puisque les autorités marocaines semblent soutenir "à demi mots" une autodétermination qu’elle n’envisagera pas pour ses ’ayt Rif’, ’ayt Suss’, ’ayt Atlas’, ’ayt Sahara’. Soutien déjà apprécié des dits représentants du GPK n’ignorant pas la logique du caillou dans la chaussure : Mon Sahara est mon caillou, ta Kabylie est ton caillou !...Et le Maghreb arabe veut marcher d’un pas ferme !... Vraiment ?
      Dans ces conditions, comment envisager une solidarité amazighe ou nord-africaine. La REAL POLITIQUE prendra inévitablement le dessus car un soutien appuyé nécessite une présence forte, que les manipulations non plus seulement régionales cette-fois, mais internationales, ne manquerons pas d’altérer ou de renforcer selon une lecture subtile des cartes.

      Dans ce Monde, à l’époque des Grands Ensembles géopolitiques, où le morcellement des uns permet la domination des autres, il est important que les nord-africains dans leur ensemble développent un projet de société réaliste incluant toutes les composantes. Un projet constructif respectant les particularismes locaux unifiés dans une grande structure régionale capable de peser mondialement. Il nous faut commencer dès à présent car les effets ne pourraient se faire ressentir qu’au bout de plusieurs décennies. Il nous faut un ciment sociétale dans lequel les nord-africains se reconnaissent et autour duquel, dans leur globalité, ils sont prêt à se tenir.
      Un projet pour lequel ils sont prêt à se battre pacifiquement et qui représenterait une véritable révolution re-structurante. A l’heure où les peuples moyen-orientaux se déchirent ; où leurs Etats se dissolvent non dans une institution plus vaste, mais dans la segmentation de leurs territoires, calquée sur des appartenances raciales ou religieuses, qui n’arrivent à cacher la juxtaposition d’une autre carte, celle des sous-sols.
      Et cela déborde à présent chez nous. La Lybie d’abord, le Mali ensuite. Le chaos installé, l’on a très vite sous-entendu la division de la Lybie en trois zones historiques : la Tripolitaine, la Cyrénaïque, le Fezzan. Un pouvoir à Tripoli, un pouvoir à Benghazi, et une région touarègue, lointaine et en conflit avec les Toubous. Si au nord le conflit est politico-religieux, au sud, il sera racial. Sinon, partout il sera tribal. Et lorsque les ’ayt nafussa’ retrouvent leur ’liberté’ identitaire sans reconnaissance étatique ( pour ne rien changer), ils le feront sous l’influence subtile du Maroc et pas seulement concernant l’utilisation du tifinagh.
      Au Mali, les amazighs ont annoncé leur indépendance. Elle fut obtenue militairement sans que l’ONU ne daigne la reconnaitre. Alors pacifiquement, le MAK obtiendra t-il, peut-être, la reconnaissance des Nations Unies ? Quoiqu’il en soit, l’on a activer des groupes religieux armés capables de rendre fébrile le MNLA, justifiant ainsi une intervention étrangère capable de reléguer les indépendantistes azawadiens au rend d’observateurs. A ce propos, une vidéo postée sur Youtube montre l’ancien président Sarkozy visiter la Maison Berbère en compagnie de monsieur Saadi, président du groupe BRTV. Il est intéressant d’observer le comportement de monsieur Sarkozy et d’analyser les paroles de celui-ci lorsqu’il s’étonne du caractère amazigh des touarègues. Il insiste, surpris, sur leurs origines amazighes et demande s’ils sont en faveur de l’intégrité du Mali notamment. De quoi s’inquiétait-il ou plutôt de quoi était-il mis au courant bien avant les événement que l’on connaît puisque ce n’est que sous le mandat de Monsieur Hollande que la guerre sahélienne a eu lieu. Comme quoi... tout semble se savoir de longue date dans certains cercles.
      Et entre parenthèse, bien que ces conflits ne soient pas neufs, l’Algérie connait un regain de violence entre sunnites et ibadites, entre arabophones et amazighophones. Nous pouvons définitivement penser qu’une nouvelle fois dans notre histoire, le Moyen-Orient fait tâche d’huile chez nous. L’on peut faire un lien synonymique entre leurs kurdes/arabes ; chiites/sunnites ; islamistes/laïcs...

      Ainsi donc, il nous faut un projet de société répondant aux attentes des nord-africains amazighophones, arabophones, hispanophones. Sunnites ou ibadites, croyants ou non. L’autonomie des régions dans chaque pays avec bilinguisme obligatoire amazigh/arabe en première ou en seconde langue selon les provinces à majorité linguistique. Puis concevoir le confédéralisme nord-africain s’étendant de la Lybie à la Mauritanie en passant par les territoires touarègues. Là encore, il faut s’attendre à ne pas avoir l’unanimité et même faire face à l’inimitié de certains, à des niveaux dépassant largement le cadre de la seule Afrique du nord. Il convient d’éviter les noms à références raciales comme "Maghreb arabe" ou "Berbèrie" dans le but d’intégrer toutes les composantes. Penser une politique économique régionale propre dans l’intérêt du peuple et facilitant les échanges entre toutes les régions des états confédérés.
      Et cela passe également par la standardisation de l’amazigh, tout comme l’arabe, le français, l’anglais, le néerlandais et toutes les langues prétendant s’enseigner et prendre leurs places aux seins des structures d’Etat.

      En bref, pour éviter de créer de petits cailloux ’éparpillés’, faibles de leur position régionale et à l’international, construisons un grand ensemble fait de caillou ’compactes’, de briques et de grosses pierres, fondations de notre propre maison.

      Petit caillou, petit caillou, petit caillou dans le désert
      Petit caillou, petit caillou, petit caillou dans les montagnes
      petit caillou, petit caillou, petit caillou dans les îlots
      En bleu... en vert... en jaune...

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      • pendant que nous discutons,anett qessir, sur l’architecture a donner a notre grande maison amazigh,la vieille maison kabyle,qui ns a permis de traverser les siecles est en ruine,et risque meme l’effondrement.je prefere donc renforcer et solidifier ma vieille démeure que de rever de cette hypothetique grande qui ne viendra jamais.le risque est grand aussi de nous retrouver sdf,pcq apatride,nous le sommes déja, comme disent nos amis les francais,mieux vaut un petit chez soit que grand chez les autres. salutations ay amazigh, de la part d’un citoyen kabyle.

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        • Azul citoyen kabyle. "Mieux vaut un petit chez soi qu’un grand chez les autres", dites-vous ? Selon nos amis français dites-vous.
          Les français. La France. Celle qui pour se fonder a dû éteindre le breton, le basque, le corse et l’alsacien ? Celle qui a passé plus de trois siècles aux Amériques et qui s’y trouve encore ? Celle qui a envahit toute l’Europe, qui a passé cent-cinquante ans en Algérie, qui a colonisé la moitié de la planète sur les cinq continents et qui a donc passé son temps chez les autres ? Cette France là ? Celle qui n’hésite pas à y retourner, chez les autres, pour intimer l’ordre de respecter l’intégrité territoriale d’un pays qu’elle a créé, au mépris des peuples autochtones, au mépris des populations amazighs, au mépris des kabyles, au mépris de l’Azawad par exemple ?
          Voici un bien grand nid qu’est le monde pour un si petit aiglon qu’est la France, mais à l’appétit gargantuesque.

          Qu’auraient alors dit les états-uniens ou les russes avec leurs Etats fédérés établis sur les immensités que l’on connaît, pratiquant la gestion de la localité et la gestion du fédéral ? Et puis nous, nous n’avons à massacrer aucun apache pour cela, puisque nous sommes précisément chez nous et chez personne d’autre. Peut-être même sommes-nous les apaches d’Afrique.

          Qui a décidé de vous cantonner à la Kabylie, vous empêchant ainsi de vous sentir chez vous ailleurs en Algérie, ailleurs en Afrique du nord. La colonisation a inventé des Etats vous obligeant à vous sentir chez les autres, dès lors que vous en traversez les frontières. La politique de chacun de ces Etat vous a ensuite obligé à vous sentir chez les autres dès lors que vous passez les frontières de votre région ! Et demain, vous ne sortirez plus de votre village, parce que le village voisin vous aura volé vos terrains. Si en plus, la maison d’à côté vous vole vos poules, c’est de votre maison que vous ne sortirez plus. Souhaitons alors que vous ne vous disputiez avec votre famille, car sinon c’est dans votre chambre que vous serez cloitré. Le ’sdf’ a la terre, c’est d’un toit dont il manque. La Kabylie a une terre, c’est d’institutions dont elle manque. Et l’Afrique du nord tout autant.
          Mon propos n’est pas d’inciter à cesser d’entretenir la vieille demeure, au contraire. Mais au-delà de cela, c’est de la renforcer. Ce n’est pas d’oublier nos particularismes, c’est de cesser l’isolement.

          Si l’Afrique du nord vous semble trop grande, pensons à l’échelle du village. Lorsque vous bâtissez votre maison, vous faites appel à un architecte. Au moins à une main-d’oeuvres qualifiée. L’on n’érige rien sans un minimum de compétences. Vous n’habiteriez pas dans un logement sans fondations. Pour construire votre demeure, vous devez respecter quelques règles de bon sens permettant de l’intégrer harmonieusement au village. Si vous étiez déjà propriétaire d’un logis en ruine, vous chercheriez les causes de sa ruine et ne réitériez pas les mêmes erreurs, de même que la remettre en état ne vous empêcherait pas d’en construire une seconde en parallèle.
          C’est le principe du confédéralisme nord-africain. C’est donc d’intégrer le projet kabyle dans un projet nord-africain.
          Lorsqu’un village est attaqué de toutes parts, on le fortifie. Et lorsqu’il est en siège, on utilise les chemins de traverse qui permettent d’aller chercher ailleurs les ressources et les soutiens nécessaires à la survie du village, les greniers fortifiés ne nourrissant que quelques mois. Pour cela il faut en connaître les voies d’accès et avoir préalablement pensé et construit les portes et les routes qui y mènent. C’est en architecte que l’on bâtit une maison, un village, une région, un pays, une confédération, une nation, au risque de les voir s’effondrer au moindre tremblement. Et c’est peut-être ce qui nous a manqué pour la Kabylie, pour l’Algérie, pour l’Afrique de nord.
          Mais vous avez raison, ne faisons pas qu’en discuter. Agissons.
          Salutations kabyles, salutations amazighes.

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  • A mon avis il ne faut pas trop s’alarmer de la position de Ferhat Mehenni . Il faut comprendre qu’il est à l’affût de tout soutien à son mouvement contre le régime d’Alger qui fait tout pour l’isoler et lui enlever de la visibilité surtout en France .C’est une position tactique . Mais on peut faire le reproche à Ferhat Mehenni de trop jubiler au moindre soutien à la cause . La position favorable du Maroc à l’ONU est la bienvenue ; il faut la capitaliser . Mais declarer que le royaume Marocain est un "modele à suivre " dans la region , c’est trop exageré. On sait tous que ce royaume est liberticide sur plusieurs plans .
    Nous avons beaucoup de respect pour le militant Ferhat Mehenni , mais nous voulons qu’il prenne de la mesure et de la retenue dans chaque occasion . Il doit mesurer l’effet de ses déclarations , ses positions ainsi que ses alliances. Il n’est pas seulement le militant Kabyle - c’est déja trés honorable - mais il est un des leaders de l’Amazighité le plus actif en Afrique du Nord .

    H. Rubach

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