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Rachid Ali-Yahia témoigne sur la crise dite berbériste de 1949...
Le samedi 25 octobre 2008 à Paris
lundi 27 octobre 2008
par Masin

Afin de mieux comprendre l’épisode appelé à tort "Crise berbériste", Tamazgha a invité Rachid Ali-Yahia, un des éléments berbéristes des années 1940.
Ce qui est appelé "Crise berbériste", ce n’est, en réalité, que ce qui a dévoilé l’anti-berbérisme qui a régné au sein du mouvement national algérien, un anti-berbérsime pratiqué principalement par des Kabyles.

A cette occasion, Rachid Ali-Yahia a tenu à rendre hommage à deux hommes, Bennaï Ouali et Laïmèche Ali, les deux piliers de la réflexion sur la question berbère lors de cette période.

[|Écouter la conférence sur "Radio Tamazgha"|]

Né en janvier 1928 à Bordj-Menaïel, en Kabylie, où son père fut instituteur Rachid Ali-Yahia est originaire du village de Lemkharda à Aït Yahia, pas loin de Michelet. Il a suivi ses études primaires à Taka (pas loin de Michelet). Ses études secondaires, il les a effectuées au Lycée Ben Aknoun puis au Grand lycée d’Alger.

C’est en 1948 qu’il obtient son baccalauréat, alors qu’il venait d’entrer dans la clandestinité. Arrêté en 1950 et condamné à un an de prison ferme. Il part à Dijon où il poursuit des études de droit.

Après 1962 et après avoir obtenu sa licence de droit, il s’inscrit au Barreau d’Alger où il a exercé durant quelques années. Pour des raisons politiques, il s’est vu contraint à l’exil en 1974. Il s’était alors inscrit au Barreau de Paris où il a exercé jusqu’à sa retraite.

Aujourd’hui, il est en retraite et bénéficie du titre d’avocat honoraire qui lui a été conféré par Conseil de l’Ordre des Avocats de Paris.

Dès l’âge de 14 ou 15 ans, Rachid Ali Yahia fut déjà sensibilisé aux idées nationalistes algériennes, et en 1944, alors qu’il n’avait que 16 ans, il crée une section des Amis du Manifeste et de la Liberté.

Après les événements de mai 1945, c’est au sein de la cellule du PPA du lycée de Ben Aknoun qu’il a milité tout en continuant à activer surtout en Kabylie.

En septembre 1948, il a été chargé de se rendre en France où il avait participé activement au redressement de la Fédération de France.
Il a été arrêté en 1950 et condamné à un de prisons ainsi qu’à une interdiction de séjour dans les grandes villes pendant deux ans.
Comme tous ses camardes militants, il était en permanence exposé à la menace constante d’un assassinat. Et s’il a survécu – selon lui – c’était grâce à la base militante et adhérente du FLN qui, dans une large proportion, lui a témoigné "une sympathie fidèle et grandissante, en partie grâce à des amis anciens et nouveaux qui ont occupé des postes de responsabilité dans la région parisienne".

Après son exil en France il crée, le 16 juin 1976, le Front Uni pour une Algérie algérienne (FUAA). Dans la continuité du FUAA, il fonde en 2004 le Rassemblement pour une Algérie Algérienne Fédérale (RAAF).

La Rédaction.

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5 Messages

  • azul,

    c’est une bonne chose de diffuser les conférences, surtout quand il s’agit de témoignage aussi capital pour l’histoire, c’est vraiment un travail pédagogique à encourager.

    cependant il y a deux choses que je n’ai pas bien compris dans l’exposé de monsieur Rachid Ali Yahia.
    son jugement sévère concernant Ccix muhend u lhusin qui aurait découragé les combattants de 1871 en disant "kunwi kkatetetten ar ssur nutni akwen-id-kkaten s axerxur", sachant ce qui c’est passé durant cette insurrection moi je dirais que y a pas réaliste raisonnement que ça, ccix Muhend, s’il n’a pas cautionné l’insurrection c’est parce que il savait que le rapport de force était complètement disproportionné, que les gens allaient se faire massacrer, et d’ailleurs on a vu que c’est durant cette insurrection que la kabylie fut détruite définitivement socialement, culturellement, humainement, et géographiquement, la barbarie du colonialisme français n’a d’égale que la barbarie des conquistadors espagnoles. d’autant plus que si ccix Muhend n’était pas très chaud pour l’insurrection il n’a jamais collaboré avec les français ; donc y a matière à discuter un jugement qui reste un peu trop lapidaire à mon sens.
    la deuxième chose, si j’ai bien saisi bien sûr, c’est Krim Belkacem qui aurait demandé à un militant (abdennour ali yahia ?) de courir informé les deux "berbéristes" Amar Ould Hamouda et Mbarek Aït Menguellet de se sauver parce que ils risquaient d’être liquidés. bizarre !! bizarre quand on sait bien que le chef de la kabylie à l’époque n’était que Krim Belqacem lui même, donc si y a un ordre d’exécution ça ne pouvait venir que de lui, d’autant plus que l’histoire rapporte que c’était un antibérbériste féroce (au moment même où quelques arabophones étaient plus conciliants !! ), soit c’est Rachid Ali Yahia qui s’est trompé de nom, soit c’est moi qui ai mal entendu, ou...??!!
    ça serait bien d’éclaircir un peu plus la situation.

    merci et bon courage

    • Je suis vraiment déçu . Je m’attendais à entendre mieux que ça , Rachid Ali Yahia commence sa conférence par dénigrer Hocine Ait Ahmed en passant par Chikh Mohand que toute la Kabylie respecte depuis des decennies . Le problème de l’Algérie n’est pas ait Ahmed . Je demanderai à Monsieur Ali Yahia comment a t il prénommé ses enfants ? Le premier fils de Hocine Ait Ahmed s’appelle JUGHURTA ( il est en 1954 ) Ait Ahmed , député de setif , sort de l’assemblée et crée un parti politique le FFS . Avec Mecili , ils ont formé des jeunes venus d’Algerie en trot Said Sadi en 1979 , Sur les 24 détenus en Avril 80, 21 d’entre eux sont militants FFS . Ait Ahmed a fait ce qu’il a pu , je poserai aussi la question à M.AYhia , que faisait il quand la kabylie a été infesté par l’armée de Boumediene . Je n’ai pas regretté de ne pas avoir assisté à cette conférence et je n’ai entendu que le début sur le site de Tamazgha qui fait un travail formidable et je me suis arreté là pour ne pas entendre la suite . Je suis vraiment déçu .
      • Tout d’abord, je trouve paradoxal que le conférencier appelle à l’unité et à l’union des rangs d’un côté et d’un autre il a commencé son intervention par le dénigrement et la diffamation des hommes qui l’avaient incontestablement précédé dans le mouvement indépendantiste algérien en l’occurence Omar Oussedik et Hocine Aït Ahmed. Selon un écrit de l’historien Benjamin Stora, c’est ce dernier qui l’aurait intégré dans le PPA/ MTLD Contrairement à ce qu’il a dit dans son intervention, Rachid Ali Yahia n’avait jamais appartenu à l’équipe dirigeante du district de Kabylie En tout cas, il n’est un secret pour personne qu Mohand Cid Ali yahia (dit Rachid) n’a jamais appartenu à aucune opposition de 1962 à 1978, puisqu’il a brillé de son silence
      • Rappel à Monsieur Belaïd

        Que le FFS été crée par Krim Belkacem, le fait que Krim est le ministre d’Etat les décideurs de ce partis ont appelé à Hocine Aït Ahmed pour la secrétariat.

  • azul fellawen, j’ai ecoute avec beaucoup d’interet cette conference et je la trouve tres captivante a plus d’un titre. ce monsieur nous a rapporte des faits et analyses que certains ont deja trouve matiere a critiquer,bof... mais pour ma part je vois qu’il avait une vue de l’interieur, une vue differente, et j’ai senti a un certain moment sa sincerite et son objectivite a relater des faits tels qu’il les a vecu. son temoignage sur Abane Ramdane est a plus d’un titre eloquent. excellent. il me rappelle quelque part mon pere, qui etait jeune a l’epoque de la revolution, et qui me dit de tant de tetes kabyles tues par les siens pour des causes servant l’ennemi. malheureux n’est ce pas ? rome ne s’est pas faite en un jour, xartsum nettsa yejja d kra, wama wiyadh nnidhen am win icethen i wderghal. tanmirt nwen, u ar tufat.