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Tamazgha dénonce le racisme du CNT
lundi 5 décembre 2011
par Masin
Tamazgha qui se bat aux côtés des Imazighen de Libye depuis le début des révoltes de février 2011 - elle était déjà engagée dans une mobilisation pour la libération des frères Bouzakhar arrêtés par la police kadhafiste en décembre 2010 -, se joint à la mobilisation des Imazighen de Libye pour dénoncer le CNT et son nouveau gouvernement provisoire aux pratiques racistes et discriminatoété jusqu’à confier un ministère à Fethi Terbel, membre du CNT, qui a tenu des propos anti-amazighs lors d’une réunion du CNT en août dernier. Et le chef du CNT qui au lieu de respecter son engagement et démissionner après la chute du régime kadhafiste, il s’assoit confortablement et se permet d’accuser Imazighen qui contestent son gouvernement de travailler pour des intérêts étrangers.
<bR< Nous publions ci-après la déclaration de Tamazgha.

La Rédaction.





DECLARATION

Tamazgha aux côtés des Imazighen de Libye en lutte



Tamazgha prend acte de la formation du nouveau gouvernement provisoire du CNT annoncée le 22 novembre 2011 par M. al-Kib, premier ministre. Cette formation est l’expression sans commune mesure de l’exclusion et la marginalisation réservées aux Imazighen par le CNT.

Nous tenons à dénoncer le CNT et ses pratiques discriminatoires et racistes et rejetons le nouveau gouvernement qui ne saurait engager que ceux qui l’ont mis en place.

Tamazgha se réjouit de la position prise par Imazighen de Libye dès le lendemain de cette annonce. Nous nous inscrivons dans leur lignée et les assurons de notre indéfectible soutien. Imazighen ne sont pas prêts de négocier leur liberté payée au prix du sang de leurs enfants. Le retour aux pratiques kadhafistes n’est pas dans le programme et Imazighen sont décidés à aller jusqu’au bout de leur combat pour exister librement, dignement et sans aucune concession.

Tamazgha appelle de tous ses vœux la communauté internationale à ne pas laisser les Libyens sombrer dans le tunnel arabo-islamiste discriminant et marginalisant que leur concocte le CNT. Accorder une place au sein du gouvernement à des individus racistes, négationnistes et piétinant les droits de l’Homme est un signe fort envoyé par le CNT en direction des Amazighs de Libye de même qu’en direction de la communauté internationale ayant soutenu le soulèvement populaire contre la dictature. Peut-on accepter le retour si immédiat à une aire que l’on a combattu de toutes nos forces il y a seulement quelques mois ?

À travers leur combat pour une existence digne, c’est tout le peuple Amazigh que les libyens veulent voir retrouver sa place naturelle et légitime auprès des nations modernes. A ce titre, nous appelons l’ensemble des Imazighen à leur procurer soutien et solidarité à travers le monde et l’Afrique du Nord en particulier.

Par ailleurs, Imazighen de Libye nous donnent aujourd’hui un exemple fort de lutte pour la liberté et pour le rétablissement des Imazighen dans leurs droits naturels et historiques sur leur terre. N’est-il pas temps que les Amazighs, partout en Afrique du Nord et au Sahel, suivent cet exemple et se soulèvent contre les régimes colonisateurs en place qu’ils subissent depuis des décennies pour se libérer enfin de toute domination ?

Tudert i Tmazgha
Tudret i Tmazight.

Tamazgha,
Paris, le 4 décembre 2011

Contact : tamazgha.paris gmail.com



Tamazgha appelle à un rassemblement de solidarité avec Imazighen de Libye en lutte, le 17 décembre 2011 devant l’Assemblée nationale :

- Rassemblement de solidarité avec Imazighen de Libye à Paris



Quelques photos de la manifestation du 4 décembre 2011 à Tripoli











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3 Messages

  • Tamazgha dénonce le racisme du CNT 7 décembre 2011 14:32, par Saga des Gémeaux

    Il est claire que nos frères et soeurs de Libye ne doivent rien lâcher en ce qui concerne le rétablissement de leurs droits légitimes. Je leur suggère de former un gouvernement amazigh et proclamer la sécession de leur terre. Ils sont l’honneur de Tamazgha et un exemple pour tous les autres peuples amazigh souhaitant se libérer de la colonisation arabo-musulmane.

    Saga des Gémeaux

    • Tamazgha dénonce le racisme du CNT 21 décembre 2011 22:52, par izemucen
      ils ne doivent rien lacher mais il faut venir aux rassemblement les soutenir.il y a peu de kabyles qui viennent aux manifs.
  • Tamazgha dénonce le racisme du CNT 7 décembre 2011 14:44, par Najim Mohamadi

    Temps qu’ une minorite, tribue ou region se sent marginalisee par ce CNT provisoire, ce nouveau regime que certains nations etrangeres disent approuvent, devrait etre rejete et non pas reconnu par les Libyens. Il faut que toutes les tribues et regions de ce pays aient leurs leaders qui les representes et protegent leurs droits dans le futur gouvernement Libyen. Meme des tribues qui ont supporte Ghadafi dans le passe doivent etres inclus et encore plus les Amazighs Libyens qui ont sacrifie leurs vies et celles de leurs enfants depuis des decennies a liberer le pays du monstre Ghadafi et sa famille.
    Ce n’est pas a Sarkozi, Benkimoun ou mame Clinton d’approuver qu’el gouvernement les citoyens Libyens doivent electer ou accepter. Si les Sarkozi, Clinton et Benkemoun veulent un tel gouvernement que CNT, il faut qu’ils l’installent chez eux ou sinon ils faut qu’ils renoncent a leur Nationalite et vont vivre a Bengazi sous leur dictature.

    Article : France, Benkemoun et meme Clinton satisfes par le CNT.

    A peine formé, le nouveau gouvernement d’Abdel Rahim Al-Kib est déjà contesté. Des tribus libyennes ont affiché, mercredi 23 novembre, leur intention de ne pas reconnaître le nouveau gouvernement, ce qui pourrait aviver les rivalités régionales et menacer la stabilité du pays.
    La tribu berbère des Amazighs, minorité persécutée sous Kadhafi, vivant dans l’ouest du pays, s’estime lésée. Dans un communiqué, les Amazighs ont dénoncé leur "marginalisation", se jugeant exclus des ministères importants. Leur représentativité dans le gouvernement "ne correspond pas à leur présence" et à leur contribution à la révolution. Ils demandent une plus grande reconnaissance de leur culture et de leur langue au sein de la nouvelle Libye.

    A Benghazi, des dizaines de manifestants menés par des membres des tribus Aouagi et Maghariba ont exprimé leur rejet du gouvernement d’Abdel Rahim Al-Kib, dénonçant, eux aussi, la mauvaise représentativité au sein du pouvoir éxécutif des ressortissants de la ville, fer de lance de la contestation contre Mouammar Kadhafi. En signe de contestation, ils ont déployé une affiche "Non à un gouvernement d’étrangers !" devant l’hôtel qui abrite les bureaux du Conseil national de transition (CNT).

    Les manifestants ont par ailleurs appelé les Libyens, et les Amazighs en particulier, à geler provisoirement leur coopération avec le Conseil national de transition (CNT) ainsi qu’avec le gouvernement "tant que le CNT ne prêtera pas attention aux revendications des Libyens amazigh".

    Il n’y a en revanche aucun signe de dissidence de la part des islamistes, qui n’ont reçu aucun poste de première importance dans le cabinet appelé à gouverner le pays dans l’attente d’élections prévues dans un délai de huit mois. Ce choix du nouveau premier ministre, Abdel Rahim Al-Kib, risque cependant de lui attirer leurs foudres.

    "LA LIBYE EST A TOUT LE MONDE"

    "Je peux rassurer tout le monde. Toute la Libye est (représentée) dans le gouvernement", avait pourtant déclaré M. Kib à la presse, à Tripoli, à l’issue de l’annonce de son gouvernement, arguant que deux importants ministères ont été réservés aux ex-rebelles. Ainsi, Oussama Jouili, un commandant de la rébellion de la ville de Zenten, a été nommé à la défense, tandis que le ministère de l’intérieur a été confié à Faouzi Abdelal, de la ville de Misrata.

    Le chef du CNT, Moustafa Abdeljalil, a de nouveau insisté sur cette volonté d’ouverture, exhortant les manifestants à mettre de côté les intérêts les plus étroits. "Nous n’avons ni exclu ni marginalisé intentionnellement telle entité, telle région ou telle communauté ethnique. La Libye, bien au contraire, est à tout le monde", a-t-il dit lors d’une conférence de presse. "Nous devons nous rassembler de façon ordonnée derrière cette révolution qui est protégée et préservée par Allah. Par conséquent, nous leur demandons seulement d’être patients et de tourner le dos à l’envie et à la rancune."

    L’annonce du nouveau gouvernement, mardi 22 novembre, a coïncidé avec la visite du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, à qui Tripoli a confirmé son intention de juger en Libye Seif al-Islam Kadhafi, le fils du dirigeant déchu, arrêté dans la nuit de vendredi à samedi.

    LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE L’APPROUVE

    Dans un communiqué, la France estime qu’il s’agit "d’un gouvernement d’union nationale profondément renouvelé, ouvert aux femmes et aux jeunes" et déclare "lui faire confiance" pour mener à bien la transition démocratique.

    Mercredi, Ban Ki-Moon a "salué" la formation du gouvernement, et a renouvelé son soutien à l’édification d’un pays "moderne, pacifique, démocratique et prospère". Il a assuré le pouvoir libyen du soutien inconditionnel des Nations unies.

    Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, s’est aussi réjouie. Ce nouveau gouvernement témoigne d’une "avancée significative vers la démocratie", a-t-elle déclaré, avant de préciser que les Etats-Unis étaient prêts à travailler avec lui.