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Tamazight dans la constitution algérienne : un leurre !
Une analyse de Salem Chaker
lundi 15 février 2016
par Masin
L’Etat algérien vient d’adopter dans sa nouvelle constitution le caractère officiel de "Tamazight". Les positions et points de vue sont divers et variés à ce sujet. Est-ce une avancée pour la langue berbère ? Est-ce une de ces manipulations politiques auxquelles le régime d’Alger s’adonne habituellement, notamment lorsqu’il s’agit de la question berbère ?
Nous publions ci-après une analyse de Salem Chaker qui décortique le texte constitutionnel algérien notamment dans ses passages consacrés à "Tamazight", effectue un examen du contexte juridique global et passe en revue les effets concrets du prétendu caractère "national" de la langue berbère reconnu depuis 2002 par la constitution algérienne, avant de conclure en affirmant que "Le corpus juridique algérien apparaît comme un assemblage composite et conjoncturel, tissé d’incohérences – mais qui ne renonce pas à son objectif stratégique : l’arabisation".

La Rédaction.



L’officialisation du berbère en Algérie
Fictions ou réalités


par

Salem CHAKER



Comme on pouvait le prévoir après la reconnaissance de "l’amazighe" comme seconde langue officielle par la constitution marocaine de 2011, l’Algérie vient à son tour d’accorder le statut de "langue nationale et officielle" à tamazight à l’occasion de la révision constitutionnelle adoptée par voie parlementaire le 7 février 2016.
Les termes et les conditions de cette reconnaissance dans les deux pays sont largement convergents, ce qui confirme qu’il existe bien, depuis le début années 1990, une interaction permanente entre l’Algérie et le Maroc dans la gestion de la "question berbère" [1].

Que faut-il penser de cette "officialisation" algérienne ? – Progrès, avancée significative, réorientation de la politique linguistique… ? – Ou leurre, gesticulation et manipulation politiques ?
On laissera les envolées lyriques sur les "avancées et les acquis" aux naïfs et aux relais officiels et officieux des pouvoirs politiques. Une réponse sérieuse suppose : 1) une analyse du texte constitutionnel, 2) un examen du contexte juridique global, 3) un examen des données factuelles, de la mise en œuvre et de l’impact concret sur le terrain.


1. Le texte de la révision constitutionnelle algérienne : une officialité étrange, contradictoire et "à venir".

L’article 3bis de la nouvelle constitution énonce : "Tamazight est également langue nationale et officielle".
Mais l’article précédent (3) confirme : "L’arabe est la langue nationale et officielle. L’arabe demeure la langue officielle de l’État.".
L’usage de l’article défini, ("la langue", en français comme dans la version arabe) exclut toute ambigüité : l’arabe est bien la seule langue officielle de l’État.

La succession de ces deux articles ne peut que plonger le lecteur dans une profonde perplexité. La notion de "langue officielle" signifie très précisément : "langue de l’État et de ses institutions". Si "l’arabe demeure la langue officielle de l’État", on ne peut que se demander de quoi et où tamazight serait "langue officielle" ? La formulation est donc incohérente, au minimum sibylline.
On peut imaginer que le législateur a voulu signifier par là que tamazight, sans être "langue officielle de l’État", pourrait être tolérée, à côté de l’arabe, dans certaines institutions (locales ?), ou bien que les usagers pourraient l’utiliser dans leurs relations avec les institutions d’État. Mais il ne s’agit là que d’interprétations, charitables, qui essaient de donner du sens à un texte constitutionnel, sensé poser des principes clairs sur lesquels seront basés de dispositions législatives et règlementaires ultérieures...

Mais l’incohérence est au cœur même de la nouvelle constitution. Car le préambule – dont il est dit avec force qu’il "fait partie intégrante de la présente constitution" – réaffirme que "l’Algérie est un pays arabe" – on précisera que la version arabe parle même de "terre arabe (’arḍ ɛarabî)". Voilà donc un "pays arabe" qui a pour langues nationales et officielles l’arabe et tamazight !

Quant à la mise en œuvre de l’officialité de tamazight, la fin de l’article 3bis précise :
– L’Académie algérienne de langue tamazight "…est chargée de réunir les conditions de promotion de tamazight en vue de concrétiser à terme, son statut de langue officielle".
"Les modalités d’application de cet article sont fixées par une loi organique."

Ainsi, non seulement "l’officialité" de tamazight à côté de l’arabe "langue officielle de l’État" est mystérieuse, mais elle est explicitement posée comme "à venir", "à construire", "à définir ultérieurement"…

Le parallélisme avec la démarche et la formulation de la constitution marocaine (voir son art. 5) est flagrant. Dans les deux cas, au lieu de poser, comme on l’attend d’une constitution, un principe et un champ clairs d’officialité, on annonce une "officialité à définir" par des lois organiques ultérieures.
On rappellera que la constitution marocaine a été promulguée le 1er juillet 2011 et que l’on attend toujours les lois organiques sensées fixer les conditions et champs d’application de l’officialité de l’amazighe dans ce pays…
On connaissait les "calendes grecques", le Maroc et l’Algérie ont inventé les "calendes berbères".


2. Le contexte juridique et institutionnel

Pour évaluer la portée de cette "officialisation" de tamazight, il convient aussi de la mettre en perspective dans son contexte juridique. On rappellera que tamazight était déjà "langue nationale" depuis la révision constitutionnelle de mai 2002.
Or cette disposition n’a eu strictement aucun effet légal ou concret depuis son adoption, il y a plus de treize ans. Bien au contraire, le corpus juridique algérien, loin d’avoir consolidé et précisé le statut de "langue nationale" du berbère, l’a vidé avec constance de toute réalité en réaffirmant à de nombreuses reprises le caractère exclusif de l’arabe dans toutes les sphères publiques :
− La loi 91-05 du 16 janvier 1991 portant "généralisation de la langue arabe", après avoir été suspendue pendant plusieurs années, a été confirmée et mise en application le 5 juillet 1998. Cette loi organise une répression linguistique explicite généralisée : seule la langue arabe est admise dans tous les espaces officiels et publics, y compris politiques et associatifs. Ce texte, toujours en vigueur, est sans doute l’une des lois linguistiques les plus répressives au monde.

Orientation confirmée après la révision constitutionnelle de 2002 :
− L’ordonnance 05-07 du 23 août 2005 relative à l’enseignement privé stipule que : "L’enseignement est assuré obligatoirement en langue arabe dans toutes les disciplines et à tous les niveaux d’enseignement."
− La loi 08-09 du 25 février 2008 relative au code de procédure civile et administrative énonce : "Les procédures et actes judiciaires […] doivent, sous peine d’être irrecevables, être présentés en langue arabe. Les documents et pièces doivent, sous peine d’irrecevabilité, être présentés en langue arabe ou accompagnés d’une traduction officielle. Les débats et les plaidoiries s’effectuent en langue arabe".


On peut en conclure que l’État algérien, en reconnaissant en 2002 tamazight comme "seconde langue nationale" a fait une concession formelle et symbolique à la contestation berbère kabyle ; mais pour le législateur, l’arabe est demeuré la langue exclusive des espaces institutionnels et publics. Concrètement, le statut de "langue nationale" se réduit à la reconnaissance d’une légitimité patrimoniale – le berbère fait partie du patrimoine historique et culturel de l’Algérie − et à la tolérance d’un enseignement facultatif là où une demande existe.

Après cette première expérience de "reconnaissance" de 2002, on peut légitimement penser que la nouvelle "étape", l’officialité de tamazight aura exactement le même impact, c’est-à-dire aucun. Ce qu’annonce a priori expressément l’affirmation selon laquelle "l’arabe demeure la langue officielle de l’État".


3. Les données du terrain

Plus pragmatiquement, on peut aussi se demander quels ont été/sont les effets concrets de ce prétendu caractère "national" de la langue berbère reconnu depuis 2002 par la constitution algérienne ? Sur ce plan, les données sont claires. Le statut "national" du berbère est totalement contredit par la mise en œuvre et les faits :
– "Langue nationale" (de tous les Algériens) dans la constitution, mais enseignement facultatif  ! La contradiction est trop flagrante pour qu’il soit utile de s’y appesantir…
− Les quatre départements universitaires de berbère existants sont tous situés en zone berbérophone : Kabylie ou domaine chaoui.
− L’enseignement du berbère, dont le décret de 1995 prévoyait expressément l’extension à l’ensemble du territoire national, se limite de fait, plus de vingt ans après son lancement, aux seules régions berbérophones : selon les derniers chiffres officiels disponibles (2013), 90% des élèves et des classes sont localisés en Kabylie, le reste dans les autres régions berbérophones, principalement l’Aurès. La rétraction sur les zones berbérophones s’est même accentuée au cours des dernières années.
– Toujours selon les données internes du MEN algérien, cet enseignement touchait en 2013 exactement 234.690 élèves (Primaire, Collège, Lycée) sur une population totale potentiellement concernée de plus de sept millions d’enfants, soit environ 3%...

Tout cela réduit quasiment à néant l’affirmation du caractère "national" de tamazight. De facto, tamazight/amazighe est bien une langue minoritaire à assise régionale. Réalité sociolinguistique d’évidence, que les textes et le discours officiels prétendent non seulement ignorer, mais carrément nier.


Qu’en conclure ?

– Le corpus juridique algérien apparaît comme un assemblage composite et conjoncturel, tissé d’incohérences – mais qui ne renonce pas à son objectif stratégique : l’arabisation.
Ce que rappelle lourdement le préambule de la constitution : "L’Algérie [est] terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, terre arabe, pays méditerranéen et africain…". Ce postulat, qui date de l’adoption de la constitution en 1996, a été reconduit en 2002, et il est maintenu à l’occasion de la révision de 2016.
– La constitution n’est pas un texte de référence édictant des principes et valeurs claires dont découleraient un ensemble de dispositions législatives. C’est un texte éminemment politique et conjoncturel, dont la fonction première est de donner à chaque courant idéologique (islamistes, arabistes, berbéristes, "modernistes"…) du "grain à moudre" sous forme de satisfactions symboliques.

– "L’officialité" de tamazight, dans un tel contexte, est évidemment un leurre, de la poudre aux yeux dont la seule fonction est de neutraliser un peu plus les élites berbères, de les couper de tout projet politique berbère en accélérant leur intégration dans un appareil d’État qui a programmé depuis longtemps leur phagocytose – au Maroc, on dirait leur "makhzénisation".

Comme dit l’adage kabyle "ur d-ittemɣay usalas deg umagraman !"

- Quelques réflexions et interrogations sur une dynamique aux incidences potentielles considérables

Nouvelle politique amazighe des Etats d’Afrique du nord.
Première partie : De la négation à la "reconnaissance" !

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9 Messages

  • Tamazight dans la constitution algérienne : un leurre ! 16 février 00:29, par Lwennas Ajennad
    Azul, ahhhhhhh, dagi teqqed akken ilaq a mass CAKER, akka tura iyennaten agi akk ig ḍemɛen kra n tqemmuct s^yur azrem ( adabu azzayri)ur d qqaren ara " win yugin aya ur yessin ara kan " , i tura dacu ara d inim imi d amusnaw id yennan akka ? Tamawt : izen diɣen i wid(tid) yebɣan ad ssamsen i wergaz agi ( Mass CAKER) dayen tfehmem tura dacut ? neɣ ad nernu ayen nniḍen ? Lwennas Ajennad.

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  • REJETER LES DEUX : " ET " LE RÉGIME MILITAIRE, ET SA CONSTITUTION-BIDON

    Pour un vrai opposant ou un militant sincère, il n’est pas question de discuter tel ou tel articule, point par point, mais il importe de rejeter et la Dictature militaire et sa Constitution-bidon, cette poudre aux yeux, une énième manipulation, une tromperie de plus, un " os " jeté à la population pour l’occuper et donc la calmer, mais un homme ou femme digne n’accepte pas de manger les restes, et les renvoie à la figure du destinateur provocateur et manœuvrier qu’est ce Pouvoir dictatorial diabolique et sanguinaire, habitué de ce genre de duperies, axant son action sur " la ruse et la force ", l’une ou l’autre ou les deux à la fois.......Ici, il est question de la " ruse ".....et la force (répression, massacres, attentats...) suivra, dès que les soulèvements populaires (inévitables) commencent...

    OPPOSER UN DOUBLE REFUS / REJET :

    Il faut refuser de participer à ce faux débat , et rejeter " et " le Pouvoir militaire et sa pseudo-constitution, constitution-bidon, chiffon, de circonstance, qu’il ne respectera pas, qu’il va piétiner comme à l’accoutumée....

    De plus, on ne peut raisonnablement dissocier ou séparer le Texte constitutionnel de la nature (dictatoriale, militaire et mafieuse) du Pouvoir en place qui la produit et la promulgue.....et la piétinera comme toujours !

    Donc, il faut refuser de discuter " point par point ", sur tel ou tel article, mais rejeter tous les articles, donc refuser toute sa consitution, et remettre le Régime militaire qui l’a produite....et ne la respectera pas, comme par le passé, comme d’habitude !

    Etre un vrai opposant, c’est remettre en cause le Régime militaire, et refuser ses texte, en garnd et en petit, globalement et dans le détail, tout !

    DEFICIT D’ANALYSE, EFFONDREMENT DE LA CONSCIENCE POLITIQUE ET ABSCENCE D’OPPOSITION (NEUTRALISEE) :

    Comme toujours, à chaque événement, grave ou heureux soit-il, on est frappé par ce déficit d’analyse que le flot d’opinions célébrant ou condamnant tel acteur ou tel auteur ou mouvement, ne comble pas, loin s’en faut. La réserve dont font preuve nos prétendus intellectuels et nos dits opposants, habituellement prompts à convoiter les médias propagandistes, est préoccupante. Qu’en est-il ? Du renoncement ? Du reniement ? Car, aujourd’hui, les événements se décantent, les situations se clarifient, et il y a matière à fonder des prises de position.

    S’agissant de cette constitution-bidon, cette " poudre aux yeux ", une énième manœuvre de tromperie et de diversion, on n’a pas vu à présent de textes probants et consistants, à même d’apporter une interprétation objective, un décodage ou décryptage de ce genre de « énième manœuvre de tromperie et de diversion », car en analyse politique concrète, c’est bien de ça qu’il s’agit. Et c’est fait intentionnellement, volontairement, dans un but bien fixé et déterminé, dans ce contexte spécial de guerre clanique au sommet de la Junte militaire, suite aux pressions américaine et britanniques sur l’oligarchie dirigeant l’Appareil sécuritaire et militaire, une crise amplifiée par la baisse considérable de la rente pétrolière et gazière ….

    LE POUVOIR MILITARO-MAFIEUX POURSUIVRA SA POLITIQUE DE DOMINATION TANT QU’IL :

    – dispose, pille et accapare la manne financière (des milliards) issue de la rente pétrolière et gazière ; la manne dont bénéficie toute la « caste militaro-bureaucratique », les Généraux prédateurs qui assument les premiers rôles, et les « seconds couteaux » qui forment les digues de protection, les murs de soutènement et forces d’interposition (administrations, associations, partis…) ;

    – bénéficie du soutien politique, diplomatique et stratégique de l’Occident, en échange de ses compromissions et concessions : le Grand gendarme US a son Grand morceau au Sahara, et la France a ses contrats (Renault, Total, etc.) et les financements pour les Partis, Parlementaires et Personnalités influentes, les commissions et retro-commissions issues des surfacturations, fausses factures sur les centaines de marchés par an : c’est la France qui donne « là » et détermine la politique algérienne de l’Europe ;

    – garde sous sa férule les « organes de répression » (DRS, DGSN, GENDARMERIE) et de propagande (journaux, télévisions, radios, sites, blogs….) ;

    – a en face une Opposition neutralisée, complètement divisée, éparpillée, émiettée, atomisée, infiltrée, dominée par les « extrémistes de tous bords » ;

    – y’a absence de « fédérateur » ;

    - y’a délitement quasi-total du « le lien national » et des liens communautaires, régionaux ;

    – y’a les traumatismes de la « guerre interne » encore vivaces, le « seuil d’intolérable/inacceptable » dépassé

    …..autant de raisons qui contribuent au statu quo !

    POUR UNE OPPOSITION OPPOSITIONNELLE, SEUL CAPABLE D’ETABLIRUN " RAPPORT DE FORCE ".....

    ...pour imposer la transition vers la démocratie et l’Etat de droit social et solidaire, amazyghiste, moderniste et progressiste, laïc et pluraliste, fédéral et unioniste.....

    Seul un Pôle oppositionnel, démocratique, moderniste, progressiste, unitaire, pourra " imposer la transition démocratique ", cette transition ne pouvant se faire qu’avec des " vrais opposants " , c’est à dire des opposants autonomes et indépendants, donc sans liens avec les Officines, les Clans, Cercles, Franges et Factions du Pouvoir militaro-mafieux en place.

    Pour l’heure tous les partis sont foutus, l’opposition est neutralisée, les divers partis ( qui comprennent que les staffs, les directions, mais pas de militants) roulent (chacun) pour les divers Clans rivaux en particulier, et pour le Régime militaro-mafieux en général….

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    • Tamazight dans la constitution algérienne : un leurre ! 22 février 21:59, par timunent negh ala !
      la kabylie a assez donné a l’algerie,maintenant la kabyle doit penser a elle méme et a son avenir et celui de son peuple,pas gaspiller notre énérgie a démocratiser des pêuples qui n’en veulent pas. celui qui veut combattre le pouvoir n’a qu’aller, mais sans la kabylie qui est déja engagée a une lutte pacifique pour son indépendance.

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    • Tamazight dans la constitution algérienne : un leurre ! 26 février 10:23, par Karim Chaouche
      J’aime bien votre français, vous écrivez vachement bien, mais en français seulement. Le tamazight c’est quoi d’ailleurs, vous parlez qu’en français, j’ai jamais lu un truc en tamazight même Fehat Mehheni a écrit son bouquin en française seulement. Nous sommes de l’identité de la langue avec laquelle nous nous présentons, nous sommes Amazigh, nous sommes pas français, nous sommes pas français, nous sommes les Amazighs de l’indépendance, pas ceux qui parlaient l’arabe, nous, nous avons créé notre langue qu’on parle pas, essayer de comprendre qui nous sommes. C’est pas sorcier.

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      • La pseudo constitutionnalisation de "tamazight" est une nouvelle ruse du pouvoir anti-kabyle qui vise à désamorcer la bombe kabyle. Cette mesure a été accueillie dans l’indifférence quasi générale en Kabylie,car elle est dépassée aujourd’hui.Un telle reconnaissance aurait été saluée avec ferveur et liesse populaire si elle avait été obtenue en 1995.Mais depuis cette date,du sang a coulé entre la Kabylie et l’Etat central arabo-algérien.L’idée d’un Etat kabyle autonome ou indépendant gagne de plus en plus les consciences kabyles,et rien n’arrêtera l’engagement des kabyles pour libérer la nation kabyle du joug arabo-algérien.Le pouvoir arabo-algérien veut ruser avec les kabyles en s’inspirant du modèle marocain,par une "reconnaissance virtuelle" et sans effet sur le terrain.Mais cette nouvelle manoeuvre sournoise et hypocrite, est vouée à l’échec et aura pour seul effet positif celui de faire prendre conscience aux kabyles anti-séparatistes,que seul un Etat kabyle est à même de protéger,de sauver et de promouvoir la langue kabyle.Finalement le Pr S. Chaker est un visionnaire et c’est le MAK qui repris et amplifié,à juste titre,ses thèses raisonnables et incontournables,en posant correctement la question kabyle,longtemps noyée dans des stratégies sans issue et suicidaires,portées par le FFS,le RCD ;le MCB et les Arouchs qui TOUS ont réussi l’Échec !

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      • Tamazight dans la constitution algérienne : un leurre ! 29 février 18:05, par imunen aqvayli,le séparatiste !
        personnellement la facon dont j’ecris le francais m’importe peu,me faire comprendre ,si ! et puis les erreurs d’orto et omissions de corrections, bof je ne suis pas enseignant.

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      • Tamazight dans la constitution algérienne : un leurre ! 14 avril 21:09, par muhend at lefqi
        Awal agi i Karim Tebghid aken mass caker ad yaru s taqbaylit.Nekk zrigh belli dayen u mi yezmar,Lamaana,deg ughmis n tamazgha yall tira s tafransist.Atan ulla d kecc à Karim,s tafransist i d urid. A maken i s qaren : win yebghan tamazight,ad yisin tira-s. Ad delbagh smah imi khussen kra issekilen aken tira yagi inu a ttilli tefrez. Muhend

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    • Azul, je suis entièrement d’accord avec toi c est un parfait état des lieux et personnellement je pense qu’il faut combattre ce régime de l extérieur à partir de l étranger, je pense que la pseudo collaboration des pays occidentaux complice à montrer ses limites en soutenant la clique des généraux pilleurs qui ont abêti notre peuple depuis ces cinquantes tdernières années qui se sont employés à dénigrer notre identité qui est la base de l’unite nationales ils ont divisé pour mieux régner ils ont adopté Une Philosophie mafieuse qui est décrite parfaitement et pertinemment par un journaliste dont j ai oublié le nom qui a écrit : à l’autre bout de la raison et du bon sens se trouve l’Algérie qui utilise des milliards (école, pelleteuses, télévision, etc pour détruire son histoire, son passé et ses valeurs. En "50 ans" ce pays et devenu un pays clochard ou le gens ont rompu avec les valeurs de leurs propres grand père (donc au bout de deux générations).

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  • Azul fellawen,
    En ce qui me concerne je ne reconnais pas cette pseudo constitution, la seule valable et qui sera reconnu est celle de mes ancêtres amazigh qui,
    dès que nous aurons un état véritablement démocratique sera réellement reconnu par le monde entier, alors seulement nous pourrons créé une vrai constitution dans notre langue amazigh écrite en amazigh avec un vrai hymne nationale en amazigh .
    Pour terminé qui mieux qu’un poète pourrai résumé ma pensée il s appelé MATOUB LOUNES

    Lorsque les ténèbres engloutissent la clarté avec la hargne et la boulimie de la bêtise, et que l’on assiste amer au greffage morbide de l’identité millénaire, alors le mythe devient réalité.

    Et ces démons nous agressent à chaque instant.
    Nous refusons de plier.
    Le greffons ne veut pas prendre et les bourgeons éclosent plus bas avec la rapidité de la force de la vie qu’on étouffe.
    Nous n’aurons de paix que lorsque nous vivons avec nous mêmes et que nos ancêtres cesseront de se retourner dans leur tombe.
    La négation nous offusque à en mourir.
    Les tréfonds de notre âme en sont martyrisés.
    MATOUB Lounes, tu chantes tout haut ce que tes frères ressentent tout bas.
    Victimes que nous sommes d’un système où le mot liberté veut dire : liberté des uns à disposer des autres. Que même lorsque l’on perd son sang l’atavisme se régénère. Y a-t-il loi de la nature plus belle ?
    La confiscation de notre liberté par ces gueux qui nous gouvernent a fait de notre peuple un troupeau malade où les meilleurs ont disparu, isolés ou vaincus, et les médiocres ont pris des allures d’astres scintillants. Pleurez, ô vestales.
    Chante-leur, Lounes que la démocratie a été le premier goût dans nos bouches, que nous l’avons tétée au sein de nos mères.
    Chante-leur notre soif de justice et de réparation.
    Chante Matoub, chante !
    Un poète peut-il mourir ?

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