Atteinte aux droits de l’Homme par la monarchie marocaine
23 avril 2004
Déclaration de Tamazgha
Nous publions ci-après la déclaration de Tamazgha suite à l’agression des étudiants d’Agadir par les forces de répression marocaines.
Le 21 avril 2004 à l’Université d’Agadir, des étudiants amazighs ont été victimes d’une attaque des forces de répression marocaines alors qu’ils manifestaient pacifiquement célébrant le 24ème anniversaire du Printemps amazigh.
L’intervention violente et brutale de la police marocaine a fait plusieurs blessés parmi les étudiants. Quatre d’entre eux furent arrêtés et passés à tabac avant d’être libérés.
Tamazgha, organisation de défense des intérêts des Imazighen à travers le monde, dénonce cette répression dont ont été victimes les militants amazighs de l’Université d’Agadir. Il s’agit là d’une atteinte grave aux droits de l’Homme que nous dénonçons énergiquement.
Nous l’avons déjà dit : l’agression officielle dont sont sujets Imazighen sont autant de constantes "nationales" et de repères pour la monarchie marocaine dont les racines remontent jusqu’à ses origines.
Les événements d’Agadir nous éclairent, une fois de plus, sur la nature du système politique marocain. Bâti sur le culte de l’arabité, il prône l’assimilation des Imazighen en contradiction avec toute idée de liberté, de justice et d’humanité. Nous comprenons, une nouvelle fois, combien est-il dangereux, sous le régime marocain, de vivre librement son amazighité (berbérité).
Ce à quoi nous assistons aujourd’hui nous conforte dans notre position quant aux concessions royales accordées aux Imazighen, parmi lesquelles la création de l’IRCAM, qui ne sont en réalité que des mesures de pacotille destinées à calmer le jeu et à recomposer le champ amazigh à la faveur du Makhzen en vue de sa domestication.
Nous apportons notre soutien aux étudiants de l’Université d’Agadir ainsi qu’à toutes celles et tous ceux qui luttent pour la réhabilitation pleine et entière de l’identité amazighe.
Nous appelons l’ensemble des organisations amazighes et internationales (ONG, ligues de défense de droits de l’Homme,...) à prendre acte de l’agression dont ont été victimes les étudiants de l’Université d’Agadir et condamner l’Etat marocain pour cette atteinte aux droits de l’Homme.
Tamazgha.
Paris, le 23 avril 2004.
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