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La France devant les experts des Nations Unies :
Plusieurs ONG dénoncent, à Genève, la discrimination de l’Etat français à l’égard des langues et cultures régionales et minoritaires
mercredi 30 avril 2008
par Masin

[|COMMUNIQUE DE PRESSE|]

Alors que le 7 mai prochain va se dérouler un débat à l’Assemblée nationale sur les langues et cultures régionales, plusieurs organisations non gouvernementales engagées dans la défense des langues et cultures régionales ou minoritaires sont intervenues dans le cadre de l’examen du troisième rapport périodique de la France sur l’application du Pacte international des Droits économiques, sociaux et culturels du 28 au 30 avril à Genève.

Les membres du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies ont fait le constat que la France n’avait pas avancé d’un iota concernant la ratification des outils internationaux de protection des langues et cultures minoritaires.

EBLUL-France, section française du Bureau européen des langues moins répandues, qui représente notamment le Conseil culturel de Bretagne, l’Institut d’études occitanes, Culture et Bilinguisme d’Alsace et de Moselle, la Fédération pour la langue et culture catalanes, Schola Corsa, Défense et promotion des langues d’oïl, d’une part, et Behatokia (Observatoire linguistique de la langue basque) d’autre part ont pu commenter les nombreuses inexactitudes et approximations du rapport présenté par la France en ce qui concerne les droits linguistiques et culturels, et ont pu montrer que malgré les affirmations de la France, l’absence de droit collectifs en ce domaine aboutit à des discriminations flagrantes des locuteurs de langues régionales, tant dans le domaine de l’éducation, de l’usage de la langue dans les media et dans la vie publique et sociale en général.

L’association Tamazgha qui œuvre pour la défense de la langue et la culture berbères est également intervenue pour relever que le rapport de la France passait sous silence les langues minoritaires présentes sur son territoire et notamment le berbère, totalement absent de l’enseignement en France. L’association "Bretagne réunie" était aussi représentée afin de demander le respect de l’identité culturelle bretonne des habitants de Loire-Atlantique, bafouée depuis un décret de 1941.

Les ONG ont demandé que le Comité réitère et renforce sa demande que la France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies, ratifie et applique les conventions internationales, notamment la Charte européenne sur les langues régionales ou minoritaires, et qu’elle prenne des mesures précises et effectives de sauvegarde des langues régionales et minoritaires de France en danger d’extinction.

Genève, le 29 avril 2008

EBLUL-France,
Behatokia,
TAMAZGHA,
Bretagne Réunie.

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