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Des milliers d'Amazighs fuient la Libye pour se réfugier en Tunisie...
Une situation humanitaire très inquiétatente
mardi 19 avril 2011
par Masin
Ce sont des enfants, des femmes des personnes âgées, accompagnés par quelques hommes qui fuient la situation intenable en pays amazigh à l’ouest de la Libye.
Les troupes de Kadhafi s’acharnent sur cette région qui lui hostile. Les pilonnages et les tirs de roquettes GRAD est le quotidien des habitants d’Adrar n Infusen.

Toute la région est coupée de l’électricité et privée de tout. Les eaux potables polluées par les mercenaires de Kadhafi. Lorsque les troupes kadhafistes ont pénétré certaines villes, ils ont commis des atrocités même contre les personnes les plus vulnérables. Viols, saccages, torture, arrestations, humiliations,... telles sont les pratiques des milices.

Cette situation a conduit les habitants, notamment les personnes vulnérables (enfants, femmes et personnes âgées) à fuir vers la Tunisie. C’est ainsi que plusieurs milliers d’Amazighs se retrouvent à Tataouine, une autre région amazighe en Tunisie.

Les jeunes révolutionnaires restés sur place pour défendre leur Terre le font avec courage et bravoure, infligeant des pertes considérables à l’ennemi qui tente d’occuper leurs villes et villages.

La presse et les organisations humanitaires décrivent une situation catastrophique aussi bien sur le front des combats que du côté humanitaires dans les camps de réfugiés en Tunisie.

L’AFP parle, dans une dépêche du 18 avril, de plus de cent personnes tuées à Yefran et Nalut en 48 heures.

Dans un article intitulé "Situation humanitaire critique dans l’ouest de la Libye", Le Monde.fr qui cite l’agence tunisienne TAP, parle de "quelque onze mille berbères libyens des montagnes au sud-ouest de Tripoli [qui] se sont réfugiés en Tunisie la semaine passée..], rajoutant que "durant le week-end, trois mille personnes seraient arrivées dans la ville-frontière de Dehiba, dans le sud de la Tunisie, fuyant d’intenses bombardements".

L’aide internationale tarde à arriver, et les frappes de l’OTAN sur les positions militaires de Kadhafi à l’ouest de la Libye se font rares.
Il est temps que la situation se débloque et que les populations amazighes ne soient pas abandonnées aussi bien sur le front des combats que dans les camps de réfugiés en Tunisie.


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1 Message

  • - « L’aide internationale tarde à arriver, et les frappes de l’OTAN sur les positions militaires de Kadhafi à l’ouest de la Libye se font rares. »

    Tout cela est infiniment dramatique et malheureusement insoluble. Le sauvetage des populations a été enquillé sur la base de principes imbéciles et l’imbécillité ne pardonne pas.

    Les révolutionnaires vont sans doute réclamer des fatwas à je ne sais qui pour que les mécréants dont ils ne voulaient pas sur leurs sables puissent leur sauver la vie à présent, mais faut-il encore que ceux-ci soient prêts à mourir (ne serait-ce qu’un seul) pour aider à ériger une République islamiste.

    Dans tous les cas de figue, Imazighen pris dans la nasse subiront le sort général...
    Lire ci-dessous. Désespérant de connerie !


    « Libye/rebelles : troupes au sol demandées »

    - AFP - 19/04/2011 : 19:44

    Les rebelles qui contrôlent Misrata, ville libyenne assiégée depuis des semaines par les forces loyales au colonel Kadhafi, ont indiqué aujourd’hui qu’ils demandaient formellement l’intervention de troupes occidentales au sol pour assurer leur protection.

    Nouri Abdallah Abdoullati, représentant des rebelles, a indiqué à la presse que ceux-ci demandaient l’envoi de soldats français et britanniques sur la base de principes "humanitaires". "S’ils ne viennent pas, nous allons mourir", a-t-il déclaré.

    "Cesser la tuerie"

    Les rebelles à Misrata n’ont pas de contact direct avec les forces de la coalition, et M. Abdoullati a indiqué que leur requête avait été envoyée la semaine dernière sous forme de lettre via le Conseil national de transition, organe politique représentatif de la rébellion et basé à Benghazi. Mais ils n’ont pas encore obtenu de réponse, a-t-il ajouté.

    "Nous n’avons accepté (jusqu’à présent) la présence d’aucun soldat étranger dans notre pays, mais désormais, nous sommes confrontés aux crimes de Kadhafi et nous demandons sur la base de principes humanitaires et islamiques que quelqu’un vienne et fasse cesser la tuerie".

    Il souligne que le Coran stipule qu’en cas d’impossibilité pour des musulmans d’apporter leur aide, il est acceptable d’être aidé par des chrétiens. "Auparavant, nous demandions qu’il n’y ait aucune interférence étrangère, mais c’était avant que Kadhafi utilise des roquettes Grad et des avions". "Désormais, il s’agit d’une situation de vie ou de mort", a-t-il ajouté.