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"Mi kem-z'righ" de Brahim Tayeb : encore un hymne à l'amour
A propos du nouvel album de Brahim Tayeb
samedi 3 mars 2007
par Masin

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16 Messages

  • Ttnadigh tansa n umayel n umeskar n umagrad’-agi ( Mass Amar Ameziane ), tanemmirt ! Inebgi
  • j’apprécie l’humour de Brahim Tayeb qui a appelé son album Mi kem-zrigh !
    • Tu dois, a mon avis, également apprecier l’humour de Beethoven qui a composé une partie de ses symphonies tout en étant sourd. l’oeil sert certes à regarder, mais la vision au sens philosophique et artistique, celle dont il est question ici, peut se passer de cet organe biologique qu’ont même les animaux. Inutil d’être méchant gratuitement. Tanmirt.
    • Ce n’est pas de l’humour comme vous le croyez, mais une métaphore, une trés haute idée de l"amour qui dépasse la vue et qui relève du fort intèrieur.

      Pour le reste, c’est un chef-d’oeuvre !

      oufigh

    • Que vous soyez ironique ou pas, sachez que le titre de l’album est "Tixer-as" et non "Mi kem-zrigh". Visiblement, vous avez bien lu l’article ! Nous gagnerons beaucoup à utiliser l’ironie à des fins constructives, non pas pour dire n’importe quoi...
    • De quel organe regarde-t-on l’autre ? si c’était par l’oeil, combien d’êtres l’oeil voit sans que on les regarde réellement ? Ce pouvoir qu’a un aveugle de regarder tu ne l’auras jamais car t’as des yeux pour ne pas regarder ! Merci à toi, le méchant.
  • Je tiens d’abord, comme d’habitude, à remercier mass Amar Améziane, à la fois pour l’intérêt qu’il porte pour nos "artiste",mais aussi de nous permettre d’écouter, ne serait-ce qu’un extrait, des nouveaux opus, oeuvres auxquelles nous n’avons pas facilement accès ici en France.

    Je viens d’écouter pour la première fois le titre "mi kem-zrigh". Il est vrai que la musique ainsi que les paroles de cette chanson invitent à un ailleurs, à une évasion. Cependant, au cours de l’écoute, je visualisais également la barre du lecteur indiquant la progression de la chanson. Quand celle-ci était sur le point d’atteindre la fin, j’ai pensé que cette fois, pour une question de droits d’auteurs ou je ne sais quoi, Mass Améziane n’a pas, comme a ses habitudes, envoyé l’intégralité de la chanson. Pendant quelques secondes, j’étais un peu frustré du fait que je n’allais pas, a priori, pouvoir écouter la chanson dans son ensemble. Toutefois, quelques secondes après, j’ai réalisé que mass Améziane n’a pas failli à ses habitudes. L’oeuvre est là, complète, intégrale.
    Où est donc le problème, si problème il y a ? Qu’est-ce qui donne ce sentiment d’inachevé, de rupture au moment où on s’y attend le moins ? La question ne se serait sans doute pas posée avec autant de pertinence si on n’avait pas affaire à un artiste de talent comme Brahim Tayeb.

    C’est alors que j’ai fait le lien entre la thématique de la chanson et la forme qui la porte. Rappelons que dans les énoncés d’ouverture, le narrateur (appelons-le comme cela) évoque le "désir", pour reprendre Amar, de retrouver sa bien-aimée, ne serait-ce que dans le rêve. Et c’est bien cette ardente volonté, ce désir acharné et envahissant qui finit par prendre forme. On peut dès lors envisager l’hypothèse que ce que nous dit le narrateur est en réalité ce qu’il vie dans le rêve. Les retrouvailles avec l’Autre qui restent toutefois au stade du souhait, ont lieu également dans une vie onirique. On est alors transporté dans une lieu doublement irréel, à la fois parce qu’il fait référence au passé qui n’est plus d’actualité, mais aussi parce que ce même passé n’est vécu que dans le rêve.

    Nous savons que le contenu de nos rêves est fait de la somme de nos désirs et de nos fantasmes, des expériences passées et presque oubliées. Nous savons aussi que, d’après Freud, pour que telle ou telle expérience passée soit revécue dans le rêve, il faut un élément déclencheur. Dans la chanson de Brahim Tayeb, cet élément n’est autre que la convocation persistante du narrateur de re/voir sa bien-aimée. Toutefois, les rêves, rappelons le, sont fugitifs. On ne les maîtrise pas, du moins on ne peut pas décider du moment où ils doivent prendre fin. Ainsi, quand on fait un cauchemar, on a toujours l’impression qu’il n’en fini pas ; et à l’opposé, quand c’est un rêve qui comble nos désirs, nous voulons qu’il dur éternellement. Hélas, il ne le peut pas, et le retour à la dure réalité se fait toujours de manière brutale, inattendue ; et c’est pour cela que la chanson de Brahim Tayeb finit de façon aussi soudaine, qu’elle est coupée en plein élan. Nous voyons donc comme Tayeb, en vrai artiste, joint le contenu à la forme. Tanmirt !

    • Tayeb Ibrahim dans la cour des grands... 10 mars 2007 02:51, par hamid

      Tout d’abord, je tiens à exprimer mon extrême satisfaction quant à la venue du nouvel album de Tayeb Ibrahim tant ce moment était attendu des initiés depuis maintenant quatre ans.
      En effet, la dernière oeuvre de notre artiste ("intess ma the vra") est le fruit d’un travail méticuleux habilement pensé et réflechi qui doit aussi sa grâce à l’inspiration et au talent de son créateur. Ce dernier connut un tel succès que ceux qui l’ont écouté (et je dit bien "écouté" et non pas "entendu") ont attendu avec impatience le retour de la voix du poète dans les bacs. Mais son talent s’était exprimé à un degré tel que Tayeb Ibrahim a vraisemblablement voulu prendre le temps nécessaire à l’élaboration d’une nouvelle oeuvre d’art.

      Hormis le titre diffusé dans ce site (Mmi kem z’righ", je n’ai pasencore écouté ce nouvel album mais je suis profondément convaincu que son auteur demeure fidèle à lui-même et à sa poétique, à savoir, restituer à l’amour toute son authenticité et le révéler au grand jour et ce, sous toutes ses facettes quelles qu’elles soient un peu à la manière de Picasso qui dans son esthétique cubiste dévoile en mettant à plat une vision d’un monde sans limite, appelant ainsi à l’intelligence propre à chaque homme mais lui offrant aussi la possibilité d’interpréter selon sa sensibilité laissant donc libre court à la subjectivité.

      Pour revenir au titre "Mmi kem z’righ" que je viens d’écouter. L’effet produit par la brusque fin de la chanson me semble un choix délibéré de la part de Tayeb car c’est effectivement la première chose qui m’ait frappé et je rejoins là-dessus Jugurtha qui décrit fait allusion au lien entre le fond et la forme. Il me semble que notre chanteur a de nouveau franchi une autre barrière dans le monde d’art puisqu’ laboure le champ de la musique en mariant intelligemment un style musical venu d’Argentine,le tango, tout en lui associant sa touche mêlant sonorités orientales citadines et un soupcon d’air montagnard qui permet à la fois de raccrocher ce morceau au répertoire kabyle tout en l’inscrivant dans l’universalité. Universalité par la transcendance des frontières musicales mais aussi et surtout par la thématique de la quête désespérée et vaine mais perpétuellement relancée de l’Amour. Ce titre est une allégorie de l’amour que Tayeb Ibrahim réussit ici à dresser en respectant une conception de la musique qui fait d’elle le langage des âmes.

  • La nostalgie , oui sous toutes ses formes. Je me rappel en écoutant cet extrait de ma période au L’ex lycée Hafas d’Akbou actuellemnt MOHAMED HAROUNE , ensuite des mes années à l’université d’Alger ( INPS au sein de l’association TAFSUT) nous étions tous bercé par les mélodies de ce chanteur. Je me souviens de ses galas à la fac de Bouzareah et autres , bravo pour la beauté des ces mélodies , des ces paroles et notre culture kabyle a besoin de ca.

    Merci pour ce site qui nous permet d’Etre en lien avec notre pays ; maintenant que nous sommes dans les pays étrangers notre lien est plus fort que jamais.

    Un pays plein de vie , aves ses contradictions et ses paradoxes mais riche de sa diversité, nous sommes fiers d’êtres des fils de cette algérie , de la NUMIDIE , merci tayeb Ibrahim,

    YASSINE HAMLAT DE PARIS

    • tenmirth 13 juin 2007 12:45, par salema
      bonjour c salema de bejaia etudiante a INPSj’appricie bcps les chansons de tayeb brahim c de la metaphore de haut qualite bravo a lui et merci pour ton message voila mon mail si tu vx me contacter sabrinaal2000 hotmail.com porte toi bien
  • Etant donné la dimension universelle dans laquelle Brahim Tayeb s’inscrit de plus en plus, j’ai pensé à rédiger ces quelques commentaires en anglais, de manière à ce que les kabyles résidants à l’étranger (ailleurs qu’en France), puissent lire cette contribution. Cette démarche constitue également, pour moi, une façon d’inscrire notre culture dans une optique "mondialiste", car que nous le voulions ou pas, l’anglais s’impose partout, y compris dans des pays comme la France ou l’Allemagne. Bref.

    In the middle of the great desert that characterizes the kabylian cultural and artistic scenes for these past ten years or so, one can sometimes come across a kind of oasis that can quench a long thirst for artisticity. The parallel is certainly hard to admit, but it is not exaggerated. In fact, apart from four or five authors and composers who are worth calling artists, the rest can be classified either under the category of "summer hit singers" or that which I call "poetically correct" producers. Yet, this state of facts is, no doubt, not specific to our society. We live in a "consumer based" age, and all over the world, no sonner a "star" appears than it is replaced by another one, just like in the field of fashion(cars, computers...). One can, for exemple, think of all the groups who appeared during the 90s or the winners of such TV programmes as "Star Academy". Yet , although this is a general tendency all over the world, in western societies, artists still emerge, and be it in painting poetry, music...etc, they are appreciated to their right value, especially amongst the highbrow milieu. For historical and anthropological reasons things are quite different in our society. However, inspite of this “consumerist” tendency which characterizes our Time, some artists choose to follow their own way, to produce art for the beauty it engenders.

    Brahim Tayeb is one of the few artists of kabylian expression. All middle-aged men and women or yougsters from this part of Algeria can not have missed the title "ussan ni", eponym of his first album, issued in the beginning of the 90s. From that album to the last one he has produced in 2007, his work has progressively matured and taken some sort of seal which makes it specific and hard to confuse with someone else’s. This specificity is may be what ensures him a kind of universality ; because while he belongs to a particular society, evokes it frustrations and its hopes ; while he tries to render its deep pecularity he nevertheless does so whith a poetic language and musical compositions that transcend the kabylian frontiers.

    In his last album, for exemple, many genres are mixed. Hamid, one of the contributors to this site, has mentioned that when one listens to the compositions, he gets transported to different parts of the world : Argentina, Orient, kabylian mountains...etc, all at a time. If he so remarks, he, however, misses to notice the link between this "mixture" and the dream-like narrative of the narrator in the song(s)(see my contribution sent earlier under the name Jugurta). In addition to the tongo and kabylian airs which prevail in this work, oriental rythms are even more dominant. In view of the the themes tackled ( love, frustration, violence), one cannot help thinking of the tales of “Mille et une nuit”, where, in order to stay alive, Shehrazad has to keep telling stories. Similarly, telling in Tayeb’s album represents a kind of therapy. Telling, then becomes almost automatic, without much reflection, as in the album “intass”. All that is emotional, and with many erotic allusions is rendered. This is best exemplified by the metaphor of the boiling sea which invades and buries the earth, the character uses. A tsunamu of love and frustration.

    Also, being in quest of a better life, the character is in constant movement, not only in a real geographic space, crossing the seas, for instance, but also in dreams. We all know that the images we see in dreams often seem absurd, since they mingle completely differnt places. The same process is at work in this album ; different places, diffrent musical styles ; different frustrations, different means of expressing them. The world is no more a coherent and meaningful place to live in, and in order to tell about it, “mixing” and breaking the boundaries between dreams and reality, between musical genres, imposes itself. We can compare this to what Picasso does in painting, when he abondans the technique of perspective, for instance. At the end, it is the tragedy of the modern man and woman which is woven in “Tixrass.”