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Tamazgha fait retentir la voix de l'Azawad à Paris !
Elle investit la rue pour dénoncer les exactions de l’armée malienne et la complicité de la France !
mardi 9 avril 2013
par Masin
Depuis le déclenchement des hostilités entre le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et l’armée malienne, en janvier 2012, Tamazgha s’est engagée aux côtés du MNLA et toutes celles et tous ceux qui se battent pour l’indépendance de l’Azawad. A Paris, elle ne cesse, depuis, d’exprimer la voix de l’Azawad. Rien ne semble pouvoir entamer sa détermination alors même que les médias français se refusent à évoquer ses actions et que les forces occultes anti-amazighes déploient des moyens collossaux pour désintéresser la communauté amazighe en France de ce qu’endurent leurs frères dans l’Azawad.




Cela fait plus d’un an déjà que Tamazgha organise régulièrement des rassemblements en faveur de l’Azawad à Paris. Cela permet à des Imazighen ainsi que leurs amis de sortir pour exprimer leur soutien et leur solidarité avec l’Azawad.
Le 4 février 2012, Tamazgha lançait son premier appel pour un rassemblement de soutien et de solidarité avec le peuple de l’Azawad.
En ce samedi 6 avril 2013, c’est toujours au même lieu, Place du Président Édouard Hérriot, face à l’Assemblée nationale Française, que des Touaregs, des Amazighs et leurs amis se sont retrouvés pour porter une nouvelle fois la voix du peuple de l’Azawad. Ils sont venus réitérer leur soutien à ce peuple qui se bat pour sa souveraineté sur son territoire.
Si ce rassemblement s’inscrit dans la continuité des actions organisées par Tamazgha en faveur d’un État de l’Azawad, indépendant, démocratique, moderne et laïc, ce septième des rassemblements qu’elle organise depuis février 2012, a toutefois un parfum très particulier.
D’une part, cette date marque un tournant historique dans la lutte d’une composante du peuple amazigh pour recouvrer ses droits sur son territoire. En effet, la proclamation par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le 6 avril 2012, de l’indépendance du territoire de l’Azawad et sa libération du colonialisme d’un État colonial instauré depuis plus de cinquante longues années, constitue un fait majeur dans l’aboutissement de la lutte des Touareg contre le néocolonialisme.
D’autre part, ce rassemblement s’est voulu une dénonciation forte des exactions commises depuis maintenant plusieurs mois sur des populations civiles par une armée malienne "remise sur pied" par la France. De par son silence à leur sujet, la Communauté internationale se rend complice de ces atrocités dont sont victimes les populations civiles sans défense et dont le seul tort est d’avoir un teint clair. Ce sont ces pratiques racistes et ce silence coupable que Tamazgha a tenu à dénoncer avec la plus grande des vigueurs à cette occasion.
Ainsi, il s’agissait d’abord de dénoncer l’attitude de la France vis-à-vis des Touaregs. En voulant les rattacher malgré eux à un État malien créé de toutes pièces au moment de la prétendue décolonisation ; en y réintroduisant de force une armée malienne qui a depuis longtemps perdu la confiance des populations de l’Azawad ; en observant le silence et l’indifférence face aux exactions que commet cette même armée sur les populations civiles à peaux blanches, la France assume la plus grande responsabilité quant à la situation dramatique que vivent les Azawadiens aujourd’hui.
La responsabilité de la Communauté internationale qui semble totalement indifférente face aux exactions des populations civiles de l’Azawad a été également pointée du doigt lors de ce rassemblement parisien, non sans attirer l’attention sur l’entière passivité de cette même Communauté internationale quant à la situation chaotique que vivent les réfugiés azawadiens éparpillés dans la région.

Sur nombre de banderoles et autres pancartes on pouvait lire : "La France complice des bourreaux de l’Azawad", "France-Areva : Uranium contre Touaregs", "La France complice des crimes odieux de l’armée malienne", "Touaregs de l’Azawad, Tamazgha est avec vous" ou encore "Terroristes islamistes, Armée malienne, même combat !".

Avant de laisser la parole à quelques intervenants, une minute de silence a été observée. Les organisateurs l’ont voulue en hommage aux victimes du conflit opposant l’Azawad au Mali : combattants du MNLA comme populations civiles victimes de l’armée malienne, mais aussi victimes du terrorisme islamiste sévissant dans l’Azawad.

En dépit de tout bon sens et des alarmes sonnées par le MNLA et par d’autres organisations, la France et la Communauté internationale continuent d’ignorer le peuple touareg. Ce message fort a été traduit dans les interventions des quelques personnalités ayant pris la parole.

Moussa Ag Assarid, représentant du MNLA en Europe a, par exemple, rappelé la détermination du MNLA à poursuivre son combat dont l’objectif principal reste d’assurer la dignité des populations de l’Azawad. Il a confirmé les exactions commises par l’armée malienne sur les populations civiles, notamment à Gao et à Tombouctou. Il a réitéré son espoir en la prise de conscience possible de la France afin qu’elle agisse dans l’intérêt des populations azawadiennes. Il n’a pas manqué non plus de rappeler que le MNLA, qui avait déclaré le 6 avril 2012 un cessez le feu unilatéral dans le conflit militaire qui l’opposait à l’armée malienne, pouvait de nouveau intervenir si cette armée poursuivait les exactions contre les populations civiles de l’Azawad en toute impunité.

Masin Ferkal, quant à lui, est revenu dans son intervention sur le fait historique majeur qu’a constitué la proclamation de l’indépendance de l’Azawad par le MNLA un an, jour pour jour, auparavant. Il a rappelé l’engagement de Tamazgha aux côtés des Touaregs et de tous les Amazighs qui se battent pour que ce peuple recouvre sa souveraineté sur son territoire. Il a dénoncé la position de la France par rapport à l’Azawad et a fustigé Laurent Fabius qui est allé à Bamako demander au MNLA de se déramer et d’accepter le cantonnement au sein de l’armée malienne. Face à cet acharnement de la France sur les Touaregs et Imazighen de manière générale, il estime que les Amazighs se doivent de revoir leur attitude vis-à-vis de la France qui est l’allié inconditionnel de l’ensemble des régimes qui dominent sur le pays amazigh et qui ont programmé l’éradication de l’amazighité de l’Afrique du Nord. Il a demandé aux personnes présentes de persévérer dans leur mobilisation pour l’Azawad et a assuré que Tamazgha ira jusqu’au bout dans son combat aux côtés des Azawadiennes et Azawadiens qui se battent pour leurs liberté et dignité.

Dans un message qu’elle a fait parvenir à l’équipe de Tamazgha, Zakyatou Ouallet Halatine, porte parole de l’Association des réfugiés et victimes de la répression de l’Azawad (ARVRA), a rappelé aux femmes et hommes épris de justice, que la situation est dramatique. Demandant aux présents au rassemblement d’avoir une pensée solidaire avec ces enfants, ces femmes et ces hommes Touaregs qui sont aujourd’hui malmenés par la paranoïa des hommes qui veulent en découdre avec des hommes et des femmes parce que simplement différents et épris de liberté , Zakyatou Oualet Halatine n’a pas manqué de remercier les participants au rassemblement tout en leur demandant de continuer à soutenir les Azawadiennes et Azawadiens dans ces moments difficiles et dans leur combat pour leur liberté et dignité.
De même Chamy Chemini, écrivain et militant amazigh, a tenu à faire parvenir un message de soutien et de solidarité avec les frères touaregs qui se battent pour simplement vivre en toute liberté, dignité et justice sur leur terre.

Avant de clôturer le rassemblement, les membres de Tamazgha ont réitéré leur soutien et leur entière solidarité avec leur frères touaregs. Ils ont promis de nouvelles actions sur la place parisienne et ils ont rappelé leur détermination à aller au bout du combat pour qu’Imazighen recouvrent leur liberté et leur souveraineté.

Ci-après un reportage vidéo ainsi qu’un reportage photos sur le rassemblement.

La Rédaction.






Signer la pétition "Halte aux exactions dans l’Azawad !"




Solidarité avec les Touaregs de l’Azawad...




Reportage photos


















































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4 Messages

  • Tamazgha fait retentir la voix de l’Azawad à Paris ! 9 avril 2013 04:07, par La Mecreante !

    aux frais du contribuable français, Laurent FABIUS s’est déplacé à Bamako pour proférer la sentence suivante :

    "Le moment venu, il faudra que tout groupe - ça vaut pour le MNLA comme pour tout autre groupe armé - accepte d’être cantonné et de renoncer à ses armes".

    Masin, fais graver dans le marbre cette effroyable sentence pour la faire rentrer dans l’Histoire.

    - c’est ainsi que le génocide des arméniens a commencé : cantonnés
    et désarmés.

    - c’est ainsi que l’extermination des juifs a commencé : cantonnés en
    ghetto et désarmés avant "la solution finale"

    il faut hurler cette phrase sous les fenêtre de FABIUS jusqu’à le rendre fou !

    il faut brûler FABIUS en effigie avec le symbole nazi sur le front et sa phrase de malheur en bandoulière !

    François HOLLANDE est son complice. Il doit subir le même sort !

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  • d’ou viendrait si non l’argent de fabius,cahuzac et autres politiques francais pour alimenter leurs comptes en suisse et dans les autres paradis fiscaux,si ce n’est avec les valises pleines de liasses qu’ils recoivent en remerciements aux services rendus des dictatures africaines comme le mali ?

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    • Tamazgha fait retentir la voix de l’Azawad à Paris ! 11 avril 2013 06:15, par La Mecreante !

      salut, ami boycott

      qu’est-ce qu’on en a foutre des "valoches de billets" ? Le monde entier est au courant. et le monde entier n’en a rien à cirer (moi pareillement). c’est ainsi que fonctionnent tous les "élus de la démokhratie" sur la planète.

      notre affaire "Amazighe" se situe sur un autre registre ; "vivre ou mourir".

      bien à toi.

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  • c est quoi cette maniere de lire un texte en rigolant sur une un malheur qui touche des freres, je parle de la dame !

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