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Imider : face à la détermination des habitants, l'arbitraire des autorités
samedi 8 mars 2014
par Yafelman
Samedi, 1er mars 2014, trois militants du Mouvement sur la voie de 96, Omar Moujane, Brahim Hamdaoui et Abdessamad Madri ont été arrêtés arbitrairement par des gendarmes à Tinghir.



Sous des cieux où l’arbitraire règne en maître, ce type d’arrestation est monnaie courante, une routine. Mais ce qui frappe dans celle des trois militants d’Imider, c’est la violence utilisée par les gendarmes et le gouverneur de Tinghir. Ces militants étaient d’abord dans un véhicule. Ils ne présentaient aucun danger pour la sécurité et l’ordre public. Et pourtant, les gendarmes avaient usé d’une violence démesurée à l’encontre des militants et des membres de leurs familles. Le communiqué rendu public par le Mouvement sur la Voie de 96 est très précis. Le gouverneur de Tinghir a "cassé les fenêtres latérales du véhicule pour faire sortir les trois militants brutalement et de manière hystérique", causant ainsi la blessure des militants. Après les avoir sortis de la voiture par la force, les trois militants ont fait objet de violences de la part des gendarmes. Au menu, coups de pied et insultes. Les trois femmes qui étaient dans le véhicule ont été également brutalisées et insultées. Une passagère s’était évanouie lors de son agression. Une deuxième s’en est sortie avec une fracture au bras. La troisième a été menacée de mort par un gendarme qui aurait pointé son arme sur elle.

Quel est l’objectif des gendarmes et du gouverneur en procédant de la sorte ? Pour quelles raisons ces arrestations, par ailleurs illégales, ont été opérées ? Ces arrestations, avaient-elles été décidées par un juge ? Lequel, et surtout pour quels motifs ? Que reproche-t-on au juste à ces trois militants et à ces femmes ?

Ces questions resteront sans réponses parce que la monarchie marocaine est loin d’être une démocratie dans laquelle les droits des "citoyens" sont respectés.
Revenant à la réalité. En procédant de la sorte, les gendarmes et le gouverneur sont sûrs de leur impunité. Leurs abus, si flagrants soient-ils, ne seront jamais punis. Il est à parier qu’ils seront même salués. En réagissant violemment face à des militants pacifiques en présence d’un agent d’autorité (le gouverneur), les gendarmes espéraient peut être, au fond d’eux, une réaction violente de la part des habitants qui organisent un sit-in sur le mont d’Alebban depuis bientôt trois ans, pour justifier une répression similaire à celle de 1996. Peine perdue. Le Mouvement sur la Voie de 96 est pacifique et démocratique. Sa lutte déterminée face à une puissante firme appartenant à Mohamed VI, a permis de faire connaître la cause d’Imider à travers le monde et à provoqué l’ire des autorités impuissantes à agir contre le mouvement, faute d’avoir reçu les ordres de Rabat.

Le Mouvement sur la Voie de 96 ne doit pas tomber dans le piège des autorités. Il doit continuer sa lutte pacifique. L’arrestation et l’agression des trois militants du mouvement sont une preuve de "désespoir" des autorités. Elle est aussi la preuve que la voie empruntée par le mouvement est salutaire.


A. Azergui






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