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Kabylie et Tagherdayt : lieux et instruments de lutte au sein du système (pouvoir/DRS) de l'État algérien
dimanche 16 février 2014
par Masin
Il est de tradition qu’à chaque fois qu’un membre du clan présidentiel algérien "tombe malade", il prend la direction d’un hôpital parisien ! Abdelaziz Bouteflika [1], Amar Saidani [2] et bien d’autres encore. Tout le monde, ou presque, sauf un. C’est le Général Mohamed Mediène ! [3] La dernière fois que le chef du tout puissant DRS [4] "tombe malade", il s’est rendu aux États-Unis, pour un bilan de santé, mais pas en France, jamais la France ! Alors, pourquoi Médiène ne va pas se faire soigner à Paris, comme tous les autres ?

Il y a trois ans de cela, Bouteflika, toujours malade, s’est rendu cette fois-ci en Suisse. Quelques temps après, Bouchachi [5], membre du FFS [6], mit fin à son activisme au sein de la CNCD [7] en la sabordant et en déclarant que le "problème" n’était pas Bouteflika mais le système. En d’autres termes, le DRS. Deux ans plus tard, le plus vieux parti d’opposition au régime algérien prit de court tout le monde, y compris même certains de ses vieux militants, en déclarant qu’il allait participé aux législatives organisées par Bouteflika ! Alors, Aït Ahmed [8] et Bouteflika se sont-ils rencontrés, comme le dit d’ailleurs vivement la rumeur, pour passer un deal et mettre en place une stratégie secrète afin de mettre fin à l’immixtion du militaire dans le politique, cette vieille revendication de Hocine Aït-Ahmed ?

Après, il y a eu la guerre à l’Azawad et le survol de l’espace aérien algérien par l’aviation militaire française. Qui en a donné l’ordre ? C’est Bouteflika en contrepartie d’un soutient politique de l’Elysée. Mais, le DRS contre-attaque en activant ses réseaux sahéliens qui organisèrent la prise du site gazier de Tiguentourine [9]. Un déferlement mécanisé et nocturne de terroristes sur une distance de plus de mille kilomètres sans être aucunement inquiété alors que la région est sillonnée, du jour comme de nuit, par les plus performants des drones américains. Bizarre ! Et à peine que Bouteflika fut informé de cette "agression terroriste", suivie d’une prise d’otages, que le DRS riposta déjà de sa propre initiative et d’une façon spectaculaire sans s’encombrer aucunement du risque des dommages collatéraux et, donc, du réel pouvoir du président et de sa réputation internationale. Le message de Médiène est bien passé : Bouteflika, comme président, est incapable de protéger les intérêts des puissances sur le territoire algérien. Ce à quoi l’ex-ministre des affaires étrangères, Mourad Medelci [10], réagit en reprochant à l’intervention militaire du DRS d’avoir été mal organisée, chaotique, avant de s’aviser deux jours après par un démenti de presse vraiment inutile.

Bouteflika est un homme assoiffé du pouvoir, toujours insatiable. Pareil pour le général Mohamed Mediène qui le considère comme un ingrat alors que c’est grâce à lui qu’il fut porté au trône en 1999. La condition fut alors que l’actuel chef de l’État, grâce à son réseau politique international et à la performance supposée de sa diplomatie étrangère, arrivait à tourner la page de la décennie noire d’autant que des appels à la condamnation des éradicateurs militaires algériens coïncidaient avec l’apparition imminente d’un tribunal international pour le jugement des auteurs de crimes considérés comme crimes contre l’humanité. C’est alors que Mediène réactiva son réseau de soutien politique, le RCD et le MSP [11] principalement, pour soutenir et participer au nouveau gouvernement de Bouteflika. Les réticences, au départ, venaient plutôt de certains généraux, tels que Khaled Nezzar [12] qui finit par rentrer dans l’ordre mais aussi et surtout du général du corps d’armée Mohamed Lamari [13] qui résista jusqu’à sa démission forcée en 2004. Celui-ci reprochait à Bouteflika que l’on ne pouvait prétendre lutter militairement contre le terrorisme alors que des institutions religieuses et l’école algérienne continuaient toujours à produire des terroristes islamistes !


Le premier clash officiel entre Mediène et Bouteflika éclata le jour où celui-ci affirma publiquement qu’il ne voulait pas de son rôle de figurant pour un trois quarts de président ! Et l’attribution du poste de ministre de l’intérieur à un ancien de la sécurité militaire, en l’occurrence le colonel Yazid Zerhouni [14], n’était pas fortuite et montrait déjà toute la gourmandise de Bouteflika à s’accaparer de tous les pouvoirs. C’est là qu’il signa son acte de guerre contre le tout puissant DRS. Pour calmer les ardeurs du chef de l’État et lui montrer de quel bois il pouvait se chauffer, les services de Médiène manipulèrent les événements de Kabylie de 2001 [15], de telle sorte qu’ils faillirent le détrôner d’El Mouradia [16]. Du jour au lendemain la rumeur annonça qu’une marche serait organisée sur Alger le 14 juin 2001. Plus d’un million [17] de Kabyles déferlèrent sur Alger.

Tirant toute l’expérience qu’il fallait de la gestion dangereuse des événements de Kabylie et du potentiel de nuisance que peuvent représenter les manipulations du DRS pour son avenir politique, Bouteflika tenta, à partir de son deuxième mandat, et avec l’aide de son ami Yazid Zerhouni, de mettre tous les corps de sécurité, la gendarmerie, la police et le DRS, sous la seule coupe du ministère de l’intérieur [18]. Mais mal lui en prit ! Ce fut à cette époque que le scandale Khalifa Banque [19], dans lequel sont impliqués quasiment tous les proches de Bouteflika, éclata et que Mediene commença à se pencher aussi sérieusement, en la suivant de très près, sur la gestion de la société Sonatrach [20] par son deuxième ami, le ministre des énergies et des mines, Chakib Khalil [21]. Médiene cherchait à tenir le président par des dossiers très compromettant. C’est ce que l’on désigne communément, et depuis longtemps, sous le vocable de "guerre de clans".

Pour contrecarrer l’hégémonie historique de la police politique de l’armée et ainsi isoler le DRS de la gestion des affaires relevant du civile et de l’intérieur en général, Bouteflika entreprit de moderniser la DGSN [22] en multipliant le nombre des effectifs de la police nationale. Comme il y a deux centres de pouvoir, il faut donc qu’il y ait aussi deux puissances de feu et de renseignement très distinctes marquant chacune une gestion indépendante des affaires sécuritaires du pays. Et c’est là qu’intervenait la nécessité de l’assassinat de l’écueil Ali Tounsi [23] et son remplacement, à la tête de la DGSN, par le Tlemcénien, le général Abdelghani Hamel [24]. Et dans son obsession sans pareille à vouloir s’accaparer de tout le pouvoir, Bouteflika n’hésitait pas à déterrer tous les dossiers des assassinats politiques afin de salir son ennemi intime le DRS : Matoub Lounes, Boudiaf, les moines de Tibhirine,... [25] des dossiers, pour certains vieux de plus de vingt ans, qui resurgissent d’une façon récurrente à chaque fois que Mediene le menace dans sa soif du pouvoir.

Cette guerre des clans se joue par tous les moyens et dans tous les terrains offrant la possibilité d’en découdre avec son adversaire. Les événements de Tagherdayt (Ghardaïa), tout comme ceux de Kabylie, aussi spontanés soient-ils, montrent clairement qu’il y a deux forces agissantes très distinctes sur le terrain : d’un côté, le DRS qui souffle sur la braise ethnique et d’un autre, la police nationale qui prend un parti pris flagrant pour les Châambas et à travers lequel le clan présidentiel signifie à son adversaire, le clan de Mediene, qu’il ne le laissera pas aller jusqu’au bout de son dessein, c’est à dire, pousser Bouteflika à l’abdication au pouvoir pour incapacité à gouverner l’État algérien. Le DRS sait très bien qu’en dehors des contrées arabophones, toutes les communautés amazighes rejettent Bouteflika. Il est donc passé expert dans sa capacité à instrumentaliser cette opposition naturelle et légitime amazigh au pouvoir pour en faire un redoutable adjuvant inconscient qu’il sacrifie en bouc émissaire pour préserver son omnipotence. Les événements de Kabylie instrumentalisés pour saborder les présidentielles de 2004. Ceux de Berriane pour compromettre le troisième mandat de 2008 et aujourd’hui Guerrara et Tagherdayt-ville pour influer sur le cours des élections d’avril 2014 ! [26] Mais parions que les prochains événements amazighs se déclencheront, cette fois-ci, aux Aurès. Ainsi, le monde amazigh se retrouve déchiré entre le mépris idéologique affiché du chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, les conjurations diaboliques de Mohamed Lamine Mediene et les divisions des leaders politiques et culturels amazighs qui n’ont jamais su quoi faire pour conjurer les complots anti amazighs que ne cesse de fomenter le pouvoir algérien. Des enjeux qui n’ont d’autres finalités, en under ground, que le partage de la rente du pétrole, cette malédiction du peuple amazigh.


Chabane Timecriwect.

Notes

[1Abdelaziz Bouteflika, né le 2 mars 1937 à Oujda, est président de l’État algérien depuis 1999. Il détient actuellement le record de longévité à la tête de l’État.

[2Amar Saidani est secrétaire général du Front de libération national (FLN), le parti politique algérien au pouvoir depuis 1962.

[3Mohamed Lamine Mediène, aussi appelé "Toufik", un kabyle né en 1939 dans la région de Guenzet de la wilaya de Sétif, est un général de l’armée algérienne et responsable du Département du renseignement et de sécurité (DRS), le service de renseignements algérien, depuis novembre 1990.

[4DRS : Département du renseignement et de la sécurité, la sécurité militaire algérienne

[5Mestapha Bouchachi, avocat et ex-président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH)

[6FFS : Front des Forces Socialistes, parti politique à base kabyle

[7La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) est un mouvement d’opposition algérien créé dans la foulée des émeutes de janvier 2011, contre la cherté de la vie, qui ont fait cinq morts et quelque 800 blessés.

[8Hocine Ait Ahmed, Kabyle et ex leader du Front des Forces Socialistes.

[9Tiguentourine est une ville située dans le sud-est désertique du territoire algérien, à 1300 km d’Alger et une centaine de km de la frontière libyenne. C’est un site gazier très isolé, situé à 40 km de la ville d’In Amenas.

[10Mourad Medelci, né le 30 avril 1943 à Tlemcen, a été ministre des Finances avant de devenir ministre des affaires étrangères. Il est actuellement président du conseil constitutionnel

[11Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et le Mouvement de la Société pour la paix (MSP), deux partis politiques algériens. Le premier est d’obédience laïque, à base kabyle, et le deuxième dit "islamiste modéré"

[12Khaled Nezzar, né le 25 décembre 1937 à Mechta "Lamtaras" localité de la commune de Seriana, est un général major et un ancien ministre algérien de la défense entre 1990 et 1993. Il est actuellement à la retraite.

[13Mohamed Lamari est un général algérien né le 7 juin 1939 à Alger. Il est décédé le 13 février 2012 à l’hôpital de Tolga (Biskra). Sa famille est originaire de Bordj Ben Azzouz, près de Biskra. Ancien officier dans l’armée française, il "déserte" en 1961 pour rejoindre l’Armée de libération nationale (ALN), un an avant le départ de la France. Il est chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) de 1993 à 2004.

[14Noureddine Zerhouni, ex-ministre de l’intérieur sous Bouteflika, plus connu sous le nom de Yazid, est né en 1938 au Maroc. Il est ce que les Algériens appellent un "Malgache", dénomination donnée à tous ceux qui ont fait leurs premières armes au Ministère de l’armement et des liaisons générales (MALG), ancêtre de la ’Sécurité militaire (SM), créé en 1958 par Abdelhafid Boussouf.

[15Une Kabylie déjà meurtrie par les évènements qui ont suivi l’assassinat de Matoub Lounes en 1998 et qui, telle une poudrière, était prête à s’enflammer à la moindre petite étincelle. L’assassinat du jeune Guermah Massinissa, à At-Doula, région de Lounès Matoub, et le dessein pour le soulèvement attendue de la Kabylie rentrait dans cette logique d’une guerre que se livrent les clans au pouvoir sur les hauteurs d’Alger.

[16El Mouradia est le siège de la présidence algérienne. Il est situé sur les hauteurs d’Alger, à environ 4 km au sud du centre-ville. On surnomme cette partie de la ville le "Golf".

[17Le nombre de manifestants a fait l’objet de spéculations. Certains avaient même annoncé le chiffre de trois millions. Aucune source n’avait annoncé moins d’un million.

[20La Sonatrach (Société Nationale pour la Recherche, la Production, le Transport, la Transformationnet la Commercialisation des Hydrocarbures s.p.a.) est une entreprise publique algérienne et un acteur majeur de l’industrie pétrolière.

[21Chakib Khelil est né à Oujda le 8 août 1939. Cet ex-ministre de l’énergie et plusieurs de ses proches font l’objet d’un mandat d’arrêt international dans le cadre du scandale de corruption de la Sonatrach, a annoncé lundi 12 août 2013 le procureur général près la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati. Selon la presse italienne, la justice italienne chercherait à saisir 123 millions de dollars (92,6 millions d’euros) déposés sur des comptes appartenant à M. Bedjaoui qui serait basé à Dubaï.

[22DGSN : Direction générale de la sûreté nationale

[24Le général-major Abdelghani Hamel est un militaire algérien né le 3 juillet 1955 à Sabra dans le département de Tlemcen. Il a fait une carrière de 37 ans dans l’ANP, dans le corps de la Gendarmerie nationale où il occupe d’importants postes.
Tout d’abord Chef d’État-Major du 6ème Commandement régional de la Gendarmerie nationale de Tamanrasset, Abdelghani Hamel connait bien le sud puisqu’il a également été en fonction à Ghardaïa. Par al suite, il a été chef de la Division de la sécurité publique du commandement de la Gendarmerie nationale à Alger. Dans les années 2004-2005, il a occupé le poste de Commandant régional de la Gendarmerie nationale d’Oran. Enfin, il a été pendant trois ans à la tête du Groupement des gardes-frontières (GGF). En 2008, Abdelaziz Bouteflika le nomme chef de la Garde républicaine, poste qu’il occupe de 2008 à 2010, année où il est également promu Général-major. Le 7 juillet 2010, il est nommé chef de la police nationale algérienne (DGSN), toujours par Bouteflika, succédant ainsi au colonel Ali Tounsi assassiné dans son bureau par le colonel Chouaib Oltache.

[25L’assassinat des moines de Tibhirine fait référence à la mort, en 1996, lors de la guerre civile algérienne, de sept moines trappistes du monastère de Tibhirine, dans le département de Médéa, à cent kilomètres au sud d’Alger. Les sept moines sont enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 et séquestrés durant plusieurs semaines. Leur assassinat est annoncé le 21 mai 1996 dans un communiqué attribué au "GIA" (Groupe islamique armé). Les têtes des moines ne sont retrouvées, non loin de Médéa, que le 30 mai 1996.
Mohamed Boudiaf, ex président, est né à M’sila le 23 juin 1919, assassiné le 29 juin 1992 à Annaba, en plein exercice de ses fonctions. Il a été mis à la tête de l’État algérien le 16 janvier 1992.
Lounès Matoub, en kabyle : Lwennas At Lewnis, communément appelé Matoub Lounès, né le 24 janvier 1956 à Taourirt Moussa, en Kabylie, est assassiné le 25 juin 1998 à Thala Bounane. Il est un chanteur, parolier et compositeur kabyle. Il a été militant de la cause identitaire amazighe. Il a joué un rôle important au sein du Mouvement culturel amazigh. Il a joué un rôle important dans l’action de sensibilisation de l’opinion à l’Amazighité. Il fut aussi à la pointe du combat pour la démocratie et la laïcité. Il était connu également pour ses positions hostiles au régime algérien.

[26Il n’est pas du tout exclu que la Kabylie fasse l’objet d’instrumentalisation en vue de ces élections d’avril 2014.

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13 Messages

  • Excellent article. Du beau travail d’analyse. Il souligne comment qu’à chaque fois qu’un séisme politique se produit à alger, entre les différents clans qui se sont approprié l’algérie notamment ses richesses, l’onde se propage jusqu’en Kabylie, et maintenant à Taghardayt pour faire le plus des énormes drames....
    - en 1998 : guerre entre les clans Zeroual/DRS a donnée lieu à l’assassinat de Lounes pour soulever la kabylie
    - en 2001 : escarmouches entre Boutef et le DRS ce s’est soldé par un massacre en l’absence du "président", il a fait plus de 128 morts, 600 blessés et des dégâts collatéraux (considérables). Sur ce dernier point, l’exemple d’une famille ayant perdu un fils en 2001 est des plus parlant : après avoir perdu un fils en 2001, 6 mois plus tard c’et le papa qui tombe malade d’un cancer et qui meurt une année plus tard et puis en fin c’est la maman qui perd la raison)
    - 2012/2013 : guerre entre les boutef le DRS : taghardayt meurtrie. Ces deux clans se battent en faisant sacrifier le peuple !!! il est grand temps de donner un coup de pied au cul à ces fachos

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  • Akka yak tezram amek is yenna yefker ? si zman akka ad nekker, imi annar n tsertit yeccur d igerfiwen akken kan ara srihen amurdus (amurdus dagi nezmer ad nini d tifranin agi n linjiri)dgha ad bdun yegrawen, ad tebdu tematt nni ilili ara d yessegrin s terzeg -is akken melmi selken akk urar dgha idebbalen agi n paris negh wid n tmurt ad ughalen s yexxamen nnsen "yefra ssuq tekfa rrehba kwa !!! Dacu ahat ilaq win ara d yesmektin akka dacu ila yderrun akken txedmem deg wedris agi, maca limmer ad teldim tutticin nnwen ussan agi alama d 17 yebrir ad qwunt tmucuha am tidak akken n lkanun melmi ara rren izra di taccuyt dgi llan waman akken ad sedhuyen igurdan ad ttun llaz- nnsen alama dayen gnen . Aya zemregh ad inigh dakken yebda ama dagi di Tmurt negh di Fransa, ahat ula di Kanada imi igarfiwen n tsertit ala widak igellan , lhasun ad ugten maci d kra ladgha di Lparis anda dduh n tguni ussu ines yezzuzun ula wid yellan di Tmurt . Yak yenna yiwen deg wawal -is "melmi negrer at tissas agh wten widen nekkat"

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  • Le drame colonial de la kabylie et de son peuple provient de cette araberie coloniale et de son cheval de troie l’islam(la soumission à des us et coutumes coloniales arabes ,asiates,inhumains et morbides) qui a pris racine chez nous.

    La reconquista ibérique aurait dû être poursuivie en Afrique du nord pour renvoyer le bédouin destructeur des civilisations chez lui.

    Nos aïeux avaient failli, ils avaient laissé faire, ’ils s’étaient endormis sur leurs deux oreilles, ils n’avaient pas la perspicacité des espagnols et des européens.Ils n’avaient pas pris leur responsabilité, nous continuons à payer les conséquences de leur lâcheté. Ils ont laissé le cancer et la bêtise s’installer et prendre racine chez nous, ils ont laissé cette religion morbide du dieu arabe allah sorti de la t^te d’un arabe illuminé ,pédophile , sanguinaire et ennemi de la vie détruire l’âme amazigh et latine, ils s’étaient laissés bédouinisés et hilalisés comme des brebis..

    Le résultat est là, on le voit tous les jours, la kabylie est devenue une zône du sous développement, du terrorisme, de l’arrièrisme, de la bêtise, de la corruption morale et matérielle, des égorgements, des lapidations, des tchadors, des burkas, des kamis...

    Un peuple et un pays la kabylie, arrachés à la civilisation humaine et où ces us et coutumes coloniales arabes inhumaines font la loi.

    Le mahométisme arabe colonial et son cheval de troie l’islam (la soumission coloniale arabe) avec le coran,son manuel de guerre et de torture qui propage la mort au détriment de la vie,sont imposés à la kabylie et à son peuple,par la torture,les assassinats,les missionés du terrorisme d’état avec leurs faux barrages,,la misére économique,l’ignorance propagée à outrance et la hogra arabe contre le peuple kabyle et surtout contre sa partie qui ne courbe pas l’échine et qui refuse de se laisser araboislamiser,

    Voilà pourquoi le peuple kabyle et la kabylie ne se libéreraient de ces chaînes coloniales arabes que le jour où il se rendra compte qu’il est toujours colonisé par une autre colonisation ,plus in

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    • Voilà pourquoi le peuple kabyle et la kabylie ne se libéreraient de ces chaînes coloniales arabes que le jour où il se rendra compte qu’il est toujours colonisé par une autre colonisation ,plus insidieuse ,plus destructrice et plus inhumaine ,la colonisation arabe !

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      • "Ainsi, le monde amazigh se retrouve déchiré entre le mépris idéologique affiché du chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, les conjurations diaboliques de Mohamed Lamine Mediene et les divisions des leaders politiques et culturels amazighs qui n’ont jamais su quoi faire pour conjurer les complots anti amazighs que ne cesse de fomenter le pouvoir algérien".

        Bouteflika "l’arabe" roule donc pour le pouvoir et l’argent ...il exploite ceci à travers l’idéologie arabo-islamique à coups de milliards tout en arabisant la société..
        Même si l’on pas d’accord avec lui on peut lui reconnaître son combat pour un état arabe sans partage.
        Que dire de Médiène ....,il a le fric , le pouvoir ces kabyles de services et il s’applique à ne détruire ce qui amazigh voire kabyle et laisse une énormes part des leurs richesses léguées par leurs ancêtres aux arabes conquérants..Comment nommer ce lobotomisé et ceux qui les soutiennent comme les partis irresponsables ,pour le malheur des autochtones..je ne parlerai pas des serviles amazigh chawis qui sont au pouvoir arabisé qui sont du coté des envahisseurs..Que comprendre de cette espèce qui préfère prêter main forte aux ennemis venus d’orient pour soumettre les siens tout en les détruisant. MACHIAVEL paraît un enfant de cœur devant ces zombies. QUELLE MALEDICTION ! Cela mérite une étude très poussée pour comprendre ce comportement suicidaire et génocidaire pour sa famille ethnique.

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        • - « QUELLE MALEDICTION ! Cela mérite une étude très poussée pour comprendre ce comportement suicidaire et génocidaire pour sa famille ethnique. »

          salut walitkan,

          pas besoin "d’étude"...
          tu trouveras réponses et explications dans les zouïas, madrasas, mektoubisme, idiotie & Cie.

          ce n’est ni Boutef ni Médiène qui obligent ces millions de crétins à ramper, psalmodier des conneries, égorger, s’exploser pour la houri, s’entchadorer, se kamissarder, se faire crever de faim et de soif, vivre comme des hordes de rats dégouts et de décharges d’ordures,... bref... je n’en finirais plus de décliner !

          Il ne s’agit donc pas de "malédiction" mais d’imbécillité génétique. ça ne se soigne pas.

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    • @ win n’ tura

      - «  (...) on le voit tous les jours, la kabylie est devenue une zône du sous développement, du terrorisme, de l’arrièrisme, de la bêtise, de la corruption morale et matérielle, des égorgements, des lapidations, des tchadors, des burkas, des kamis... »

      salut,

      tu parles de la Kabylie ou des kabyles ? Merci à toi de préciser.

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        • les deux ?...

          ben alors cela signifie qu’il n’y a plus de kabyles en Kabylie ! voilà tout.

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          • Vous ne le saviez donc pas ?les kabyles sont devenus ,hélas ,mille fois hélas,par leur défaitisme et leur naiveté des "mutants de l’araboislamisme colonial".

            Des "sous hommes "de cette luciférienne doctrine des us et coutumes morbides ,sangunaires,guerrieres arabes.Des "soldats de l’arabisme "qui les utilse pour se propager et conquérir d’autres peuples et d’autres pays aprés avoir offert aux sbires de mahomet et son dieu arabe allah et surtout à son "araberie coloniale" le pays kabyle et ce qui reste du cerveau kabyle ,cerveau devenu un cerveau mutant au service de l’arabisme !

            Une minorité de kabyle se bat ,plus contre ces mutants kabyles,qui les traitent d’ennemis tout simplement parceque cette minorité résiste et ne se laissera jamais araboislamocoloniser par l’araberie afin d essayer de sauver ce qui reste de la kabylie défigurée et humiliee par l’arabisme colonial !

            Win n’tura ig suss fen dine iaraven

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          • Vous ne le saviez donc pas ?les kabyles sont devenus ,hélas ,mille fois hélas,par leur défaitisme et leur naiveté des "mutants de l’araboislamisme colonial".

            Des "sous hommes "de cette luciférienne doctrine des us et coutumes morbides ,sangunaires,guerrieres arabes.Des "soldats de l’arabisme "qui les utilse pour se propager et conquérir d’autres peuples et d’autres pays aprés avoir offert aux sbires de mahomet et son dieu arabe allah et surtout à son "araberie coloniale" le pays kabyle et ce qui reste du cerveau kabyle ,cerveau devenu un cerveau mutant au service de l’arabisme !

            Une minorité de kabyle se bat ,plus contre ces mutants kabyles,qui les traitent d’ennemis tout simplement parceque cette minorité résiste et ne se laissera jamais araboislamocoloniser par l’araberie afin d essayer de sauver ce qui reste de la kabylie défigurée et humiliee par l’arabisme colonial !

            Win n’tura ig suss fen dine iaraven

            les polynesiens l ont trés bien compris

            L’araboislamisme colonial et son cheval de troie LA SOUMISSION au dieu de mahomet l’arabe ou l’islam

            Des peuples à travers le monde sont de plus en plus conscients de la façon dont cette colonisation arabe pénétre les peuples pour les soumettre à l’arabisme et pour leur chipper leurs terres au profit du monde imposteur dit ARABOMUSULMAN comme en kabylie.

            Les polynésiens à tahiti refusent la religion des arabes ,la soumission (l islam)

            http://www.youtube.com/watch?v=pxVSgI12NvA

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  • azul

    Le clan de boutef et d’ait ahmed appartient a l’internationale narco-arabo-islamo-terroriste. notre mr ait boycott que je considere comme notre dictateur nationale kabyle vient de passer à l’internationale en conseillant par ses reseaux aux amazighs d’afrique du nord comme en libye son boycott. une politique de fuite et soumission. qui fait demotiver les militants amazighs de leur combat et de leur lutte. en 49,62- 64,année 90, cette politique du boycotte mise en cause dans les années 2001-2003 est entrain de reapparaitre . La nation et le peuple kabyle que veut notre dictateur nationale ait ihouh soumettre au baathiste "tacriht n wulis" .il est toujours constant dans son combat de soumission.

    Le voleur de la poste d’oran et le voleur du tresor de la cour des comptes sont tombés d’accord pour mettre tous les peuples amazighs dans la soumission et leurs sponsors la presse arabo-islamo-terroristes et la benchicoterie du matin.El gaid el fayeh aussi qui a jure d’aneantir les kabyles devant les soldats de l’appelé en 1996 apres avoir fini avec les terroristes.
    ILs sont entrain de faire comme ils ont l’habitude de faire avec les rguibate du sahara de tindouf qu’ils considerent sahraoui malgré leur origine algerienne comme des esclaves des commandants de l’armée d’el gaid el fayeh.

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  • PROTESTATION ÉMEUTIÉRE ET " SPONTANÉISME ".....PLUS QUE SUSPECT !
    A propos des évènements de Vgayet et ailleurs.

    Y’a-t-il vraiment une " situation (pré-) révolutionnaire " ? Comment ça se fait que pendant les fameuses (fausses) révolution arabes, le pays n’a pas bougé, et aujourd’hui, soudainement, comme par miracle, " ça révolutionne " ! Est-ce la ratification des procédés ou la méthodologie des(fausses) " révolution arabes " qui est en train de se mettre en place ? Voilà pourquoi il est légitime de redouter que la « révolution arabe » fasse escale en Algérie et impose son curieux agenda d’urgence et de précipitation. Elle ne serait que le pavillon sous lequel le Régime militaire actuel nous vendrait une énième transition « démocratique » conduite par l’Armée. Hum ! L’Algérie en a déjà connu quatre, en 1965, en 1992 par deux fois et en 1998. Autant dire qu’une telle perspective relèverait plus " de la tradition " que de la révolution, quels que puissent être les ingrédients inventifs qui pourraient l’agrémenter.

    Il se peut que les émeutes du début du mois n’aient été qu’une entrée en matière. D’autres foyers s’allument actuellement dans le pays. Or, nous savons que, dans le recours à la rue, personne n’est en position de rivaliser avec le DRS qui n’est plus la Police politique d’il y a vingt ans, mais de nos jours, cette " organisation criminelle " s’est muée en " mafia tentaculaire ", à la fois sécuritaire, politique, économique, sociale et associative, dont la toile d’araignée a tissé ses mailles dans tous les foyers d’activité du pays. C’est un constat lucide que des volontaristes de tout bord assimilent aujourd’hui à la résignation, sinon à la compromission. Que nous proposent-ils comme force d’organisation ? Les groupes Facebook venant régénérer une opposition mise en lambeaux par près de deux décennies de Crimes d’Etat ? La vogue est aujourd’hui à un " spontanéisme plus que suspect " qui a toujours été, immanquablement, le signe avant-coureur du malheur. Les questions auxquelles ils faut répondre sont pourtant cruciales : Pourquoi veut-on à tout prix accrocher la contestation du Régime militaire algérien au wagon de la « révolution arabe » ? Pourquoi s’en remet-on, pour porter la protestation à la " mode émeutière " ? Quelle est donc cette unité d’action que certaines belles âmes désespèrent de rencontrer chez tous les protagonistes ? Veut-on ignorer que la fracture qui s’est produite à tous les niveaux de la société dans les années 1990 est autre chose qu’une fâcheuse division des rangs, qu’elle est un clivage politique fondamental qu’une vigilance de tous les instants doit préserver de l’oubli, et par conséquent la donnée de base de toute analyse et de toute action ?

    Il faut s’extraire de cet envoûtement néfaste de « la révolution arabe » (fausse) qui donne l’illusion que tout est remis à plat et que toutes les alliances sont possibles. Regardons s’agiter à nouveau certains apôtres tristement connus de la « démocratie » : le pouvoir n’a même pas pris la peine de rajeunir la génération d’épigones qu’il entretient en sous-main !

    Pour l’instant, la protestation organisée n’est que gesticulation. Il y a une attente opiniâtre, à certains égards indécente, de l’étincelle qui embrasera les villes du pays. Dans les circonstances présentes, il est à craindre que ce soit pour le pire plutôt que le meilleur. Car les manipulations et les provocations en Algérie sont courantes.....

    La vigilance est de mise ! Il nous faut déjouer les manipulations et les provocations des sanguinaires gestapistes du DRS qui " soufflent " là où bon leur semble, Kabylie, Mzab, endroits réputés comme " enjeux politiques " du Pouvoir militaro-mafieux. Des régions que ces Généraux mafieux et prédateurs veulent embrigader, soumettre et dominer à jamais !

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