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Le culot de l'Etat algérien aux Nations unies !
Analyse de la déclaration de l’ambassadeur algérien à Genève, devant le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) des Nations unies, le 22 novembre 2017.
dimanche 10 décembre 2017
par Masin

C’est tellement incroyable comme on peut mentir avec autant d’assurance culottée ! à l’entendre, l’Algérie est le meilleurs des pays ; un havre de paix que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Et tous les autres sons de cloches émergeant de la société civile algérienne nationale et exilée, ne sont à ses yeux, que l’œuvre d’ennemis jaloux des progrès considérables réalisés par l’Algérie, de son indépendance acquise fièrement de haute lutte et de l’unité "naturelle" de son "peuple" vaillant. Il se situe dans la continuité d’une vieille tradition sentant fortement la ronce de la démagogie et de l’imposture, typique du système qu’il représente. Il commence par parler de l’existence d’une instance constitutionnelle pompeuse en Algérie dénommée "Le conseil des droits de l’homme", pour planter, d’emblée, le décor d’un pays moderne, soucieux du respect de toutes les conventions internationales qu’il a ratifiées. Un conseil qu’il dit formé des représentants de toute la société civile, y compris donc de l’opposition politique et des ONG et organisations algériennes de défense des droits de l’homme évoluant en marge des cercles clientélistes du pouvoir. Une instance qu’il certifie donc être diversement représentative et chargée de signaler toutes les situations d’atteinte aux droits de l’homme en Algérie. Un mensonge que nul autre pareil !


Il n’y a pas un jour que dieu fait en Algérie sans qu’il n’y ait répression de manifestations sociales, politiques et culturelles, aussi pacifiques soient-elles, avec bastonnades, fermetures musclées des salles de conférence et arrestations suivies d’interrogatoires brutaux, d’intimidations sournoises, de harcèlements judiciaires et de violences policière et politique digne d’un régime coloniale. Et aucune de ces violences d’Etat n’est signalée par les membres désignés de ce conseil des droits de l’homme qui n’est, en réalité, qu’une institution corrompue, créée par lui-même à dessein de parasiter et de neutraliser, par médias publics et pseudo privés interposés, le travail de toutes les autres organisations autonomes et clandestines activant au sein du territoire algérien ou à l’étranger et, ainsi, permettre au pouvoir de s’assurer un contre-discours médiatique aisé sur la situation des droits de l’homme destiné à la consommation extérieure, pour amadouer les instances internationales dans leurs pressions et exigences successives. Nous rappelons à l’ambassadeur que des journalistes meurent toujours dans les prisons algériennes. Cas de Mohamed Talmat [1] arrêté pour ses opinions politiques et mort dans des circonstances flous jamais élucidées à ce jour. Il y a aussi le cas du Kabyle chrétien Slimane Bouhafs [2] arrêté pour ses convictions religieuses et qui croupit en prison et dont la vie est mise en danger, malgré les dénonciations de sa fille, en raison de sa maladie et des menaces qui pèsent sur son intégrité physique venant des geôliers eux-mêmes et d’une partie de la population carcérale embrigadée par l’idéologie islamiste !


Comme nous savons aussi que toutes les manifestations organisées périodiquement par l’opposition politique, les syndicats autonomes de l’éducation et du travail, les ONG spécialisées dans la lutte contre la corruption [3], les atteintes aux droits de la femme et des enfants... en sommes toutes les organisations non affiliées au discours et à l’idéologie du pouvoir, sont interdites, sinon boycottées par les médias et systématiquement bastonnées et violentées dans la rue avec une telle hargne qu’il est difficile de ne pas qualifier le pouvoir algérien d’autoritaire. La dernière en date est l’interdiction faite aux cafés littéraires de Kabylie [4] soupçonnés d’accointance avec les mouvements indépendantiste et autonomiste kabyles. Un mouvement qui paye le prix de son engagement pacifique et légitime pour l’autodétermination de la Kabylie, dont les membres activistes, constamment interpelés et arrêtés [5], font l’objet de harcèlements permanents, de longues détentions provisoires, de tortures, de poursuites judiciaires arbitraires, de condamnation et d’emprisonnement au prétexte farfelu d’incitation aux attroupements publics illégaux, et autres redressements fiscaux injustes visant les propriétaires de commerces soupçonnés d’obédience indépendantiste [6]. Le pouvoir algérien entretient, d’une façon sournoise, la culture d’incitation à la haine de tout ce qui ne cadre pas avec l’orientation idéologique jacobine et d’essence fondamentalement arabo islamique qu’il s’assigne comme unique projet de société pour toute l’Algérie. C’est ainsi qu’une députée islamiste, Naima Salhi, entre autres, s’est vu obligée par un devoir nationaliste imbécile, construit sur un sentiment d’impunité totale, d’appeler en direct le pouvoir algérien à prononcer la condamnation à mort du leader du mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, Ferhat Mhenni, qualifié de traitre et d’allié de l’ennemi étranger [7]. Ce n’est plus donc seulement une incitation à l’opposition idéologique mais carrément à la haine et au meurtre d’un adversaire politique, ethnique, culturelle, linguistique et, donc, "raciale" étant donné que les revendications du leader kabyle sont d’essence identitaire kabyle se situant à contre-courant des velléités identitaires arabo islamistes institutionnelles de l’Etat algérien. C’est un racisme d’Etat !

Lazhar Soualem, Ambassadeur, Directeur des Droits de l’Homme, Ministère des affaires étrangères, Chef de délégation


L’ambassadeur passe en revue toutes les lois existantes que l’Etat algérien a soit créées soit ratifiées comme si cela suffit à exiger du respect, pour bonne gouvernance, à son pays. Comme si la seule existence d’une loi est une preuve suffisante et irréfutable de la bonne foi algérienne, tentant de balayer ainsi toute remise en cause du peu de cas dont fait preuve son pays pour l’application de ces lois sur le territoire et les "sujets" qu’il administre. A cet effet, et toute honte bue, il rappelle la ratification du protocole international relatif aux droits de la femme alors que le code de la famille [8] algérien et la clause constitutionnelle instituant l’Islam comme religion d’Etat suffisent à eux seuls à le démentir dans sa mauvaise foi. En effet, tout le monde sait le peu de droits qu’accorde cette religion à la femme minorée, mise ainsi sous tutorat et faisant d’elle une soumise, la réduisant à l’état d’esclave dépendant du seul bon vouloir de l’homme en général et des caprices de l’islamiste en particulier. Un appui constitutionnel concédé à l’islamisme dans sa velléité à la domination politique et sociale. Il est de même pour la charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance que l’Algérie avait signée et que l’ambassadeur rappelle pour étayer aux yeux de l’opinion internationale l’illusion d’une démocratie algérienne infaillible. La preuve en est que depuis son "indépendance", jamais il n’y a eu d’alternance véritablement démocratique au pouvoir en dehors de celle issue des clans qui constituent le régime algérien. Et la réforme institutionnelle lancée en 2011 par Bouteflika et que l’ambassadeur invoque pour se donner bonne foi n’en change rien à cette prétendue démocratie de façade. Il ment car, contrairement à ce qu’il affirme, en dehors des cercles clientélistes du pouvoir, presque toute l’opposition dite démocratique algérienne avait senti cette énième arnaque politique et, ainsi, décliné les sollicitudes du pouvoir à participer au chantier de la réforme constitutionnelle. Ce qui a réduit l’actuel premier ministre, Ahmed Ouyahia, alors chef du cabinet à la présidence et chargé par le président de récolter les avis de la société civile, à lancer des invitations tout azimut sans grand succès, y compris mêmes en direction des leaders islamistes dont l’ex émir terroriste Madani Mazrag, aux mains tachées de sang, qu’il bombarde du titre de personnalité nationale ! [9]


Une consultation de la clientèle traditionnelle du régime qui a fini, néanmoins, par accoucher d’une constitution fait maison, certes quelque peu à vau-l’eau en raison des pressions qu’exerçaient les insurrections en cours alors dans le "monde arabe", mais sans impact aucun sur la réalité toujours déplorable de la situation des droits de l’homme en Algérie. Si l’on prend, entre autres, l’article institutionnel portant sur la dépénalisation du délit de presse, l’on s’aperçoit, au final, que ce n’est que poudre de perlimpinpin. La réalité dément le propos de l’ambassadeur dans toute sa profondeur mensongère. Nous lui rappelons que des journalistes continuent toujours de mourir dans les prisons algériennes. Que l’ANEP, institution de l’Etat chargée de distribuer des quotas de publicité suivant le seul critère du degré de soumission, exclue tout organe de la presse écrite insoumis aux exigences politiques et aux orientations idéologiques du pouvoir algérien. Le cas du Matin d’Algérie est édifiant à cet égard de cette injustice d’Etat faite à la corporation journalistique algérienne. Poussé à l’arrêt de parution en version papier par d’incessants harcèlements suivis de redressements fiscaux imaginaires et dont le propriétaire, l’opposant au régime Mohamed Benchicou, accusé injustement de détournement de fonds, finit en prison [10]. Il en est de même, tout récemment, pour le journal El Fedjr étouffé par la privation injustifiée de l’indispensable manne publicitaire et dont la propriétaire n’avait d’autre recours, en signe d’impuissance et d’absence de justice, que celui de se mettre en grève de la faim qui a failli lui être fatal si ce n’est la mobilisation et la solidarité de la société civile ! [11] Il ne s’agit là que de deux cas seulement pris en exemple et qui sont on ne peut mieux criants du peu de respect dans lequel le pouvoir algérien tient la presse dite indépendante. Même la presse électronique n’échappe pas à ce diktat et chantage institutionnels. Le dernier en date est la radiation du journaliste Ghilas Aïnouche des effectifs du journal TSA. Un journaliste connu pour ses dessins vilipendant le système algérien mais dont le pouvoir a marchandé un licenciement abusif avec la direction du journal contre la liberté de parution en Algérie et le bénéfice d’un quota quotidien garanti de publicité alléchant. [12]

Farid Benramdane, Chargé d’études et de synthèse, Ministère de l’Education nationale


La discrimination est donc multiple en Algérie. Elle est d’ordre politique, idéologique mais aussi racial, culturel, religieux, ethnique et linguistique.

D’abord raciale. L’ambassadeur d’Algérie à Genève, dans un élan faussement lyrique, rappelle la grandeur humaniste de son pays, l’Algérie, et son appartenance au monde musulman connu, selon lui, pour ses valeurs d’accueil et d’hospitalité. C’est ainsi qu’il cite le cas des migrants dont la majorité passe, à ses yeux, pour une migration illégitime car économique et qu’ils différencie immédiatement des migrants politiques, cas des réfugiés syriens, qui doivent bénéficier, eux, en priorité de tous les égards que son pays exprime concrètement par l’octroi d’avantages traduits par des prises en charge diverses que ce type de migration puisse exiger d’un pays d’accueil et "frère" comme l’Algérie. Il y a donc, selon l’ambassadeur, deux espèces humaines de migrants : les frères arabes prioritaires et les autres, les noirs d’Afriques, qu’il qualifie, implicitement, de parasites à éradiquer du territoire national ! Et c’est ainsi que des dizaines de milliers d’autres migrants subsahariens, ces noirs de peau, ces "parias" qu’il n’ose pas dire, qualifiés arbitrairement d’économiques, se retrouvent privés des plus élémentaires des droits et parqués indécemment, hommes, femmes et enfants, dans des sites de fortune improvisés à cet effet et marqués par des conditions d’accueil d’une insalubrité déplorable et criminelle [13]. Il y a aussi le cas de tous ces autres migrants échappés à la rafle policière et les camps de transit de Tamanrasset [14] et qui se trouvent frappés par l’interdiction de voyager en transport en commun. En effet, des propriétaires algériens de véhicules de transport en commun ont été destinataires d’instructions émanant des sous-préfets algériens leur signifiant l’interdiction qui leur est faite, dorénavant, de prendre en transport des migrants subsahariens sous peine de sanctions variant entre amande lourde, retrait de permis et emprisonnement. [15] Et pour les migrants subsahariens que l’Algérie tolère à travailler, selon son représentant à Genève, dans le bâtiment et l’agriculture, il y a lieu de lui rappeler l’exploitation inhumaine inhérente à leurs conditions de travail. Ainsi et profitant des conditions de leur présence illégale en Algérie et, donc, de leur situation de "Misérables" non déclarés, des barons du bâtiment et autres propriétaires féodaux les font travailler de l’aube au crépuscule et sous des températures caniculaires frôlant les cinquante degrés Celsius pour une rémunération journalière ne dépassant guère au mieux l’équivalent d’un euros cinquante en dinars algériens. Cela s’appelle de l’exploitation sauvage moderne instituée dans la pure continuité d’une tradition esclavagiste arabo musulmane !


Pour la discrimination religieuse, nous avons fait le constat cinglant de la restriction flagrante des libertés confessionnelles en Algérie autres que celle réservée au rite musulman sunnite qui seul bénéficie des largesses institutionnelles. Tout autre son de cloche religieux étranger à la constante malékite d’Etat, qu’elle soit étrangère ou intrinsèque à la religion musulmane, est frappé du sceau de mécréance, d’apostasie ou d’hérésie. C’est le cas de la minorité religieuse pacifique musulmane ahmadite traitée d’hérétique, vouée à la vindicte sunnite et salafiste algériennes et dont les chefs sont arrêtés arbitrairement, condamnés et mis en prison comme de vulgaires malfrats. [16] Il y a aussi le cas de la communauté mozabite qui témoigne à lui tout seul d’une offense discriminatoire à multiples dimensions. Une ethnie amazighe du désert qui subit en permanence une violence d’Etat en raison de sa spécificité religieuse dite ibadite [17] et de ses revendications au respect et à la reconnaissance de son appartenance identitaire, linguistique et culturelle au monde amazigh. [18] Une communauté victime de l’irrédentisme arabo islamiste d’Etat cherchant à l’aliéner d’une façon quasi constante. Une communauté dont des leaders politiques et culturels charismatiques sont soit arrêtés, condamnés et mis en prison [19] soit précipitamment partis en exil pour échapper aux menaces diverses dont l’auteur n’est autre que le pouvoir algérien. La preuve en est qu’ils font quasiment tous objets de mandats d’arrêt internationaux lancés par les autorités algériennes. [20] Et en dépit des révélations de l’ex chef du FLN, Amar Saadani, qui a accusé en public l’ex directeur de la sécurité militaire algérienne, le général Mohamed Mediene, d’avoir fomenté les événements meurtriers de Ghardaia [21], et malgré celles de l’actuel chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, qui "révéla" l’existence à Ghardaïa d’une bande de criminelle organisée payée cinquante mille dinars par élément et chargée spécialement de souffler périodiquement dans les braises de la confrontation inter communautaire,... [22] et bien ce "Conseil des droits de l’homme" présenté par l’ambassadeur comme une fierté nationale reste étrangement muet face à ces crimes d’Etat !


Mais, le comble est atteint quand l’ambassadeur tente de récupérer la dimension amazighe des droits de l’homme en l’arrachant de sa plateforme historique liée à la revendication démocratique de la Kabylie avec cette malice propre à un vieux criminel récidiviste. Il commence par rappeler le triptyque identitaire arabité, islamité et amazighité inscrit dans la constitution algérienne comme pour répondre, croit-il légitimé à le faire, aux questions des ONG qui ne cessent de souligner cette nouvelle imposture constitutionnelle algérienne caractérisée par une véritable arnaque idéologique qui fait de l’amazighité une identité "folklorique" du troisième bord reléguée au rang de simple vestige historique. La preuve en est qu’elle ne figure, et à ce jour, sur aucun document officiel de l’administration algérienne. Comme nous constatons aussi que l’amazighité est d’entrée piégée par une deuxième identité purement artificielle, l’islamité, dont le rôle idéologique consiste à la cimenter et à la confondre par des liens sacrés à l’arabité, la privant ainsi de son existence libre et de sa primauté historique comme seule identité véritablement nord-africaine. Ce statut constitutionnel purement élémentaire, secondaire, réservé à l’identité première de l’Afrique du nord est le même que celui dans lequel est embobinée la langue amazighe considérée comme seconde langue officielle de l’Algérie. [23] Mais un statut conditionné d’abord par l’exigence de sa promotion dont l’élaboration d’une Loi organique urgente, seule à même de définir sa prise en charge dans toutes ses dimensions, tarde toujours à venir. C’est le cas de la promesse d’une académie amazighe qui, si elle venait à être concrétisée, n’en sera que le repaire des "professionnels" organiques, à l’image du Haut-Commissariat à l’amazighité, HCA, d’El Hachemi Assad, dont le rôle est réduit à de simples offres de services contre rétributions alléchantes d’Etat. Il n’est donc pas écarté de voir le pouvoir algérien pondre un nouveau statut obligeant la transcription de toutes les langues amazighes en caractères arabes. [24] Pire encore, ce nouveau statut d’indigénat réservé aux langues amazighes permet au pouvoir de les arracher des mains de ceux qui les ont portées par le sang pour l’attribuer, comme un droit, à tous les Algériens sachant que l’on ne peut obliger des non amazighs à apprendre une langue et à porter une identité qu’ils ont idéologiquement toujours abhorrées. Une aberration constitutionnelle qui fait que même les arabistes et des islamistes algériens se revendiquent aujourd’hui de l’héritage amazigh. Mais pour quel dessein ? Nous voyons donc comment le pouvoir ne jure que par la fin prochaine de tout ce qui a trait au monde amazigh. La preuve en est encore que chaque fois qu’un député de l’opposition kabyle s’exprime dans sa langue maternelle, il est automatiquement invité par son homologue de la majorité dite présidentielle à le faire dans l’unique langue véritablement officielle de l’Algérie, l’arabe au prétexte que Tamazight est archaïque, pas encore développée. [25] Mais, d’ici là, tamazight aura disparu. Et le pouvoir algérien le sait bien. C’est pour cela qu’il fait de la temporisation sa nouvelle arme anti amazighe comme solution finale, néanmoins, légale.

Ceɛban Tizi Tulmutt.


Déclaration du chef de la délégation algérienne devant les membres du CERD





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