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Nouvelles de Tamazgha orientale
Mazigh et Madghis Bouzakhar toujours entre les mains des services de police libyens.
Enlèvements, arrestations, intimidation et répression... tels est le quotidien eds militants amazighs en ce moment à Tamazgha orientale.
vendredi 31 décembre 2010
par Masin
Quelques jours après l’enlèvement des deux militants amazighs, Mazigh et Madghis Boukhazar, les policiers libyens ont procédé à l’interrogation du père des deux frères et ont confisqué l’ensemble des compacts disques (CD) ainsi que les disques durs des ordinateurs qui se trouvaient au domicile familial des deux militants. A rappeler que les agents de la police libyenne avaient déjà confisqué l’ensemble des ouvrages et documents de la bibliothèque familiale.

Depuis leur enlèvement, le 16 décembre, selon le site Oussan n Libya, ce n’est que le matin du jeudi 30 décembre que leur père a été autorisé à leur rendre visite sans pour autant pouvoir obtenir une réponse quant aux raisons de leur détention.

La même police libyenne est intervenue à la ville de Yefran auprès du propriétaire la Maison Islin (une maison-musée) dédiée au patrimoine amazigh. Cette maison est l’œuvre de Belkacem Ali Madi ; elle a pour objectif la protection du patrimoine civilisationnel, l’architecture et l’urbanisme des Amazighs de Nafoussa. Les policiers ont pris des photos et ont cherché à savoir les raisons de passage des touristes dans ce lieu.

Suite à cette visite, des ordres ont été donnés aux agences de tourisme de dénoncer tout contact ou conversation entre les touristes et la population amazighe d’Adrar n Infousen. Il est également interdit aux touristes de passer la nuit dans la région.

Selon le site Oussan n Libya, les autorités dictatoriales de Kadhafi s’activent à mettre les bâtons dans les roues au Mouvement amazigh libyen aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Toujours, selon le même site, des agents du régime, rejetés par la population locale - Saïd Khafiana, Sassi Karada, Omar Karada, Adel Karada, Ali Zekri et Aribi Bouras -, qui sont bien évidemment des amazighophones, parcourent la région et effectuent un véritable travail de flicage des militants amazighs dont ils dénoncent les activités aux services de répression de Kadhafi. Le but étant de semer la terreur au sein de leurs familles et de la population de manière générale.

Selon la même source, cette attitude des services libyens n’est pas sans lien avec la sympathie qu’a suscitée au sein de la population locale "Tamount Imazighen N Libya" qui vient d’organiser en Belgique sa cinquième rencontre avec le mot d’ordre "les options de la résistance".

Le régime de l’Etat voyou de Kadhafi vient tout simplement nous rappeler sa haine de l’amazighité et sa détermination à aller au bout de son projet, qui est celui de tous les régimes en place en Afrique du Nord, et qui consiste à éradiquer l’amazighité. Ce n’est qu’une attitude normale et naturelle d’un régime arabo-musulman, abstraction faite de son caractère despotique. Et dire que des individus qui prétendent défendre la cause amazighe ont été à la rencontre du voyou de Tripoli et voulaient faire croire à des Imazighen qu’un tel régime est devenu sensible à la question amazighe !!!

Il est temps qu’Imazighen de Tamazgha orientale mobilisent pour ne pas laisser des énergumènes semer la terreur sur la terre des femmes et hommes libres, d’autant plus que la famille qui s’accapare le pouvoir traverse une situation turbulente.

La Rédaction

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