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L'IRCAM représente la plus grande supercherie du vingt et unième siècle
Entretien avec Moha Boudhan
dimanche 8 novembre 2009
par Masin
L’association "Identité amazighe" a rendu public le 4 octobre 2008 un document qui apporte du nouveau dans le paysage politique amazigh. Intitulé "Pour un Etat qui tire son identité de la terre amazighe au Maroc", le document déplace, pour la première fois dans l’histoire du mouvement amazigh contemporain, la question de l’identité au niveau de la notion de l’Etat et du pouvoir politique en prônant une "réamazighation" [1] de l’Etat.

Nous avons entretenu, à ce sujet, à Selouan au Nord de Tamazgha occidentale, Moha Boudhan, l’un des membres de cette association et directeur du mensuel amazigh Tawiza.



Entretien.


Tamazgha.fr : Où en est le combat amazigh à Tamazgha occidentale ?


M. Boudhan : On peut dire, sans crainte d’erreur, qu’avec la création de l’IRCAM (Institut royal de la culture amazighe), le 17 octobre 2001, le combat amazigh, si l’on veut continuer à l’appeler ainsi, a été "intégré" avec succès à la nouvelle "politique berbère" inaugurée par le dit institut, ce qui lui a fait, bien sûr, perdre beaucoup de sa combativité.
En effet, le pouvoir a magnifiquement réussi à apprivoiser le Mouvement amazigh et à le vider de son contenu politique qui dérangeait énormément le pouvoir arabiste du Maroc, en lui donnant, grâce à l’IRCAM, une orientation "culturaliste" où les revendications amazighes portent sur la culture, la langue, la poésie, les contes, la chanson, le folklore… et non sur le pouvoir politique, qui continue à être arabe sur une terre amazighe sans être contesté par le Mouvement amazigh, avec pour corollaire l’exclusion politique permanente de l’amazighité sur sa propre terre. Ce qui constitue l’essence de la nouvelle "politique berbère" de la "nouvelle ère" au Maroc : vous, Imazighen, "faites" la culture mais ne faites pas la politique réservée aux seuls Arabes.
L’IRCAM, représentant la nouvelle "politique berbère" du pouvoir, a réussi donc l’apprivoisement et la "culturalisation" la de la cause amazighe, c’est-à-dire sa dépolitisation, en agissant selon les éléments suivant :
- "Décapiter" les "têtes" du Mouvement amazigh en les nommant comme "élite royale" à l’Institut royal de la culture amazighe, avec tous les privilèges matériels et symboliques que procure l’appartenance à une telle "élite royale".
- Le renouvellement de cette "élite royale" tous les quatre ans, incite une grande partie de militants amazighs à être "sages" en renonçant à toute revendication politique et on se contentant des revendications "culturalistes" autorisées par la nouvelle "politique berbère", et ce dans le but de ne pas "salir" le dossier du "militant" qui aspire à être recruté un jour comme membre de l’"élite royale" amazighe.
- Une grande partie des associations amazighes agissent de la même façon et avec la même "prudence" : paraître "sage" et "modérée" dans le but d’établir des "partenariats" juteux avec l’IRCAM qui n’accepte comme "partenaires", parmi les associations amazighes, que celles qui ont fait preuve de leur conformité à la nouvelle "politique berbère" que supervise l’IRCAM.
- En outre, cet IRCAM joue le rôle de "courtier" qui marchande les militants et associations amazighs pour les rallier à la nouvelle "politique berbère" en les soudoyant sous couvert d’argent alloué aux "activités" culturelles amazighes et à la "recherche" et en leur miroitant des postes de travail à l’IRCAM et des "partenariats" très lucratifs.
Tout le danger de l’IRCAM réside dans cette politique "incitative" qui encourage, usant de l’argent, les associations et militants amazighs à adhérer à la nouvelle "politique berbère". C’est-à-dire "militer" pour tamazight comme le veut le pouvoir arabe et conformément à ses intérêts et non à ceux de tamazight. C’est pourquoi cet institut (IRCAM) représente la plus grande supercherie du vingt et unième siècle visant tamazight, après l’autre grande supercherie du vingtième siècle qui est le mythe dit "Dahir berbère". Malheureusement cette supercherie (Celle du 21ème siècle) n’aurait jamais réussi sans la bénédiction et la collaboration de certains "grands" militants amazighs.
Un re-décollage du combat amazigh exige donc, comme condition sine qua non, la rupture totale et définitive avec la nouvelle "politique berbère" qui a neutralisé le combat amazigh en le dépolitisant. Il faut revenir à l’essence politique du problème amazigh en posant la question de l’identité, non pas des individus ou des groupes ethniques, mais de l’identité de l’Etat. C’est ce qu’a fait l’association "Identité Amazighe" en publiant le document "Pour un État qui tire son identité de la terre amazighe au Maroc".


Comment expliquez-vous cette facilité de la monarchie à corrompre ceux qui sont censés être l’élite amazighe ?

Avec la même facilité par laquelle la Monarchie avait réussi à "corrompre" ses irréductibles adversaires des années 70 – 80, appartenant aux partis d’opposition de cette époque, dont certains ont été même condamnés à mort, comme l’ex-premier ministre Abderrahman Youssoufi devenu, depuis sa nomination premier ministre par Hassan II, plus défenseur du Makhzen que le Makhzen lui-même. En effet, ce dernier a pu domestiquer et "makhzéniser" ses anciens ennemis qui remplissaient jadis les prisons, comme Benzekri, Herzni, Salah Elouadi, Serfati… etc. Les moyens de cette domestication facile, c’est, bien sûr, l’argent que ces nouveaux serviteurs de la monarchie, qu’ils combattaient hier, reçoivent à flots en les nommant dans des postes à des millions par mois. C’est là la capacité extraordinaire du makhzen à s’adapter aux situations hostiles et en tirer profit.
En ce qui concerne l’"élite amazighe", en plus de l’argent qui coule avec abondance à l’IRCAM, et qui est employé pour corrompre cette élite, il faut reconnaître que la nature "culturaliste" des revendications amazighes depuis "la charte d’Agadir", explique, en partie, cet apprivoisement facile de cette "élite" amazighe. Celle-ci revendiquait l’enseignement de tamazight, son introduction dans les média… C’est ce qu’a fait la monarchie. Donc, pour cette "élite" amazighe, le pouvoir ne les a pas domestiqués, il a, au contraire, répondu à leurs revendications. Voilà le contenu pratique de la politique berbère. Cette politique est un autre moyen qui a fait preuve de son efficacité pour apprivoiser les "militants" amazighs.


Le document intitulé "Pour un Etat qui tire son identité de la terre amazighe au Maroc" semble très critique et propose une nouvelle stratégie de "survie". Est ce que vous pouvez nous éclairer sur ce point ?

Avant de vous répondre, j’aimerais faire une petite rectification concernant le mot "survie". Le but du document n’est pas la "survie" de tamazight. Pourquoi ? Parce que la "survie", selon le dictionnaire, c’est le "fait de se maintenir en vie dans un environnement naturel mortifère". Dans ce cas le "survivant" ne cherche qu’à rester en vie, même marginalisé, humilié, privé de ses droits et sans aucune dignité… La "survie" est donc une "vie moindre", une "vie" qui manque de vie. C’est cette situation de "survie", ou de "vie moindre", que vit l’amazighité actuellement. Elle "survit" mais ne vit pas. Pour continuer à rester en vie, elle est humiliée, marginalisée, privée de ses droits et sa dignité. C’est une survie donc et non pas une vie. Cette situation de "survie" est créée et maintenue par la nouvelle politique berbère que mène l’IRCAM dont le but est justement de faire en sorte que tamazight "survive" tout en l’empêchant de "vivre" pleinement.
Le nouveau projet que propose notre document, c’est donc redonner la vraie vie à tamazight en la sortant le l’état de "survie" dans laquelle la maintient la nouvelle "politique berbère" du pouvoir arabiste au Maroc.
Comment faire passer tamazight de la "survie" à une vie vraie et pleine ? Tout simplement, en la faisant passer de la "politique berbère" à une vraie "politique amazighe". Comment réussir ce passage de la "politique berbère" à la "politique amazighe" ? En revenant au contenu politique, et non culturel, de la question amazighe. En quoi consiste ce contenu politique de la question amazighe ? Il consiste en des revendications, non pas culturelles, mais politiques aspirant à l’exercice du pouvoir par tamazight en tant qu’identité de l’Etat au Maroc.
La nouveauté du document est qu’il déplace, pour la première fois dans l’histoire du Mouvement amazigh, la question de l’identité du niveau des individus et des groupes ethniques, au niveau de l’Etat et du pouvoir politique. Ce qui fait de cette revendication de "réamazigher" l’Etat une revendication de référence, première et originelle qu’il suffit de satisfaire pour que toutes les autres revendications (comme l’enseignement et la constitutionnalisation de tamazight par exemple) soient toutes réalisées automatiquement parce qu’elles sont incluses dans la grande revendication de référence, la première et l’originelle qui concerne l’identité de l’Etat.
Nous sommes partis du constat selon lequel l’identité, partout dans le monde, se définit essentiellement par le territoire et non pas par la race et l’appartenance ethnique. Ainsi, lorsque je dis que je suis d’identité amazighe, cela ne veut nullement dire que je porte des "gènes" amazighs, que personne d’ailleurs ne peut prouver. Cela veut dire simplement que j’appartiens à la terre amazighe du Maroc. Mon identité est donc amazighe, suivant l’identité de la terre, où je vis comme y ont vécu mes aïeuls, même si mes origines raciales ne sont pas vraiment amazighes. Cette identité territoriale est représentée dans chaque pays par l’identité de l’Etat de ce pays de qui tire cet Etat son identité. Ceci est valable pour tous les pays et les Etats du monde, sauf en cas de colonisation d’un pays par une puissance étrangère, où ce pays est gouverné par un Etat dont l’identité est différente de l’identité du pays qu’il colonise.
Ici au Maroc, le pays est amazigh. Il n’a jamais été un territoire arabe. Mais le problème c’est qu’il est gouverné par un Etat qui se réclame de l’identité arabe. Ce qui est une anomalie qu’il faut corriger en réinstaurant l’identité amazighe de l’Etat conformément à l’identité du pays qui est amazighe.
Cette identité amazighe de l’Etat n’a jamais fait partie des revendications amazighes. On revendique toujours l’enseignement de tamazight, sa constitutionnalisation, une télévision amazighe, son emploi dans l’administration et les tribunaux, etc.… A supposer que toutes ces revendications sont exaucées, pourtant cela ne change rien à l’identité arabe de l’Etat au Maroc, ce qui signifie que l’exclusion politique – et non culturelle et linguistique – de tamazight se poursuit.
En plus, ces revendications, parce qu’elles sont culturelles, linguistique et ethniques, font paraître Imazighen comme une minorité ethnique qui revendique la reconnaissance des ses droits culturels et linguistiques en tant que groupe ethnique ayant des droits spécifiques. Voilà ce qui met à l’aise le pouvoir arabiste au Maroc : si Imazighen sont une minorité, c’est par rapport à une majorité "arabe" que cette minorité amazighe sollicite de reconnaître ses droits en tant que minorité ethnique. Donc, ce sont ces revendications culturelles, linguistiques et ethniques du Mouvement amazigh qui consolident l’identité arabe au Maroc en tant qu’identité de la "majorité" et affaiblit du même coup, Imazighen en en faisant une petite minorité.
Voilà pourquoi le pouvoir arabiste ne trouve pas d’inconvénient à répondre à ces revendications culturelles amazighes puisqu’elles ne constituent aucun danger sur le pouvoir politique qui reste exercée au nom de l’identité arabe. Ainsi est le contenu même de la nouvelle "politiques berbère" : Le pouvoir politique continue d’être accaparé par les arabistes et exercé au nom de l’appartenance arabe que représente l’Etat arabe du Maroc tout en feignant de reconnaître à la "minorité" amazighe ses droits ethniques et culturels.
Voilà où mène ce type de revendications que le Mouvement amazigh arbore depuis les années soixante-dix du siècle dernier.
Il faut donc revenir à la question de l’identité de l’Etat qui doit être une identité amazighe. Voilà, en gros, le contenu du document. Le pouvoir politique doit redevenir amazigh, c’est-à-dire être exercé au nom de l’identité amazighe qui est l’identité de la terre amazighe où s’exerce ce pouvoir. Cela ne veut pas dire que les responsables politiques qui exercent le pouvoir doivent être racialement amazighs, non, cela veut dire simplement qu’ils doivent exercer leur pouvoir au nom de l’indenté amazighe représentée par l’Etat amazigh.
Lorsque l’Etat redevient amazigh, suivant la terre amazighe, l’amazighité recouvre sa "vie" et abandonne la "survie" dans laquelle l’ont mises les revendications qui font d’elle l’identité d’une "minorité" alors que la terre amazighe est toujours amazighe dans sa totalité.


Qu’est-ce qui distingue votre initiative de toutes les autres qu’a connu le mouvement amazigh (partis, CNC, Tada …)

La différence est de taille. Tous les autres projets et initiatives (Charte d’Agadir, Le manifeste amazigh, Partis, CNC, Tada, Autonomies régionales…) n’ont jamais revendiqué la "réamazighation" de l’Etat, de sorte qu’il redevienne un Etat amazigh, où le pouvoir est amazigh, c’est-à-dire exercé au nom de l’identité amazighe en conformité avec l’identité de la terre amazighe du Maroc. Cette revendication identitaire portant sur l’identité de l’Etat et du pouvoir politique, et non sur l’identité des individus et des groupes ethniques, est quelque chose de totalement nouveau dans l’histoire du MA qui n’a jamais demandé, dans ses communications et ses documents, à ce que l’Etat marocain soit un Etat amazigh. Voilà ce qui distingue notre initiative de toutes les autres.


Que pensez-vous de l’initiative du groupe de militants qui avaient rendu publique une déclaration dans laquelle ils font savoir qu’ils vont donner naissance à une structure politique ?

Je ne pense que du bien. Ce n’est pour le moment qu’un projet de rencontre pour débattre de la nature de cette structure. Nous, nous sommes déjà invités à participer à cette rencontre. Nous comptons défendre notre point de vue lié à la problématique de l’identité de l’Etat qui doit être un Etat amazigh parce qu’il gouverne un pays amazigh. Nous espérons que cette structure politique, quelque en soit la forme, aura des objectifs orientés vers le combat pour la reconstruction d’un Etat amazigh comme nous l’affirmons dans notre document.


Revenons au Mouvement amazigh, nous constatons qu’aucune de ses revendications n’avait été satisfaite après plusieurs décennies de combat. Devrons-nous, désormais, faire du combat pour la souveraineté l’un de nos buts stratégiques ?

Je ne partage pas l’idée selon laquelle "aucune des revendications du MCA n’avait été satisfaite après plusieurs décennies du combat". Le pouvoir arabiste a su, comme je l’ai expliqué auparavant, répondre à certaines revendications culturelles et linguistiques amazighes. Par exemple on ne peut pas nier la décision de l’Etat d’introduire tamazight à la télévision, d’enseigner tamazight avec son alphabet tifinagh, même si cet enseignement connaît beaucoup de problèmes. Ces accomplissements au profit de tamazight les revendiquaient le MA depuis la charte d’Agadir (1992) et ne se sont réalisées qu’à partir de la création de l’IRCAM.

Donc la question est de savoir si des revendications amazighes ont été satisfaites ou non. La question c’est dans quel sens le pouvoir a répondu à ces revendications. Dans le sens de la nouvelle "politique berbère" qui traite Imazighen comme une "minorité" revendiquant la reconnaissance de leurs doits spécifiques. Le paradoxe, c’est que cette situation de minorité est entérinée par les revendications amazighes qui corroborent cette situation qui ne menace en aucun cas le pouvoir arabiste puisque ces revendications ne contestent pas ce pouvoir et n’aspirent pas à le remplacer par un pouvoir amazigh, c’est-à-dire exercé au non de l’identité amazighe de la terre amazighe du Maroc. Quand le pouvoir sera exercé au nom de l’amazighité, cela signifie effectivement que celle-ci a recouvré sa pleine souveraineté, ce qui veut dire la fin de la "politique berbère" d’origine étrangère comme le mot "berbère", et le début de la "politique amazighe" qui est une politique nationale exercée par imazighen eux-mêmes, comme le mot "amazigh" qui est d’origine proprement amazighe et interne, contrairement au vocable "berbère" venu de l’extérieur.
Le recouvrement de la souveraineté amazighe est inséparable du recouvrement de l’identité amazighe de l’Etat. Voilà sur quoi doivent porter les revendications amazighes pour sortir de la "politique berbère" d’origine étrangère.


Quel accueil le Mouvement amazigh a réservé à votre document ?

Un accueil mitigé sans grand enthousiasme chez les associations amazighes. Cette attitude s’explique par plusieurs raisons :
- Premièrement, le document est encore nouveau. Or les idées nouvelles requièrent plus de temps pour qu’elles se répandent et soient comprises et assimilées.
- Certains militants et associations amazighs se cramponnent de façon tellement forte à leurs positions vis-à-vis de l’amazighité qu’ils ne peuvent y renoncer, les dépasser, les faire évoluer ou les remplacer par d’autres positions plus novatrices et plus utiles à l’amazighité. Parce qu’ils considèrent ces positions comme leur "capital" personnel qu’ils doivent protéger, préserver et "fructifier" en organisant des colloques et des activités autour de ce "capital", dont certains exemples sont : "la charte d’Agadir", "le manifeste amazigh", "les peuples autochtones", "l’autonomie des régions amazighes", "la laïcité", "le parti amazigh"… Ces questions qui portent sur des sujets partiels, sectoriels et secondaires constituent une vraie entrave à la position de la question générale, globale et fondamentale de l’exclusion politique de l’amazighité, qui est la question de l’identité de l’Etat au Maroc. En effet, le recouvrement de l’identité amazighe de l’Etat au Maroc entraîne et implique une solution immédiate à toutes ces petites questions "sectorielles" et partielles.
- Beaucoup de militants et associations amazighs surtout, ne veulent pas "salir leur dossier" vis-à-vis du temple IRCAM en adoptant une nouvelle conception de l’identité qui est l’opposé direct de la nouvelle "politique berbère" que dirige l’IRCAM. 
Ce qui explique que les militants indépendants ont accueilli favorablement le document duquel ils s’inspirent et auquel ils se réfèrent dans leurs écrits publiés dans des journaux ou sur Internet. Dans ces écrits, un nouveau débat sur l’identité commence à s’installer où l’élément "terre" est central dans ce débat et où le politique, lié à l’Etat et l’exercice du pouvoir ; prend la place du culturel et du linguistique.
Nous sommes optimistes et confiants dans l’avenir. Parce que nous croyons que le mensonge ne peut pas continuer à tromper toujours les gens, sinon il n’y aurait jamais de science et de vérités. À un moment ou un autre, la vérité finit toujours par éclater au grand jour. Il viendra donc un jour où le Mouvement amazigh fera de la "réamazighation" de l’Etat sa principale revendication parce qu’il aura pris conscience que c’est par la satisfaction de celle-ci que toutes les autres revendications seront automatiquement satisfaites.


Propos recueillis par :
Lhoussain Azergui.

Notes

[1Ndlr : à se demander, tout de même, comment peut-on ré-amazighiser ce qui n’a jamais été amazigh. En effet, l’Etat marocain a-t-il été amazigh ? Non, jamais ! L’Etat marocain est une création récente aidée et facilitée par l’Etat français venu prêter main forte à la monarchie allaouite pour mater et venir à bout de la résistance des tribus berbères (1912-1933), suite à quoi est né cet Etat de la monarchie avec ses frontières actuelles. Et cet Etat a toujours été arabe et musulman, n’en déplaise à certains…

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11 Messages

  • Je remercie ce monsieur et votre cite pour cette contribution, et je doit dire que ce monsieur a completement raison de A au Z . jespere que cet article paraitra dans d’autres sites amazigh, et que les leaders de la revendication de l’amazighite de l’afrique du nord y jeterons un oeuil. merci monsieur de nous eclairer sur nos erreurs et merci d’etre positive sur l’avenir de tamazight . un grand salut aus amazighs du maroc et d’frique du nord en general. UN KABYLE des USA qui a grandi en terre amazigh.
    • Un nouveau souffle est indispensable au mouvement amazigh.

      Les pères mongoles disent à leurs enfants : "même si Dieu venait te demander cette Terre, ne la lui donne pas."

      Merci mes frères pour ce regain d’espoir.

      On doit faire comme Catin l’Ancien qui disait à la fin de chaque discussion : "il faut détruire Carthage". Chaque amazigh doit se dire, de préférence au moment de chacune des cinq prières : "il faut détruire l’arabo-islamisme en Afrique du Nord."

      Toutes mes amitiés mes frères du Maroc. Un Kabyle de Paris.

    • Quelqu’un a dit : "si tu ne t’occupes pas de toi-même, ton ennemi s’en chargera."

      Voilà un slogan que chaque amazigh doit méditer.

      Vive la liberté !

      Amazighement votre !

  • L’IRCAM représente la plus grande supercherie du vingt et unième siècle 9 novembre 2009 01:21, par Acmammu n Igwelmimen
    Azul, Dda BUDHAN était parmi les premiers recrutés du temple mensonger de l’IRCAm qu’il continue à servir dans son journal "Tawiza" où il publie des écrits Amazighs en Tifinagh de son temple qui le payait. Cet enthousiaste auteur dudit document avait choisi volontairement sa survie en baptisant son organe de presse "Tawiza" au lieu de Twizi que la majorité écrasante des Imazighen employaient depuis la nuit des temps, ce-ci n’est-il pas une façon de satisfaire la politique Berbère de Mekhzen ? BUDHAN avait déformé Tiwizi et choisi le Tifinagh déformé de l’IRCAm pour survivre. Le jour où BUDHAN arrive à se débarasser des mensonges Ircamiens et corriger "Tawiza" par Tiwizi, à ce moment on dirait que notre Dda BUDHAN est un homme de parole qui milite pour la vie de notre identité et qui ne se lasse pas à ce que la locomotive de la politique Amazighe prenne les rails qui lui sont propres. Notre Dda Muh ne va pas à hésiter à nous éxhumer sa démission de cet épouvantail d’institut, mais que diras-t-il des militants qui avaient été convoqués et avaient récusé cette vente à la surenchère. J’adhère énergiquement à l’idée de l’amazighation des états de Tamazgha. Amazigement de : Acmammu n Igwelmmen.
  • Pour une fois, on entend quelque chose de nouveau et de sensé.

    Après tout, c’est notre Terre. On doit l’affirmer haut et fort. Car jusqu’à présent, nous nous sommes passés pour des victimes qui quémandent un morceau de "pain nu" contre notre Terre. Vous imaginez où notre naïveté nous a amenés. Des étrangers sur notre Terre. La Terre de nos ancêtres.

    Actuellement, il y a un bras de fer entre les autorités de Tizi Ouzou et les populations d’Azazga et de Yakourène. L’État a le choix entre deux tracés de route pour relier les deux villes, mais les autorités veulent construire la route à travers des champs d’oliviers. Décision décriée par les populations des deux villes, mais décidément, les autorités ne veulent pas s’en démordre. La mobilisation de la population de la région, notamment des propriétaires des oliveraies, a inspiré au préfet de Tizi Ouzou cette méprise en arabe : "ils ont trois oliviers, et ils emmerdent le monde." Voilà ce que pensent les Arabo-islamistes de nos oliviers, de notre culture, de notre identité, enfin de notre Terre.

    A bon entendeur salut !

    • Azul akwit s-umata,

      Treve de tergiverser, tant que nous n’aurons pas compris qu’il est temps de proclamer notre indépendance en tant que Peuple, en tant que Nation, en tant qu’Etat souverain chez nous, que TAMAZGHA appartient aux IMAZIGHEN !! Et bien tout le reste n’est que palabres, gesticualation veines.

      Tamazgha est à ce jour gouvernée par des oligarchs à la solde de puissances étrangères celles-ci ont choisies le Pan-arabisme comme politique, afin d’éviter l’émergeance d’une conscience nationale "AMAZIGH" qui remettrait en cause leur Géo-politique strategique.

      Nous sommes étranger chez nous, sur notre terre, ils ont répandus divers maux (baatisme, islamisme etc..) la conséquence les 4 pays de Tamazgha (Maroc, Lybie, Tunise, Algérie) ont générées une nation de zombis, les jeunes (de 7 à77 ans) n’hésitent pas à braver tous les dangers en traversant la mer souvent sur de frêles esquifes, et que l’on ne vienne pas à dire que c’est à cause de la misere, car la Lybie et l’Algérie ont une mane pétrolière et gazière (le peuple en bénéficie t il ??)

      Notre jeunesse ne doit plus être corvéable et maléable pour les pays occidentaux, ou servir comme chaire à cannons pour des conflits servant les islamistes ou les pan-arabites.

      En quoi aujourd’hui ces "faux pays" sont ils indépendants, nous ne produisons rien, nous ne créons rien, l’indépendance est la capacité à assujetir d’autres etats à son économie, nous même " tisegnit" nous ne sommes plus capable de la fabriquer !!

      Bref soit nous prenons notre avenir en main en tant que tel, soit d’autres s’en chargeront....

      Tanemmirt, azul seg’ul

      AGWZUL

      • L’IRCAM-HCA-et même MCA ! 9 novembre 2009 22:56, par La Mécréante !

        salut AGWZUL,

        tu as parfaitement tout dit ! et c’est pour tout ce que tu dis que les foules ne se lèveront jamais. d’ailleurs elles sont lestées par la muslimerie de leurs États mahométans outre celle qui est gravée dans leurs cervelles jusqu’à la mort.

        l’IRCAM du marocain est la copie conforme du HCA de barbeFLN : même foutaise, même piège à con, même caverne d’ali-baba pour ceux qui y ont été placés aux manettes.

        pour ce qui est de la Kabylie (seule contrée qui m’intéresse) regarde un peu jusqu’où va Boutef lorsqu’il décide de ridiculiser les kabyles : il actionne le journal anti-kabyle à sa botte

        lorsque tous les "C" de ces boutiques manoeuvrières pilotées par le (et les) marionnettiste islamo-arabe seront remplacés par le "S" de Souveraineté, ou le "I" de Indépendance, elles commenceront, peut-être, à nous faire bouger une oreille.

        dans l’intervalle, pour la "Culture", personne n’a attendu ces zéros pointés en politique ! d’autres infiniment plus compétents et plus érudits s’en sont chargés et s’en chargent encore.

        Aucun politique sur terre ne dit ça : « Nous sommes optimistes et confiants dans l’avenir. Parce que nous croyons que le mensonge ne peut pas continuer à tromper toujours les gens, sinon il n’y aurait jamais de science et de vérités. À un moment ou un autre, la vérité finit toujours par éclater au grand jour. »

        Il ne dit pas "inchallah" mais je l’entends quand même (il a dû se retenir) !!!

        quant à cette réflexion (à lire et relire) : « Il viendra donc un jour où le Mouvement amazigh fera de la "réamazighation" de l’Etat sa principale revendication parce qu’il aura pris conscience que c’est par la satisfaction de celle-ci que toutes les autres revendications seront automatiquement satisfaites »,

        elle est carrément surréaliste. et quelle incohérence !

        qu’ils continuent donc tous à peigner la girafe et à s’engraisser. personne ne les écoute. Les jeunes continueront à prendre la mer, eux au moins ont tout compris.

  • tu a oublié de citer un autre motif M. BUDPAN. d’autres associations et Militants n’adherent pas a ton projet par ce que elles nous te font plus confience a cause de ton sejour a L’IRCAM. 
  • En finir avec la supercherie arabo-musulmane, telle doit être l’un des objectifs du mouvement amazigh, avec en plus la création d’un Etat amazigh en Tamazgha-Afrique du nord. Dans l’interview que je viens de lire le représentant de l’association "identité amazigh" montre du doigt la politique abjecte du roitelet de Rabat gouvernant Tamazgha occidental dans le but de neutraliser le mouvement de libération nationale amazigh en le dépolitisant. Imazighen de Tamazgha occidental, ne vous laissez pas faire par la clique colonialiste arabo-musulmane, et radicalisez votre discour en le portant sur le terrain politique afin que vous puissiez chasser le colonialiste arabo-musulman de notre terre amazigh.

    Saga des Gémeaux.