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Les événements de T'kout en 2004 et la situation actuelle dans les Aurès
Projection-vidéo suivie de débat, vendredi 15 mai 2009 à 18h30 à Paris.
vendredi 8 mai 2009
par Masin
Tamazgha organise une projection-vidéo d’images témoignant des évènements qui ont marqué la ville chaouie de Tkout et ses environs en 2004. La projection sera suivie d’un débat animé par Messaoud Nedjahi, un poète-écrivain chaoui.


[| Tkout, mai 2004 |]


Le 13 mai 2004, alors qu’il était sur le chemin qui le mène à l’endroit où il a l’habitude de partager ses connaissances sur tamazight et l’alphabet tifinagh, Chouaïb Argabi, alors âgé de 16 ans, fut tué par un garde communal algérien sous prétexte qu’il aurait volé des pommes.
Ce fut le point de départ de manifestations populaires à Tkout. Plus de 3000 soldats de l’armée algérienne ont investis la ville le jour même. Torture, viols et passages à tabac ont fait partie du quotidien des habitants de la ville. Les affrontements furent quasi-quotidiens et le mouvement a très vite gagné plusieurs régions chaouies dont Aris, Tazeggaght et Oumlebwaqiont.

En juin 2004, l’essentiel des meneurs du mouvement furent arrêtés par les forces policières algériennes, et en juillet de la même année, 36 personnes ont été condamnées par le tribunal algérien de Tbatent (Batna) à des peines de prison allant de un an et demi à 3 ans.

Pour comprendre la genèse de ces évènements qui ont marqué le pays chaoui, Tamazgha organise une projection-vidéo d’images témoignant de ces évènements qui sera suivie d’un débat animé par Messaoud Nedjahi, un poète écrivain chaoui.


[|Tkout, mai 2004|]




[|Les événements de T’kout en 2004 et la situation actuelle dans les Aurès|]

3[|Projection-vidéo suivie d’un débat animé par|]3
2[|Messaoud Nedjahi|]2
[|poète-écrivain chaoui|]

[|Vendredi 15 mai 2009 à 18h30|]

[|2Local associatif
12, rue Moulin des Lapins
75014 Paris
2

Métro : Pernéty (Ligne 13)
|]

Entrée libre

Renseignements
Tel : 01.45.45.72.44.
E-mail : tamazgha wanadoo.fr







Messaoud Nedjahi :

Après un doctorat en psychologie, Messaoud Nedjahi s’est convertit en musicologie et s’intéresse plus particulièrement à la musique berbère. Ayant grandi et vécu dans les Aurès, Messaoud Nedjahi a été forcé à l’exil par le régime algérien qui après lui avoir fait subir diverses pressions et humiliations, l’arrête arbitrairement pour avoir pris des photos qui dérangent.
Il avait activement participé aux évènements du Printemps berbère en 1980 qui avaient marqué principalement la Kabylie.
Aujourd’hui il vit en France où il poursuit son activité militante, mais surtout ses diverses productions (musique, écriture,…).
Il est auteur d’une douzaine d’ouvrages dont "La Becquée n’a pas suffi" et "Aurès insolite" (Douze nouvelles fantastiques), parus à Paris chez les éditions Publibook, respectivement en 2003 et 2004.

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4 Messages

  • excellente coïncidence ! 9 mai 2009 14:37, par La Mécréante !

    Il n’est pas vain de commémorer les crimes du régime de l’Algérie indépendante tandis que les prétendus offensés ângérianistes (de nationalité Française, ou bis-nationaux Français-Algériens), bien installés dans leur confort chez le "colon-mécréant", font leur cinéma d’hypocrites autour d’un 8 Mai 1945 alors qu’ils ignorent ou font semblant d’ignorer la réalité du fait Historique mais avec une volonté affirmée de cacher cette réalité au populo inculte (et analphabète) qui marche au radar.

    Qui a "tiré" ce 8 Mai 1945 sur le feu vert de DE GAULE ? Mais l’armée Française, bien sûr, répond l’ângérianiste franco-arabo-muslim !

    l’armée Française, c’est-à-dire 2000 hommes (outre la milices de Guelma, 200 hommes), que l’Histoire irréfutable retiendra à tout jamais comme étant :

    - la Légion étrangère,
    - les tabors marocains,
    - les tirailleurs sénégalais d’Oran,
    - les spahis de Tunis,
    - les tirailleurs algériens en garnison à Sétif, Kherrata et à Guelma.

    Tout ce beau monde n’avait même commencé à déposer son barda, en revenaison de guerre contre le nazi. hé ! hé ! Sarko leur a rendu hommage ce 8 Mai 2009, sur une plage du sud, proprette nettoyée de toute trace de harraga échoué !

    Alors, "qui a tué qui" ?... vaste question d’actualité, n’est-ce pas ?...

    Chapeau bas à Tamazgha.fr qui ne se laisse ni embrigader ni dissiper.

  • Azul Tamazgha.fr,

    est-ce que vous publierez quelque chose (audio ou vidéo) sur ce le débat qui suivra la projection ?

    et, comment dit-on "tafsut" en chawi ?

    les algériens semblent particulièrement pris de folie exterminatrice au printemps pour écrabouiller du berbère.

  • Messaoud est certainement une personne qui manie bien sa plume et joue avec les verbes. Mais il est loin d’être un saint et encore moins un militant sincère. Ceux qu’il l’ont côtoyé, après son comback du pays des chamelles, avec un peu de courage et non compression, témoigneraient.

    Messaoud après une vingtaine d’années passées en Arabie Saoudite et une traversée de désert revient pour lutter contre sa propre mort. Il surfe sur tout.

    En rentrant en Algérie Messaoud a travaillé pour la radio de Batna et a même osé défendre ce choix (avancer le chmilblik) avant qu’il soit inviter à dégager.

    Il aussi accepté d’être honoré par le RND de Batna (une montre lui a été offerte)

    Il a arnaqué plusieurs personnes qu’il a aidé à écrire des livres en utilisant leur signant des contrats avec les éditions PubliBok.

    Concernant l’hommage à Naziha HAMMOUDA lors de la soirée-hommage "Iwal, Femme libre de l’Aurès" qui s’est déroulé le 23 janvier 2010 au local associatif réseau Voltaire (21 ter rue Voltaire à Paris 11emem), un adage bien connu, Messaoud sait très bien de quoi il s’agit car la moitie de la réponse est y, dit : « il assiste aux funérailles de sa victime ».

    Les pires ennemis de l’Amazighité sont les nôtres. Méfiance.