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Mouloud Mammeri et le Printemps berbère...
Chronologie du Printemps 1980
dimanche 29 février 2004
par Masin
L’on sait que la goutte qui a débordé le vase en 1980 et qui a fait que toute la Kabylie s’est levée pour crier son ras-le-bol et exprimer, pour la première fois dans la rue, sa revendication de reconnaissance de Tamazight, était l’interdiction de la conférence de Mouloud Mammeri prévue à l’Université de Tizi-Ouzou le 10 mars 1980.
Afin de donner une idée de développement des événements depuis le 10 mas 1980, nous publions un extrait du Journal des événements de Kabylie, de Rachid Chaker*.

- Dimanche 9 mars 1980.
En deux années et demie d’existence, le Centre universitaire de Tizi-Ouzou a déjà connu trois grandes grèves dont la dernière en date, très dure, s’est déroulée du 17 octobre au 13 novembre 79 ; elle posait le problème de la représentation authentique des étudiants dans l’instance universitaire. Le FLN avait accusé les meneurs d’être des berbéristes, voire des bébéro-marxistes (ou plus prosaïquement des Bougiots).

On avait alors supprimé la venue des étudiants bougiots sur Tizi-Ouzou, ceux-ci étant désormais orientés sur Sétif. De
même les enseignants algériens ayant accompli leurs études en France, furent particulièrement surveillés, parfois intimidés.
De nombreuses atteintes à la liberté des manifestations culturelles berbères se sont déjà produites à Tizi-Ouzou. Interdiction d’Aït Menguellet et d’Idir ; ou de la pièce de théâtre la Guerre de 2000 ans adaptée en kabyle. En rétorsion, une salle de prière aurait été alors mise à sac par les étudiants.

La venue le 10 mars 1980 de Mouloud Mammeri avait été annoncée par voie d’affiches depuis plusieurs jours déjà. Le
recteur, bien qu’hostile à cette présence a toléré l’organisation de la conférence par le comité de cité d’Oued Aïssi (comité reconnue par l’administration). Toutefois, plusieurs affiches avaient été arrachées. Dans la nuit du dimanche au lundi à minuit, un mystérieux appel téléphonique de quelqu’un se faisant passer pour le recteur de Tizi-Ouzou prévient Mammeri de l’annulation de sa conférence.

- Lundi 10 mars 1980.
Renseignement pris le matin, M. Mammeri s’est entendu démentir au téléphone, par M. Arab, lui-même, toute interdiction ou report de la conférence. Vers 12 heures Mammeri, en compagnie de S. Chaker et d’un chauffeur du CRAPE se dirige en direction de Tizi-Ouzou. Parvenu à 14 heures à Dra Ben Khedda, ils sont interceptés par un barrage de police.
(Un second barrage était d’ailleurs prévu à Boukhalfa.)

Conduit chez le Wali après vérification d’identité, M. Mammeri se voit signifier oralement, l’interdiction de sa conférence sur la « poésie kabyle ancienne », sous prétexte de « risques de troubles de l’ordre public ». Il est également convié à quitter la wilaya immédiatement. Auparavant, il prend soin de se rendre chez le recteur pour s’enquérir de cette interdiction. Le Wali a en effet « lâché le morceau » en trahissant son exécuteur des basses œuvres, puisqu’il avait charge, le directeur du COUS, M. Mérabtène, de téléphoner "l’annulation" à Mammeri, la veille à minuit.

Le recteur et le secrétaire général de l’Université sont effondrés et déclarent être soumis à des pressions intolérables. Aux environs de 16 h 30, à Hasnaoua lorsque la nouvelle de l’interdiction parvient à la nombreuse foule attendant impatiemment (plus de 1 000 personnes !) c’est l’effervescence qui succède à l’indignation. Une A.G. des étudiants est convoquée pour le lendemain mardi 11 mars à 9 heures.

-  Mardi 11 mars 1980. - Première manifestation de rue à Tizi-Ouzou.
Cette manifestation est rapidement décidée par l’A.G. de de 9 heures.
De l0hl5 à l2hl5, soit durant deux heures, ce sont 500 à 600 personnes puis à la fin 700 environ qui ont défilé en faisant deux fois le tour de la ville par les principales artères. Le cortège a marqué des temps d’arrêt devant le CNP du FLN, devant la Wilaya et enfin devant les lycées de la ville.

Les banderoles proclamaient :
« Culture berbère : culture populaire »
« Wali, CNP, Conférence de M. Mammeri interdite ? »
« Halte à la répression culturelle ! »

Les slogans en français étaient :
« A bas la répression » - « Wali, CNP, assassins ».

En kabyle, c’étaient :
«  Tamazight t-tameslayt ennegh  : le berbère est notre langue »
«  anerrez wala aneknu !  : nous briserons mais ne plierons pas ! »
« ‘naâya di lbat’el !  : nous en avons marre de l’injustice ! »

Le service de répression était très important : police, gendarmerie et pompiers, mais il n’a pas osé intervenir.
L’activité dans la ville était paralysée et l’ensemble de la population était aux fenêtres. Il y avait certes une grande approbation tacite, mais pas de manifestations très nettes d’appui ; seules quelques vieilles ont osé pousser des « vouyous » de leurs balcons.

L’après-midi, une réunion des enseignants algériens du Centre universitaire de Tizi-Ouzou met au point le texte d’une pétition
sous forme de lettre ouverte au ministre de l’Enseignement supérieur, texte dénonçant (dans ses deux versions finalement proches l’une de l’autre), l’interdiction dont avait été victime un collègue universitaire, insistant également sur le nécessaire respect des franchises universitaires (présence de flics en civil dénoncée...), et revendiquant la liberté d’expression notamment au plan culturel et précisément en ce qui concerne la langue berbère. La lettre recueillera plus de 40 signatures (soit les 4/5 des enseignants algériens).

- Mercredi 12 mars 1980.

Rédaction en assemblée générale par les étudiants de Tizi-Ouzou, d’une « lettre ouverte au président de la République » qui sera tirée plus tard à des milliers d’exemplaires et largement diffusée (Alger, Boumerdès, etc.). Cette lettre relativement modérée, s’appuie sur la Charte nationale dont elle cite de larges extraits. Elle rappelle les événements et revendique le droit au développement de la langue et de la culture berbères proposant l’adoption du berbère comme seconde langue nationale.

A Alger, les personnes mises au courant de ce qui se passait à Tizi-Ouzou, se sont montrées souvent très mitigées certaines mettaient même en doute la véracité des informations ou la personnalité de M. Mammeri. Quelques rares personnes étaient enthousiasmées par la manifestation de rue !

- Jeudi 13 mars 1980.

Les enseignants de l’Institut des Sciences économiques d’Alger, informés des événements, ont pris l’initiative d’une pétition adressée au ministère protestant contre l’interdiction dont avait été victime l’universitaire Mammeri. Ce texte recueillera une bonne quarantaine de signatures, soit les 3/4 des enseignants algériens (y compris les gens du PAGS et la direction...).
Dans la nuit du 12 au 13 mars, entre Boudouaou et Tizi-Ouzou, la plupart des pancartes routières et des abris d’arrêts
de bus, ont été recouverts d’inscriptions à la peinture noire portant :
« Démocratie », « Aït Ahmed au pays ! », « Halte au génocide culturel ! », « néo-FLN-Fascîste », « Tous opposants ! »

Des inscriptions ont aussi été signalées dans Tizi-Ouzou et sur les routes de la haute Kabylie. Toutes ont été recouvertes précipitamment par les autorités avec plus ou moins d’efficacité, à la peinture blanche ou rosé, et ce, dans la journée du jeudi 13. C’est à cette date aussi, que paraît le premier article de la presse étrangère, faisant état des événements de Tizî-Ouzou. Il s’agit d’un court article de Libération, lequel relate honnêtement la manifestation du 11. (C’est sans doute ce qui éveillera l’intérêt du Monde !)

- Vendredi 14 mars 1980.

Les gens commentent abondamment (et différemment) les inscriptions. Les avis sont plutôt partagés.

- Samedi 15 mars 1980.

Première visite à la présidence de la République d’une délégation d’étudiants de Tizi-Ouzou qui lui remettront la lettre ouverte. Ils sont reçus par A. Benhabyles le secrétaire général qui se montre quelque peu surpris et réservé, mais néanmoins pas trop hostile. Les étudiants lui font une démonstration d’écriture en berbère (Tifinagh) qu’il dit avoir transmise au Président (?). En fait il précisera ses positions lors de la seconde rencontre.

- Dimanche 16 mars 1980.

A Alger, on signale qu’un tract du FFS circule en milieu estudiantin (c’est le troisième depuis six mois), il informe sur
les événements de Tizi-Ouzou tout en exagérant quelque peu le nombre des manifestants (2000 prétend-il).
En Kabylie, les dimanche 16, lundi 17 et mardi 18, Larbaa Naît Irathen puis Azazga et Aïn El Hammam ont connu trois journées de manifestations (à Larbaa, trois jours consécutifs). Les manifestants sont surtout de nombreux jeunes (lycéens, etc.) mais aussi des très jeunes et des femmes (en général des vieilles). Des actions spectaculaires sont signalées.

A Larbaa Naît Irathen, les manifestants entrent dans la caserne et obligent les djounouds à sortir (alors qu’ils étaient en tenue de sport, en train de faire de la gymnastique), pour manifester en faveur de la langue berbère. Le même sort atteint le président de l’APC qui se voit contraint de défiler en tête en scandant : « Vive les Berbères. »

Partout des vitres et des enseignes des édifices publics sont brisées, souvent elles sont repeintes en caractères « tifinagh ». A Azazga, un officier de police venu protester contre la dégradation d’une enseigne du FLN, se voit déverser sur lui un pot de peinture rouge, etc. Les commerçants (certains diront qu’ils y ont été forcés) ont bien évidemment baissé tous les rideaux.

-  Lundi 17 mars 1980.

Daniel Junqua, correspondant du Monde, se rend à Tizi-Ouzou, où il enquête auprès d’étudiants, d’enseignants et tente vainement d’obtenir la version des responsables (recteur absent, etc.). Un premier article honnête va paraître dans le Monde, daté du mercredi 19 mars.
A l’université de Tizi-Ouzou, on commente bien sûr tous les événements. Les partisans d’une prise de position pour dénoncer les « partis d’opposition suspects de chercher à manipuler » sont mis en minorité et le projet est abandonné. Le soir, un gala du chanteur d’Imazighen Imula, Ferhat, a lieu au foyer de Hasnaoua devant près de mille spectateurs dont le directeur du COUS, Merabtène, complètement ivre, qui se prête aux demandes loufoques des étudiants qui le ridiculisent. Ce gala tourne en une espèce de meeting d’opposition à la politique répressive du pouvoir et il a beaucoup de succès car des thèmes politiques sont ouvertement débattus, comme par exemple, le retour d’opposants comme Aït Ahmed et Boudiaf. Le laborantin About Arezki parle imprudemment d’un tract du FUAA qu’il aurait reçu sous sa porte.

- Mardi 18 mars 1980.

On nous confirme les manifestations de Larba, Azazga et Aïn El Hammam. Les gens sont parfois assez circonspects (particulièrement les hommes adultes), « on risque de s’acheminer vers une guerre civile » redoutent-ils.

- Mercredi 19 mars 1980.

Mammeri est reçu une première fois par Bererhi (le ministre de l’Enseignement supérieur) qui s’est montré tout plein d’excuses « mielleuses » mais vagues. Une seconde fois il le contacte pour lui déconseiller fortement de participer à un cycle de conférences organisées à la Cité universitaire de jeunes filles de Ben Aknoun, sur le thème de la Culture nationale. La même démarche semble avoir été faite auprès de M. Labîdi ainsi qu’auprès de Rachid Boudjedra également pressenti pour ce cycle.

Mammeri s’excusera « diplomatiquement » auprès des jeunes filles venues le relancer. Certaines filles de l’UNJA tenteront même de reprendre l’affaire en main.

- Jeudi 20 mars 1980.

On relève un billet plutôt « ordurier » signé K.B. (sans doute Kamel Beikacem, le rédacteur en chef) paru dans la page culturelle de El Moudjahid. Mammeri y est attaqué (sans être nommé) comme un véritable collaborateur du colonialisme.
On note aussi un éditorial très confus mais dont la fin dénonce nettement les fauteurs de trouble de Tizi-Ouzou dans ‘Révolution africaine.

Algérie Actualité, quant à lui, souligne bien que le départ de Chadiy pour le Moyen-Orient était prévu de longue date et n’a donc rien de conjoncturel. En fait une venue de Chadly à Tizi-Ouzou était bel et bien prévue pour le 15 ou le 16 mars. En témoignent les nombreux (et précipités) travaux d’embellissement dans toute la ville.

A Dra El Mizan, une première tentative de manifestation a eu lieu alors que les lycées étaient en vacances, avec environ deux cents lycéens. A Tizi-Ouzou, les étudiants tiennent une A.G. assez houleuse, au cours de laquelle certains dénoncent les manipulations des partis d’opposition, FFS, FUAA et PRS ; certains y ajoutent le PAGS (qui effectivement manipulerait au moins un ou deux des « meneurs » estudiantins). Par ailleurs l’AG prend la décision d’aller au-devant des manifestants lycéens des villes de Larba, Azazga, etc. qui s’apprêtent à descendre en cortège sur Tizi-Ouzou, afin de les dissuader de faire le regroupement. La manifestation dont la rumeur était connue depuis plusieurs jours, même à Alger, est difficilement contenue. En fait les forces de l’ordre étaient sur les dents.

- Samedi 22 mars 1980.

Au niveau des enseignements de Tizi-Ouzou, on parle d’une nouvelle initiative à prendre suite à l’article injurieux d’El Moudjahid, qui met en cause également la communauté universitaire de Tizi-Ouzou de façon indirecte. A Alger, certains universitaires tentent avec peu de succès, de faire signer une pétition demandant à El Moudjahid de garantir le droit de réponse à Mammeri.

La pétition recueille difficilement des signatures, même parmi le personnel du CRAPE dont Mammeri avait été directeur.

- Lundi 24 mars 1980.

On note de nombreuses tergiversations en milieu enseignant à Tizi-Ouzou sur les initiatives à prendre. La lettre ouverte au ministre tarde à être envoyée. A l’Institut des Sciences économiques, le recteur Arab vient d’installer la commission pédagogique. Les enseignants décident à propos du problème des polycopies et du tirage d’adresser une lettre-ultimatum à l’administration pour la date limite du samedi 29 mars, au-delà de laquelle ce serait la grève.

- Mardi 25 mars 1980.

L’Institut des Sciences économiques d’Alger se met en grève pour trois jours à propos principalement de leur comité d’institut non reconnu par l’administration.

Mammeri a été reçu par le ministre de l’Information, Mehri, qui, tout en lui présentant des excuses polies, s’oppose à la publication de sa réponse par El Moudjahid. Mammeri semble plutôt résigné à ne pas pousser plus loin, mais à sonder du côté d’Algérie-Actualité...
Entre-temps, le directeur de la Recherche scientifique au ministère, Benbouzid, ainsi que des gens de l’ONRS se mon-
trent plutôt favorables à l’idée de l’ouverture d’une chaire de berbère et de filières de recherches dans le domaine.

Extrait de "Journal des événements de Kabylie" (mars-mai 1980)
Par Rachid Chaker
in "Les Temps Modernes", n° 432-433, Juillet-Août 1982.

- Lire le billet "ordurier" de Kamal Belkacem

P.-S.


Rachid Chaker est mort le 5 août 1980, dans un accident qui a coûté la vie à sa femme, son fils et sa mère. Il était maître assistant en économie à l’université de Tizi-Ouzou. A ce titre, il avait activement participé au mouvement du printemps 1980, notamment au sein du collectif "anti-répression" de l’université.

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6 Messages

  • > Mouloud Mammeri et le Printemps berbère... 27 février 2006 16:39, par je suis lyes aifa de bejaia
    je vous remercie d’abord pouyr ce site je vous demande de monveyer l’article qui a etais ecris en kabylie les evenement du 20-avril-1980 vueillez axepte mes salutation les plus sincere
  • > Mouloud Mammeri et le Printemps berbère... 21 mars 2006 19:34, par henia
    bonjour je m’appelle henia de LNI .Je trouve vraiment votre site tres interessant.merci pour les information que vous nous porter a nous la jeune jeneration ,cela nous permet de ne pa oublier qui nous sommes, d’ou nous venons,et nos origines.merci aussi de rendre hommage a ces grands monsieurs qui sont MOULOUD MAMMERI.MOHYA et tant d’autres.je voudrais tout de meme vous demander,si vousle pouver,de nous communiquer les noms des 24 detenus des evenements de 1980.j’attands votre reponse le plus tot possible merci.et en l’occasion du 26eme annaversaire du printemps berbere je souhaite a tout les berberes quelque soit son origine une tres bonne fete et n’oubliez jamais d’ou vous venez.

    Voir en ligne : mouloud mammeri et le printemps berbere

    • > Mouloud Mammeri et le Printemps berbère... 15 avril 2006 12:06, par Magali
      bonjour Henia, je viens de lire ton message, si tu apprécies M. Mammeri, sache qu’1 hommage lui est rendu à la maison de la culture du 17 au 21 avril 2006 ;Le Foehn y sera joué, renseigne toi pour les horaires, comédienne, je joue dans cette pièce, demande moi je serai très heureuse d’échanger avec toi, je suis Magali.A très bientôt.
  • Mouloud Mammeri et le Printemps berbère... 31 mai 2006 00:36, par Malika
    Bonsoir. Je suis marocaine et je m’intersse à connaitre les evenements du printemps noir. Donc si vous le voulez bien m’indiquer où je peux trouver la suite du journal de Rachid Chaker . Merci d’avance.
  • Mouloud Mammeri et le Printemps berbère... 19 octobre 2007 19:12, par Saïda

    A propos de Rachid Chaker qui était au PRS , il ne fut pas de ceux qui organisèrent les manif... mais était effectivement actif dans l’opposition politique générale

    Saïda R.

    • Mouloud Mammeri et le Printemps berbère... 23 février 2008 12:02, par kaptan
      Rachid Chaker était un ami de longue date, de l’université de Grenoble où nous avons tous les deux étudié Sciences Eco. Entre 1977 et 79, j’ai enseigné aussi en Algérie, et Rachid me passait des publications du PRS de Boudiaf,( futur président de courte durée, assassinée dans un attentat par la suite...) que je diffusais dans mon quartier. Tres peu de temps avant son décès, nous nous sommes vus à Grenoble, il m’a raconté ses souvenirs des évènements de Tizi-Ouzou. Il était accompagné de son épouse et du petit. J’ai appris sa mort par son frère. C’était une immense tristesse, et il n’avait pas que des amis à Grenoble, dans le milieu algérien. J’étais furieux contre ses détracteurs, qui étaient plutôt pro-gouvernementaux ou PC.... Je suis turc, ayant vécu à Alger deux années....Je suis encore triste en lisant ce topic.Racid était comme un frère.