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Musique touarègue
Tinariwen : un combat pour l'existence !
Le groupe révolutionnaire touareg, Tinariwen, vient de sortir un nouvel album. "Aman Iman", sorti le 5 février 2007, est un véritable régal musical.
mardi 31 janvier 2012
par Masin
Un combat pour l’existence du peuple touareg, celui pour l’existence de la langue touarègue, celui pour l’existence de la liberté : celle des Imazighen dans leur ensemble. Un combat pour que cessent les souffrances imposées aux Imazighen (Berbères) dans l’indifférence totale du monde entier.
Timanriwen est un appel aux Imazighen afin qu’ils se prennent en charge, de façon indépendante, sans compter sur qui que ce soit, mais seulement sur leur rassemblement et leur unité, afin de se libérer des griffes du colonialisme qui tend à les éradiquer.
Si Tinariwen se conjugue avec "combat", c’est parce que leur musique, leur groupe sont nés dans le combat : c’est la nécessité du combat qui les a fait naître.
Leurs premières chansons étaient des appels à rejoindre le maquis et à faire la guerre, à prendre les armes, les vraies, celles qui sortent le feu, pour se défendre et défendre leur dignité. Et c’est dans le maquis que le groupe s’est formé.



Tinariwen ou le combat par la musique et le chant...
Il est difficile de résister à la musique de Tinariwen : une musique qui touche profondément, une musique rude et brute qui vient du fin fond du désert. Avec sa musique, Tinariwen nous fait voyager à travers l’Histoire, l’Histoire de la Berbérie. Sa poésie nous rappelle aussi toutes les invasions que les Berbères ont subies, tous les combats qu’ils ont menés et ceux à mener. Les chants de Tinariwen, ce sont aussi l’espoir : ils expriment cette détermination à œuvrer pour que le peuple amazigh se libère et accède à sa souveraineté et son épanouissement.

Les membres de Tinariwen font la musique qu’ils aiment naturellement car ils sont issus d’une société pour laquelle la musique fait partie du quotidien, une société de joie et de fêtes ; la société touarègue. Mais la souffrance qu’ils ont subie a fait que leur musique et leurs chants dégagent aussi une puissance qui appelle au combat et à la lutte.

Oui, Tinariwen est né dans la souffrance, l’exil, le combat et la guerre. Tinariwen, c’est l’Histoire récente des Touaregs victimes et martyrs des pires atrocités.

La colonisation française
Si les conquêtes arabo-musulamanes n’ont pas achevé la soumission de l’ensemble du peuple amazigh dans la mesure où certaines contrées du pays amazigh ont pu y échapper - et c’est le cas justement des Touaregs -, la colonisation française n’a épargné aucune partie, y compris le pays Touareg. Malgré leur résistance acharnée, ils ont fini par être vaincus par la nouvelle machine de guerre, arrivée avec de nouvelles armes à feu.

Les Français, lorsqu’ils ont été contraints de laisser leurs colonies africaines, ont cru bon de tracer des frontières et d’établir des Etats créés de toutes pièces. Les Touaregs, quant à eux, n’avaient pas cherché à être Maliens, Nigériens, Libyens ou Algériens. Ils voulaient juste rester Touaregs dans leur pays et garder leur territoire... Ils ne voulaient surtout pas être rattachés à des Etats dans lesquels ils ne se reconnaissaient pas. Une lettre a été même adressée au Général de Gaule pour lui faire savoir que les Touaregs ne tenaient pas à être rattachés à ces nouveaux Etats. Leur demande est restée sans suite. Comme si la France voulait faire payer aux Touaregs leur résistance !

Le sort des Touaregs entre les mains d’assoiffés de pouvoir.
L’indépendance de l’Etat malien, comme celles des autres Etats que la France avait créés, a été l’avènement des malheurs des Touaregs. A peine installé, l’Etat malien - c’est le cas de l’Etat nigérien également -, ne s’est intéressé aux Touaregs que pour leur soutirer l’argent des impôts et réduire leur mobilité. Les nouveaux Etats qui se sont ainsi imposés aux Touaregs étaient (et le sont toujours d’ailleurs) de véritables Etats coloniaux.
Les Touaregs ne pouvaient supporter ce nouvel ordre qui, en plus de les marginaliser et de les priver de tous les droits, les humiliait. Ainsi, le mécontentement a très vite vu le jour à travers le pays touareg. Mais les Etats, n’acceptant pas d’être remis en cause, ont très vite fait appel à la violence.

L’année 1963 : souffrances subies, tentes brûlées, parents assassinés,...
1963 est une année qui a marqué Ibrahim ag Alhabib dit "Abaraybone" : c’est une année où il a vu des vieux et des bébés tués par l’armée du Mali. Une armée qui n’a pas épargné les animaux : une manière de priver les Touaregs de l’un de leurs moyens de "survie". Dans le film documentaire Teshumara. Les guitares de la rébellion touarègue, réalisé par Jérémie Reichenbach, Abaraybone raconte comment les militaires maliens, tous noirs, alignaient des Touaregs et les exécutaient en public devant les populations obligées à y assister et à applaudir... applaudir l’exécution de leurs propres parents !.

Paradoxalement, cette année, 1963, a vu, au Nord, l’armée algérienne pénétrer en Kabylie, un autre pays berbère, où elle a assassiné, violé et torturé. La Kabylie avait alors osé défier l’Etat algérien et remis en cause le gouvernement illégitime et anti-démocratique qui s’était installé juste après le départ de la colonisation française. Ainsi Touaregs et Kabyles, deux composantes d’un même peuple, se battaient contre deux Etats coloniaux qu’un autre colonialisme, le français, avait laissé en terre amazighe. Mais voilà qu’à l’époque chacun ignorait le combat de l’autre. Peut-être même que chacun ignorait l’existence de l’autre !

L’exil et la souffrance
A l’âge de quatre ans, en 1964, suite à l’assassinat de son père, Ibrahim, avec les autres membres de sa famille, a été forcé à l’exil. Son père venait d’être assassiné par les militaires maliens parce qu’ils l’accusaient d’être en contact avec les "rebelles" touaregs. Ainsi, il fait partie d’une génération qui est née dans l’oppression, cette oppression qui les a accompagnés tout au long de leur jeunesse. Et comme si cette oppression de l’Etat ne suffisait pas, est venue se rajouter la dureté de la nature avec une sécheresse qui a frappé le pays touareg et qui a fait d’énormes dégâts au sein du cheptel très important dans la vie économique et sociale des Touaregs.

La musique
Très jeune, Abaraybone s’intéressait à la musique. Il avait fabriqué sa première guitare avec un bidon sur lequel il avait fixé des cordes. Il jouait des chansons traditionnelles touarègues.
Cette musique était, aussi bien lui que les autres membres de Tinariwen, une manière de redonner un sens et un espoir à leur vie en retrouvant leurs racines.
C’est donc naturellement qu’Ibrahim s’est retrouvé entrain de faire de la musique et composer des chansons qui traduisent ses préoccupations et convictions qui sont celles des jeunes comme lui.

Ibrahim ag Alhabib, dit Abaraybone



La première chanson de Tinariwen a été composée dans le but d’unir l’ensemble de la jeunesse touarègue face à l’oppression du régime malien :
"Mes amis écoutez moi,
Vous êtes tous attachés au même pilier,
Il n’y a que l’union qui peut vous en détacher,
Unissez-vous main dans la main."


Il faut dire que très vite le groupe "Tinariwen" a su transmettre un message au peuple pour lui faire prendre conscience de ce qu’il subissait et pour le faire aller de l’avant et se battre pour sa dignité.
Leurs chansons étaient interdites. Même les autorités algériennes les censuraient lorsqu’ils étaient en exil notamment à Tamenrasset : accusés de diffuser des chansons politiques, ils se feront même arrêter.

Tinariwen rêvent de voir le peuple touareg libéré et accéder à son épanouissement...
Dès le début, dans leurs chansons, ils appelaient les jeunes à se soulever et à rejoindre le maquis.
Pendant les années 1990, la musique de Tinariwen a été utilisée comme un message des combattants touaregs qui envoyaient des cassettes dans les campements pour sensibiliser les citoyens restés au pays.

L’engagement dans la lutte armée.
Lorsqu’un camp d’entraînement a été ouvert en Libye pour les Touaregs, les jeunes qui plus tard membres de Tinariwen ont rejoint le camp : ils étaient parmi les premiers à y aller. Mais, six mois à peine après leur arrivée dans ce camp d’entraînement, plusieurs d’entre eux ont compris que ce n’était pas pour la cause touarègue que la Libye formait militairement les Touaregs : c’était pour les envoyer combattre au Liban et en Palestine. C’est ainsi que les membres de Tinariwen, comme plusieurs autres jeunes touaregs, ont déserté le camp libyen : ils ne voulaient surtout pas être utilisés pour une cause qui n’était pas la leur. C’est à partir de ce moment que les membres de Tinariwen se sont investis davantage dans leur musique.
Lorsque les jeunes de Tinariwen sont partis du camp libyen, leurs chansons les avaient précédés dans les campements. Ces chansons étaient répandues partout et sont devenues une menace pour les autorités maliennes au point qu’elles furent interdites.

A leur retour au pays, les membres de Tinariwen n’avaient ni armes ni aucun moyen. Avant même qu’ils n’entreprennent quoi que ce soit, plusieurs d’entre eux furent arrêtés. Ils se rendirent dans les montagnes et, là, ils reprirent les six armes qui leur avaient servi pour leur première attaque contre l’armée malienne. Les premières attaques ont visé notamment les casernes de l’armée malienne dans le but de trouver d’autres armes. L’objectif des combattants touaregs était l’armée et jamais ils ne se sont attaqués aux populations civiles.
Et tout en prenant les armes, leurs guitares les accompagnaient.

La déception et l’abandon du maquis
Les divisions qui ont marqué la révolte touarègue avaient beaucoup affecté les membres de Tinariwen. Ces révolutionnaires qui pensaient qu’il fallait d’abord se constituer comme un peuple avant de se permettre des divisions, étaient catastrophés par le fait que les Touaregs n’étaient pas capables de s’unir autour d’un objectif commun. Ils pensaient profondément qu’aucun Etat en Afrique n’aurait pu les arrêter s’ils avaient été unis.
Et imaginons un instant que l’ensemble des Imazighen puisse s’unir ! Tamazgha aurait été ce qu’elle doit être et ce qu’elle n’aurait jamais cessé d’être !
Les divisions au sein des rangs touaregs ont commencé lorsque l’idée de négocier avec les Etats est apparue. C’est notamment lorsque les Touaregs ont pris le dessus militairement sur les armées des Etats malien et nigérien que ces derniers, avec les conseils notamment de l’Algérie et de la France, ont souhaité négocier. La négociation avait comme principal objectif d’affaiblir la résistance touarègue et surtout de la désarmer. Ainsi, des accords ont été signés entre les combattants touaregs et les Etats du Mali et du Niger.

Pour Abraybone, certains points pour lesquels les Touaregs ont signé le pacte sont positifs ; c’est le cas de la question relative à l’instauration du système d’autonomie qui aurait permis, s’il était mis en pratique, aux Touaregs de gérer leurs propres affaires : "décider chez soi pour les siens", mais il déplore en même temps que plusieurs points pourtant contenus dans le pacte signés ne soient pas respectés par les Etats. Les choses ne sont pas claires, selon lui. "Ils nous ont désarmé en nous promettant du travail ou l’incorporation dans l’armée" affirme Abraybone qui a refusé d’intégrer l’armée car sa mentalité en est tout simplement incompatible ; il est tellement attaché à la liberté et au désert qu’il ne peut se voir enfermé dans une caserne.

Le combat de Tinariwen ne s’arrêtera pas !
Si l’Etat malien a signé des pactes avec les combattants touaregs, s’il leur a promis des choses, la musique de Tinariwen ne semble pas avoir sa place au sein de l’Etat malien. Mohamed ag Itlale, dit Japonnais, souligne le fait que l’Etat malien ne s’est jamais intéressé à la musique de Tinariwen. Le groupe a été complètement ignoré. Ce n’est pas pour autant que le groupe laissera tomber. "Nous développerons notre musique nous-mêmes et nous continuerons à enseigner l’Histoire de notre peuple" affirme Japonais dans le film documentaire Teshumara.

C’est bien d’un combat qu’il s’agit, le combat que les membres de Tinariwen n’ont jamais abandonné. En réalité, ils n’ont jamais baissé les armes. Il est vrai qu’ils ont abandonné les kalachnikovs, mais ils ont gardé l’autre arme, la plus efficace, cette arme qui leur permet de s’adresser à leur peuple mais aussi au monde entier. Il s’agit bien de leurs guitares et leurs voix par lesquelles ils expliquent au monde l’Histoire de leur peuple et les injustices qu’il subit.

La poésie de Tinariwen appelle les Touaregs à se battre et à ne pas admettre ce fait accompli que nous imposent les systèmes qui nous gouvernent. Leur message est un appel au combat et à la lutte pour l’existence du peuple touareg, et à travers lui celle de peuple amazigh (berbère) dans son ensemble. Tinariwen, c’est la rage de voir l’existence de la langue berbère, pour la dignité et l’épanouissement du peuple berbère. La musique de Tinariwen, c’est surtout cet espoir qu’on voit à l’horizon : y a-t-il une raison pour qu’un peuple aussi jaloux de sa liberté et son existence disparaisse !

Oui, il est clair : Tinariwen rêve de voir le peuple touareg libéré et accéder à son épanouissement...


L’album

La chanson "Klegh achel" ("J’ai passé la journée") évoque tout ce que les Touaregs ont subi suite aux terribles sécheresses des années 70 et 80, notamment l’exil et l’errance auxquels ils ont été contraints.

Dans l’une des chansons, Tinariwen rend hommage à Mano Dayak, un héros de la résistance touarègue. Mano Dayak était le dirigeant de la résistance touarègue le plus médiatisé. Il avait joué un rôle très important dans la reconnaissance de la cause touarègue. Sa disparition, suite à un accident d’hélicoptère, en 1995, reste toujours un mystère. La chanson rappelle, entre autre, que si les Touaregs communiquent aujourd’hui avec le téléphone satellite, c’est grâce à Mano Dayak.

Dans la chanson "Ma tadjem yinmiksan" ("Pourquoi cette haine entre vous"), Abaraybone s’adresse à ses compatriotes touaregs pour les appeler à cesser la haine et les divisions qu’il y a entre eux. Il leur rappelle qu’ils ne sont ni "occidentaux" ni Arabes... Ce sont ces divisions internes et cette haine qui ont été l’entrave la plus importante dans la marche du peuple touareg. C’est à cause de cela qu’ils ont toujours été floués et qu’ils n’ont pas pu atteindre leur objectif, notamment leur totale libération.

"Ahimana" ("Ô mon âme") est une chanson improvisée par Japonais pendant l’enregistrement de cet album. C’est un mélange spontané de l’histoire d’une lettre qu’il écrit à sa mère sur les contraintes de l’exil avec d’autres paroles empruntées à des chansons traditionnelles dont une chantée habituellement par des femmes.

Abaraybone revient sur l’épisode de 1963 dans la chanson intitulée "Soixante trois". C’est l’une des premières chansons composées par Ibrahim durant les années 80 avec Intiyden, mort en 1994 d’une étrange maladie. La chanson évoque donc la révolte touarègue de 1963 brutalement réprimée par l’armée malienne qui a commis des massacres sans précédent. Des vieux, des femmes et des enfants ont été assassinés et des cheptels décimés. Alors qu’il n’avait que quatre ans, Ibrahim a été marqué par cet épisode et rien ne le lui fera oublier... C’est cette douleur qu’il exprime dans cette chanson.

La chanson "Touamst" a été composée en 1194 par Abdallah Ag Alhousseyni, alors que les mouvements armés touaregs avaient sombré dans les luttes intestines entre partisans du cessez-le feu et partisans de la poursuite du combat. La chanson est un appel au rassemblement et à l’unité en rappelant que "un peuple divisé ne peut atteindre son but".

"Imidawen win akal-in" ("Amis de mon pays") a été composée par Abaraybone en exil . Elle évoque la séparation et le manque des êtres aimés.

"Awa d idjen" ("Ce qui est advenu"), composée par Japonais (Mohamed ag Itlale), évoque le manque d’eau en pays touareg mais aussi la situation de la langue touarègue (Tamacheq) qui est bafouée et ignorée par les pouvoirs en place. Il met en exergue les dégâts provoqués par le manque d’eau et ceux provoqués par la non-reconnaissance d’une langue , en l’occurrence, ici, le Tamacheq. Il décrit la langue touarègue comme une grande vérité enterrée dans le désert depuis longtemps et sur laquelle l’ignorance a prié une dernière fois.

"Ikyadagh d-im" ("Je te regarde"). Composée par Ibrahim, elle évoque l’amour qu’il voue à sa bien aimée.

"Tamatant tilay" ("La mort est là"). Composée par Alhassane ag Touhami en 1983, elle est un appel au combat. C’était les années chaudes entre les combattants touaregs et l’armée du Mali. Et pour échapper à la mort, il appelle ses compatriotes à prendre les armes et à rejoindre les montagnes.

"Assouf" ("Nostalgie") est une chanson écrite par Abaraybone dans les années 80. Une chanson qui évoque la nostalgie et l’amour : il s’adresse à ses amis et leur dit "qui sait ce qui peut soulager un cœur qui brûle ?"

"Izaghagh ténéré" (J’habitais le désert) est une chanson d’Abaraybone qui traite de la solitude dans le désert (ténéré) au milieu du son de tendé, le tendé des esprits.


Masin FERKAL

Tinariwen, Aman Iman (Emma Productions/AZ), 2007.
Site de Tinariwen : www.tinariwen.com



Tinariwen en concert


- Samedi 7 avril 2007 à 19h30 au Bataclan (Paris)
Site du Bataclan


- Mardi 8 mai 2007 à 20h00 à Bruxelles

avec les groupes touaregs "Tartit" et "Toumast"
dans le cadre du festival "Les Nuits Botanique"
Plus d’informations


P.-S.

Article publié en mars 2007.

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7 Messages

  • Tinariwen : un combat pour l’existence ! 1er mai 2007 19:46, par lhu

    J’ai écouté ce CD des dizaines de fois. il m’a dressé les cheveux sur la tête. chak fois que je le met, j’ai l’impression que je l’écoute pour la première fois, ce qui est magique.

    "aman iman" est un véritable plaisir musical. Un hommage émouvant a été rendu à Mano Dayak. Ce qui m’a fait plus mal c’est la chanson "63" ... qui parle du massacre subi par les Kel Tamachaq en 1963 (Touareg est un mot k j’aime pas trop). Ils nous rappellent notre histoire moderne sous la colonisation. Nos souffrances sont les mêmes qu’on soit à Tizi n Imnayen, à Tiznit, à Larbâa n’ait Iratten ou à Tcin Tibarraden... Nous sommes un peuple colonisé et opprimé depuis des siècles. Il est temps de se relever.

    Un Conseil : Si vous trouvez le CD achetez-le sans hésiter. c’est notre façon (parmis tant d’autres) d’aider nos frêres kel Tamacaq. Il se vent à 14 Euros. Ca vaut vraiment la peine ...

    Voir en ligne : http://nkerxla.blogspot.com

    • Tinariwen : un combat pour l’existence ! 4 juin 2007 05:07, par Sekkou

      Azul fellawen

      Si possible, j’aimerais avoir les paroles de la chanson Amassakoul. Si possible les paroles en tamachek (pour apprendre) et en français (pour mieux comprendre). Je vous remercie d’avance.

      Sekkou

      • Tinariwen : un combat pour l’existence ! 16 août 2007 13:13, par AG ALHAD Mohamed Attaher
        Ehrane ma tolahame où que vous soyez ,vous et tous les BERBERES .Je suis natif de kidal ,je m’apelle Attaher AG ALHAD , je dis bravo à tous ceux de loin comme de pret à lever haut la culture AMAZEGH .Courage et merci .Ici à Kidal tout va tres bien Dieu merci mon bonjour à Tinariwen . Har alwaghte
  • Tinariwen : un combat pour l’existence ! 25 février 2012 10:39, par yyww2011
    They’re rather utes ancement and selections. inward this evaluation short and snappy this cheap ray ban aviator 3025 is definitely significant. Clear air Nike jordans footwear and rates, ray ban 3025, of which inserting upon eyeglasses has been well worth seeing everything the world skilled to supply. Memories via the years as a child recollect clip-ons as heavy, For this reason, undivided sun shades and ray ban aviators sale.
  • Tinariwen : un combat pour l’existence ! 28 février 2012 20:40, par gherab
    Ce chanteur est aussi digne que nos chanteurs engagés Kabyles et personnellement je remercie le rédacteur de cet article car en fermant les yeux l’on se croirait en Kabylie du fait que nous vivons les mêmes engagements et les mêmes dénies des instances auxquelles nous sommes rattachés les uns les autres et cela par la faute et le mépris d’une France coloniale qui on a l’impression nous a volontairement fait hériter de ces situations ambiguës ,et que tous ces truchements machiavéliques ont volontairement été décidés comme étant une punition tant pour les victimes et tant pour leurs bourreaux Qu’a cela ne tienne l’amazigh est une race malgré l’oublie dans l’histoire et malgré sa relégation à un soufre douleur capable de s’assumer et de délier l’écheveau malgré le poids des peines que cela lui coutera ...Frères Touaregs allez de l’avant tout comme nous irons nous aussi ,il n y a nulle nuit qui n’ait vu poindre le jour,vous êtes dans la pensée et dans les bons offices kabyles et vos victoires seront aussi les nôtres