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Entretien
Bouaziz Aït-Chebib : "Imazighen devront unir leurs forces !"
vendredi 10 août 2018
par Masin
Suite à l’arrestation et l’incarcération arbitraires de SalimYezza par les autorités algériennes, lesquelles autorités ont même osé le condamner, nous avons voulu avoir le point de vue de Bouaziz Aït-Chebib, un militant kabyle qui connaît si bien le régime algérien et qui a eu à faire à son arbitraire.

Ayant baigné dans le Mouvement culturel berbère (MCB) depuis 1989, Bouaziz Aït-Chebib adhère au RCD qu’il quitte en 1995. En 2001, il fait partie des fondateurs du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie et occupe alors le poste de responsable à l’organique. En décembre 2011, à l’occasion du deuxième congrès du MAK, il est élu président du Mouvement. Son arrivée à la tête du Mak a apporté du "sang neuf" au mouvement qui a vu un nouvel élan. Bouaziz Aït Chebib a joué un rôle important pour ancrer le mouvement dans la société ; il a sillonné toute la Kabylie pour porter els idées nouvelles rompant avec un "algérianisme" qui a beaucoup nuit à la Kabylie. La qualité d’"homme de terrain" lui a été alors reconnue. Le 26 février 2016, à l’occasion du troisième congrès du MAK, il est réélu à la présidence du Mouvement.
Le 16 nvembre 2016, et suite à une longue période de confusion au sein du MAK, Bouaziz Aït-Chebib rend publique une déclaration par laquelle il annonce sa démission de la présidence du MAK et il justifie sa démission principalement par sa volonté d’"écarter définitivement la problématique absurde du bicéphalisme, et la fausse compétition entre l’intérieur et l’extérieur".
En décembre 2017, Bouaziz Aït-Chebib, avec 125 autres membres, il signe un texte fondateur d’un nouveau mouvement indépendantiste kabyle, un texte qui appelle à tenir un congrès constitutif de l’Union pour une République kabyle (URK).

Dans cet entretien, il revient, entre autre, sur les pratiques de cet État néocolonial qui fait de l’éradication de l’Amazighité son principal projet.
Nous tenons à le remercier d’avoir accepté de répondre à nos questions.



Tamazgha.fr : Que pensez-vous de cette arrestation et comment expliqueriez-vous la méthode mise en œuvre par les autorités de l’État algérien ?

Bouaziz Aït-Chebib : L’arrestation du militant Salim Yezza est, en tous points, semblable à celles opérées par les dictatures militaires : elle est extra-judiciaire. Je m’explique : les faits reprochés sont prescrits, le mandat d’arrêt est émis quatre ans après les faits et pour couronner le tout, il est faxé à un seul aéroport, celui de Biskra en l’occurrence, alors que la juridiction en vigueur exige sa diffusion sur tout le territoire algérien. Cette arrestation nous renvoie l’image d’une justice vengeresse aux mains d’une bande de mercenaires haineux envers tout ce qui est Amazigh. Pour nous qui œuvrons à l’édification d’un État kabyle, cet Etat algérien, en déliquescence avancée, est l’exemple à ne pas suivre. Si les décideurs avaient la moindre dignité, ils auraient au moins respecté les règles qu’ils ont eux-mêmes fixées.

Lors de sa comparution le 24 juillet au tribunal correctionnel de Taghredayt, le procureur algérien avait requis deux ans de prison ferme contre lui pour "incitation à la violence". Il lui aurait reproché des propos tenus au sujet des événements qu’a vu le Mzab e entre 2013 et 2015 où les Mozabites ont eu à subir un véritable terrorisme couvert par les autorités algériennes dont des membres de la police et gendarmerai auraient même pris part.
Quel commentaire faites-vous de ces accusations et la peine requise ?

Salim Yezza est un militant engagé et solidaire, il est "coupable" de son humanisme et de sa liberté. Il soutient toutes les causes justes et tous les militants Amazighs de par le monde. C’est notamment le cas des Amazighs d’At Mzab à Tagherdayt. Comme beaucoup de militants et de citoyens libres qui refusent de se soumettre à la terreur, nous sommes très nombreux à avoir partagé les propos qu’il avait tenus au plus fort de la répression dans le M’zab.
Quant aux chefs d’inculpations, ils sont aussi grotesques que le verdict qui a été rendu. Salim Yezza est accusé d’incitation à la haine et d’incitation à l’attroupement. Or, dans sa publication Facebook du 25 janvier 2014, celle-là même qui sert de prétexte au tribunal de Ghardaïa, il n’y a aucun propos qui incite à la haine. Au contraire, il dénonce la haine féroce dont le M’zab est victime et il n’a appelé à aucun attroupement. Mais l’objectif de l’Etat algérien est évident : à travers la cabale montée contre Salim Yezza, il vise à terroriser tous les militants qui osent porter la voix des opprimés sur la scène internationale. D’un autre côté, le verdict, frappé de nullité par les lois algériennes en elles-mêmes, il ne fait, au final, que révéler le désarroi d’un Etat sans aucune légitimité. Un Etat qui peine à respecter ses propres lois ne peut pas être crédible. Sa crédibilité internationale ne tient qu’aux vannes du gaz et du pétrole qu’il ouvre généreusement à tous les prédateurs occidentaux qui, en échange, lui garantissent une pseudo légitimité.

Que pensez-vous de la décision du tribunal de Taghredayt rendu le 7 août ?

Je tiens d’abord à exprimer mon soulagement de voir un camarade de lutte enfin « libre » et heureux de retrouver sa famille et ses amis. Je lui réitère ici ma solidarité militante et mon soutien fraternel.
L’issue de ce procès politique ne peut être que politique. Le verdict inique qui a été rendu ne fait que ternir davantage l’image de l’Algérie arabo-islamique qui tente vainement de museler toute voix et dynamique incarnant la liberté et la dignité des peuples amazighs. N’oublions pas que Salim Yezza est un militant amazigh des Aurès. Le message est on ne peut plus clair : les Aurès sont invités à rester tranquilles et à ne pas se mêler de ce qui se passe chez leurs frères du M’zab, de Kabylie, ni même du Rif. La vague de répression sans précédent qui s’est abattue sur le Rif a été totalement ignorée par l’Etat algérien, pourtant si prompte à tirer à boulets rouges dès qu’il s’agit de son rival marocain.
Pour en revenir à la décision de justice, bien sûr, nous ne pouvons pas accepter un verdict aussi injuste émis par un État qui élève au rang de personnalité nationale un chef terroriste coupable de génocide sur des populations civiles ; un État qui harcèle, diffame et emprisonne des artistes, des blogueurs, des militants politiques pacifistes ; un État qui protège les voleurs, les violeurs, les trafiquants de drogue et emprisonne des citoyens innocents. Un État de cette nature n’est pas digne de disposer d’une justice ; un État de cette nature doit être jugé pour crime contre l’humanité. C’est lui qui doit être jugé et très sévèrement condamné. Mais, comme nous le savons tous, l’Etat algérien arrange bien les intérêts de tous les prédateurs qui gouvernent la planète. Il a donc toute la latitude pour faire emprisonner qui il veut et quand il veut. Ce ne sont pas les prétendus champions de la démocratie et des droits humains qui viendront les contredire. Aussi, dans cette sordide affaire de Salim Yezza, il y a tout de même lieu de préciser que sans la mobilisation de l’opinion et le remue-ménage dans la diaspora, le verdict aurait été dramatique. C’est un bel exemple de solidarité qui montre que tout est possible quand on arrive à s’unir sur l’essentiel. Donc, si nous voulons vraiment faire libérer nos innocents, nous pouvons le faire. Merzoug Touati, Massinissa Benalioua, Mohamed Babanedjar et plusieurs autres détenus Mozabites, de même que les centaines de détenus Rifains, dont des mineurs, ont tous été condamnés injustement sur la base de procès infâmes et illégitimes à l’image de leurs instigateurs : les régimes coloniaux algérien et marocain.
Cela dit, quelle que soit la puissance de ces Etats et leurs innombrables injustices, qu’ils sachent que la justesse de nos combats pour la liberté et la dignité finira, tôt ou tard, par triompher. Ces Etats despotiques y contribuent même activement à chaque crime commis contre les peuples Amazighs.

Peut-on dire que l’arrestation de Salim Yezza, tout comme d’autres actes commis dans les Aurès, s’inscrit dans une stratégie globale de l’Etat algérien qui vise à maintenir les Aurès dans la soumission au régime et son idéologie tout en les coupant notamment des voisins Kabyles et Mozabites ? Par la même c’est une façon aussi de s’attaquer à la solidarité entre Amazighs et veiller à maintenir les frontières qu’il a établies entre les différentes composantes amazighes ?

En vérité, l’État algérien n’a d’autres ennemis que les authentiques enfants de cette terre millénaire qu’il tente de dévoyer au profit d’un colonialisme idéologique qui ne dit pas son nom mais dont les desseins meurtriers ne sont un secret pour personne.

L’État algérien ne ménage aucun effort pour étouffer toute dynamique d’émancipation des peuples Amazighs. Il veille à les maintenir dans une situation de soumission par la répression et l’endoctrinement idéologique. Il s’efforce à anéantir tout lien de solidarité entre eux en essayant de les isoler les uns des autres. Le but de cette politique est d’empêcher le souverainisme kabyle de se répandre chez les autres peuples amazighs.
La solidarité entre les peuples amazighs constitue donc la clé de la résistance et celle du triomphe sur les régimes coloniaux d’Afrique du nord qui partagent tous le même objectif : l’extinction totale et définitive des Imazighen.

Lorsqu’on observe l’attitude de l’Etat algérien qui multiplie ses pratiques de répression et d’humiliation qui visent des militants amazighs et des symboles de l’Amazighité, peut-on parler d’une volonté de cet Etat de soumettre les Amazighs, les domestiquer et les museler afin qu’il puisse achever son projet d’éradication de l’Amazighité ?

L’Algérie est un État colonial imprégné de l’idéologie conquérante de l’Arabo-islamisme. À travers ses politiques assimilationnistes, répressives et oppressives, il vise l’extinction des peuples amazighs. Ces derniers sont donc condamnés à recouvrer leur souveraineté perdue ou à accepter une existence de servitude, d’humiliation et de négation. La soumission ne fait pas partie de notre culture. Des foyers de résistance existent un peu partout en Afrique du Nord. Mais, notre faiblesse réside justement dans nos dispersions sur des futilités sans importance mais que les États arabo-islamiques savent instrumentaliser avec ruse et perversité. Il en est ainsi de la religion par exemple. Le cas des Mozabites, pourtant musulmans, est édifiant à ce propos. Et ne parlons même pas des laïcs et des chrétiens de Kabylie constamment harcelés par l’État théocratique. L’Algérie, "pays arabe" et "terre d’Islam" disent-ils. Cet article de la constitution algérienne est sans équivoque, l’Algérie est bel et bien une "province coloniale" d’un monde arabe cauchemardesque. Une province arabe que nombre de ses citoyens se revendiquant eux-mêmes Arabes fuient par n’importe quel moyen. Qui ne sait pas que la Méditerranée est peuplée de cadavres de migrants malheureux nord africains et africains pourtant tous touchés par la grâce divine de la doctrine wahhabite.
Nous ne voulons pas leur laisser nos territoires, notre histoire, notre culture et notre identité. Alors, aujourd’hui, si vraiment nous voulons vivre librement chez nous, il devient impératif pour les militants amazighs de tous bords de se rassembler autour d’une organisation nord-africaine dédiée à la solidarité entre les peuples amazighs et à la défense de leurs droits politiques, culturels et économiques.

La politique anti-kabyle de l’Etat algérien remonte à très loin, elle a existé avant même que cet Etat voit le jour, mais ces dernières années la politique anti-kabyle de l’Etat algérien s’est accentuée et ses méthodes diversifiées. Pourriez-vous nous faire un état de la situation répressive que vit la Kabylie aujourd’hui ?

La Kabylie est devenue une prison à ciel ouvert. Elle traverse aujourd’hui une des périodes les plus dangereuses et décisives de son histoire. La Kabylie fait face à des méthodes perverses et diaboliques parmi lesquelles nous pouvons citer :
- Une forte dynamique de dépersonnalisation du peuple kabyle qui mobilise tous les instruments idéologiques du régime colonial arabo-islamique, notamment les médias lourds, les écoles, les lieux de culte, les administrations et l’ensemble des organisations de masse ;
- L’accroissement de la pauvreté, des inégalités sociales, du chômage et de la précarité ;
- La corruption généralisée et la précarisation de la santé dont la prise en charge ne s’organise plus qu’à travers la solidarité sociale en Kabylie ;
- L’instrumentalisation des corps dits de sécurité, totalement défaillants dans la sécurisation des biens et des personnes mais hautement performants dans la répression et le harcèlement des militants politiques pacifiques ;
- L’occupation et le contrôle militaire de l’espace géographique kabyle sous prétexte d’une lutte contre un terrorisme islamiste dit "résiduel" mais qui ne subsiste qu’en Kabylie depuis l’amnistie générale des terroristes islamistes, alors qu’il était inexistant en Kabylie, au plus fort de son activité criminelle durant la décennie noire ;
- Le sabotage économique, la lourdeur bureaucratique et le chantage fiscal systématique ;
- Le sabotage volontaire et prémédité de l’écosystème par la destruction de la faune et la flore du territoire kabyle, notamment par les incendies réguliers de centaines de milliers d’hectares de forêts, comme les oliveraies très anciennes, sources de revenus pour beaucoup de familles ;
- L’insécurité généralisée sciemment entretenue par la prolifération des actes de violence (kidnappings, agressions et assassinat de citoyens dans l’impunité totale, et dont les derniers en date sont ceux du militant associatif Abdelhak Benchelli, de Mokrane Khelfane dit Hamiche, du chanteur engagé Hamid Beztout, d’Aghilas Hadjou, de la petite Nihal, de l’étudiant H. Djamel et pour clore cette liste macabre le touriste Zoubir Aïssi, pour ne citer que les affaires les plus médiatisées) ;
- L’instrumentalisation et la sous-traitance de la terreur et de la voyoucratie, pour ébranler les codes de conduite propres à la Kabylie, autrefois efficacement codifiés par les assemblées villageoises, pour faire plier ainsi un peuple farouchement résistant ;
- La pénalisation et le musellement de toute voie progressiste s’opposant à la promotion préméditée et outrancière de l’obscurantisme à travers l’ensemble des institutions de l’État algérien (école, justice, administration) ;
- Les atteintes gravissimes à la liberté d’expression et d’opinion accompagnées d’accusations d’intelligence avec l’ennemi contre tout opposant ou journaliste osant remettre en cause l’ordre colonial établi, à l’instar du jeune souverainiste kabyle Massinissa Benalliaou condamné à une année de prison ferme, et du jeune blogueur kabyle Merzoug Touati, condamné en appel à sept ans de prison ; et ce après le décès d’un autre journaliste dans les prisons algériennes. L’emprisonnement des Kabyles assumant publiquement leur diversité confessionnelle, à l’instar du citoyen kabyle de confession chrétienne, Slimane Bouhafs, qui fut condamné à trois ans de prison pour atteinte à la religion "officielle" ;
- L’empêchement et la répression des rassemblements, meetings et conférences des souverainistes kabyles sous le prétexte fallacieux de l’absence d’autorisation ;
- L’interdiction des rencontres organisées par des centres culturels et cafés littéraires activant pourtant dans le cadre des lois algériennes, pour peu que leurs invités échappent au contrôle de la corruption politique et financière érigées comme mode de gouvernance. En revanche, les conférences visant à détourner l’histoire et à verser dans le négationnisme et le révisionnisme ne souffrent, quant à elles, d’aucune interdiction ;
- L’interpellation des chanteurs engagés après leurs concerts, à l’instar de de Oulahlou, Saïd Kessas, Zeddek Mouloud et Karim OSM ;
- Le chantage politico-économique contraignant des militants souverainistes à renoncer à leur engagement en faveur d’une Kabylie libre pour sauvegarder, en contrepartie, leurs emplois et leurs droits civiques (blocage de passeports) ;
- Des candidatures kabyles aux élections locales ont d’ailleurs été disqualifiées car soupçonnées de proximité avec les souverainistes.

Au vu des pratiques de l’État algérien envers les militants et défenseurs de l’Amazighité, qu’avez-vous à préconiser comme réponse de la militance amazighe ?

Pour parer au vaste plan de musellement politique de la Kabylie, mais aussi du M’zab et des Aurès, seule une mobilisation générale de toutes les forces kabyles et amazighes sera en mesure de briser l’omerta générale qui règne en maître absolu en "Algérie". Il est dans notre intérêt à tous de dépasser toutes nos divergences afin de faire front commun contre l’injustice institutionnalisée de l’État algérien et sa politique criminelle envers tout ce qui est Amazigh.

Pour reprendre une citation de John Steinbeck dans Les Raisins de la colère, il faut que l’Etat algérien sache bien que "La répression n’a pour effet que d’affermir la volonté de lutte de ceux contre qui elle s’exerce et de cimenter leur solidarité…".

Notre solidarité est la seule arme que nous possédons pour faire reculer le pouvoir colonial algérien et l’obliger à respecter les personnes et les peuples qu’il opprime et réprime sans être jamais inquiété par les organisations sensées défendre les droits des peuples. L’ONU ne sert que de "caisse enregistreuse" aux aspirations néocoloniales des puissances mondiales. Alors maintenant qu’ils ont "élu" l’Arabie saoudite au Conseil onusien des droits humains, il n’y a vraiment plus rien à espérer de ce côté-là. Reste notre solidarité que nous devons forger, renforcer et protéger contre toutes les divisions puériles dans lesquelles l’État algérien a réussi à entraîner les organisations politiques qui, au lieu de s’unir sur l’essentiel, c’est-à-dire combattre un État négationniste et assimilationniste, versent dans des luttes fratricides dont le résultat n’est autre que l’auto-neutralisation "réciproque" et la grande satisfaction des desseins diaboliques de l’État algérien : bloquer toute perspective d’émancipation des peuples amazighs, à commencer par la Kabylie qui a été le modèle et la locomotive de la décolonisation des peuples nord-africains. Alors cessons nos enfantillages et unissons nos efforts.


Propos recueillis par
Masin Ferkal.
Taknara/Kabylie, le 10 août 2018.




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